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Dépenses publiques: Le train de vie de l’Etat en hausse continue  

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Dion-Ngute-Joseph-impertubable

«il faut réduire le train de vie de l’Etat». Cette prescription présidentielle quasi annuelle a été ressortie par le chef de l’Etat le 31 décembre 2023, à l’occasion de son traditionnel discours de fin d’année à la nation. Le président de la République rappelait ainsi au gouvernement de rationaliser les dépenses publiques, jugées onéreuses pour le budget de l’Etat, plusieurs jours après l’adoption de la loi de finances (budget 2024). Le temps de cligner des yeux, le secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr), répercutant les « très hautes instructions » du chef de l’État, a écrit à son homologue des services du Premier ministre, pour lui faire part de la nécessité de mettre en branle des initiatives qui vont permettre d’atteindre l’objectif susvisé. «Faisant suite au message du chef de l’État à la nation le 31 décembre 2023, et dans le prolongement de ses directives antérieures relatives à l’objet repris en marge, j’ai l’honneur de vous réitérer ses très hautes instructions prescrivant aux chefs de départements ministériels et aux gestionnaires de crédit de toutes les autres entités publiques, de limiter substantiellement la création des comités/groupes de travail et les dépenses y afférentes, les missions à l’étranger ainsi que les achats de véhicules de fonction et les dépenses de carburant », a-t-il écrit.

Une volonté manifeste de changement matérialisée par une autre correspondance rendue publique le 1er mars 2024, dans laquelle le Sgpr, répercutant de nouvelles «hautes instructions du président de la République», menaçait de sanctions les directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et présidents des conseils d’administration des entreprises et établissements publics du Cameroun, qui se rendraient en mission à l’étranger sans autorisation de la présidence de la République. «J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir réitérer aux ministres assurant la tutelle technique de ces entités publiques, les très hautes instructions du chef de l’Etat réglementant les déplacements à l’étranger des responsables susvisés. Vous voudrez bien préciser à leur intention, que des sanctions appropriées seront désormais prises à l’encontre de tout haut responsable qui s’aviserait de quitter le territoire national, sans l’autorisation préalable du chef de l’Etat », pouvait-on dans cette correspondance du plus proche collaborateur de Paul Biya.

Des initiatives mal planifiées

Cependant, la sincérité de ses actions est remise en cause par de nombreux experts, en raison du timing. En effet, ces dernières ont été enclenchées 1 mois après que le parlement ait adopté la loi de finances 2024, cadre de référence qui détermine de manière précise le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’État. Logiquement, c’est de cet instrument de politique publique qu’aurait clairement pu transparaître l’ambition de réduire le train de vie de l’État du Cameroun. L’engouement provoqué par les sorties du Sgpr aurait d’ailleurs pu éclipser la dure réalité qui apparaît à tout lecteur qui consulte la Loi de finances 2024. En effet, contrairement aux ambitions affichées publiquement par ce dernier, les prévisions budgétaires relatives aux dépenses d’achat de biens et de services et de fonctionnement sont globalement en hausse. En effet, à la page 81 de la loi de finances 2024 promulguée par le président de la République, le 19 décembre 2023, sous le titre 3 intitulé (les dépenses de biens et services), code 611, l’on découvre que (les frais de transport et de mission) projetés par l’État en 2024 sont de 69,2 milliards de FCFA. Ces frais sont en augmentation de 14,3 milliards de FCFA (+26%) par rapport à la prévision de 54,9 milliards de FCFA inscrite dans la loi de finances 2023. «Dans le même temps, sous le titre 5 intitulé (les dépenses d’investissements), à la page 83, code 243, les prévisions de dépenses budgétaires relatives aux acquisitions du (matériel de transport ) au cours de l’année 2024 progressent de 2,7 milliards de FCFA par rapport à 2023, en hausse de 22,7% en valeur relative. En effet, après avoir culminé à 11,9 milliards de FCFA en 2023, celles-ci ressortent à 14,6 milliards de FCFA un an plus tard», indiquent nos confrères d’Investir au Cameroun.

