Littoral. Environ 205 milliards attendus des centres d’impôts

Les objectifs de mobilisation de ressources dans les centres régionaux d’impôts  cette année sont en hausse de 55,1 milliards de FCFA par rapport à 2022 et constituent seulement une partie des recettes fiscales attendues de cette région qui concentre l’essentiel des activités économiques du pays.

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Comme  de manière générale sur l’ensemble du pays, la région du Littoral devra augmenter sa contribution en recettes fiscales cette année.  Les objectifs de réalisation fixés par la loi de finances 2023  pour les centres d’impôts de cette région sont en hausse  de  36%. La Région, poumon économique du pays, a « chaque année la lourde responsabilité de porter le budget de l’Etat par le niveau des ressources qu’elle mobilise. Cette année, et cela ne vous a certainement pas échappé, le niveau de sollicitation sera encore plus important au regard des nombreux défis qui nous interpellent », rappelle le ministre des Finances lors du lancement du budget à Douala, capitale de ladite région. En chiffres, les trois centres régionaux des impôts du littoral devront  apporter 204,8 milliards de FCFA  contre 149,9 milliards l’année dernière.  Soit des ressources additionnelles de 55,1 milliards, en hausse de 36%.  

Dans le détail,  le centre régional des impôts Littoral Ext qui a réalisé des recettes de 12 milliards l’année dernière, doit passer à 16,4 milliards en 2023. Le centre Littoral 2 devra dépasser les 66,5 milliards en 2022 pour atteindre 88,7 milliards de FCFA.  Il est attendu le plus de recettes du  centre Littoral 1. Environ 100 milliards de FCFA, bien loin des 76 milliards de 2022.  Mais il ne s’agit par-là  en termes de recettes fiscales,  de la contribution totale de la région aux 2 720,5 milliards de FCFA visés au plan national. Car, il faudra encore prendre en compte les recettes de la Direction des grandes entreprises ou encore celles des Douanes pour avoir la part de cette région qui concentre 80% des activités économiques du pays.

En plus de la réalisation des recettes fiscales, des efforts sont aussi à faire dans cette région au sujet de l’exécution de la dépense publique.   Les chiffres révèlent que ces dernières années, le taux de réalisation des différents projets inscrits au budget de la région sont bas. Le taux de réalisation physique des projets était de 66% en 2021 et à 50% pour l’exercice 2022. Une faible performance attribuée à l’insuffisante appropriation des procédures par certains acteurs de la chaîne d’exécution du budget. Notamment les maîtres d’ouvrage, maitres d’ouvrage-délégués. Le gouvernement decrie aussi le dysfonctionnement des certaines commissions de passation des marchés; la non implication des ingénieurs de l’Etat dans le suivi des projets, et la faible implication des maires dans le suivi des investissements de leurs collectivités.

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