Recherches: Madeleine Tchuente, la chauve-souris et le coronavirus

La ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation a donné une conférence de presse ce lundi à Yaoundé.

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On avait jusqu’ici parlé de pangolin. Et aucune dissonance relevée jusque-là. Voici que Madeleine Tchuente apparait avec la chauve-souris. La ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) voit en cet animal à l’intersection entre les mammifères et les ovipares l’origine de la pandémie qui décime les peuples du monde entier. « D’autres recherches ont montré que la chauve-souris en est le principal réservoir». Expliquant que « frugivore, elle consomme en commun avec l’homme plusieurs fruits comme la mangue, l’avocat, les noix de palme,… mettant en évidence un risque élevé de transmission de la chauve-souris à l’homme ». Un son de cloche qui n’a jusqu’ici pas encore été entendu. Dans un pays qui regorge d’une grande population de cette espèce. Le Minresi chiffrant à plus de 500 le nombre d’individus vivant en plein cœur de la ville de Yaoundé. Autant dire que le risque d’une explosion de la maladie s’agrandit au Cameroun.


Réveillée par des réseaux sociaux qui, affolés, ont questionné l’utilité de ce département ministériel dont la vocation est de promouvoir la recherche dans le domaine de la science. Pour le développement, Et celle qui, comme la plupart des membres du gouvernement de Yaoundé, était jusqu’ici restée en retrait, abandonnant le ministre de la Santé publique (Minsanté) au front. A en croire Madeleine Tchuente, son département ministériel est activement engagé dans le combat, à sa manière. La Minresi annonce des recherches en cours en vue de fabriquer des cache-nez en quantité et qui seront vendus à prix raisonnable. Entre temps, le Minresi annonce la création d’un think-thank au Centre de recherches sur les maladies émergentes et réémergentes (Cremer), centre auteur de l’étude qui a conclu à la thèse d’une contamination à partir de la chauve-souris. Ce think-thank logé à l’institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales travaillera à trouver des solutions de « dépistage et de confirmation des diagnostics à coronavirus, en temps réel ».

La piste prise par la Minresi semble originale et salutaire. Mais le gouvernement ne s’y est pas plus attardé que sur la campagne du Minsanté qui se contente de comptabiliser les cas suspects et à donner les leçons d’hygiène. Seul l’avenir permettra d’en savoir davantage.

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