Lions indomptables : des raisons de s’inquiéter

Avec un bilan de deux buts marqués en trois matchs lors du premier tour de la compétition, les joueurs camerounais tardent à démonter leur capacité à faire trembler les filets.

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Faut-il vraiment y croire?

Tout avait bien commencé pour le Cameroun : une victoire éclatante d’entrée face à la Guinée Bissau (2-0). Deux buts signés Yaya Banana et Stéphane Bahoken. Puis, le pays tenant du titre de champion d’Afrique a plongé. Les Lions Indomptables ne savent plus comment on marque des buts. Après le nul vierge concédé face au Ghana lors du match de groupe suivant (0-0), Eric-Maxim Choupo-Moting et ses coéquipiers se sont encore affaissés mardi dernier face au petit poucet béninois (0-0). Voilà des Camerounais accrochés par un adversaire sans génie mais avec un bloc défensif qui longuement fait défaut aux champions africains. Ce résultat, il faut l’avouer est extrêmement décevant pour Clarence Seedorf qui a bien tenté de corriger ses précédents mauvais choix tactiques en reconduisant la même équipe qui a battu la Guinée Bissau au premier match. Enfin, avec trois changements notamment la titularisation de Faï Collins, Pierre Kunde et Stéphane Bahoken en remplacement de Joskym Dawa, Georges Mandjeck et Christian Bassogog.

Se créer des occasions, c’est bien…

La stratégie de Seedorf a tout de suite montré de bons points. Dès l’entame de la rencontre en effet, les Lions Indomptable se procurent une énorme occasion, mais le coup de tête de Toko Ekambi passe tout près de la transversale (4e). Owolabi devait ensuite se détendre pour sortir de justesse un centre parfait de Kunde Malong qui filait droit sur Choupo-Moting (10e). Ambroise Oyongo se lance aussi, mais sa frappe croisée du pied gauche passe à quelques centimètres du poteau (16e). Au terme de 20 minutes d’un jeu rythmé, Choupo-Moting croit ouvrir le score, mais sa frappe est repoussée du bout des doigts par le gardien béninois (21e). De retour des vestiaires, les Lions repartent à la chasse aux Ecureuils. Très vite, les Camerounais se créent une opportunité, mais la frappe de Kunde Malong passe au-dessus de la cage d’Owolabi (48e). La fusée de Karl Toko est ensuite stoppée par le gardien béninois (63e). Après de nombreux changements des deux côtés, le jeu perdait logiquement de son intensité, même si les Lions Indomptables continuaient de presser. Avec un Clinton Njie maladroit et un Toko essoufflé, les tenants du titre ont une chance d’ouvrir enfin le score, mais le coup de tête puissant de Yaya Banana frôle la barre (81e).

…marquer c’est encore mieux

La conclusion de cette performance saute à l’oeil : les Lions savent se créer des occasions, mais manquent d’efficacité dans le dernier geste. Et c’est là que la vérité fait peur. Car face au Nigéria le 6 juillet prochain en Alexandrie, lors de leur match des huitièmes de finale de la compétition, il faudra que les joueurs de l’équipe nationale du Cameroun se remettent à marquer des buts. Parce qu’il n’y aura pas de seconde chance. Clarence Seedorf a déjà utilisé ses meilleurs atouts offensifs, mais tous n’ont encore rien prouvé jusqu’ici. Entre un Toko Ekambi intéressant collectivement mais médiocre individuellement, un Clinton Njie qui n’a pas encore trouvé son rôle sur le terrain, un Christian Bassogog stéréotypé, incapable de changer sa manière de jouer, un Stéphane Bahoken qui cherche encore à comprendre le système de jeu des Lions, un Choupo-Moting à tout faire devant et un Olivier Boumal plus utilisé au milieu qu’en attaque, Clarence Seedorf doit peut-être chercher la solution ailleurs. Et c’est à lui et son staff d’en trouver.

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