dimanche 22 avril 2018
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Education de base : Rentrée sous fond de tensions Spécial

Un syndicat appelle à l’observation d’un mouvement d’humeur dès ce matin.


Ce 8 janvier est jour de rentrée scolaire pour le compte du second trimestre de l’année 2017-2018. Mais au moment où les élèves s’apprêtent à regagner leurs salles de classes après deux semaines de congé, une partie des enseignants s’apprête à engager une grève illimitée. «Nous irons tous les jours en classe, mais de lundi à mercredi, on n’enseignera pas ; et les jeudi et vendredi, on enseignera une demi-journée», indique Charles Koung, le président du Syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres de parents (Snicomp). «Notre formule sied au contexte actuel de notre pays. Nous ne voulons pas que les gens nous taxent de sécessionnistes ou autre chose si nous allons dans la rue. Nous préférons faire notre grève dans nos établissements», justifie Charles Koung pour qui «notre action est républicaine».
Dans un communiqué sanctionnant une réunion de son bureau directeur tenu le 26 décembre 2017, le Snicomp informe le premier ministre de l’engagement dès ce jour de ce mouvement de grève pour exiger la reprise du processus de recrutement des instituteurs contractuels et maîtres de parents, suspendu sans avis depuis plusieurs mois sans explication. Il s’agit des travaux du comité ad hoc mis sur pied par le Premier ministre en vue du recrutement des enseignants de divers ordres et niveaux d’enseignements. Après avoir recruté les vagues des années 2004 et 2005 qui avaient déjà justifié de dix années d’enseignement, les pouvoirs publics se sont mués dans un silence total, ne répondant plus aux relances des syndicalistes qui faisaient partie dudit comité ad hoc. Entre temps, l’âge de la retraite approche à grands pas pour beaucoup.


Les syndicalistes ne croient plus aux lenteurs administratives et redoutent une suspension voulue par le gouvernement. «Ils ont dit qu’il y a des problèmes plus importants ; ce qui veut dire qu’il y a autre chose qui dépasse l’éducation des enfants de ce pays», se révolte un syndicaliste. Désormais, le Snicomp qui a plusieurs fois annoncé cette grève sans la tenir, pense que c’est l’ultime solution à leurs problèmes. «On expliquera aux parents le bien fondé de notre action. Nous voulons rétablir la justice et l’équité sociales dans notre profession», promet Charles Koung. Le bureau du Snicomp annonce «d’autres mesures pourront être prises en temps opportun afin que des solutions efficaces et définitives soient trouvées à nos éternelle revendications».

Dernière modification le lundi, 08 janvier 2018 07:12

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