Eto'o veut quitter les couloirs de la Fécafoot pour s'afficher dans la cour

Le nom de Samuel Eto’o Fils figure dans la liste des candidats à l’Assemblée générale de la Ligue départementale de football de la Sanaga maritime. Le document publié ce 3 septembre 2021 par la commission électorale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) indique que Samuel Eto’o veut être délégué de la Sanaga maritime à l’Assemblée générale de la Ligue régionale de football du Littoral. L’élection au niveau des départements est prévue le 24 septembre prochain sur l’étendue du territoire.

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Certes rien n’est encore officiel pour ce qui est d’une candidature de Samuel Eto’o à la présidence de la Fécafoot ; mais le fait est rare et important pour le souligner. C’est la première fois que le meilleur buteur des Lions indomptables s’engage personnellement dans une course électorale à la Fécafoot. Et un de ses proches avait déjà déclaré que « le jour où Samuel s’engagera, ce sera pour la présidence». Et de sa carrière de football, Samuel Eto’o a toujours voulu être aux avant-postes, ou au moins jouer les premiers rôles. « J’ai toujours eu à prendre des décisions dans cette équipe, même lorsque je n’étais pas capitaine», a-t-il avoué au cours d’une interview. « Chaque chose en son temps. Le moment venu, je vous donnerai ma position de manière officielle », a-t-il promis le 29 août dernier à gazeti237.com, parlant de son éventuelle candidature. « Le plus important aujourd’hui, c’est de se dire que le football camerounais doit se jouer, le football camerounais doit être bien dirigé et de manière transparente. Nous devons savoir que tout ce que le football camerounais produit, appartient à toutes ces grandes familles du football. Et il est inadmissible de voir certains joueurs qui ont des difficultés ne serait-ce qu’à pouvoir prendre du plaisir dans ce qu’ils aiment le plus faire, il faut trouver les moyens de pouvoir réorganiser tout ça et que le débat soit au niveau des projets. Et que ces projets soient assumés et réalisés surtout », avait-il alors brossé le profil de celui qu’il souhaite voir à la tête de la Fécafoot.

Samuel Eto’o: l’appel d’un certain peuple

Non sans souligner que, « il faut que les gens sachent que le football n’appartient pas à une ou deux personnes. Je pense que certains sont plus légitimes que d’autres ». Mieux, qu’« il faut vraiment que les gens soient mesurés, qu’ils reprennent leurs esprits et qu’ils ne se disent pas qu’ils ont un mandat pour rester là, sans projets. Il s’agit d’un projet et il faudrait qu’il soit mesuré ». Comme un coup de gueule à l’intention de celui qu’il a placé en 2018. Lui qui ne veut plus jouer les faiseurs de rois. Il est fort probable donc que l’homme qui s’investit depuis plusieurs semaines dans une longue pérégrination, avec au menu la rencontre de hautes personnalités tant sportives que politiques, soit en course pour le fauteuil laissé en 2013 par Iya Mohammed et qui peine à trouver preneur depuis.

Jusqu’ici, l’homme qui est entré en rébellion ouverte contre les dirigeants du football camerounais en 2011, n’avait fait que piloter des personnes à divers postes. Et notamment lors du dernier processus électoral conduit par son propre avocat, Me Dieudonné Happi, en qualité de président du Comité de normalisation. C’est un secret de polichinelle que la main du conseiller spécial du président de la Confédération africaine de football (CAF) avait pesé lourd dans l’élection de Séidou Mbombo Njoya. Selon une source crédible, « le deal était que Séidou Mbombo Njoya fasse un mandat et cède la place à Eto’o». Sauf qu’entre temps, l’élection du protégé a été annulée, et s’il est réélu, celui qui est déjà 4ème vice-président de la CAF, aura finalement passé sept ans à la tête de la Fécafoot. D’autant plus qu’il a été maintenu en poste malgré l’annulation de son élection, pour assurer la transition.
Mais les appétits du prince Bamoun, conjugués à l’empressement de son ancien mentor d’occuper le poste, ont créé la discorde entre les deux hommes. Et depuis, c’est la guerre de tranchées par médias et personnes interposés. D’abord au sujet de sa double nationalité. Avant de l’attaquer sur ses projets antérieurs, tous morts faute de gestions, selon ses adversaires.

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