jeudi, mai 28, 2026
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Nécrologie : Nkotti François casse sa voix

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Nkotti François n’est plus. Le musicien camerounais est mort ce matin dans une clinique de la ville de Douala, des suites de maladie. «Il subissait une opération chirurgicale qui n’est même pas allée à son terme », pleure un membre de la famille, au micro du poste national de la Crtv. L’homme était malade depuis plusieurs semaines.

Avec lui, une page de l’histoire de la musique camerounaise se ferme. L’homme s’en va après avoir célébré les 50 ans de sa carrière dans l’art musical en mars dernier. Une occasion qui a vu l’homme publier un livre autobiographique sur cette carrière pour le moins riche. Avec pour titre « On m’appelle Despo« . Laquelle a vu l’homme produire une dizaine d’albums qui ont fait danser plusieurs générations de Camerounais et d’Africains. Avec au passage, une parenthèse remarquable avec les Black style, un groupe dont il est co-fondateur. L’homme n’avait pas gardé en lui les clés du succès dont Hoïgen Ekwala de regrettée mémoire, Longue Longue, Belka Tobis et Benji Mateke. Sur ce terrain, le monde artistique lui doit le Concours national de la chanson, devenu Mutzig star, pour encourager l’éclosion de jeunes talents dans le domaine de l’art musical. Le festival Fomaric qui se célébrait annuellement dans la ville de Douala au cours du mois de février, est une initiative de la légende du Makossa.

Nkotti François n’a pas réussi que dans l’art. Piqué par le virus de la politique, l’homme avait opté pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Pour conquérir avec succès la mairie de Bonaléa, commune du département du Moungo, qu’il a dirigée de 2002 à 2013.

Réconciliation : Simon Njami veut sauver l’UPC

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Simon Njami Nwandi -en veste noire- tient à unifier l'UPC

« Nous devons travailler à unifier le parti au cours d’un congrès unitaire inclusif», a énoncé Simon Njami Nwandi de prime abord. En ouverture d’une Assemblée générale des cadres des différentes tendances de l’Union des populations du Cameroun (UPC) ce 03 août 2021 à Yaoundé. Initiative pour laquelle l’ancien député du parti des Crabes, a convié des personnalités du parti telles que les anciens présidents Basile Louka, Victor Onana, Aladji Baba Garba, président de la faction Bapooh Lipot, l’ancien ministre Simon Pierre Mbilla, Habiba Issa et Baleguel Nkot. Mais ces deux derniers, respectivement présidente et secrétaire général de l’une des deux factions d’upécistes qui ont maintenu le nom UPC pour lequel ils poursuivent la bagarre, n’étaient pas présents. La faute à l’organisation, selon l’ex maire de Makak, Sylvestre Nyeck Nyeck qui renseigne que l’invitation de Baleguel Nkot par exemple ne lui est pas parvenu la veille. L’homme n’étant pas joignable.

Toujours est-il que Simon Njami n’en veut pas particulièrement aux absents, car « ceci n’est qu’une première séance de travail» vers « un congrès unitaire inclusif » qu’il entend convoquer très bientôt pour définitivement mettre un terme aux dissensions internes au parti. Lui qui avait déjà essayé en vain en 2017 une première initiative du genre. Et le congrès unitaire qu’il avait convoqué avait abouti à la désignation de Baleguel Nkot comme secrétaire général et Habiba Issa comme Présidente du bureau directeur. Robert Bapooh Lipot n’avait pas pris part aux travaux. Lui qui avait hérité du secrétariat général lors du congrès de 2012, organisé par l’Upc version Augustin Frédéric Kodock.

