mercredi, juin 3, 2026
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Lions indomptables : la page sur la polémique sur le stade tournée

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La paix des braves, au-delà de tout

« Ce ne sont pas les joueurs qui ont décidé de venir jouer ce match ici». André Onana est formel en ce que la décision de joueur à Garoua ne vient pas des joueurs. Même si c’est au sortir de l’audience à eux accordée par le Premier ministre que l’opinion a été définitivement fixée sur le lieu où doit se jouer le match Cameroun-Namibie. « En tant que joueurs, nous n’avons pas un problème de lieu. Nous les joueurs, respectons la hiérarchie. Le coach nous sélectionne, il nous communique un programme, et nous suivons le programme du coach. A partir de là, ce n’est pas nous qui décidons de là où nous voulons jouer », insiste-t-il. Et d’ailleurs, « il n’y a pas que Garoua, Yaoundé. Nous pouvons jouer partout. Ce match, si on nous dit ‘’vous irez le jouer à Bamenda’’, nous nous levons et nous allons jouer à Bamenda, nous n’avons pas de problème à cela», insiste-t-il. Avant d’indiquer que « nous sommes des exécutants ; mais on a notre patron qui est le coach».

En clair, la polémique sur le choix du lieu du match ne mettait aux prises que Marc Brys le sélectionneur et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Après quelques coups de part et d’autre, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a trouvé un terrain d’entente. Rencontre au cours de laquelle le Chef du gouvernement a tout de même demandé l’avis des joueurs. Lesquels lui avaient déjà dit leur disposition à « jouer partout » où la CAF et la Fécafoot auront décidé. « Donc moi particulièrement je suis très content d’être ici, mes coéquipiers et même le staff aussi», a souligné André Onana.

Et maintenant que la page est tournée sur cette autre bataille, toutes les parties regardent désormais dans la même direction. « Nous sommes des professionnels ; quand on nous dit, ‘’allons à Garoua’’, nous sommes tous contents de venir à Garoua et on vient avec le ‘’winner mentality’’. Nous sommes très contents d’être ici et nous venons pour gagner », réitère le portier principal des Lions indomptables. D’ailleurs « moi particulièrement j’ai de très beaux souvenirs d’ici (Garoua). Il y a un an nous remportions un match très important pour notre pays : nous avions gagné 3-0 », souligne-t-il, parlant du match Cameroun-Burundi, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

Lions indomptables : Deux équipes nationales du Cameroun à Garoua

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L'équipe nationale bis qui est à Garoua

Un groupe chantant l’hymne national du Cameroun dans une salle aux allures d’hôtel. Vêtus de tenues de sport aux couleurs du Cameroun, on y retrouve Nathan Douala,  joueur de Victoria united de Limbé. Il s’agit bel et bien de l’équipe nationale U20 débarquée de l’avion à Douala mercredi dernier. La bande sur laquelle Samuel Eto’o a jeté son dévolu lorsqu’il ne s’accordait pas avec Marc Brys et le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) refusait de se rendre à Garoua.

Les Lions indomptables bis exécutant l’hymne national à leur installation à Garoua

De sources dignes de foi, face au refus des autorités étatiques de voir cette sélection jeune voyager, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a opté pour un voyage en catimini. Ainsi, la sélection nationale bis a voyagé en rangs dispersés et en ténues civiles. Se dissimulant pour apparaître officiellement seulement à Douala.

A lire aussi: Les Lions snobent Eto’o à Douala et rejoignent Marc Brys à Yaoundé

Les raisons de cette présence dans la capitale régionale du Nord ne semblent pas toujours éloignées de celles de départ. Il s’avère que l’une des grandes batailles du moment porte sur la détention des passeports des joueurs. L’on a découvert sur les réseaux sociaux une sommation d’huissier servie au sélectionneur national Marc Brys par le secrétaire général de la Fécafoot, intimant au technicien en chef de remettre les documents de transport international des joueurs à la fédération, aux fins de pouvoir remplir la feuille de match. Une partie qui ne s’annonce pas facile, tant la Fécafoot a déjà pris le dessus au poste de team press officer. Avec Thierry Ndoh, celui nommé par le président de la Fécafoot, aux commandes de la conférence de presse d’avant-match. Comme ce fut déjà le cas lors du regroupement de juin dernier.

