La ville de Buea est en mode ville morte depuis mercredi passé, par ce que les combattants séparatistes y ont imposé, depuis le 04 avril dernier, 10 jours de « lockdown ». En réaction à cette interdiction, le maire de la ville Patrick Ekema a lui-aussi pris des mesures contre les commerçants qui mettront en œuvre le mot d’ordre des séparatistes. Le maire de la ville de Buea, promet de sceller, et ce pendant 30 jours, les commerçants dont les boutiques resteront fermées. Une situation qui embarrasse les commerçants, qui font face, d’un côté à la menace terroriste, et de l’autre à la mesure administrative.

Certains des commerçants qui sont restés chez eux estiment qu’ils ne jouissent pas d’assez de sécurité pour braver cette interdiction des séparatistes et craignent les représailles dans leur quartier. Depuis mercredi, un peu plus d’une dizaine de vendeurs ont étalé leur commerce du côté du marché central de la ville. Mais à Molyko, tout était barricadé. La décision du maire de Buea est très mal appréciée par les populations qui estime que le maire est entrain de livrer les pauvres vendeurs entre les mains des séparatistes, prêts à tout pour garder le contrôle de la situation. Le « lockdown » imposé par les séparatistes vise à empêcher tout mouvement des biens et des personnes dans les 2 régions anglophones, afin de maintenir la pression sur Yaoundé. En février dernier, une opération similaire dont le but était d’empêcher la célébration de la fête de la jeunesse avait déjà abouti à de violents heurts entre l’armée et les groupes séparatistes. Il est aussi à craindre que l’opération en cours qui s’achèvera le 14 avril prochain, conduise à de nouveaux affrontements.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

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