Conditions

Aujourd’hui, l’unificateur du parti veut repartir sur de nouvelles bases et a tenu à avoir l’assentiment de toutes les parties. « Les deux personnalités qui s’appellent secrétaire général de l’Upc, je les interpelle en prime pour que dorénavant, ils se dépouillent de leurs prérogatives et de revenir dans les rangs », a-t-il posé comme préalable. Se fondant sur l’expiration du mandat confié à chacun des deux patrons de l’UPC. Mais il va falloir négocier la méthode de travail. « Nous sommes sensés avoir déjà organisé un Congrès, mais vous voyez bien que nous n’avons pas encore convoqué les militants. C’est parce que nous sommes habités par le souci d’unir l’Upc», assure Bapooh Lipot. «Allons vers un congrès unitaire, mais le préalable c’est de commencer par la base, comme le dit notre cri de ralliement. Cela veut dire que nous devons réorganiser le parti dès la base, recruter, doter le parti de représentants à la base car c’est eux qui font le Congrès. Nos textes sont clairs là-dessus, c’est la base qui donne quitus pour le Congrès et moi-même, dans ma posture de secrétaire général, je n’ai pas un mandat acquis pour être délégué au Congrès », rappelle-t-il. Alors que l’organisateur de la cérémonie semblait commencer par le sommet du parti. « Je ne suis ni de près, ni de loin concerné, ni responsable des problèmes internes du congrès de 2017 », a-t-il menacé. Toujours est-il que l’ancien député devenu président du conseil d’administration de la Société camerounaise de recouvrement des créances (SRC), se dit partisan du dialogue et déterminé à aller vers l’unité du parti.

Yaoundé : la grippe fait grimper le prix du porc

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Il est sept heures au marché Mvog-Ada à Yaoundé. Les commerçants étalent leurs marchandises sur  les comptoirs. Les vendeurs ambulants se bousculent dans les allées du marché, présentant leurs marchandises. Le marché grouille de monde,  sauf dans le secteur réservé à la vente de porc. Dans les porcheries, quelques têtes de porcs ça et là. Ailleurs, les revendeurs qui ont pu obtenir un porc, l’éventrent pour le revendre en morceaux. A peine nous posons le sujet sur la disponibilité du qu’il répond : « Le porc devient rare sur le marché. La peste porcine déclarée depuis quelques jours affecte la filière porcine », révèle t-il. Il n’en dira pas plus, certainement trop occupé à penser comment écouler sa marchandise. « La fermeture des frontières du grand foyer d’élevage qu’est l’Ouest, à la circulation de cette marchandise,  en est la principale cause », fait savoir Wilfried Kamdem, livreur de porc au  marché de Mvog-Ada.

Cette rareté du porc impacte sur son prix. « Je vends les petits porcs à  partir de 60 000 francs CFA. Les  gros s’acquièrent à partir de 75 000 francs CFA », affirme Rigobert Tsama, lui aussi commerçant au marché Mvog-Ada. Les revendeurs sont les premiers à s’en plaindre.  « Les porcs qu’ils trouvaient à 60 000 voire 65 000 francs ont subi une hausse. Les bénéfices ont chuté. J’achète un porc à 75 000 au lieu de 55 000 francs. Je vends un morceau à 800 francs désormais au lieu de 500 francs comme avant », fait savoir Kévin Siwé. Martial Kuetche est un vendeur de boyaux de porcs dans un carrefour de la place. Comme tous les autres, il se plaint aussi de la hausse des prix. « Les boyaux que j’achetais à 4000 ou 4500 francs valent maintenant 7000 francs, ce qui fragilise mon bénéfice », laisse-t-il entendre. On se rappelle qu’en mars 2020, la pandémie à coronavirus a avait déjà ralenti le marché des porcs, avec cette –fois la peste porcine, le marché du porc se trouve une fois encore fragilisé.

Bourse : le Congo et le Gabon clôturent leurs cotations à 100 %

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Les valeurs « EOCG 6,25 % Net 2021-2026 » et « EOG 6 % NET 2021-2026 », ont offert chacune 5 obligations qui ont été toutes cédées pour des montants de 50 000 francs CFA.