Du coup, la gestion des effectifs devrait être le dernier combat de l’actuelle guerre. Les prochaines heures seront déterminantes pour la suite des événements.

Franglish promet un spectacle mémorable au Palais des Sports de Yaoundé

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Arrivé dans la capitale politique du Cameroun jeudi dernier, Franglish, le chanteur franco-congolais a échangé avec les médias au sujet du spectacle qu’il donnera ce samedi 7 septembre. L’auteur du titre à succès « Béton », sortie en 2022, a promis une soirée mémorable au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Il a également révélé qu’il réservait une surprise spéciale à ses fans camerounais.

Accompagné des jeunes artistes locaux: Sabrina et Martin’s, le rappeur français a exprimé son excitation à l’idée de se produire pour la première fois au Cameroun. « Je suis ravi de pouvoir partager ma musique avec mes fans camerounais et je leur promets un spectacle inoubliable », a-t-il déclaré.

Mais Franglish ne s’arrêtera pas là. En marge de son concert à Yaoundé, il a prévu de faire don de fournitures scolaires à des enfants orphelins le 8 septembre, démontrant ainsi son engagement social.

Franglish, de son vrai nom Gédéon Mundele Ngolo, est un artiste franco-congolais qui s’est fait connaître sur la scène musicale internationale. Il est célèbre pour des chansons comme « My Salsa » et « Petit Diamant ». En combinant rap, chant et influences afrobeat, il crée un style unique qui plaît à beaucoup de gens. Sa popularité continue de grandir, surtout grâce à ses performances dynamiques et ses collaborations avec d’autres artistes célèbres.

Lac Municipal de Yaoundé : Un site à l’abandon 5 mois après la fin de la première phase

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Ville de Yaoundé

Le 26 mars 2024, la ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, a annoncé la fin de la première phase des travaux d’aménagement du Lac Municipal de Yaoundé. Cette première étape, inscrite dans un ambitieux programme de modernisation des villes initié par le chef de l’État, devait redonner vie à cet espace longtemps laissé à l’abandon. Selon les informations relayées à l’époque par le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), les abords du lac ont été aménagés afin de permettre aux habitants de la ville de Yaoundé d’effectuer des promenades aux alentours.

Ses eaux ont été assainies et on annonçait avec imminence, la pose des lampadaires sur le pourtour de cette étendue d’eau pour faciliter les marches piétonnes nocturnes. Sur le terrain, certains de ces travaux ont été réalisés. Toutefois, au lieu de devenir l’attraction principale de la ville, le lac municipal de Yaoundé revêt progressivement le visage hideux qu’il arborait il y a encore quelques années. Les lampadaires, censés éclairer les allées piétonnes pour permettre des promenades nocturnes, sont inexistants, tout comme la clôture de sécurisation du site, lais sant le lac exposé aux intrusions.

COMPORTEMENTS DÉGRADANTS ET DANGEREUX

Raymond M., un habitant de Yaoundé, raconte avoir été témoin d’une scène déplorable le 30 août 2024. Alors qu’il passait devant le lac, il a vu plusieurs personnes se livrer à l’expulsion de matières fécales dans ses eaux. Quelques jours auparavant, il avait également observé des écoliers tentant de se baigner dans cet étang, un comportement dangereux qui a été interrompu par des passants soucieux de leur sécurité. En l’absence de clôture, le lac est devenu un lieu où tout le monde peut entrer librement, sans contrôle, et les scènes de pêche au filet par des hommes en pirogue sont devenues monnaie courante.

Ces comportements ne sont pas seulement des actes isolés, ils reflètent un problème plus profond dans la gestion et la protection de cet espace que le gouvernement voulait transformer en un symbole de modernité. En effet, la réalité contraste fortement avec les déclarations optimistes du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain. Bien que la première phase des travaux ait été officiellement déclarée terminée, la mise en œuvre effective des infrastructures nécessaires pour rendre le site fonctionnel est loin d’être accomplie.

