Transport maritime. Les ports africains veulent accélérer la digitalisation

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En plus de l’exigence de la compétitivité et de l’attractivité, la pandémie actuelle impose aux ports d’Afrique centrale et de l’Ouest de se connecter.

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Les dirigeants des ports de la zone Afrique centrale et occidentale sont décidés à pousser la transition numérique. Le sujet était au centre de la conférence de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) qui s’est ouverte le 29 novembre à Douala.  Si le projet ne date pas d’aujourd’hui, le contexte de crise mondiale actuelle est pour beaucoup dans cette dynamique. Patrick Verhoeven, Directeur Général de l’Association Internationale des Ports intervenant à cette rencontre par visio conférence fait en réalité remarquer l’instabilité à laquelle fait face le secteur maritime à ce jour. « Dans l’histoire récente, nous n’avons jamais assisté à des perturbations aussi prolongées des chaînes d’approvisionnement maritime. Dans de nombreux cas, des entrepôts demandent des cargaisons  à la fois  dans les ports que dans l’hinterland ce qui a laissé  d’innombrables marchandises sur le quai de brouillage en attente du processus d’amarrage. Ces défis ne peuvent être relevés par une solution immédiate. Néanmoins, un moyen prouvé pour les ports  d’améliorer les flux de marchandises à court et moyen terme, est la digitalisation du transport maritime ». A t-il déclaré.

La digitalisation des services portuaires se présente ainsi aujourd’hui comme un défi majeur. En plus de répondre à un besoin conjoncturel, c’est une garantie pour la compétitivité et l’attractivité auxquelles aspirent les ports africains notamment ceux de l’Afrique centrale et de l’Ouest.  Sur la vingtaine des ports membres de l’AGPAOC,  plus de la moitié est déjà engagée dans ce processus de transition numérique, a-t-on appris.  « plusieurs ports de la Côte Ouest Africaine ambitionnent de se positionner aussi bien comme ports d’éclatement, en développant des services de transbordement, que comme des « smart sports » dotés des processus modernes de traitement des navires et des marchandises pour garantir une plus grande fluidité des opérations portuaires. La digitalisation se présente comme un avantage compétitif indéniable permettant une meilleure efficacité opérationnelle et un accroissement de l’attractivité des ports. », a souligné  Cyrus Ngo’o, le DG du Port Autonome de Douala hôte de cette conférence. Cette structure figure d’ailleurs sur la liste des ports qui se sont depuis dotés d’une politique de digitalisation.  Le port autonome de Pointe Noire au Congo est lui aussi dans la même lancée. « A travers son plan stratégique 2022 2026, le port de Pointe Noire a pour objectif de devenir un smart port. Toutes ses activités pourraient être digitalisées à l’horizon 2026. Les bases sont déjà là », affirme Rostand Oba, directeur marketing de l’entreprise. Pour le président de l’AGPAOC, Michael Luguge, la digitalisation n’est plus une option mais une nécessité.

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