La cérémonie des premières cotations des obligations « EOCG 6,25% Net 2021- 2026» pour l’Etat du Congo et « EOG 6% NET 2021-2026 » pour le Gabon a eu lieu le 30 juillet dernier à Douala. Pour cette première journée de cotation à la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), la procédure d’introduction retenue était l’offre à prix ouvert. Le titre de créance de chacune de ces valeurs était côté avec un cours de référence fixé à 100%, soit 10 000 francs CFA.

Au total, 10 obligations ont transité dans le compartiment obligataire. Soit 5 obligations « EOCG 6,25% Net 2021-2026» et 5 « EOG 6% NET 2021-2026 » pour des montants respectifs de 50 000 Francs Cfa, pied de coupon. En effet, 5 obligations ont été demandées pour 05 obligations offertes et totalement servies. Il s’agit là des premières entrées des Etats depuis le début de cette année sur le marché boursier. Ce qui porte à 12 le nombre de lignes obligataires. Ces cotations en bourse font suite aux emprunts obligataires par appel public à l’épargne qui ont préalablement permis aux deux États de placer des obligations. Précisément, 11 millions 323 mille obligations pour le Congo et 18 millions 8 27 mille obligations pour le Gabon, au prix de 10 000 francs CFA l’unité. L’appel a permis de lever un montant global d’un peu plus de 302 milliards de francs Cfa, cet argent, soit 113,2 milliards de Fcfa pour l’Etat du Congo va lui permettre de financer des projets d’investissement prévus dans sa loi de finances 2021. Le reste, environ 189 milliards de Fcfa pour l’Etat gabonais sont destinés à apurer des moratoires en portefeuille à la direction de la dette. Une partie doit aussi servir à financer des projets prioritaires du plan d’accélération de la transformation de l’économie gabonaise.

L’inscription à la côte des deux emprunts obligataires a eu lieu au cours d’une cérémonie co présidée par le ministre des Finances du Congo et la ministre de l’Economie du Gabon. Elle a eu lieu en présence des représentants de la Cosumaf, de la Beac, des intermédiaires et des investisseurs.

Par Tatiana Meliedje

Exposition : Rideau sur la 10e édition du Sago

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Le Salon international de l’action gouvernementale s’est fermé le 31 juillet dernier à Yaoundé.

Le Salon international de l’Artisanat prend de l’ampleur. Cette année encore, le nombre de participant et de visiteurs en dit long sur son attractivité. Par dizaines de milliers, plusieurs ont fait le déplacement du Palais Polyvalent des Sports ou se tenait la 10e édition de l’évènement. Un peu plus de 350 administrations et institutions y ont élu domicile entre le 25 et le 31 juillet dernier, période au cours de laquelle s’est déroulé le salon d’exposition et d’échanges destinés aux acteurs gouvernementaux. Ministères, entités publiques, entreprises publiques ou organismes institutionnels se sont donnés à voir au cours de l’évènement. Si le premier jour était encore timide, le lancement officiel survenu le 26 juillet dernier a donné le ton à l’évènement. Une dizaine de membres du gouvernement, y ont fait le tour des stands le jour de l’ouverture officielle. Dans la délégation que conduisait le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des ordres académiques Jacques Fame Dongo, une forte présence de ministre ne charge des secteurs de l’économie. Parmi lesquels, le ministre en charge de l’Economie, Alamine Ousmane Mey, le ministre des Mines des Industries et du développement technologique, Gabriel Dodo Ndocke, le ministre des Postes et Télécommunications Minettte Libom Li Likeng notamment. Un engouement compréhensif au vu du thème choisi pour cette 10e édition : « du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi à la Stratégie nationale de développement 2020-2030, quelles perspectives pour le Cameroun ? ». Ce thème a longuement été débattu au cours de l’évènement, avec des approches aussi diversifiées que le type d’acteurs présents. Des échanges ont été multipliés avec la presse et les visiteurs sur des thématiques précises, touchant aux secteurs d’activités des participants. C’est ainsi par exemple que la Sodecoton, l’une des plus importantes entreprises publiques du pays a saisi l’occasion pour présenter sa vision et ses défis dans le cadre du développement de la filière coton au Cameroun pour les prochaines années, l’Agence de promotion des investissements (API) a déroulé sa batterie de mesures visant à accompagner les investisseurs tout en présentant ses acquis. Le ministère de l’Economie s’est attelé à présenter la SND-30 aux participants, le ministère en charge de la formation professionnelle a animé une thématique sur les enjeux de la formation à l’ère de l’industrialisation du pays, entre autres activités. Si cet évènement a pour but de présenter et valoriser l’action gouvernementale auprès du public, il vise aussi l’appropriation de la politique de développement et de ses défis par les Camerounais. C’est donc de manière logique que le thème de la conférence de clôture de l’évènement portait sur le rôle du citoyen dans la SND 30. Felix Zogo, secrétaire général au ministère de la Communication a par la suite déclaré clos la 10e édition du Sago, au nom du ministre de la Communication René Emmanuel Sadi.

