lundi 20 novembre 2017
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Violences dans le Nord-ouest et le Sud-ouest: Le Sdf se range du côté des sécessionnistes Spécial

Une déclaration du leader de l’opposition condamne la réaction des forces de l’ordre.


Dans une déclaration signée ce 4 octobre 2017, Ni John Fru Ndi écrit que «les assassinats, les destructions de biens publics et privés, les arrestations et les tortures massives des populations dans les deux régions anglophones sous l’instigation de la junte de monsieur Biya sont sans précédent dans l’histoire de notre pays » Et pour le président national du Social democratic front (Sdf), «tout ceci est la preuve d’un régime affaibli et moribond qui tend vers a sa chute et qui a décidé de supprimer autant de vie que possible». Si Ni John Fru Ndi inscrit les faits du 22 septembre et du 1er octobre dans les annales de l’histoire, il n’est pas sur le point de condamner les manifestants qui sont à l’origine de ces violences enregistrées tant du côté des manifestants que des forces de maintien de l’ordre. Au contraire, «la junte de monsieur Biya a ordonné à son armée de tirer à balles réelles pour tuer les manifestants non armés portant seulement des arbres de paix». Soutenant que le régime de Yaoundé «a facilité et soutenu le discours de la haine, la promotion de fausses allégations de terrorisme et des provocations savamment planifiées pour permettre à son armée de tuer massivement, et des centaines de vie sont aujourd’hui perdues». Le leader de l’opposition pousse plus loin et déclare que «le harcèlement, les perquisitions illégales dans les domiciles, les destructions des biens, les viols massifs des femmes et des mineurs qui ont cours dans ces régions de manière simultanée et planifiée indiquent que ces actes ont été posés sur instruction de la hiérarchie du Rdpc», le parti au pouvoir.


Révolté, l’homme de Ntarikon proclame que «ce génocide savamment orchestré doit s’arrêter». L’homme qui, il y a quelques jours, appelait la Cour pénale internationale (Cpi) à juger son rival politique, «lance un appel solennel à toutes les victimes et à tous les Camerounais de bonne volonté à nous (Sdf) assister dans la collecte des preuves matérielles contre la junte de monsieur Biya et son gouvernement, de ces crimes flagrants et de ces violations sans précédent des droits de l’homme». Après avoir condamné une partie, celle officiellement armée, Ni John Fru Ndi appelle ses militants et sympathisants à constituer un fond de solidarité pour assister les victimes des exactions des 22 septembre et 1er octobre. Celui qui a jusqu’ici perdu la quasi-totalité de ses batailles contre Biya et le Rdpc, se résigne à croire que «le sang de tous ces héros abattus ira fertiliser davantage le combat pour la liberté».

Dernière modification le samedi, 07 octobre 2017 11:32

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