En outre, Le restaurant qui s’affiche fièrement aux abords du lac attend toujours la mise en place de commodités qui doivent permettre son lancement. En visite sur le site il y a plusieurs mois, Célestine Ketcha Courtès a prescrit la correction en urgence des manquements susmentionnés. Cependant, les premiers coups de pelle se font toujours attendre

PROBLÈMES FINANCIERS

 Le retard accusé dans la réalisation de ces travaux complémentaires est en partie attribué à des problèmes d’acquisition de matériel. Le restaurant, qui devait être l’une des principales attractions du site, n’est toujours pas équipé. Selon Arnaud Philippe Ndzana, coordonnateur de l’unité opérationnelle du projet de valorisation du lac municipal de Yaoundé et de la vallée de Mingoa, «le projet du lac tel qu’il a été conçu n’avait pas les équipements du restaurant (tables, chaises et autres).

 C’est l’acquisition de ces équipements qui est en cours à la Communauté urbaine de Yaoundé et c’est au bout de cette acquisition qu’on devrait pouvoir ouvrir le site pour accueillir les usagers». Cette acquisition de matériel est retardée par des procédures administratives complexes. Le mobilier nécessaire, en grande partie importé, nécessite un délai supplémentaire pour arriver à Yaoundé.

Pour pallier cette situation, le ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a suggéré une solution intermédiaire, consistant à louer temporairement certains équipements pour permettre l’ouverture du site au public. Cependant, cette solution reste à l’étude, et les habitants de la capitale doivent encore patienter avant de pouvoir profiter pleinement des installations promises.

«C’est une question de procédures maintenant, pour pouvoir acquérir les équipements. S’ils sont importés, ça prendra un peu de temps mais tout va être fait pour que ça se fasse vite. Le ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a souhaité voir une solution intermédiaire mise sur pied même par location de certains équipements pour commencer. Donc nous sommes en train d’explorer cette alternative qui permettrait d’ouvrir dans les meilleurs délais le site sans attendre ce qui pourrait être importé.», a ajouté Arnaud Philippe Ndzana.

QUID DE LA PHASE II

 En attendant, les négociations sont en cours pour confier l’exploitation du site à un opérateur privé, une décision qui devrait permettre une meilleure gestion de cet espace une fois les équipements installés. Toutefois, l’ampleur des retards ne se limite pas à l’ouverture du restaurant. La deuxième phase du projet, qui prévoit la construction de deux autres restaurants, d’un centre nautique, d’un aquarium, et d’un hôtel cinq étoiles, semble avoir été renvoyée à une date indéterminée. «Nous n’avons pas encore de visibilité sur ce sujet», avoue Arnaud Philippe Ndzana. «C’est pour ça qu’on essaie de mettre un peu plus d’efforts pour une phase intermédiaire qui permettrait de compléter ce qui a été fait avec d’autres agréments tels que les jeux d’enfants, les pédalos dans le lac, des petites choses comme ça qui peuvent se faire facilement», a-t-il ajouté.

Pis encore, le gouvernement camerounais ne semble pas pressé d’injecter des fonds dans le second versant du projet de valorisation du lac municipal de Yaoundé et de la vallée de Mingoa. En effet, ce dernier ne figure ni dans la liste des projets d’investissement par région à réaliser par le gouvernement en 2024, ni dans le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024- 2026, qui sert de feuille de route pour les projets prioritaires du pays sur une période de trois ans.

Le lac municipal de Yaoundé, censé incarner le renouveau urbain de la capitale, reste donc un projet inachevé. Les habitants, qui espéraient voir en cet espace un lieu moderne et convivial, doivent pour l’instant se contenter d’aménagements partiels. Le chemin vers la valorisation complète de ce site semble encore long, ponctué d’obstacles administratifs et financiers.

PCRN : La justice donne raison à Cabral Libii

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Le 11 mai 2019, Cabral Libii héritait du PCRN

Ça y est! Le président légal du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) est Cabral Libii. Ainsi en a décidé la justice. Dans une décision rendue publique ce 5 septembre 2024, le Tribunal de première instance de Kaëlé « déclare sieur Kona Robert mal fondé en sa demande, l’en déboute et le condamne aux dépens… ». Le cofondateur du parti avait saisi la justice pour solliciter l’annulation des résolutions du premier congrès ordinaire du premier congrès ordinaire du Pcrn. Congrès tenu à Guidiguis le 11 mai 2019.