Le FMI accorde 375 milliards au Cameroun

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Le Conseil d’administration de l’institution a approuvé le décaissement de 96 milliards au titre de la première tranche du programme triennal de redressement économique et financier signé le 29 juillet dernier avec le Cameroun.


La décision du Fonds monétaire international (FMI) est connue. Le conseil d’administration du FMI s’est prononcé en faveur d’un nouveau Programme économique et financier avec le Cameroun. C’était le 29 juillet dernier à Washington, aux Etats-Unis, siège de l’institution. Ce nouveau programme de trois ans (2021-2024) avec le FMI est adossé à une facilité élargie de crédit (FEC) et à un mécanisme élargi de crédit (MEDC) d’un montant global de 689,5 millions de dollars soit près de 375 milliards de francs CFA, peut-on lire dans le communiqué signé du ministre des Finances Louis Paul Motaze le 29 juillet dernier. « le financement au titre des accords de la FEC et du MEDC soutiendrait les efforts des autorités pour parvenir à une reprise post-pandémie rapide, renforcer la viabilité extérieure et budgétaire à moyen terme et mettre en œuvre leur programme de réformes structurelles vers une croissance soutenue, plus inclusive et diversifiée. Une mise en œuvre effective et résolue des réformes, notamment pour renforcer davantage la transparence, la bonne gouvernance et le cadre de lutte contre la corruption, est essentielle pour contribuer à catalyser des financements supplémentaires des donateurs. », a indiqué Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim du FMI, au terme des délibération du conseil. La signature de ce nouvel accord a aussitôt conduit au décaissement de 96 milliards de francs de CFA en faveur du Cameroun, représentant le quart des contributions du Cameroun au sein de l’institution et la première tranche des décaissements qui se feront au cours des trois prochaines années. L’enveloppe globale quant à elle représente 175% de la quote-part du Cameroun. Ce premier déblocage permettra une exécution sereine de budget de l’Etat 2021, car les 96 milliards avaient déjà été pris en compte dans la loi de finance rectificative de juin dernier. Une réussite pour le ministère des Finances, qui fondait la réussite de l’exercice budgétaire en cours par la conclusion de ce nouveau programme économique. « Cette décision des administrateurs du FMI, qui intervient à moins d’un mois après le succès réalisé par notre pays sur les marchés internationaux des capitaux dans le cadre de l’émission d’un nouvel eurobond de 450 milliards de francs CFA destiné en partie au rachat de l’eurobond de 2015, constitue à n’en point douter un signe d’encouragement aux réformes que mène le gouvernement […], en vue de l’émergence économique et sociale du Cameroun à l’horizon 2035 », a déclaré le ministre des Finances Louis Paul Motaze, suite à cette approbation du FMI. Comme les autres pays à travers le monde, le Cameroun a pâti des effets de la crise sanitaire du coronavirus sur son économie, ce qui a modifié à la baisse ses objectifs de croissance. Ainsi, le taux de croissance s’est situé à 0,7% en 2020 contre 3,7% en 2019. Ce ralentissement est aussi bien perceptible dans le secteur pétrolier que non pétrolier. Le secteur pétrolier qui a connu une hausse de la production (+2,2%), enregistre une croissance légère estimée à 1,3%. En 2021, le gouvernement projette un rebond de la croissance à 3,6% et à 4,6% en 2022. Pour les autorités camerounaises, ce nouveau Programme triennal permettra d’amorcer la reprise économique à partir de cette année 2021 et d’atteindre une croissance forte, soutenue et inclusive, adossée à des financements adéquats et une politiques budgétaire compatible avec la lutte contre l’expansion de la pandémie à coronavirus.

