Porcine : L’afrique Centrale veut définir une stratégie unique de prévention

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Des experts réunis à Douala ont élaboré des instruments pour une action commune en vue de faire efficacement face aux maladies émergentes, re-émergentes et les zoonoses.


De nombreuses maladies infectieuses chez l’homme trouvent leur origine dans le monde animal. Les experts de la commission des Forêts d’Afrique Centrale (Comifac) estiment qu’il existe encore environ 1,7 million de virus inconnus chez les mammifères et les oiseaux sauvages dont environ 700 000 ont le potentiel de passer à l’homme. Le cas du coronavirus qui viendrait des chauves souris ou du pangolin. Les pestes animales à l’instar de la peste porcine ou de la grippe aviaire sont d’autres exemples. Pour lutter contre les zoonoses et autres maladies dites émergentes, re-émergentes, les experts préconisent une approche intégrée appelée « One Health » ou « une seule santé ». Une stratégie qui doit tenir compte des interdépendances et des interactions entre la santé humaine, animale et environnementale mais aussi le changement climatique, qui permet aux insectes vecteurs de maladies de se propager dans d’autres régions.

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« C’est pour cette raison que nous, les experts, devons redoubler de vigilance afin de fournir des informations en temps réel à nos autorités pour une meilleure santé de nos populations. « Une seule santé » est une approche intégrée de la santé qui met l’accent sur les interactions entre les animaux, les humains et leurs divers environnements. Son but est d’améliorer la santé et le bien-être, grâce à la prévention des risques et l’atténuation des effets des crises qui proviennent de l’interface entre les humains, les animaux et leurs écosystèmes. Nous devons donc nous préparer à prévoir, détecter et répondre aux épidémies de maladies infectieuses issues de ces différentes perturbations », a expliqué le Secrétariat Exécutif de la Comifac, Hervé Maïdou

Concrètement, plusieurs actions sont envisagées. Elles vont jusqu’au contrôle de la consommation des espèces animales sauvages ou à l’interdiction de la commercialisation, comme l’ont décidé les autorités en juillet dernier au Cameroun après que la peste porcine ait été détectée à l’Ouest du pays. « Nous sommes convaincus qu’en renforçant les règles du commerce et de la consommation d’espèces sauvages et de leurs produits, l’on peut réduire le risque que des agents pathogènes, en particulier de nouveaux agents zoonotiques, franchissent les barrières entre l’homme et l’animal. Pour y parvenir, il est important de renforcer les réglementations et, si nécessaire, de fermer les marchés d’animaux sauvages et de continuer à lutter plus intensément contre le braconnage. », a déclaré Martial Nkolo, Directeur du Programme de gestion durable des forêts dans le Bassin du Congo. Cette approche qui concerne les pays membres de la Comifac devra être mise en œuvre par les Ministères de la santé, des forêts, de la faune et de l’environnement.

Par Tatiana Meliedje

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