Un trend haussier continu

Cette tendance haussière va se maintenir jusqu’en 2026. En effet, d’après le rapport sur la situation et les perspectives économiques sociales et financières de la Nation,  élaboré et publié par le ministère des Finances en 2024, les dépenses du personnel augmenteraient de 115,1 milliards de FCFA (8,8%) en 2024 pour se situer à 1 428,3 milliards  et 1 510,4 milliards de FCFA respectivement en 2025 et 2026. Dans le même temps,  les dépenses de biens et services passeraient de 901,2 milliards de FCFA en 2023 à 988,0 milliards de FCFA, soit une augmentation de 86,8 milliards. En 2025 et 2026, ces dépenses sont projetées respectivement à 1 044, 7 milliards de FCFA et 1 040,2 milliards de FCFA, peut-on lire dans ce document. Toutefois, même si les prévisions budgétaires susmentionnées n’augurent pas des lendemains meilleurs pour la politique de rationalisation des dépenses publiques prônée par Paul Biya, le gouvernement prévoit quand même d’implémenter différentes actions pour essayer de s’y conformer. Tout d’abord maîtrise de la charge locative de l’Etat et l’encadrement de la procédure d’attribution de logements administratifs. Selon un rapport du ministère des Finances (Minfi) publié en 2020, l’État paye des loyers qui sont soit inoccupés, bien que fonctionnels, soit carrément fictifs. Près de 170 ont été recensés dans le cadre cette étude pour un préjudice financier global estimé à 206 milliards de FCFA. A en croire le même rapport,  l’État perdrait en moyenne 4 milliards de FCFA chaque année à payer des loyers sans contrats de bail, pour des bâtiments déjà en ruine ou n’ayant aucune commune mesure avec la valeur de l’immeuble concerné.

Perspectives

En outre, le Cameroun compte également poursuivre entre 2024 et 2026, la rationalisation des  contributions versées aux organisations internationales ; la rationalisation de l’enveloppe des subventions versées aux entreprises et établissements publics ; la réduction de la facture des subventions due au soutien  du prix du carburant à la pompe, à travers la réhabilitation de la Société nationale de raffinage ; le renforcement des mécanismes de contrôle des dépenses salariales, la poursuite de l’assainissement du fichier solde de l’Etat, l’apurement progressif de la dette salariale et la mise ne place des mécanismes de réduction de son accumulation.

Pour L’économiste Celestin Tchakounte il est également impérieux de «réaliser des audits réguliers pour identifier et éliminer les dépenses inefficaces ou redondantes. Cela implique aussi de revoir les processus budgétaires pour éviter les surallocations. De mettre en place des mécanismes stricts et efficaces pour combattre la corruption, qui augmente considérablement les coûts pour l’État. Cela passe par la transparence, le renforcement des institutions de lutte contre la corruption et l’application stricte des sanctions. Évaluer et, si nécessaire, réformer les subventions, en particulier celles qui sont coûteuses et peu efficaces, pour s’assurer qu’elles ciblent adéquatement les populations en besoin et ne créent pas de dépendance etc. » a-t-il confié à Défis Actuels

Affaire de matchs truqués: Samuel Eto’o convoqué à la CAF ?

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Des jours sombrent s'annoncent peut-être pour Samuel Eto'o

Samuel Eto’o « est attendu pour s’expliquer au siège de la Confédération africaine de football» le 17 avril 2024. L’information est donnée en exclusivité par le site internet africaintelligence.fr. « Il est soupçonné d’avoir favorisé la montée de certaines équipes du championnat camerounais d’Elite two (Ligue 2) en Elite one (Ligue 1)», renseigne le site internet. Indiquant que « les soupçons portent particulièrement sur Victoria united football club, champion de la saison 2022-2023, et dont le président, Valentin Nkwain,  est un proche de Samuel Eto’o».

