Société civile : Les réseaux sociaux pour promouvoir la paix au Cameroun

Les jeunes sont interpellés sur leur utilisation pour servir une cause noble, dans le contexte sociopolitique actuel qui prévaut au pays.

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«Nous voulons que les jeunes deviennent les ambassadeurs de la paix sur les réseaux sociaux». Cette déclaration sommaire de Sylvie Jacqueline Ndongmo est la quintessence même d’un atelier de formation qu’a initié son Ong, World international league for peace and freedom (Wilpf) Cameroon, vendredi et samedi à Yaoundé, sur l’utilisation des réseaux sociaux pour la promotion de la paix.

L’activité organisée avec l’appui de l’Ong américaine Women’s march global dans la perspective de l’élection présidentielle à venir, s’inscrit dans le cadre du programme «Salle de veille et alerte des femmes», soutenu par Wilpf Suède. L’objectif étant de contribuer à la prévention des violences et à la promotion de la paix à travers l’utilisation appropriée des réseaux sociaux.

«Il est question pour nous d’amener les jeunes à comprendre que les réseaux sociaux sur lesquels ils passent beaucoup de temps peuvent être utilisés pour promouvoir la paix. Nous voulons qu’ils capitalisent le temps qu’ils mettent sur les réseaux sociaux, en faveur de la paix, à travers l’éducation, la sensibilisation, la prise d’initiatives en faveur de la paix», étaye Sylvie Ndongmo.
Pendant 48 heures dans la capitale politique, Wilpf Cameroon a édifié 60 jeunes issus de huit des dix régions du pays (à l’exception de l’Extrême-nord et du Nord), sur leur implication dans le processus de paix, face aux défis sécuritaires dont fait face le Cameroun dans ses régions de l’Extrême-nord, du Nord-ouest et du Sud-ouest. Mais aussi en cette veille de la Présidentielle au Cameroun.

«Lorsque que je retournerai chez-moi à Ngaoundéré, c’est pour être une ambassadrice de la paix, à travers les réseaux sociaux. Un pays ne peut être construit sans paix. Nos frères et sœurs doivent cultiver l’esprit de paix, et le vivre-ensemble», s’épanche la jeune Honorine Ngo Hiag, ressortissante de la région de l’Adamaoua.

Il convient de rappeler qu’un premier atelier avait été organisé par Wilpf Cameroon en janvier 2017 sur la même thématique, et les participants à cette activité sont devenus de réels vecteurs de messages de paix sur les réseaux sociaux, et s’insurgent également contre des messages qui revêtent la haine et la violence. La cuvée de participants de cette année aura l’occasion d’implémenter les notions reçues au cours de cet atelier, dans la foulée de la journée internationale de la Paix, qui sera célébrée le 21 septembre prochain.

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