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Bureau de mise à niveau : vers une cessation d’activités ?

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Du fait d’un manque de financement, l’organisme pourrait arrêter son soutien aux PME dès 2022, ceci au grand désarroi des entreprises camerounaises de plus en plus exposées à la forte concurrence des échanges commerciaux dans le cadre des APE et de la Zlecaf.


Rehausser le niveau des entreprises camerounaises pour les préparer à faire face à la rude concurrence qui naîtrait des Accords de Partenariat Economiques signés avec l’Union européenne. Dès la création du Bureau de Mise à Niveau des entreprises, l’objectif et les missions assignés à cet organisme gouvernemental étaient clairs. En près de sept ans d’activités, 785 entreprises ont adhéré au Programme national de mise à niveau et parmi elles, 128 ont été éligibles aux critères de sélection du Programme. L’Etat a versé aux entreprises sélectionnées environ de 4, 5 milliards de francs CFA de primes sur investissements matériels et immatériels. En retour, ces entreprises ont directement investi dans l’économie nationale 19,5 milliards de francs de francs CFA. Ces chiffres ont été révélés par Chantal Elombat Mbedey, directeur général du Bureau de Mise à Niveau. C’était le 29 juillet dernier au cours d’une signature de convention avec des entreprises à Douala.

Mais le chemin pourrait bien s’arrêter là. Au cours de la récente session du Comité de pilotage du BMN tenu organisé le 7 juillet dernier, l’organisme a dû confronter l’incertitude dans laquelle il baigne. « Le financement de l’Agence française de développement (AFD), consécutif au 3e CD2 (Contrat désendettement développement, NDLR), s’épuise en décembre 2021. Puisque le BMN n’a pas été reconduit pour le second triennat. Une vaste réflexion est engagée par le Comité de pilotage pour permettre un autofinancement du BMN », révélait un membre du Comité. Autrement dit, la structure étatique se retrouve sans financement. Celui-ci lui provenait à sa phase pilote en 2016, de l’Organisation des Nations-Unies pour le Développement Industriel (Onudi), puis de l’Union européenne dans le cadre du Programme d’Appui à la Compétitivité de l’Economie Camerounaise (Pacom) dans le sillage de la signature de l’Accord de partenariat économique avec l’UE. Depuis 2017, c’est l’Agence Française de Développement qui finance la structure. Ce dernier n’ayant donc pas été reconduit, le BMN s’achemine vers une cessation d’activités d’ici 2022. Pourtant,« le BMN est cette structure qui permet aux entreprises camerounaises de faire face à la rude concurrence que leur livrent les marques étrangères du fait de l’ouverture du marché national dans le cadre d’abord des Accords de Partenariat Economiques signés avec l’UE, et depuis cette année, dans le cadre de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre échange continentale», indique une source au BMN.

Selon la stratégie du BMN, cet organisme de l’Etat a besoin d’une enveloppe d’un montant de 65 milliards de Francs CFA pour réaliser ses objectifs sur la période 2020-2024. Ceci, dans l’optique de pouvoir conduire la mise à niveau de 600 entreprises camerounaises. Le volet développement des APE doté d’une enveloppe de 400 milliards de francs CFA prévoit notamment l’accompagnement à la compétitivité des petites et moyennes entreprises camerounaises. Ce financement devrait être débloqué à partir de 2021, mais tardent à l’être jusqu’ici.

LE BMN, L’INSTRUMENT POUR LA COMPÉTIVITÉ DES ENTREPRISES

Le BMN est une structure étatique sous tutelle technique du ministère en charge de l’Economie. Il a été mis en place pour accroître la compétitivité des entreprises camerounaises, dans un contexte d’émergence de la zone de libre-échange. Il déploie depuis sa création en 2011, des outils tels que le Programme national de mise à niveau (PNMAN). En plus de l’accompagnement dans la compétitivité et la restructuration financière, le BMN a signé des partenariats avec plusieurs organismes financiers, en vue de faciliter l’accès aux financements aux entreprises bénéficiaires des programmes du BMN.