Il s’agit de la suite de l’affaire de matchs truqués qui avait éclaboussé Samuel Eto’o il y a quelques mois, lorsqu’un enregistrement téléphonique mettant aux prises des interlocuteurs dont les timbres vocaux laissaient croire à Samuel Eto’o et Valentin Nkwain. Dans ledit enregistrement, l’un se plaignait d’avoir été lâché par l’autre. Lequel lui promettait des facilités de victoires et surtout la montée en division supérieure, en garantissant la contribution des arbitres. Et justement, au cours de cette saison, Victoria united alias Opopo, avait aisément obtenu sa montée en Elite one, dans un contexte où nombre de ses victoires étaient soit sur des actions sujettes à controverses comme des penalties en fins de matchs, soit des victoires sur recours. Et le sulfureux président d’Opopo n’hésitait pas à interrompre un match en se saisissant du ballon, lorsqu’il n’était pas d’accord avec l’arbitre.

A lire aussi: Affaire de matchs truqués: Eto’o a-t-il avoué le crime?

Face aux multiples accusations et dénonciations, des acteurs du football national ont saisi la CAF par une plainte. En août 2023, l’instance faitière avait informé l’opinion nationale et internationale de l’ouverture d’une enquête à l’encontre du patron d football camerounais. Depuis lors, plus rien. Jusqu’à ce que le « mis en cause » dénonce le silence de la CAF au cours d’une interview. Menaçant d’attaquer en justice la CAF qui l’aurait jeté en pâture sans donner une suite à l’affaire car n’ayant jamais été entendu sur le sujet.

Pour mieux comprendre

Pour comprendre: Samuel Eto’o cité dans une affaire de matchs truqués

Incendie à la Sodecoton : Finalement (seulement) 200 tonnes de coton perdues

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Finalement, la Société de développement de coton (Sodecoton) n’a pas perdu 1500 tonnes de coton. Un communiqué de l’entreprise indique que « sur les 10 silos de coton graine stockés, trois silos de 500 tonnes chacun ont été impactés par les flammes pour une perte d’environ 200 tonnes de coton», peut-on lire dans le communiqué signé de Mohamadou Bayéro, le directeur général de la Sodecoton. En clair les premières informations données par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord ne sont pas fausses, à savoir que «trois silos de 500 tonnes chacun » ont été attaqués par les flammes, mais l’entièreté des silos n’a pas été consumé. Certes « l’évaluation précise des dégâts est en cours», précise-t-il, mais d’ores et déjà, la Sodecoton assure que « le caractère spectaculaire d’un incendie de coton graine pourrait laisser croire à une catastrophe d’une ampleur majeure, or tel n’est pas fort heureusement le cas».

A lire aussi: Sodecoton: 1500 tonnes de coton parties en fumée à Maroua

La direction générale de la Sodecoton qui justifie ces dégâts « moindres » par l’intervention prompte des équipes internes de sécurité incendie, situe l’origine de l’incendie à une caisse de coton e provenance d’un point d’achat. L’alerte avait été donnée le mardi 9 avril à un peu plus de 12h dans l’usine d’égrenage de Maroua. Par ces fortes chaleurs qu’il fait dans le Septentrion, le feu s’était vite propagé sur les trois silos et l’ampleur du brasier avait laissé croire à des dégâts plus énormes. Finalement, a priori, seulement 200 tonnes ont été perdues.