La justice donne par conséquent raison à Cabral Libii dont la légalité à la tête de ce parti était contestée par le cofondateur du parti qui conteste au député sa légitimité, au motif que l’homme n’avait pas qualité pour être éligible à la présidence du parti au moment du congrès qui l’a élu, alors même qu’il n’était pas membre dudit parti. L’affaire était pendante devant e TPI de Kaëlé. Le cofondateur du Pcrn se bat pour reprendre le leadership d’un pari qu’ils ont librement remis, du moins la présidence, à l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018.

Avant la décision actuelle, Robert Kona avait déjà mordu la poussière devant Cabral Libii en mai dernier. Le juge des référés de la Chambre civile et commerciale du Tribunal de première instance de Maroua avait suspendu ledit congrès. Au motif que « il n’est intervenu ni un autre congrès, ni une décision de justice qui aurait remis en cause cette qualité de président national de M. Libii Li Ngué, et à fortiori qui aurait fait de M. Kona le président national du Pcrn». Ajoutant que « les textes du parti ne consacre,t nulle part la fonction de ‘’président fondateur’’ dont use souvent sieur Kona Robert».

L’extrait du plumitif

L’homme soutenu par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, réussira plus tard à tenir lesdites assises le 2 juin 2024 à Guidiguis. Pour se faire réélire à la tête du parti. Semant ainsi la confusion dans les esprits. Mais la procédure en nullité des résolutions du Congrès ayant élu Cabral Libii président du parti, restait pendante. Le verdict est tombé ce 5 septembre. Robert Kona a encore la possibilité de faire appel de cette décision ; mais pour le moment, la justice a rétabli Cabral Libii dans sa légalité.

Alors que Robert Kona s’était déjà rapproché du Rpdc, il vient d’être abattu en plein vol

Cela survient au moment où Robert Kona est appâté par des pontes du Rdpc, parti au pouvoir, pour opérer un virement vers le camp présidentiel. Et Robert Kona reçu en fanfare par Bayero Fadil, avait affiché son soutien au président Paul Biya qu’il soutient dans une nouvelle campagne pour un nouveau mandat à la tête du pays.

Lions indomptables : La gestion financière retirée à Samuel Eto’o

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« J’ai l’honneur de vous notifier l’accord de la présidence de la République, pour la mise à disposition du ministre des Sports et de l’éducation physique –paierie spécialisée), en vue des rencontres Cameroun-Namibie et Zimbabwé des 7 et 10 septembre 2024, de la somme de 1 O92 545 828… » C’est la substance d’un courrier adressé ce 2 septembre 2024 par le secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) au ministre des Finances. Il s’agit du budget des deux premiers matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 que livrent les Lions indomptables. Selon ce courrier, l’argent devrait donc être mis à la disposition de Narcisse Moelle Kombi qui pilote désormais la sélection nationale A depuis le déclenchement de l’actuelle crise.

Le courrier du Sgpr

C’est un épisode important dans la guerre que se livrent le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Sachant qu’un pan de la crise porte sur la gestion financière, la partie étatique a cru nécessaire de reprendre l’arme qu’elle livre à l’adversaire, qui la retourne contre elle. Ainsi, le Sgpr, Ferdinand Ngoh Ngoh que des observateurs avertis voient comme le principal adversaire de Samuel Eto’o, a coupé les vivres à l’autre.

Mais il est certain que la bataille financière est loin d’être gagnée. D’autant plus que les dispositions réglementaires prévoient que les fonds destinés au financement des équipes nationales soient mis à la disposition de la fédération. Et sachant Samuel Eto’o obstiné à défendre jalousement ses intérêts, l’homme devrait se jeter à l’eau pour rentrer dans ses droits. Il faudra déjà que Louis Paul Motaze l’argentier national, consente à faire cette dérogation.

Cameroun-Namibie : La Fécafoot réclame les joueurs

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« Ne perdons pas de vue que c’est un match organisé par la Confédération africaine de football qui n’a pour seul interlocuteur que la Fédération camerounaise de football. Je suis donc au regret de vous annoncer que, au moment où nous parlons, les joueurs et l’entraineur n’ont pas encore mis à la disposition du représentant de la Fédération camerounaise de football que je suis », s’est plaint Prosper Nkou Mvondo, le représentant du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Au cours de la réunion de préparation du match Cameroun-Namibie qu’il a présidée à Garoua ce 5 août 2024.

