Carine Atezambong Fomo : ambassadrice du Cameroun à la Can féminine 2022

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Carine Atezambong Fomo sera l’unique arbitre camerounaise à officier à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine au Maroc. La liste définitive des femmes en noir a été rendue publique cette semaine par la Confédération africain de football (CAF). Ce n’est plus une surprise pour celle qui n’arrête pas de monter en grade. Huit ans après que l’enseignante de sport et d’éducation physique soit arrivée dans le cercle des arbitres FIFA, avec des aptitudes à diriger les matchs de football masculin. Ce n’est donc qu’une marche de plus vers le sommet que la sportive polyvalente vise. Elle qui a commencé par le karaté qu’elle a pratiqué pendant sept ans, et côtoyait déjà la scène internationale, avant d’opter pour le handball une fois à l’université, en raison de ce que le karaté n’était pas encore une discipline olympique. Puis un de ses enseignants décèle en elle des talents de judokate et l’oriente vers cette nouvelle discipline. Cinq années durant, Atezambong va pratiquer cet autre art martial et intégrer l’équipe nationale. Lorsqu’elle est reçue au concours de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) en 2008, une nouvelle page s’ouvre à elle. Celle du football, sans transition : « c’était étrange que je fasse le football, surtout que j’avais déjà fait sept ans de karaté, cinq à six ans de judo, subitement je me suis retrouvé à aller faire le football. Même mes maîtres de judo se sont fâchés, puisque j’étais à l’équipe nationale ; mais je me suis dit que je devais faire le foot pour découvrir une autre discipline », se souvient-elle chez africawomexperts.com. Cette fois-ci, c’est le choix de son père qu’elle accepte. Seul hic, l’Ecole ne forme pas les arbitres, spécialité qui avait intéressé le géniteur de la sportive. Mais la jeune dame reste dans les couloirs du ballon rond.

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Pionnière au football masculin

Passionnée de sport et assoiffée par l’envie d’apprendre, la néo-footballeuse accepte d’apprendre depuis le bas niveau de l’échelle : la Ligue départementale de football. « J’allais dans les stades, on m’insultait, on me criait dessus, comme je ne maitrisais pas encore les règles du jeu. Je m’en foutais parce que j’avais déjà affronté ce genre de choses bien avant », confie celle qui n’avait jusque-là cessé d’apprendre de nouvelles choses. Il ne lui faudra que six mois pour devenir arbitre nationale. Et trois ans après, la jeune arbitre aspire à atteindre des cimes supérieures et souhaite arbitrer les matchs des hommes. Les tests ici sont plus rudes car ils reposent essentiellement sur le physique. L’athlète est prête pour le challenge qu’elle réussit rapidement et dirige des matchs de Ligue 2. Juste pour deux ans et atteint le niveau de Ligue 1. C’est la première et seule femme dans ce registre. La FIFA est séduite et ses performances lui ouvrent les portes de l’instance faîtière du football mondial en cette année 2014. La même année, le sifflet de la Coupe du Cameroun est confié à cette femme de poigne qui ne déçoit pas. Dans cette cour des grands, le monde entier a vu Carine Atezambong officie les matchs des Jeux africains de Brazzaville en 2015, la CAN féminine dans son pays en 2016, les éliminatoires de la Coupe du monde et des jeux olympiques.

Carine Atezambong en action

Malgré les fautes et des erreurs commises, l’éternelle apprenante a su résister et tenir bon. Agée de 38 ans, cette originaire de Dschang dans la région de l’Ouest, qui avait déjà été l’unique femme parmi les arbitres camerounais du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020 joué dans son pays en janvier 2021, sera l’unique Lionne indomptable parmi les arbitres de la CAN 2022 au Maroc.

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