Uniffac : le Cameroun perd définitivement sa visibilité

Le pays des Lions indomptables n'est pas représenté dans le nouveau bureau exécutif de l'union des fédérations de football d'afrique Centrale.

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Séidou Mbombo Njoya s'est laissé effacer par Gustavo Ndong

Le Cameroun ne présidera pas l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (Uniffac). Et pourtant l’ambition n’avait pas manqué au départ. Mais au moment de l’élection tenue le 31 août 2019 à Libreville au Gabon, Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot), a jeté l’éponge. Abandonnant ainsi en course, Gustavo Ndong Edu Akumu, le président de la Fédération Equatoguinéenne de Football (Féguifoot). Du coup, le président intérimaire de l’Uniffac a été élu par acclamation. Mais le Cameroun disparaît complètement du bureau de l’instance. D’autant plus que le pays de Séidou Mbombo rentre bredouille de Libreville. La première vice-présidence revient au congolais Jean Guy Blaise Mayolas et la seconde au tchadien Moctar Mahamoud Hamid. Les simples membres sont Célestin Yanindji de la Centrafrique et Domingo Monteiro de Sao Tomé et Principe. Le Gabon se contente d’abriter le siège de l’Uniffac. Seuls le Cameroun et la République Démocratique du Congo ne figurent pas dans le bureau.

Depuis mars 2019, c’est Gustavo Ndong qui assurait la présidence de l’Uniffac, suite à l’interpellation en France de Patrice-Edouard Ngaissona, ex président de la Fédération Centrafricaine de Football, jadis chef rebelle, dans le cadre des troubles sociopolitiques qui ont secoué la Centrafrique ces dernières années. Le poste vacant que l’ex homme fort du football d’Afrique centrale occupait depuis 2017, a été occupé provisoirement par son premier vice-président. Jusqu’à cette élection.

C’est une nouvelle ère qui s’annonce pour l’Afrique centrale. Du moins, à en croire les souhaits émis à Libreville. «Notre sous-région doit reprendre la place qui est la sienne dans l’échiquier du football continental », a lancé le nouvel élu. A cet effet, « je sollicite la participation de toutes les fédérations. J’invite tout le monde à travailler main dans la main, dans l’harmonie pour que l’Uniffac prenne définitivement son envol », a-t-il appelé ses pairs au travail. Rejoignant Constant Omari, le président de la Fédération Congolaise (RDC, Ndlr) de Football (Fécofoot), premier vice-président de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui présidait les travaux en représentant l’instance faîtière du football africain. « Il est temps de quitter les arènes politiques pour parler du développement du football dans la sous-région Afrique centrale. Redonnez à notre sous-région toutes ses lettres de noblesse, car notre sous-région, leader du football continental, ne doit plus être à la traîne », a prescrit Constant Omari. Mais ce nouvel élan se fera sans une main forte du pays qui jusqu’ici demeure le véritable leader de cette sous-région, notamment en termes de représentativité sur la scène continentale et mondiale. Il faudra attendre quatre ans, la durée du nouveau mandat, pour espérer voir le Cameroun parmi les décideurs.

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