Auriol Dongmo : Le Cameroun sème, le Portugal récolte

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Auriol Dongmo défend désormais la nation portugaise

La lanceuse Auriol Dongmo qui a compéti pour le Cameroun en 2016, évolue cette fois-ci dans les rangs de ce pays européen.
L’athlète n’a pas pu atteindre son record personnel (19,75m), mais a réalisé un jet de 19,57m. Le quatrième meilleur de la finale. Ainsi, Auriol Dongmo , 31 ans, manque de peu d’avoir une médaille. Même si elle fait un bond spectaculaire après Rio 2016, où elle a terminé en 12ème position, avec un lancer de poids de 16,82m. Mais c’est le Portugal qui ressent davantage le choc de cet échec. D’autant plus que c’est sous la bannière de ce pays européen que la lanceuse qui avait terminé 12ème il y a quatre ans à Rio, est engagée. Le Cameroun qui a vu naître l’athlète, perd ainsi une Lionne au moment où elle atteint la maturité. AU moment où ses ambassadeurs aux JO 2020, se font éliminer l’un après l’autre, sans qu’ils puissent prendre part à une seule épreuve finale jusqu’ici.

Découverte lors des jeux Fénassco (jeux scolaires), Auriol Dongmo Mekemnangse distingue très vite et est sacrée championne du Cameroun en 2009. C’est le début d’une carrière qui évolue au fil des ans. Engagée dans les lancers de poids et de disque, la jeune athlète est médaillée d’or aux Jeux africains 2011 avec un lancer de 16,03 m au poids et se classe 5ème au disque, avec une performance de 40,34m. Et est élue meilleure sportive de l’année au Cameroun. L’espoir de l’athlétisme camerounais garde la tête sur les épaules et accentue le rythme d’entraînement. Les résultats sont au rendez-vous.

Auriol Dongmo déçue de sa 4ème place

L’ex Camerounaise, détient le record national du Portugal

En 2014, la native de Ngaoundéré établit un nouveau record du Cameroun (16,84m) aux Championnats d’Afrique à Marrakech. La marche vers les Jeux olympiques 2016 est irréversible. De moins en moins, la lanceuse poursuit dans ses deux épreuves, et privilégie le poids. En 2015, si la performance baisse aux Championnats d’Afrique centrale (16,82m), c’est pour mieux rebondir aux Jeux africains Brazzaville 2015, avec un jet de 17,21m. Un nouveau record personnel et national. Mais le grand rendez-vous des Jeux olympiques 2016 est une désillusion pour la Lionne indomptable qui recule à 16,82m. Avant de se consoler en 2017 en occupant la première place aux Jeux de la Solidarité islamique de Bakou (avec 17,75m), puis aux Jeux de la Francophonie la même année à Abidjan avec un jet de 17,68m.