Formation professionnelle : 250 jeunes camerounais accompagnés par la BAD

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En prélude à l’inauguration du bureau siège de la Banque Africaine de Développement à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, ce 12 avril, la vice-présidente de cette institution chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services a été tour à tour reçue en audience par le ministre de l’Economie, de la Planification de et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le 8 avril 2024.
Un jour plus tard, c’est-à-dire le 9 avril, Marie Laure Akin Olugbade a reçu au siège du bureau sous régional de sa structure au quartier Golf à Yaoundé, de jeunes camerounais ayant un dénominateur. Tous, 250 filles et garçons, ont bénéficié des projets financés par la Banque Africaine de Développement avec l’accord des autorités camerounaises. « Nous avons eu l’occasion d’échanges sur les aspirations de ces jeunes par rapport à l’accompagnement qu’ils souhaiteraient voir la banque développer davantage », a indiqué la vice-présidente de la BAD.
Outre des projets concourant à l’employabilité et la formation professionnelle, des jeunes déjà mis en œuvre par la BAD, cette dernière institution financière panafricaine indique avoir développé d’autres actions. « Nous développons également des possibilités d’accueillir des stagiaires qui viennent pour des périodes qui peuvent aller jusqu’à douze mois et qui constituent la première immersion de ces jeunes dans le milieu du travail », a expliqué Marie Laure Akin Olugbade.
L’occasion faisant le larron, plusieurs de ces jeunes présents le 9 avril dernier ont exprimé des doléances. « Celles-ci concernent notamment la possibilité qu’ils puissent être recrutés dans le cadre d’emplois qui pourraient être disponibles y compris dans les structures au sein desquelles ils ont fait ces stages. Ce sont des choses qui sont parfaitement envisageables. Nous allons donner dans une certaines mesures une priorité à ces jeunes qui ont déjà été formés pendant un an par exemple », a ajouté la vice-présidente de la BAD.
Par ailleurs, les jeunes ont émis des doléances concernant l’extension de la durée du stage à savoir qu’il puisse s’étendre sur une période deux ou trois ans d’immersion dans le marché du travail.
La BAD a manifesté à en croire sa vice-présidente l’intention développer davantage plus de projets allant dans le sens de la formation et l’employabilité des jeunes grâce à cette expérience unique acquise. Elle songe également accompagner les stagiaires dans la création des entreprises notamment dans l’aspect financement de projets portés par ces jeunes. Cette initiative va davantage privilégier de jeunes femmes qui sont des chefs d’entreprises en les aidant à accéder à des financements tout en minimisant les tracasseries qui entourent cette opération auprès des banques.

Afrique centrale: Marcel Ondele, nouveau secrétaire général de la Cobac

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Le Congolais Marcel Ondele est le nouveau secrétaire général de la Commission bancaire d’Afrique centrale. Sa nomination, tout comme celle de sa adjointe, Patricia Danielle Manon, de nationalité gabonaise, ont été actées lors d’une conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale tenue en visioconférence le 9 avril 2024.
Le nouveau SG de la Cobac remplace ainsi le Centrafricain Maurice Christian Ouanzin, en fonction depuis le 18 décembre 2021. En effet, conformément la répartition équitable des postes au sein des institutions sous-région, la nomination du Centrafricain Yvon Sana Bangui au poste de gouverneur de la Banque centrale en remplacement du Tchadien Abbas Mahamat Tolli [arrivé en fin de mandat] devait automatiquement mettre fin aux fonctions de son compatriote suscité.
La conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la sous-région du 9 avril dernier, sous la présidence du chef de l’Etat centrafricain et président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, Faustin-Archange Touadéra, avait pour vocation de rétablir l’ordre dans la « maison » Cemac.
Marcel Ondele qui prend les rênes du secrétariat de cet organe chargé de la réglementation et de la supervision du système bancaire de la Cemac, occupait avant sa nomination le poste de SGA de la même institution. Bien avant, il a été élu le 2 février 2018 au poste de vice-président de Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale pour une durée de cinq ans. Ce financier de formation a également occupé le poste de secrétaire général de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).
Pour rappel, la Cobac, dont les tout premiers membres ont officiellement été installés le 22 janvier 1993, est présidée par le gouverneur de la Beac, assisté par le vice-gouverneur. Elle a un secrétariat général dirigé par un SG et un SGA. Le secrétariat général assure la permanence administrative. Outre le président, la Commission compte onze membres dont sept membres ou leurs suppléants désignés sur la base de leurs qualités, à raison d’un commissaire par Etat, les membres étant tournant entre les Etats de la Cemac. Ils sont nommés pour un mandat de trois ans, renouvelable deux fois, sur proposition du gouverneur de la Beac.
La Cobac a également trois commissaires ou leurs suppléants ès qualité de censeur de la Beac et un commissaire ou son suppléant représentant la Commission bancaire française désigné par le gouverneur de la Banque de France.

