Paul Biya dénonce le parti-pris d’Amnesty

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Paul Biya
La situation sur le terrain est aux antipodes de ce que décrit Amnesty International

Le porte-parole du gouvernement a réagi au rapport de l’Ong.

«Le Gouvernement de la République rejette avec la plus grande fermeté ce prétendu rapport qui, sous le prétexte de la protection des droits humains, ne constitue qu’un tissu d’approximations et d’allégations mensongères ». Parole d’Issa Tchiroma Bakary, en réaction au nouveau rapport d’Amnesty international sur les droits de l’homme dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun.

Le porte-parole du gouvernement déclare que « l’édition 2017-2018 du rapport d’Amnesty international est entachée de grossiers mensonges, de déductions hâtives, de manœuvres diffamatoires inadmissibles ». L’Ong dénonce entre autres actes commis par l’armée camerounaise, d’assassinats, de viols, d’incendies de villages, etc. Faux, « la situation sur le terrain est aux antipodes de ce que décrit Amnesty International ».

Issa Tchiroma dénonce « la mauvaise foi manifeste de nos procureurs de circonstance » qui « transforment les victimes en bourreaux ». S’appuyant par exemple sur les événements de la localité de Dadi dans le Sud-Ouest. « Ce qui s’est réellement déroulé dans cette localité et qui ne pouvait échapper à aucun observateur, c’est que les populations avaient été prises en otage par des bandes de terroristes qui les avaient réduits à l’esclavage pendant plusieurs jours et installé leur base sur ces lieux », tente-t-il de rectifier.

De quoi pourrions-nous dialoguer ?

Ne croyant plus à l’appel au dialogue lancé par Amnesty international. Issa Tchiroma s’interroge : « de quoi pourrions-nous dialoguer ? De la partition d’un territoire dont l’unité a été durement conquise à travers de longues luttes et d’âpres conciliations depuis plus d’un siècle, et que nous ont léguée les pères fondateurs de la nation? », engage-t-il. « Avec qui faudrait-il dialoguer ? Avec des bandes de terroristes dont le seul dessein est de faire sécession, de désintégrer la nation et de surcroit, en semant la mort et la désolation au mépris de toutes les valeurs fondamentales de la République et au détriment d’innocentes populations civiles ? », enfonce-t-il. Avant d’asséner que «nulle part au monde, cela n’est envisageable ». L’heure n’est plus au dialogue. «Des bandes terroristes se réclamant des mouvements sécessionnistes et bénéficiant d’importants soutiens à l’étranger, ont décidé de répondre à l’offre de dialogue faite par le Chef de l’État par la violence, le crime, la destruction de biens et d’édifices publics, les enlèvements suivis d’assassinats et de demandes de rançons, et par toutes autres formes d’actes barbares préjudiciables à la paix et la sécurité des populations», justifie-t-il. Et « nulle part au monde, il n’est admissible de laisser prospérer, sous l’œil des autorités légitimes », une telle situation « digne d’un syndicat du crime et d’une hostilité ostensiblement dirigée contre une patrie », assure-t-il.

Alors, « qu’on le comprenne bien : le Cameroun n’attend pas d’être instruit par qui que ce soit de l’extérieur pour prendre ses responsabilités lorsque des faits d’exactions sont avérés, et dont des membres des Forces de défense et de sécurité seraient les auteurs, pour sanctionner sévèrement de tels écarts de comportement. Il s’agit donc de bien comprendre que les exactions ne sont pas la norme de nos Forces de défense ou leur marque déposée », garantit le porte-voix de Paul Biya. Dénonçant « un non-sens flagrant et une véritable conspiration », mieux, « un projet de stigmatisation et de diabolisation de nos forces de défense et de sécurité par nos pourfendeurs ». A travers « une stratégie de harcèlement et de déstabilisation de notre pays dans la lutte qu’il mène contre le péril terroriste ».

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