Rebondissement : Essombe Tiako repêchée

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Grâce à son bourreau, Essombe Tiako peut encore revenir dans l'arène

La chance a souri finalement à Essombe Tiako. La lutteuse camerounaise vient d’être repêchée dans sa catégorie (53kg dames), pour un dernier combat avec en jeu la médaille de bronze. A la faveur des règles de jeu qui prévoient qu’en cas de qualification d’une lutteuse pour la finale, celle qu’elle a battue d’entrée, est repêchée pour cette médaille. Et en battant la Polonaise Marta Zasina Roksana (12-2) en quarts de finale, puis la Mongolienne Bat Ochir Bolortuya (3-6), la Japonaise Mukaida Mayu offre ainsi une occasion à la Camerounaise de revenir dans l’arène. Ledit combat a lieu ce vendredi à 3h, contre la Polonaise Marta Zasina Roksana.

Dès son entrée sur scène, le porte-étendard du Cameroun à Tokyo 2020 avait perdu (0-10) contre Mukaida Mayu. Un score qui symbolisait la nette domination de la Japonaise, 24 ans, sur son adversaire de 33 ans. Mais les yeux de la capitaine de l’équipe camerounaise étaient restés rivés sur le tapis B du Makuhari Messe Hall de Tokyo qui devait abriter le prochain combat de son bourreau. Avec l’espoir que celle-ci neutralise également la prochaine cible.

C’est fait. Reste à Joseph Emilienne Essombe Tiako de concrétiser cette fois-ci et de donner du sourire à ses compatriotes meurtris par la série noire subie par les 11 autres athlètes du Vert-rouge-jaune qui ont aligné une série de défaites au fur et à mesure de leur entrée en compétition.

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PME : le coup de pouce d’ecobank et de Microsoft

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Un programme de formation en ligne disponible jusqu’au 31 décembre 2021 est ouvert aux Petites et Moyennes Entreprises d’Afrique subsaharienne pour les aider à améliorer leurs compétences numériques et être plus compétitives.

Ecobank, via son pôle de Banque Commerciale, a décidé d’aider les chefs d’entreprise à combler le déficit de compétences numériques dans leurs domaines et à améliorer les capacités numériques de leurs employés. Le groupe bancaire panafricain a scellé dans ce cadre, un partenariat avec Microsoft, LinkedIn, GitHub et l’Académie Ecobank .

Ce programme de formation qui se situe dans le cadre de l’initiative Global Skilling est disponible sur un portail en ligne où les PME peuvent s’inscrire et commencer leur formation dans l’un des dix domaines de compétences concernés. Entre autres, services à la clientèle, conception graphique, marketing numérique, analyse financière, assistance informatique, gestion de projets, ventes, analyse de données, administration informatique et développement de logiciels. Un webinaire a eu lieu le 26 juillet dernier et les participants peuvent suivre le programme virtuel en fonction de leur propre rythme jusqu’au 31 décembre 2021.

Cette initiative pensée dans un contexte de covid qui a fortement touché les PME, vise à accélérer leur transition vers le numérique afin qu’elles puissent rester compétitives. « Grâce à ce partenariat avec Microsoft, LinkedIn, GitHub et l’Académie Ecobank, nous proposons des formations pour doter les chefs d’entreprise et leurs employés des compétences numériques dont ils ont besoin pour rester connectés à leurs clients. Nous sommes déterminés à faire en sorte que nos PME clientes continuent à se développer et réussissent dans l’ère post COVID19 ». A déclaré Joséphine Anan-Ankomah, Directrice de la Banque Commerciale du Groupe Ecobank. « Les startups et les PME jouent un rôle essentiel dans l’innovation, la croissance économique et la création d’emplois, et l’élargissement de l’accès aux compétences numériques est l’une des pierres angulaires d’une reprise économique réussie. » A indiqué pour sa part Ibrahim Youssry, directeur général pour la région Moyen-Orient et Afrique chez Microsoft.