Gecam : ce que pèse la nouvelle organisation patronale

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Sans surprise, Célestin Tawamba a été porté [le 9 avril 2024] à la tête du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), nouveau patronat camerounais, né de la fusion entre le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) et Entreprises du Cameroun (ECAM). Une fusion actée le 5 avril 2023.
La nouvelle organisation syndicale mise en place à l’issue de la fusion susmentionnée est un mastodonte dans l’économie locale, nul doute le plus puissant regroupement patronal du secteur privé que le Cameroun n’ait jamais connu, si l’on s’en tient à la qualité des membres qui constituent son bureau exécutif, lesquels sont représentés dans tous les sphères de l’économie.
En clair le Gecam a recruté de la base au sommet de l’économie locale formelle, et pas de moindre. D’abord, selon les visages représentés sur la liste plébiscitée, on y retrouve des patrons des grandes et très grandes entreprises. Stéphane Descazeaud, directeur général (DG) des Boissons du Cameroun. Une entreprise dont le chiffre d’affaires est évalué à 729 milliards de FCFA en 2023, selon les données rendues publiques le 21 mars 2024 lors de l’inauguration de l’extension de l’usine de Yaoundé. Dans la même catégorie, l’on classe Dominique Cornet, le DG de Socapalm, 58,5 milliards de FCFA de chiffre d’affaires en 2022.
Amine Homman Ludiye, DG d’Eneo [530, 3 milliards de FCFA de chiffre d’affaires en 2024], Ahmadou Sardaouna, DG de la Société Immobilière du Cameroun, Hayssam El Jammal, DG de Prometal et le PDG Cadyst Group, Célestin Tawamba[lui-même], font également partis des représentants des grandes et très grandes entreprises.
Dans cette catégorie se classent également Mitwa Ng’ambi, directeur général de MTN Cameroon dont le chiffre d’affaires se situe à 325,7 milliards de FCFA en 2023 et Jean Perrial Nyodog, l’ex DG de la société Tradex est actuellement à la tête de Gulfin-Camship.
Président des groupements professionnels
La nouvelle patronale syndicale compte également en son sein des représentants des groupements professionnels puissants. C’est le cas de Gwendoline Abunaw, présidente de l’Apeccam [Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun]. Cette association regroupe presque toutes les banques du Cameroun ainsi que des établissements financiers comme Alios Finance, la Société camerounaise d’équipement et Pro- Pme Financement SA, entre autres.
Jean Faustin Ngueyep, le président du groupement de la filière bois du Cameroun, Antoine Ndzengue, le président du groupement des professionnels du secteur pétrolier, Gabriel Maniben président du groupement des professionnels des acconiers du Cameroun et Christian Fosso, président du groupement des professionnels des agriculteurs font partie de la liste de Célestin Tawamba.
Petites et moyennes entreprises
Dans la catégorie des Petites et moyennes entreprises, on trouve des patrons de grandes structures à l’instar de Laure Kenmogne, DG de l’entreprise Juritax, Protais Ayangma, figure bien connue du secteur des assurances et non moins ancien président d’Ecam, Eric Eloundou, DG Elesyst et Amadou Siddiki, PDG de Notacam.
Dans le secteur de toutes petites entreprises, on retrouve Carine Eka, PDG de Rach d’or Food.
Au regard des profils sus-évoqués, le Gecam est un véritable mastodonte de l’économie locale. Toutefois mentionnons que l’économie camerounaise étant à 70% informel, il sera peut-être important que le Gecam revoie sa structuration, ses adhérents étant uniquement des entreprises géantes.

