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Crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest : Les dissonances se portent bien dans la famille Muna Spécial

  • lundi, 09 octobre 2017 14:36
  • Écrit par  défis actuels

Chacun des membres de cette famille régnante depuis des décennies affiche une position singulière.


Difficile d ne pas se tourner vers les principales familles qui ont écrit l’histoire du Cameroun depuis les indépendances. Et pari elles, les Muna. Salomon Tandeng Muna est une figure marquante de la construction du Cameroun post-indépendance. Depuis 1951, l’homme a engagé une riche carrière politique qui l’a d’abord conduit à l’assemblée régionale du Nigéria oriental, puis ministre des travaux du même gouvernement. A la séparation de cette partie pour le Cameroun occidental en 1957, Salomon Tandeng Muna rejoint le gouvernement du Cameroun occidental, et devient le premier ministre d’Ahidjo le 11 janvier 1968. Ce qui en fait le colistier d’Ahmadou Ahidjo à l’élection présidentielle de 1970. La victoire du tandem fait de lui le premier ministre du Cameroun occidental cumulativement avec ses fonctions de vice-président de la République fédérale. Il officiera jusqu’au 20 mai 1972, date de l’Unification du pays. L’homme deviendra ministre d’Etat.


Ainsi, Tandeng Muna est aux affaires depuis les indépendances, et après sa mort survenue en 2002, ses nombreux fils qui se recrutent aux seins de corporations professionnelles différentes, continuent de jouer de grands rôles dans le jardin politique du Cameroun. Sous des bannières différentes. Et donc avec des regards et solutions différents aux problèmes de la république. Il en est de la crise dite anglophone. Si l’on n’entend qu’Akéré Muna jusqu’ici, c’est que l’avocat de renommée internationale a, à un moment été au centre de la crise, pour avoir été convoqué au Secrétariat d’Etat à la défense, de la même manière qu’un certain Ayah Paul. Sauf que le vice-président de Transparency international n’a pas été embastillé comme les autres. Toujours est-il que l’homme à qui l’on prête des ambitions présidentielles monte de plus en plus au front pour dénoncer la politique gouvernementale. Sans militer pour la sécession, mais dit comprendre les uns et les autres. Moins tribun, Bernard Muna est pourtant au four et au moulin. L’ex vice-président du Social democratic front qui a quitté le parti leader de l’opposition pour créer l’Alliance des forces progressistes, fait partie du groupe d’avocats qui défendent les détenus de la crise en cours. Le premier président de l’Afp penche plus vers le fédéralisme. Et pourtant, la moins présente du groupe, la cadette de la fratrie, Ama Tutu Muna, est une militante invétérée du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). L’ex ministre qui a quitté le gouvernement dans un contexte de guerre ouverte contre le Premier ministre, n’a pas encore daigné parler de ce sujet, mais il est clair que la position gouvernementale qui est celle de son parti, est l’inviolabilité de la forme actuelle de l’Etat. des divergences qui, si elles sont le symbole de la liberté dont a toujours affichée cette famille régnante, n’est que le prolongement de la marche politique de leur géniteur. Lequel n’a cependant pas hésité à militer pour le retour des terres camerounaises rattachées au voisin nigérian du fait de la Première guerre mondiale qui a vu l’Allemagne perdre son protectorat sur le Kamerun.

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