Le programme Global Skilling s’ajoute à d’autres initiatives développées par le groupe Ecobank cette année en faveur des PME. On note notamment la solution Ecobank Marketplace qui permet aux entreprises d’accroître leurs ventes sur les plateformes numériques ou encore le programme Ellever, qui offre des avantages financiers et de mentorat aux entreprises dirigées par des femmes ou orientées sur les femmes.

Par Tatiana Meliedje

73,37 % de réussite au baccalauréat général

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C’est ce qui ressort du bilan provisoire publié par l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC), après l’annonce des résultats.


73 ,37 %, c’est le taux de réussite national à la session 2021 du baccalauréat de l’enseignement général. Ces statistiques provisoires sont rendues publiques par l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) le 29 juillet dernier. La région du Sud-Ouest malgré la crise sécuritaire compte le plus grand taux de réussite avec 83,73 %. L’année dernière, elle occupait la troisième place avec un taux de réussite de 52,34 %, soit 61 admis sur 103 candidats. S’en suit la région du Centre qui occupe la deuxième place du classement avec 76,18 % après les 49,68 % obtenus en 2020. Près de 18 874 élèves ont été admis sur 37 992 candidats. La région de l’Est sort troisième avec un pourcentage de réussite de 73,82 %, après s’être classée en 2020 à la huitième place avec un pourcentage de 40, 20 %. Puis vient la région du Nord-Ouest avec un taux de réussite de 73,58 %. Elle a baissé de niveau comparé à la session précédente où elle enregistre 59, 22 % de réussite qui lui permettait de se positionner à la tête du classement. La cinquième place est pour la région de l’Ouest qui enregistre un taux de 73,39 % de réussite contre les 50,97 % récoltés à la session 2020. Au sixième rang du classement national, la région du Sud avec 72,71 % de réussite après les 44,46 % de l’année dernière. 70,99% justifie la place de la région du Nord au rang de septième national. Elle réalise néanmoins une grande performance après 34,82% de réussite obtenus en 2020. La région du Littoral est huitième avec un taux de 70,94%. Après les 54, 91% de 2020. La région de l’Extrême-nord est la neuvième du classement avec 68,87%. La région de l’Adamaoua est dernière avec 68,33%. Le taux de réussite est en nette progression dans la majeure partie des régions.

LE TAUX DE RÉSULTAT BACCALAURÉAT GÉNÉRAL 2021 AUGMENTE DE 26,18%

Le taux de réussite national à la session 2021 du baccalauréat d’enseignement général est de 73,37%. Contrairement à la session 2021, le taux national des examens au baccalauréat général 2020 est de 47,22%, soit une augmentation de 26,18%. Si le ministère des Enseignements secondaires n’a pas encore commenté cette hausse fulgurante du taux de réussite, certaines indiscrétions l’expliquent par les changements de l’approche pédagogique et par les bouleversements enregistrés durant l’année scolaire du fait de la pandémie. Cette crise sanitaire, l’on se rappelle, a conduit à la suspension des cours et au confinement des élèves pendant plus de deux mois.

Par Isnelle Feuku (stagiaire)

Joseph Beti assomo remobilise les troupes

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Le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense a effectué deux visites de travail dans les régions de l’Ouest et de l’Extrême-Nord.


A moins d’une semaine, Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense s’est rendu à l’Ouest, puis à l’Extrême-Nord. Question pour le Mindef, de remobiliser les troupes sur le terrain en vue d’arrêter la saignée causée par la montée en puissance des attaques des combattants séparatistes et des incursions de Boko Haram. Il était davantage question pour Joseph Beti Assomo de porter du réconfort aux militaires blessés et de diagnostiquer la situation sécuritaire assez préoccupante. « Nous avons été spécialement dépêchés en urgence dans l’Extrême-Nord par le président de la République. Il nous a demandé de venir porter son réconfort et son appui à nos militaires blessés dans les attaques perfides du groupe terroriste Boko Haram sur certaines de nos positions militaires ces derniers jours, particulièrement dans le département du Logone et Chari », a indiqué Joseph Beti Assomo au cours d’un point de presse lors de sa visite à l’Extrême-Nord, en fin de semaine dernière. Le ministre de la Défense qui a reconnu la capacité de nuisance de Boko-Haram a tenu à féliciter tous les militaires au front pour le travail abattu. « Le groupe terroriste revient en force… Boko Haram a, d’après les analyses que nous avons faites, un nouveau visage… Et notre devoir était de venir féliciter les hommes qui sont sur le terrain pour tout le travail qu’ils ont fait jusqu’ici. Souvenez-vous que depuis quelque chose comme six à huit mois, nous n’avons pas d’attaque véritable ou de tentative d’attaque de Boko Haram. Cela grâce au travail remarquable des forces de défense et de sécurité». Un discours qui avait déjà été tenu dans la région de l’Ouest où il avait déjà dénoncé « les attaques perpétrées à répétition des individus lourdement armés».