Import-substitution: l’Etat veut accélérer la transformation locale du bois

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Un arrêté du ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, signé le 4 avril dernier interdit l’exportation de 76 essences forestières sous la forme de grumes. Cette mesure est prise en exécution « des hautes instructions du Premier ministre […] prescrivant une mise en œuvre progressive de la décision des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale d’interdire l’exportation des bois sous forme de grumes », indique la correspondance ministérielle.
Pour le Cameroun [et éventuellement les autres pays de la Cemac qui appliquent cette mesure sous-régionale], l’objectif est de promouvoir la transformation locale du bois dans le but d’accroître les performances du sous-secteur. Concrètement, il est question de stimuler l’import-substitution dans le sous-secteur bois.
Parmi les essences interdites d’exportation sous forme de grumes figurent, entre autres, le Sapelli, le Zigana, l’Iroko, l’Essessang, l’Acajou [à grande folioles, blanc et de Bassam].
L’arrêté ministériel sus-évoqué autorise parallèlement, sous réserve de l’acquittement par les opérateurs d’une surtaxe, l’exportation de 33 essences dites de promotion.
Perte des recettes fiscales
Selon les décisions issues des récents travaux du conseil des ministres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale Cemac tenus le 23 février 2024 à Bangui [En RCA], l’entrée en vigueur de la décision sous régionale est fixée au 1er janvier 2028. D’après le communiqué ayant sanctionné lesdits travaux, à partir du 1er janvier 2025, les pays doivent entamer la mise en œuvre progressive de cette interdiction.
Initialement prévue pour le 1er janvier 2022, ensuite repoussée au 1er janvier 2023, l’interdiction de l’exportation du bois en grumes a finalement été reportée en 2028. Du côté des différents gouvernements qui trainent le pas, l’on redoute la perte des recettes fiscalo-douanières. Au Cameroun l’on indique à environ 80 milliards de FCFA chaque année ces pertes. Cet argument est balayé par certains économistes qui pensent que cette perte sera progressivement compensée par des retombées économiques [création d’emplois et plus-value dans l’économie].
L’exemple du Gabon
Indiquons que depuis 2010, le gouvernement du Gabon a interdit l’exportation du bois en forme de grumes et s’est associé à Arise IIP (Integrated Industrial Platforms) pour la création d’un parc industriel en 2011 dans la province de Nkok [Nord-Ouest du Gabon]. Les résultats sont impressionnants. 84 entreprises dédiées à la transformation du bois ont été créées. Selon les statistiques de Arise, la valeur produite par l’exportation des produits en bois au Gabon est passée de 350 millions de dollars en 2010 à plus d’un milliard de dollar en 2019. Durant la même période, la contribution du secteur bois au Produit intérieur brut du Gabon a été multipliée par 4 passant de 200 millions de dollars en 2010 à 842 millions de dollars en 2019. En dix ans, le nombre d’emplois du bois au Gabon est passé de 8400 en 2010 à 34 200 en 2020.
Sur la voie de l’interdiction
L’exemple du Gabon inspire d’ores et déjà en Afrique centrale. Depuis le 1er janvier 2023, le directeur général du Port autonome de Pointe-Noire a clairement précisé l’interdiction d’exporter les bois en grumes issus des forêts naturelles et des forêts plantées en République du Congo.
Pour sa part, l’Etat du Cameroun a entrepris cette interdiction à travers les relèvements successifs des droits de sortie. Entre 2017 et 2023, les droits de sortie des grumes sont passés d’un taux de 17,5% à 60%. Cette revalorisation est passée de 60% à 75% de la valeur FOB de l’essence, selon la loi de Finances 2024. Nonobstant ces mesures d’aucuns pensent qu’il est préférable de passer à l’interdiction pure et simple, chose qui est retardée à cause, dit-on, de la résistance exercée par des lobbies d’exportateurs de bois en grumes dans certains pays de la Cemac.

