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Imprimerie nationale : Le personnel en grève revendique deux mois de salaire Spécial

  • mardi, 14 novembre 2017 16:11
  • Écrit par  Armel Kenne, correspondance particulière

Ce sont au total 361 personnes qui attendent d’être rémunérés aussi bien dans l’administration centrale que dans les unités extérieures depuis septembre dernier.


Siège de l’imprimerie nationale en contrebas du Musée national. Il est un peu plus de 10h30mn ce lundi 13 novembre 2017. La façade de la bâtisse est parsemée par endroit de groupuscules de personnes, qui meublent le temps en papotant. Les uns ont la mine totalement déconfite, tandis que d’autres forcent le sourire, sans pour autant réussir à occulter le malaise qu’ils partagent en commun ce matin. «On est en grève. Mais c’est mieux d’attendre le délégué du personnel. Il arrive», lance au journaliste l’un d’eux, le doigt pianotant sur son téléphone.


Sur ces entrefaites, Nkoume Bouloumeke se pointe et se livre aussitôt à une confession sur les motivations de ce mouvement d’humeur que ses collègues et lui observent depuis ce lundi matin. «Nous totalisons deux mois d’arriérés de salaire. C’est une situation récurrente. Le salaire de 30 jours est payé à après 45 jours, 90 jours, voire plus. Ce qui met le personnel dans une situation inconfortable. Nous sommes en mi-novembre, et nous attendons encore le salaire du mois de septembre. C’est une situation difficile», vitupère le délégué du personnel de l’Imprimerie nationale.


Conditions exécrables


Ce sont au total 361 employés, de l’administration centrale, des unités extérieures de Buea et Garoua, des magasins de Bamenda, Bertoua et Douala, qui sont aux abois depuis le mois de septembre, et en attente du paiement de leurs salaires. La grève intervient après l’expiration du deadline fixé au 8 novembre par les délégués du personnel, dans une correspondance adressée au Conseil d’administration le 11 octobre dernier au cours de sa 15ème session extraordinaire. Dans cette missive intitulée «état d’esprit et avilissement des conditions de vie et de scolarisation des enfants des imprimeurs», les employés de l’Imprimerie nationale décrient par ailleurs la précarité dans leur cadre de travail, caractérisé par un équipement vétuste et détérioré, un manque criard de matières premières, le blocage depuis 2012 du paiement des heures supplémentaires, les allocations familiales gelées…


Les doléances du personnel semblent tombées dans les oreilles des sourds car, depuis lors, il demeure dans l’expectative. Et la Direction générale de l’entreprise est tout aussi de marbre que le Conseil d’administration. Toutes les tentatives initiées pour susciter une réaction du Directeur général, Paul Walter Nkomo, ainsi que son adjoint, se sont avérées infructueuses. «Leurs bureaux sont fermés. Ils ne sont pas encore là», a tranché l’une des sentinelles en faction à l’entrée de cet habitacle délabrement amorti. Il convient de souligner que les débrayages sont légions à l’Imprimerie nationale, et que le dernier remonte au mois de juin dernier, pour des motifs consubstantiels.

Dernière modification le mardi, 14 novembre 2017 17:12

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