mardi 20 février 2018
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Inspection de la CAF : entre le marteau et l’enclume Spécial

Je ne doute pas des capacités du  Cameroun à respecter ses engagements  ». Au sortir de la réception  de la délégation qu’il conduit en terre  camerounaise par le gouverneur de la région  du Centre et président des deux sites  de la CAN 2019 de Yaoundé, Ismail Mohamed  Ismail, est plutôt confiant en les capacités  du Cameroun à tenir le pari de  l’organisation de la Can dans quinze mois.  Une confiance qui rime à l’opposé d’Ahmad,  le président de la CAF. Et le chef de  la mission d´inspection de la Caf est davantage  rassurant lorsqu’il déclare qu’«il  n´y a pas de Cocan, il n´y a pas de CAF,  ni de sites. Nous sommes une seule  équipe engagée à réussir la Can 2019. Le  rôle de la mission d´inspection est d´observer, guider, conseiller, aider pour garantir  le succès de l´évènement ».

Pour une équipe jadis très redoutée par les Camerounais  avant son arrivée en terre camerounaise. Ahmad, le président de la  CAF, n’ayant jamais manqué l’occasion  d’émettre des doutes sur les capacités du  Cameroun à tenir le pari de l’organisation  de la Can 2019. Menaçant d’ailleurs de retirer l’organisation au Cameroun.  Et la brouille entre le patron de la Caf et  les autorités de Yaoundé explique l’arrivée  tardive de cette première mission initialement  prévue en août 2017. Après avoir  modifié unilatéralement le cahier de  charges, la Caf a exigé du Cameroun de  s’arrimer s’il tenait à organiser la fête du  football continental en 2019. Non sans adjoindre  aux équipes de la Caf des experts  d’un cabinet d’audit dit « indépendant».  Lesquels jouent les premiers rôles sur le  terrain.

Et le premier cabinet sollicité a jeté  l’éponge la veille de la date initiale de la  première visite. Sous fonds de soupçons  de mauvaises intentions.  Mais l’équipe qui est finalement au Cameroun  six mois après, semble déjouer tous  les pronostics. Et ce n’est pas à cause de  « l´accueil qui a été réservé à mon équipe  », comme s’en est réjoui l’Egyptien que  l’homme « change » d’attitude vis-à-vis du  Cameroun. La délégation a visité les premiers  chantiers, notamment le stade Ahmadou  Ahidjo déjà prêt pour la  compétition, le chantier du stade Paul Biya  d’Olembe, l’autre site de Yaoundé. Et les  techniciens de l’entreprise italienne Piccini  ont rassuré sur les délais, à savoir la fin  de l’année en cours. Soit six mois avant  l’échéance. Tout le matériel préfabriqué  étant arrivé déjà sur le site depuis deux  semaines. Et c’est le plus gros ouvrage à  réaliser. septembre 2018. En s’envolant  sur Garoua qui traîne encore, l’équipe à  Ismail Mohamed Ismail sait désormais  qu’il y a des raisons de croire au pays de  Paul Biya.  C’est ce que les émissaires de la Caf devront  expliquer à Ahmad au cas où  l’homme nourrirait toujours des intentions  malveillantes contre le pays de son prédécesseur.  face à leur conscience, les inspecteurs  devront ralentir le coup du marteau.  L’enclume étant souple. Déjà, pour cette  première visite, les inspecteurs ne s’intéressent  qu’aux infrastructures sportives,  hôtelières et aéroportuaires. Et « c’est  après cette première visite qu’un calendrier  des inspections sera établi », a indiqué  Félix Zogo, le responsable de la  communication du Cocan. Autant dire  que le Cameroun ne devrait plus craindre  outre mesure. 

L.N.         

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