Affaire Bruno Bidjang : Rendez-vous le 9 mai prochain

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Bruno Bidjang devra attendre le 9 mai prochain pour connaître les réquisitions du ministère public contre sa personne, dans le cadre de l’accusation de « propagation de fausses nouvelles» portée contre lui par l’Etat du Cameroun représenté par le ministère Public. L’audience de ce 11 avril était consacrée aux réquisitions mais à en croire le journaliste Polycarpe Atangana qui a assisté à cette audience, « le Ministère public a soutenu qu’il n’a pas encore pu produire l’extrait de casier judiciaire» de l’accusé. Un document qui devrait permettre de savoir si le journaliste et directeur des médias du groupe L’anecdote est « délinquant primaire » ou non. Mais déjà, l’un des conseils de l’accusé a vanté au président du tribunal, « les qualités citoyennes et républicaines du mis en cause », indiquant notamment qu’« il n’a jamais été condamné».

Si le casier judiciaire de Bruno Bidjang est effectivement vierge, il est clair que le tribunal devrait être clément envers lui. Déjà que le mis en cause a d’office plaidé coupable lors de la première audience. Du coup, la procédure allait se raccourcir. Il ne restait plus qu’au Ministère public de prononcer ses réquisitions, afin que le juge puisse s’en référer pour prendre sa décision.

Handball féminin : Pourquoi le Cameroun ne sera pas aux Jeux olympiques 2024

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Le handball féminin camerounais ne sera pas aux Jeux olympiques Paris 2024. Les Lionnes indomptables ne vont même pas prendre part au tournoi qualificatif qui aura lieu à Debrecen en Hongrie. La sélection nationale n’a pas pu faire le déplacement, pour des raisons administratives : « La fédération camerounaise de handball avait initialement introduit une demande de rendez-vous auprès du consulat d’Allemagne chargé de traiter les formalités de visa. Cependant, face à l’absence de réaction de cette chancellerie, nous avons sollicité l’intervention de la Fédération internationale de handball, et le président de la Confédération africaine de handball», commence Abba Oumate, le président de la Fédération camerounaise de handball (Fécahand). « Grâce à ces démarches, un rendez-vous nous a été accordés pour le lundi dernier. Nous y avons répondu mais malheureusement, la délégation a été éconduite du consulat, sans même avoir examiné notre dossier, sous le prétexte que nous ne disposons pas d’attestation d’assurance alors que le porteur était à l’extérieur pour les mettre à notre disposition », explique le président de la Fécahand.

Abba Oumate indique avoir sollicité avec succès l’intervention de l’Etat, qui a obtenu un autre rendez-vous avec le consulat d’Allemagne. Sauf que « le temps perdu rendait difficile à notre équipe d’arriver à temps sur le lieu de la compétition ; ce qui a conduit à notre retrait, au détriment de la Grande-Bretagne (Sic)», regrette-t-il.

L’homme ne manque pas de souligner que « cette situation regrettable intervient alors que le ministère avait pris toutes les dispositions pour assurer une bonne participation de notre équipe». Citant la «validation de notre participation, [le] budget nécessaire [qui] avait été validé dans les délais et une lettre de recommandation auprès de la chancellerie mise à notre disposition par le ministre des Sports et de l’éducation physique ». De quoi disculper Narcisse Mouelle Kombi pris à partie par une frange de l’opinion, croyant que des moyens n’avaient pas été mis à la disposition de la sélection nationale de handball. Le contexte de la guerre ouverte entre le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) aidant en cela.