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Alors que l’on croyait la page des disputes tournée avec l’intervention du Premier ministre qui a permis que les joueurs consentent à rejoindre la ville de Garoua, ville choisie par la Confédération africaine de football (CAF) pour ce premier match des Lions indomptables en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, la Fécafoot vient de relancer les hostilités, ou du oins de révéler que le malaise n’est pas dissipé. «La fédération camerounaise de football est arrivée ici hier ; il était question que les joueurs qui jusque-là étaient à Yaoundé nous retrouvent, et que ces joueurs et l’entraîneur soient mis à la disposition de la Fédération camerounaise de football, qui seule est habilitée à traiter avec la Confédération africaine de football pour l’organisation de ce match », rappelle-t-il.

La Fécafoot snobée

Les joueurs arrivés à Garoua ce 5 août, ont regagné l’hôtel le Ribadou que la Fécafoot avait déjà réservé pour eux. Mais à l’évidence, les joueurs sont restés loin du staff de la fédération. C’était prévisible, tant Vincent Aboubakar et ses coéquipiers ont posé des conditions au Premier ministre, parmi lesquelles une prise de distance avec la Fécafoot, notamment le staff technique nommé par Samuel Eto’o, tout comme le staff de la fédération. Les rapports devraient se limiter au strict nécessaire comme les diligences liées à l’organisation technique du match. Il s’avère que pour sauver les meubles, Joseph Dion Ngute ait concédé quelques « caprices » aux joueurs, le temps des deux premiers matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ; et donc les matchs Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun. Et des sources crédibles indiquent qu’une fois arrivés à Garoua, les joueurs ont une nouvelle fois snobé la Fécafoot qui avait affrété un bus pour leur convoie à leur hôtel.

Sur le même sujet: Crise: l’ultimatum de Samuel Eto’o aux Lions indomptables

Une attitude que la Fécafoot dénonce : « Je continue donc à attendre, avec l’espoir que cette mise à disposition sera effectuée pour que nous puissions avoir les passeports des joueurs pour leur identification, pour que nous puissions remplir la feuille de match. Nous ne pouvons pas identifier les joueurs si ceux-ci ne sont pas mis à notre disposition. Il faut remarquer que ce problème peut entamer non seulement l’existence de la rencontre, mais aussi les bonnes performances que nous attendons de nos Lions indomptables », prévient-il.

Dénonciations : des banques invitées à suspendre les financements de Bolloré

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Une trentaine d’organisations de défense de l’environnement  font le Plaidoyer pour le blacklistage du groupe Bolloré. En effet,   des organisations telles que la Synergie nationale des paysans et riverains du Cameroun (Synaparcam), ActionAid France, le Centre pour l’Environnement et le Développement, GRAIN, FIAN Belgium,  ont adressé  le 31 juillet 2024, une lettre ouverte à 11 banques prêteuses de la multinationale française.

 Ces organisations  estiment que le groupe français à travers ses filiales en Afrique  enregistre des violations graves des droits humains et de non-respect des règles environnementales. Elles exigent aux  banques membres du conseil de l’organisme de certification Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), d’exclure Socfin (actionnaire de Socaplam) parmi ses membres. Ceci, pour ses manquements aux principes de production d’une huile de palme durable respectueuse des normes environnementales et des droits des communautés locales. 

Pour ces ONG,  les  institutions financières, en soutenant les activités de Bolloré, se rendent complices de  ces manquements  de sa filiale, la Socfin.  « En tant que financier, si vous avez connaissance de ces faits et que vous décidez, malgré tout, de financer l’entreprise, conformément aux lignes directrices de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), vous contribuez à ces préjudices. Les banques doivent déclarer publiquement qu’elles excluent Bolloré et Socfin de tout financement, si elles ne l’ont pas déjà fait, et mettre en place un processus de réparation ouvert à toutes les communautés. La poursuite de leur financement mettra en danger les populations et l’environnement », s’indigne Danielle Van Oijen, Coordonnatrice du Programme forêts de l’’ONG néerlandaise Milieudefensie dans une interview accordée à Mongabay. Il s’agit de l’une des organisations signataires de ladite lettre adressée aux banques.

