Insertion sociale : les atouts de la Carte jeune biométrique

Outil indispensable dans la mise en œuvre du Plan triennal spécial jeunes, elle arrive dans un contexte marqué par la multiplication des projets à destination des jeunes en dépit d’un climat sociopolitique et économique peu favorable.

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Le 11 juillet 2018 a marqué un tournant décisif dans la vie de jeunes camerounais. Ce jour-là, le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec) lançait la Carte jeune biométrique. Un outil indispensable dans le processus d’insertion sociale et économique, qui offre la possibilité aux jeunes de bénéficier du financement que le président de la République Paul Biya, a dégagé dans le cadre du Plan triennal spécial jeunes (PTS-Jeunes). Ainsi, grâce à cette carte, les jeunes auront la possibilité d’avoir accès à des services préférentiels et à divers appuis sociaux de base, offerts par les différents acteurs publics et privés. « Le lancement officiel de cette carte a marqué une étape décisive de l’évolution de l’Observatoire national de la jeunesse (Onj) créée en 2016 à la faveur du lancement par le premier ministre du Plan Triennal Spécial Jeunes en septembre 2015 », dit-on au Minjec. Ainsi donc, l’Onj a été chargée de la sensibilisation, la mobilisation, l’interaction avec les jeunes de façon consistante, fiable et non ambigüe.

Premières retombées du PTS-Jeunes

Au Cameroun en effet, la majorité de la population est jeune ; environ 36,73 % est âgée entre 15 et 35 ans et près de 40 % de la proportion active est en situation de chômage. Malgré les nombreux efforts déjà consentis par le gouvernement et notamment les nombreux mécanismes mis en place par ministère de la Jeunesse et de l’Education civique, « de nombreux jeunes camerounais continuent d’être pessimistes en l’avenir. Une raison avancée par d’aucuns pour tenter d’aller, souvent au prix de leurs vies, d’aller chercher cet avenir hors des frontières nationales ». La situation semble désormais préoccupante. Au point où certains ministres du gouvernement n’ont pas voulu manquer d’assister à la cérémonie de lancement de cette nouvelle carte. Autour du Minjec en effet, les ministres Henri Eyébé Ayissi de l’Agriculture et du Développement rural, Nalova Lyonga des Enseignements secondaires, Ernest Ngwaboubou des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Dr Taïga de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, Mefiro Oumarou ministre délégué auprès du ministre des Transports et Alim Hayatou, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé publique ont assisté, l’air convaincu de ce que la carte jeune biométrique va positivement impacter la vie de nombreux jeunes camerounais. Occasion de célébrer par ailleurs, une des premières retombées du PTS-Jeunes, prescrit par Paul Biya.

La carte mise en service est perçue comme « un outil de gouvernance en matière d’accompagnement de la jeunesse pour l’accès préférentiel à divers appuis et services sociaux de base, offerts par les partenaires publics et privés ». Elle est la première composante du PTS-Jeune, axé sur l’opérationnalisation de l’Observatoire national de la jeunesse (ONJ) dans les 434 centres multifonctionnels de promotion des jeunes (Cmpj). Sur le plan offres de service, elle permet à son détenteur de choisir, de discriminer, de sélectionner et classifier le service et le prestataire désirés. De nombreuses conventions de partenariat ont d’ailleurs déjà été signées entre le Minjec et des opérateurs de transport, de téléphonie mobile, d’assurances, de santé, de conduite automobile. Rappelons que le PTS-Jeunes appuie 1 500 000 jeunes âgés de 15 à 35 ans au rythme de 500 000 par an dans divers domaines d’intérêt. A ce jour, plus de 600 000 jeunes sont enrôlés, puis orientés dans les filières de leur choix. Des plateformes de collaboration avec différentes administrations ont été établies, afin de faciliter leur prise en charge par l’ensemble des programmes et projets gouvernementaux.

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