Marches du 26 janvier : Me Ndoki dans les filets des forces de défense

Selon des sources proches du gouvernement, l’avocate a été interpellée alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays. Faux, rétorque le Mrc.

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La rumeur a d’abord circulé sur les réseaux sociaux, avant d’être confirmée en information par des sources proches du gouvernement. « Me Michèle Sonia Ndoki avocate, vice-présidente du MRC chargée de l’organisation des femmes interpellé en compagnie de son compagnon un sujet de nationalité canadienne, ce mardi matin du 26 février 2019 par les forces de défense et de sécurité, alors qu’elle s’apprêtait selon une source sécuritaire, à quitter clandestinement le Cameroun à partir de la localité de Idenau, commune du département du Fako ( sud-ouest) frontalière au Nigeria voisin », reprennent des activistes cybernétiques proches des milieux gouvernementaux. A en croire ces sources, Michèle Ndoki est entre les mains des forces de défense et de sécurité du Cameroun. La vice-présidente du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a donc été interpellée à Idenau ce matin, selon des sources concordantes.

L’extrait du passeport de l’avocate qui circule sur les mêmes espaces virtuels, indique que Me Michèle Ndoki s’apprêtait à quitter le Cameroun pour le Canada. La cavale a tourné court lorsqu’elle a été happée par les forces camerounaises qui étaient aux trousses de l’avocate depuis le 26 janvier dernier, date des “marches blanches“. Date à laquelle le parti de Maurice Kamto avait appelé les Camerounais de l’intérieur et de la diaspora. Des manifestations qui avaient abouti au saccage des ambassades du Cameroun de Paris et Berlin. Sur place au pays, les marcheurs ont été neutralisés par des balles, avant d’être embastillés et plus tard conduits à Yaoundé. Me Ndoki, elle, avait réussi à semer les forces de défense et de sécurité.

Mais au cours du journal vespéral de Royal Fm, une radio privée de Yaoundé, Mohamadou Motta, le premier vice-président du Mrc, dément cette information. « Je ne confirme pas cette information», réagit le patron du directoire par intérim du Mrc. « Que va fuir Me Ndoki pour se terouver à la frontière Cameroun-Nigéria ? », se demande-t-il. « S’ils ont kidnappé Me Ndoki là où elle fait ses soins, qu’ils le disent ; pour l’instant, nous avons aucune information dans ce sens », poursuit-il. Toujours est-il que « Mme Ndoki se trouve actuellement à Douala », assure le leader provisoire du Mrc. Les prochaines heures et jours devraient permettre d’en savoir davantage.

Mais quelques heures plus tard, le porte-parole de Maurice Kamto confirmera l’information. mais au Mrc, on nie l’intention de fugue attribuée à la vice-présidente. Ici, on pense que Michèle Ndoki avait déjà préparé son interpellation, puisqu’en l’absence d’un mandat d’arrêt à son encontre, elle se savait pourtant la cible de la soldatesque qui avait enlevé certains de ses camarades sur des lits d’hôpitaux, pour être gardés-à-vue.

NB: Article publié à 19h, puis mis à jour à 21h09

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