L’évolution semble stagner pour une athlète évoluant dans un pays où le football bénéficie de toutes les attentions, au détriment des autres disciplines. La championne d’Afrique disparait des radars, pour ne réapparaître qu’en 2020 aux couleurs du Portugal. Le pays de la Roja a fait les yeux doux à la Lionne indomptable qui n’a pas hésité à succomber à la tentation. Très vite, le record national du nouveau pays est battu avec un jet de 19,53m. Aujourd’hui, le record woman du lancer de poids au Portugal a établi un nouveau record, à 19,75m.

Retrouvez ici le tableau des résultats du lancer de poids féminin

Justice : Erica Mouliom inhumée, Tenor derrière les barreaux

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Tenor en taule

Erica Mouliom Nfiya repose depuis samedi à Foumban. La famille de la jeune étudiante retrouvée morte le 15 juillet dans le véhicule ne feu de l’artiste Tenor, a conduit sa fille à sa dernière demeure. Sans attendre de savoir les circonstances réelles du décès de la fille. Selon le lanceur d’alertes Paul Chouta, « un membre de sa famille me confie que Erica n’avait même pas une égratignure sur elle. La même personne ira loin en me confiant que jusqu’ici ni Ténor, ni son manager, ni sa famille, personne ne leur a envoyé ne serait ce qu’un message de réconfort», rapporte le site internet 237online.com.

De quoi en rajouter au courroux d’une famille meurtrie et dont le chef, Jean Georges Mouliom, avait déjà annoncé les couleurs en sortant le corps de la défunte de la morgue de l’hôpital Laquintinie, en lançant un message pour le moins fort : «Dites à ce garçon que cette fois ci, il s’est attaqué à un Lion. Dites-lui que comme il n’est pas mort, qu’il vienne en pays Bamoun doter ma fille ». De toutes les façons, la famille a constitué un collectif d’avocats pour poursuivre en justice celui qui se trouvait dans le véhicule en compagnie d’Erica Mouliom au moment de la découverte de son décès. Il pèse sur la tête de l’artiste musicien les chefs d’accusation d’« homicide involontaire» et « conduite en état d’ébriété». C’est peut-être au cours du procès que l’on en saura davantage sur ce qui s’est passé cette nuit-là.

Entre temps, la veille de l’inhumation d’Erica Mouliom, son présumé assassin était transféré à la prison de New Bell. Le procureur de la République a décerné contre l’homme un mandat de détention provisoire d’une durée de six mois. L’homme qui sort à peine d’une hospitalisation y méditera son sort, avant d’affronter la justice. Sous le feu de l’action, le manager de Tenor avait tenté de dédouaner son poulain, en parlant d’un chauffeur porté disparu. Sans donner l’identité de ce dernier.

Les faits se déroulent le 15 juillet 2021. La ville de Douala se réveille avec la nouvelle de l’incendie du véhicule de l’artiste Tenor au lieu dit Feux Bessengue. Le véhicule est entièrement consumé. On y retrouve le corps sans vie d’Erica Mouliom assise à la banquette arrière. Les informations vont dans tous les sens. Certaines sources parlent d’un chauffeur porté disparu, d’autres parlent de l’artiste qui était lui-même au volant. Une seule information concordante : Tenor était dans un état d’ébriété avancé. La vedette camerounaise de la musique urbaine est transportée à l’hôpital Laquintinie pour une opération chirurgicale d’urgence.

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Industries extractives : La suspension du Cameroun levée

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Le cameroun réhabilité à l'initiative ITIE

Le Cameroun est maintenu dans le cercle des pays transparents dans la gestion de son activité minière. L’Initiative de transparence dans les industries extractives (Itie) a levé la suspension du Cameroun au cours de son conseil d’administration tenu le 23 juillet dernier. Cette décision fait suite à la publication le par le Cameroun le 30 juin dernier de son rapport sur l’activité minière au Cameroun en 2018. Ce rapport était attendu de l’organisation au plus tard le 1er avril 2021. Mais du fait du retard accusé, il avait été suspendu une fois la date butoir arrivée. « (…) Conformément à la norme Itie, il a été convenu que la suspension serait levée si le Conseil d’administration de l’Itie se satisfait du fait que le rapport en suspens a été publié dans les six mois suivant la date limite. Le secrétariat est en mesure de confirmer que le Cameroun a publié son rapport Itie de 2018 le 30 juin 2021. Ainsi, la condition pour la levée de la suspension a été satisfaite », peut-on lire dans la décision du Conseil d’administration.

