Lutte contre coronavirus : Madeleine Tchuente opte pour la chloroquine

Le ministre de la Recherche scientifique promet d’en fabriquer en quantités suffisantes, alors que la polémique enfle encore sur ce médicament.

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« Nous avons des chercheurs performants et nous pouvons apporter des solutions». Madeleine Tchuente a vanté les chercheurs camerounais. Et ce ne sont pas paroles de propagande. La ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) n’a d’ailleurs pas attendu une annonce officielle du gouvernement pour engager le Cameroun dans le traitement du covid-19 à base de la chloroquine. Au terme d’une tournée des structures sous la tutelle de son département ministériel ce 2 avril 2020, la pharmacienne a dévoilé les ambitions de son ministère : la fabrication de la chloroquine. Mieux sa relance. « Nous fabriquions la chloroquine (un médicament de la même souche) ici. On a demandé de ne plus donner la nivaquine aux enfants. Nous avons arrêté », indique-t-telle. Alors « nous allons seulement relancer», a-t-elle clamé. Et en quantité. «Nous sommes capables de produire 6000 comprimés par minute », a-t-elle agrémenté. Parlant de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (Impm). Précisant qu’elle n’attend plus que l’autorisation pour s’y lancer.

Déjà qu’en fin de semaine dernière, la cheffe du département ministériel en charge de la recherche scientifique que des critiques avaient tancé de laxiste à un moment où le monde entier et le Cameroun en particulier subissent les foudres d’un virus incontrôlable, avait annoncé des actions en vue de la fabrication local de masques de protection de bonne qualité.

Cette dernière sortie de Madeleine Tchuente marque une étape importante dans l’engagement du gouvernement dans la lutte contre cette pandémie au Cameroun. D’autant plus que jusqu’ici, la polémique née en Europe et aux États-Unis, continuait d’enfler au sujet de la chloroquine. Jusqu’à ce que l’Académie des sciences du Cameroun (Asc), sous le parrainage du Minresi, reconnaisse l’apport de la chloroquine dans les soins jusqu’ici administrés aux malades. Avec déjà dix malades guéris. Malgré la progression de la maladie au Cameroun. Le Minresi s’est plus que jamais engagé dans le combat. « Nous avons la capacité de faire un certain nombre de choses. Le développement endogène ne vient que de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle », peut même se vanter Dr Tchuente Madeleine.

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