Lfpc : Rébellion interne contre le général Pierre Semengue

Des présidents de clubs menacent d’évincer le président de l’instance. Ce dernier nettoie autour de lui.

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Les deux principaux adversaires, du temps où tout allait bien. (c)Photo Journalducameroun

Par exploit d’huissier, sept membres du Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), ont saisi le général Pierre Semengue, président de ladite institution, pour exiger la tenue d’un conseil d’administration. Un moyen qui trahit la froideur des relations qu’entretiennent les membres du Conseil d’administration de la Lfpc. Déjà, Pierre Semengue qui a programmé une session de l’instance pour le 26 octobre, est opposé à une autre assise de cette nature. Du moins pas avant. Les raisons n’en sont pas officiellement données.

Mais il semble que les administrateurs souhaitaient désamorcer la bombe que le général s’apprêtait à lâcher : le limogeage de la secrétaire générale Thérèse Pauline Manguele qu’il soupçonne de rouler contre sa politique, et en faveur de ses « adversaires » au sein de la Ligue, apprend-on dans les coulisses. Le président ayant annoncé par lettre manuscrite le 5 octobre 2018, à sa secrétaire générale, son intention de lui faire valoir ses droits à la retraite. Un conseil d’administration initié par une partie des membres de ladite instance, pour le 11 octobre. Le patron de la Ligue a désavoué ses membres, qu’il invite plutôt le 26 octobre. Et l’homme a anticipé sur les autres, en se séparant de cette dernière. Dans la circulaire qu’il prend le 9 octobre 2018, le patron de la Ligue indique que celle-ci devait atteindre 62 ans le 13 octobre 2018, soit deux ans de pige après l’atteinte de l’âge de la retraite. L’ex patronne de l’administration de la Lfpc n’a pas avalé la pilule amère et a contesté sa mise à l’écart sans le mot du Conseil d’administration. En vain. Avant même le 13 octobre, Pierre Semengue avait déjà pris des dispositions sécuritaires pour éviter tout incident. Des gendarmes postés à la Ligue au petit matin du 10 octobre 2018. Mais Pauline Manguele, elle, n’y est plus passée. Du moins par le canal officiel.

Benjamin Beyeck, nouveau secrétaire général

En coulisse, il est répondu à l’homme qu’il est lui-même âgé de 82 ans. Même si les pourfendeurs du président de la Lfpc admettent que les statuts des deux personnes ne sont pas identiques, l’un étant élu pendant que l’autre est recrutée, il reste que ceux-ci estiment qu’en tant que cadre supérieure, le cas de l’ancienne secrétaire générale nécessitait une décision collégiale du Conseil d’administration. « … Sans s’appuyer au préalable sur une résolution du conseil vous autorisant à le faire, les membres du conseil d’administration, constatent par cet acte la violation par vous, de l’article 38 alinéa 8 des statuts de la ligue dont l’observation doit pourtant être stricte en ce qui concerne la situation administrative du secrétaire général», écrivent les contestataires du conseil d’administration au président. Réponse du berger à la bergère : «  Le conseil d’administration est habilité à effectuer des nominations, des recrutements ou des licenciements des cadres. La mise en retraite n’est ni un licenciement, ni un recrutement, ni une révocation. C’est dire que la mise à la retraite est de la compétence de l’organe exécutif que je représente. Ce n’est pas un acte qui doit passer par le conseil d’administration », réagit Pierre Semengue. Lui qui avait pensé à un contrat de consultant à celle « avec qui nous avons lancé la Ligue ». En attendant, le président de la Lfpc a déjà nommé un intérimaire au poste, en la personne de Benjamin Beyeck. En face, on n’a pas encore dit son dernier mot.

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