lundi 22 janvier 2018
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Crise dite anglophone : L’ultimatum de l’association du barreau africain Spécial

L’association professionnelle exige des autorités d’Abuja la libération des leaders sécessionnistes camerounais.


Dans une lettre adressée au ministre nigérian de la Justice ce 8 janvier 2018, Hannibal Uwaifo, président de l’Association du barreau africain exige la libération des leaders sécessionnistes interpellés. Au moment où tant le Nigeria que le Cameroun se muent dans un mutisme total au sujet de l’arrestation de Sisiku Ayuk Tabe et dix autres membres du gouvernement fantôme de la république virtuelle d’Ambazonie, l’association du barreau africain est certaine que les leaders sécessionnistes camerounais ont été arrêtés par des forces nigérianes. Contrairement aux informations divulguées par les sécessionnistes eux-mêmes et qui font état de ce que les leurs ont été interpellés par les forces camerounaises. Quoi qu’il en soit, les avocats africains, défenseurs de la cause de Sisuku et compagnie, ont leur doigt point sur le Nigeria et qualifient les arrestations d'«illégales» et parlent de «violation des droits de l'homme». Et surtout, le texte signé d’Hannibal Uwaifo dénonce «une violation du droit international et des lois locales nigérianes étant donné que le pays n'a pas de traité d'extradition avec le Cameroun».


L’ultimatum de l’African bar association indique que «la plupart des personnes arrêtées sont des avocats inscrits à notre association». A cet effet, l’Association du barreau africain exhorte le Nigeria à libérer les leaders séparatistes camerounais. Un ultimatum de 48h est donné au Nigeria pour libérer les dirigeants séparatistes du Cameroun arrêtés vendredi dans un hôtel d’Abuja et qui sont depuis sans nouvelles. Sisiku Tabe, le président de la République fédérale fantôme d'Ambazonie a été arrêté alors qu’il tenait une réunion avec neuf autres membres de son groupe. Des sources annoncent que les personnes interpellées devraient être extradées au Cameroun ce mercredi.


Me Nkongo-Agbor Balla, vice-président de l’African bar association


Selon des informations du site journalducameroun.com, il y a quelques jours, «Femi Falana, un avocat des droits de l'homme basé à Lagos, a averti le président du Nigeria de s'abstenir d'utiliser l'armée du pays pour combattre les leaders séparatistes du Cameroun». Alors que Yaoundé et Abuja se rapprochaient dans le cadre de la gestion de cette crise. Des leaders sécessionnistes s’étant joints aux nombreux civils réfugiés au Nigeria. Pour cet avocat, «leur droit incontestable et inaliénable à l'autodétermination est protégé par l'article 20 de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples qui a été ratifié par le Nigeria et le Cameroun». Aussi, «le gouvernement du Cameroun est en train de juger des civils dans des tribunaux militaires en violation de ses obligations internationales et le Nigeria sera complice de ces actes criminels s’il accède à la demande du Cameroun», à savoir l’extradition des personnes arrêtées.


Il est à rappeler que Me Nkongo-Agbor Balla, ex détenu de la prison de Kondengui dans le cadre de cette crise qui secoue le Nord-ouest et le Sud-ouest du Cameroun, et qui est fédéraliste, contrairement aux sécessionnistes, est vice-président de l’African bar association qui exige la libération des leaders sécessionnistes arrêtés. L’ultimatum expire ce jour. Et le Cameroun semble avoir déjà ses sécessionnistes sur son sol.

  

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