CTFP : La guerre Semengue-Eto’o pour le contrôle du secrétariat général

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Trois jours après la décision du général Pierre Semengue de nommer Bertrand Mballa Owono secrétaire général du Conseil transitoire du football professionnel (CTFP), et alors que les clubs sont confus sur les programmations des prochaines journées des championnats professionnels, Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a tenté de recadrer le vieux militaire : «A titre de rappel, les nominations au sein du CTFP ont été faites par Décision…du 17 février 2022 ». Soulignant que « de ce fait, le secrétaire général en fonction est monsieur Paul Mebizo’o, conformément à la décision suscitée ». Rappelant donc que « la Fécafoot reste la tutelle du CTFP et donc seule habilitée à nommer les membres de cette Commission ».

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Réaction du berger à la bergère. Le lendemain, Pierre Semengue a riposté Par courrier daté du 17 dévoile que « lors de nos échanges préalables à la mise en place du Conseil transitoire du football professionnel, il avait été clairement convenu que le CTFP agirait comme instance de normalisation de la Ligue de football professionnel du Cameroun dont les compétences avaient été retirées par le Comité exécutif de la Fécafoot le 4 novembre 2020». Alors « le CTFP ne saurait être considéré comme une commission de la Fécafoot alors même que sa mise en place se fonde sur les dispositions de l’article 5 des statuts de la Fécafoot», en indiquant que « ceci était l’un des pré-requis de nos discussions».

Le militaire à la retraite s’érige même en enseignant de droit face à sa tutelle : « en droit administratif, l’on distingue l’autorité de nomination de l’autorité utilisatrice ». Soulignant que « bien que la nomination du président et du secrétaire général repose sur la même décision, il n’en demeure pas moins que le président exerce l’autorité sur le secrétaire général, et a sur celui-ci un pouvoir de contrôle et de régulation». A l’occasion, le président du CTFP relève que « l’autonomie administrative, financière et sportive promise depuis la mise en place du CTFP n’est toujours pas effective». De toutes les façons, « une collaboration avec monsieur Mebizo’o Paul n’est plus envisageable de mon point de vue». Pour le patron du football professionnel, « la nomination de l’intérimaire participe de la volonté d’avoir une bonne collaboration avec le président de la Fécafoot et l’ensemble des acteurs du football professionnel au Cameroun».

La paix des braves n’aura donc duré que trois mois, voire un peu moins. Pierre Semengue a été extirpé de l’aile dure de la contestation contre le processus électoral qui a amené Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot son élection, dans un élan de réconciliation annoncée, et qui peine à être implémentée. Le président déchu de la défunte Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) a dû renier ses propres conseillers et proches, pour accompagner le projet dit rénovateur du football camerounais, mais déchante avant même la fin de la saison. Son mandat court jusqu’en fin juin 2022, avec la fin des championnats professionnels. Mais pour qui connaît la ténacité de l’ex patron des armées camerounaises, la page est loin d’être terminée.

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