La levée de la suspension décidée par le Conseil d’administration de l’Itie permet de redorer le blason du Cameroun à l’international. Celle-ci « (…) réaffirme la place du Cameroun dans le prestigieux club des pays cherchant à améliorer leur climat des affaires, en favorisant la transparence dans les secteurs pétrolier, gazier et minier », avait précisé le vice-président du comité Itie au Cameroun, Gabriel Dodo Ndocke, ministre en charge du secteur des mines.
Par Jean Luc Fassi

Douala : 102 milliards pour améliorer le transport de l’électricité

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Douala pauvre en alimentation électrique

Les industries camerounaises sollicitent d’Eneo une puissance supplémentaire de 430 MW pour mener à bien leurs activités. 42% de cette demande est formulée par les entreprises de Douala et de ses environs. Il s’agit principalement de celles relevant des secteurs de la cimenterie, l’agro-alimentaire et les services. La plupart d’entre elles, lors d’une concertation avec les acteurs du secteur à Douala, ont déclaré être obligées de faire recours aux groupes électrogènes pour fonctionner. En réaction, les opérateurs indiquent que cette situation est due à la surcharge des deux lignes principales de transport qui alimentent la ville de Douala. Le poste de Ngodi Bakoko par exemple se trouve limité à 50 MW. La bonne nouvelle, annonce le directeur de l’électricité au Minee, est que le gouvernement a signé avec société générale, une convention de 102 milliards de Fcfa, exclusivement dédiés au renforcement de la capitale économique, et pour sécuriser en priorité les zones industrielles.

Le projet entend venir à bout de cet engorgement en créant une nouvelle ligne de 225 méga volt entre Magobè-Ngodi Bakoko, Logbaba et Logbessou, avec un nouveau poste 225 MV à Logbessou. Ce projet prévoit également pour la plupart des industriels qui sont alimentés par le poste de Koumassi, de le relier au poste de Ngodi Bakoko. Pour la zone industrielle de Bonabéri, il sera question de construire un nouveau poste 90 à Sodiko et pour les industries de la zone portuaire, relier le poste de Deido par une liaison souterraine au poste de Koumassi. « Tous les accords sont signés. Le marché des travaux est en train d’être finalisé par les services spécialisés et le démarrage des travaux est prévu avant la fin de l’année 2021 », a précisé Lionel Ongba Oyono.

Ces travaux devraient commencer par le renforcement des capacités de transformation des postes sources et les postes d’interconnexion. A ce sujet, Sonatrel indique qu’il est attendu 10 transformateurs pour augmenter les capacités de certains postes à Yaoundé et Bekoko à Douala. Bien plus, qu’il est prévu la construction d’un poste au niveau de Missolé II à la sortie Est de la ville. Initialement dimensionné à 50 MW, il est envisagé de doubler sa capacité. « Pour ce poste les offres ont déjà été réceptionnées donc nous pouvons vous garantir que d’ici 18 à 24 mois, le poste de Missolè sera en service. On peut déjà assurer tous les industriels qui sont installés au niveau de Douala Est qu’on aura un poste de transport qui sera mis en place pour répondre à la problématique de la demande ».

En gros, il faudra attendre fin 2022 pour ce qui est de l’augmentation des capacités des postes, puis fin 2023, pour la construction d’une nouvelle ligne de transport tandis que les industries espèrent avoir 430 MW supplémentaires cette fin d’année.
Par Tatiana Meliedje

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