Elevage: 2000 génisses à acquérir en 2 ans pour booster la production de lait

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Le gouvernement camerounais veut acquérir 2000 génisses gestantes à haute performance laitière entre 2025 et 2026. C’est l’une des astuces trouvées par le gouvernement pour renforcer la production locale de lait. Dans le détail, le ministère de l’Elevage, des Pêches et de l’Industrie animale (Minepia) qui porte cette initiative, indique que cette dernière a été retenue dans le cadre du projet de renforcement et de la mise  en place  des fermes laitières à vocation commerciale qui sera mis en œuvre au cours de la période sous-revue. Pour cette opération, le gouvernement planche pour un budget prévisionnel de de 2,4 milliards de FCFA, soit 1,2 milliard en 2025 et la même somme d’argent en 2026. Ces prévisions pourraient toutefois être revues à la hausse si le Cameroun décide d’importer ces vaches laitières de la France comme il l’a fait entre 2020 et 2023. En effet, selon nos confrères de Web-Agri, le prix d’une génisse laitière sur le marché hexagonal varie entre 1500 et 2000 euros, soit plus d’un million de FCFA. Un prix unitaire, qui, associées aux charges liées au transport, pourrait venir gonfler l’enveloppe prévue par l’Etat camerounais. Toutefois, le gouvernement peut tout aussi bien renouveler le contrat signé en  2020 entre le ministère de l’Élevage la société Coopex Montbéliarde (France) qui lui a permis d’acquérir entre 2020 et 2023, 495 vaches laitières au prix de 824 881 euros, soit 541,08 millions de FCFA.

Lire aussi: https://www.newsducamer.com/agriculture-les-premiers-couacs-du-programme-de-relance-de-la-culture-du-ble/

Perspectives de production

Au-delà des considérations financières susmentionnées, l’importation de vaches françaises et leur distribution progressive aux éleveurs a été bénéfique au secteur de la production laitière. En effet, selon des chiffres dévoilés en novembre 2023 par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale, la production de lait au Cameroun a augmenté de 5% au 31 août 2023 par rapport à la même période en 2022. Concrètement, elle est ainsi passée de 105 190 tonnes à 110 374 tonnes entre 2022 et 2023. Cependant,  cette embellie n’a pas eu un impact significatif sur l’offre nationale en lait qui est toujours très en deçà de la demande. D’après les données du Schéma National d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (Snaddt) la demande nationale de lait qui a culminé à 492 000 tonnes en 2020, devrait également croître pour se situer à 630 000 tonnes en 2025, puis 787 000 tonnes en 2030 et 963 000 tonnes en 2025. En ce qui concerne la production locale, les simulations faites dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique pour la période 2024-2026 (Piisah) sont plutôt pessimistes. Avec une variation annuelle de la production à hauteur de 4,7%, cette dernière devrait passer de 228 000 tonnes en 2020, à 368 000 tonnes en 2025 et 596 000 tonnes en 2030. Des chiffres qui sont loin de pouvoir combler la demande.

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Initiatives pour booster la production

Pour parvenir à une autosuffisance en cette denrée au niveau local, le Piisah préconise une augmentation annuelle de la production laitière à hauteur de 10%. Au moins jusqu’en 2030, le Cameroun devra en même temps, importer chaque année 239 000 tonnes de lait. Toutefois, au-delà de cette date, le Piisah souligne que les initiatives mises en place par le gouvernement vont permettre de satisfaire totalement la demande nationale estimée à 963 000 tonnes en 2035, sans recourir à la moindre importation.

Pour parvenir à ce résultat, le Cameroun envisage, en dehors de l’acquisition des génisses mentionnées au début de notre article, débourser 3,5 milliards de FCFA pour identifier, conserver 4 races bovines à haut rendement et produire des solutions endogènes aux différentes maladies auxquelles elles pourraient être confrontées. 6 milliards de FCFA seront également mobilisés pour fournir du matériel et des équipements de production aux éleveurs. En dehors de ces initiatives, le Cameroun compte également intensifier la production des fourrages, procéder à la formation et au renforcement des capacités pour la maîtrise des processus de collecte, de conservation, de transport et de transformation de lait. Le désenclavement des bassins de production, l’acquisition des infrastructures de conservation et de stockage ainsi que la structuration de la filière en inter-profession indépendante, sont des préalables consignés par le gouvernement.

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