Seulement 30 000 ha de terre restaurés sur 12 millions dégradés

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Le gouvernement appelle à l’écocitoyenneté pour restaurer les zones affectées par la sécheresse et la désertification.


Des milliers d’hectares de sols fertiles disparaissent chaque année du fait de la sécheresse et de la désertification. Le 17 juin, journée consacrée à la lutte contre ce phénomène est selon les Nations unies l’occasion de rappeler ses dangers. Environ 50 000 personnes par an meurent des suites des affres de la sécheresse et de la désertification, qui nuisent à l’environnement et aux modes de vie des populations. Or, ce phénomène est causé par l’activité humaine, notamment l’élevage transhumant, les coupes illégales d’arbres, les mauvaises pratiques dans l’agriculture de subsistance ou encore les pratiques de feux de brousse incontrôlés. Les conséquences sont entre autres, la perte de la biodiversité, les changements climatiques ; la diminution des ressources en eau et la dégradation des terres. Un rapport réalisé en 2017 dans le cadre de la neutralité de dégradation des terres fait justement savoir que 12 millions d’ha de terres et des paysages sont dégradés au Cameroun. Soit 8 millions d’ha dans les trois régions septentrionales du pays (Extrême nord, Nord et Adamaoua), par ailleurs considérées comme zones prioritaires.

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« Il faut Inverser la tendance à la dégradation », recommande le ministre de l’Environnement de la Protection de la Nature et du Développement Durable. Cela passe par des actions de restaurations des forêts, des zones humides et autres écosystèmes. Ce qui atténuerait les effets du changement climatique et rétablira les défenses naturelles contre les catastrophes et les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses, les inondations, les tempêtes de sable et de poussière. En plus des aspects écologiques, « Cette restauration des terres dégradées favorisera également la résilience économique, la création d’emplois, l’augmentation des revenus et la sécurité alimentaire », a indiqué Hele Pierre.

Pour ce qui est l’action des pouvoirs publics, l’Opération Sahel Vert et l’Aménagement du Bassin versant de la Bénoué a intégré depuis quelques temps, l’usage du bambou pour restaurer les berges du fleuve. A ce jour, plus de 30.000 ha de terre ont pu ainsi être restaurés d’après le Minepded. Plusieurs actions sont également menées avec le soutien des Organisations non gouvernementales et de la société civile. Mais le ministre appelle à l’implication des citoyens au sens plus large. Principalement les femmes, les jeunes et les opérateurs du secteur privé afin de lutter plus efficacement contre la pauvreté, tout en préservant l’environnement.

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