 Il faut dire qu’il y a quelques mois, le conseil d’administration de la banque centrale norvégienne a décidé d’accorder un sursis à Bolloré. Le Fonds de pension a également été chargé de suivre la gestion des risques liés aux droits de l’homme, aux conditions de travail et au harcèlement sexuel auprès de la Compagnie de l’Odet et de Bolloré sur une période pouvant aller jusqu’à deux ans.  Mais les organisations de défense de l’environnement trouvent cette décision « insuffisante ».

De son côté, le  Groupe Bolloré nie toute  responsabilité des abus commis par sa filiale Socfin en Afrique. Comme toujours, il affirme être un actionnaire minoritaire au sein de la holding luxembourgeoise.  Le groupe français détient 39,75 % de participation au sein  de Socfin.

Entreprises: le Gecam dénonce les contrôles intempestifs des agents du commerce

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Le président du Groupement des Entreprises du Cameroun(Gecam) attire l’attention sur les mauvaises pratiques des agents du ministère du commerce. Dans un communiqué daté  du 23 août 2024, Célestin Tawamba, fait savoir que les opérateurs économiques subissent des abus de ces agents de la brigade de contrôle du ministère du Commerce. D’après l’homme d’affaires, il a été mainte fois reporté que les membres  du Gecam, font face à des contrôles intempestifs de ces éléments.

Ces « contrôles intempestifs » selon le Gecam,  se soldent par «  des scellés irréguliers assortis d ‘amendes exorbitantes, souvent en marge de la procédure administrative requise ».  La question, apprend-on, a  conduit à une concertation entre  le Gecam et les responsables du ministère du Commerce.  Au terme de ladite réunion,  le département ministériel semble avoir reconnu les irrégularités.  Mais, ses responsables affirment que  certaines entreprises ne sont pas non plus en règle et préfèrent procéder par la corruption.

Au demeurant, le Gecam invite ses membres à ne pas se taire en cas d’abus.  Ils sont appelés à« dénoncer de manière systématique, à travers le Gecam, tout agent qui se livrerait à de telles pratiques susceptibles de perturber le fonctionnement des activités commerciales ». Le ministère du Commerce a de son côté affirmé qu’il est engagé dans un processus d’assainissement des pratiques en matière de contrôle.

Socapalm : des travailleurs victimes d’abus sexuels

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Trois cas  d’allégations de viol, de harcèlement et d’abus sexuels ont été  relevés dans les plantations de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) entre 2021 et 2023. C’est ce  que révèle un rapport, publié par le Conseil d’Éthique du Fonds de pension norvégien, sur la base d’investigations menées dans les plantations de cette agro-industrie.

  Les femmes employées par la société, racontent qu’elles ont  subi des rapports sexuels forcés par les superviseurs de la Socapalm, en échange d’un certain nombre de privilèges liés à leur emploi.  Les  présumés auteurs de ces actes sont  pour l’essentiel des superviseurs, des responsables des recrutements, des agents de sécurité ou des fermiers de la Socaplam.   Les femmes des villages situés aux environs dénoncent elles aussi. Elles disent être parfois la cible  de certains cadres de la société lorsqu’elles traversent les plantations de la société pour se rendre dans leurs fermes familiales. Le rapport dénonce des cas  graves  d’atteintes aux droits humains. Entre autres, la violation des droits des travailleurs ;  de viol et de violences sexuelles sur les femmes  ou encore d’accaparement des terres etc.

Le Conseil d’Éthique du Fonds de pension norvégien à la suite de ces révélations,  a  adressé son rapport à la Banque Centrale de Norvège. Dans ce rapport, il propose que le Groupe Bolloré soit exclu des investissements du Fonds de pension du gouvernement norvégien, l’un des plus grands fonds souverains au monde.

 Il s’agit là d’un énième scandale concernant  des mauvaises  pratiques  de la holding luxembourgeoise  Société financière du caoutchouc (Socfin) Socfin dont la Socapalm est une filiale.  Dans  plusieurs pays en Afrique,  cette holding reliée à Bolloré est accusée de faits similaires. Il y a un an, la justice française a condamné  Socfin à   payer 142.000 euros, soit plus de 92 millions de FCFA aux riverains de la Socapalm. Les plaignants  installés dans les régions du Sud, du Littoral et du Sud-Ouest, où la socapalm est implantée, s’étaient constitués en un bloc pour  dénoncer l’accaparement de  leurs terres et lieux de sépulture, la pollution des cours d’eau par les produits chimiques etc.

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