Etoudi 2018 : Des candidats de l’opposition refusent l’argent de campagne

Kamto, Matomba, Akere et Ndifor dénoncent « la provocation et l’insulte ».

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La guerre de la campagne électorale a commencé avec le refus par les représentants de trois candidats à l’élection présidentielle de prendre l’acompte que versait le ministère de l’Administration territoriale (Minat), soit 15 millions de francs Cfa, représentant les 50% de la somme que doit leur reverser l’Etat en appui à leur campagne électorale. Il s’agit de Maurice Kamto, Serges Espoir Matomba, Frankline Ndifor et Akéré Muna. « Nous estimons que c’est à la fois une provocation et une insulte », réagit Alice Sadio, présidente de l’Alliance des forces progressistes et secrétaire de la Plateforme pour la nouvelle République, organisation qui soutient la candidature d’Akere Muna.

Mais ce n’est pas tant le fait de ne garder la seconde tranche après l’élection, à ne donner qu’aux candidats ayant dépassé 5%, que dénonce le camp Akéré Muna. Le candidat du front populaire pour le développement (Fpd) agit en « considérant que des milliards ont été budgétisés pour ces élections, considérant qu’Elecam a refusé les propositions de gestion parcimonieuse (bulletin unique avec les photos de tous les candidats entre autres) aux fins de mener une campagne ‘’moins onéreuse mais équitable’’ par ces temps de guerre et de vache maigre, et considérant que le candidat sortant a la main mise sur le trésor public et toutes la logistique de l’État du Cameroun ». Mais aussi, la manière de donner: du cash.

La remise des 15 millions avait lieu ce mercredi au Minat, tutelle administrative d’Elections Cameroon (Elecam). C’est la première bataille d’une guerre qui s’annonce rude entre le président sortant Paul Biya, et ses huit adversaires qui n’ont pas pu (jusqu’ici) faire une coalition, mais qui jurent de renverser par les urnes l’homme qui préside aux destinées du Cameroun depuis 36 ans. La campagne électorale risque d’être tendue sur le terrain. Les partis de l’opposition avaient déjà rejeté le Code de bonne conduite proposé par Elecam, qui a dû réchauffer celui de 2011.

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