RIPOSTE

Lors de sa visite, le 23 juillet dernier dans la région de l’Ouest, nouvelle cible des attaques des combattants séparatistes, Joseph Beti Assomo a tenu une réunion de sécurité avec les officiers généraux des armées, les responsables des régions militaires, le haut commandement de la Gendarmerie et toutes les autorités administratives de la région. Au cours de la rencontre, les participants ont analysé la situation sécuritaire, avant que de tirer les conclusions. Il s’est agi entre autres de renforcer les effectifs de militaires dans les rangs, de réorganiser les comités de vigilance. Une réunion similaire a été tenu le 28 juillet dernier à Mora dans l’ExtrêmeNord. Dévoilant les conclusions de cette rencontre, Joseph Beti Assomo a souligné : « ce que je puis vous dire, c’est que nous n’avons pas tenu une réunion pour rien. Nous avons tenu une réunion spéciale d’évaluation sécuritaire pour voir comment recadrer notre action, comment restructurer la configuration de l’implantation du dispositif sur le terrain. En un mot, comment s’adapter à la nouvelle donne. Ce qui s’est passé ces derniers jours, croyez-moi, ne restera pas sans conséquence et sans réaction appropriée de l’armée camerounaise. Je ne puis aller dans les détails de ce qui a été dit. Tous les chefs militaires étaient là, les états-majors centraux comme ceux qui conduisent les opérations sur le terrain. Et je préfère vous donner rendez-vous sur le terrain dans un avenir très proche ».

Ces dernières semaines, les attaques de Boko-Haram et des combattants séparatistes ont fait une vingtaines de morts militaires et policiers.

Douala : 102 milliards pour améliorer le transport de l’électricité

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Le projet qui consiste au renforcement des capacités des postes de transformation et à la création d’une nouvelle ligne de transport va démarrer d’ici la fin d’année et vise prioritairement les zones industrielles.


L es industries camerounaises sollicitent d’Eneo une puissance supplémentaire de 430 MW pour mener à bien leurs activités. 42% de cette demande est formulée par les entreprises de Douala et de ses environs. Il s’agit principalement de celles relevant des secteurs de la cimenterie, l’agro-alimentaire et les services. La plupart d’entre elles, lors d’une concertation avec les acteurs du secteur à Douala, ont déclaré être obligées de faire recours aux groupes électrogènes pour fonctionner. En réaction, les opérateurs indiquent que cette situation est due à la surcharge des deux lignes principales de transport qui alimentent la ville de Douala. Le poste de Ngodi Bakoko par exemple se trouve limité à 50 MW. La bonne nouvelle, annonce le directeur de l’électricité au Minee, est que le gouvernement a signé avec société générale, une convention de 102 milliards de Fcfa, exclusivement dédiés au renforcement de la capitale économique, et pour sécuriser en priorité les zones industrielles.

Le projet entend venir à bout de cet engorgement en créant une nouvelle ligne de 225 méga volt entre MagobèNgodi Bakoko, Logbaba et Logbessou, avec un nouveau poste 225 MV à Logbessou. Ce projet prévoit également pour la plupart des industriels qui sont alimentés par le poste de Koumassi, de le relier au poste de Ngodi Bakoko. Pour la zone industrielle de Bonabéri, il sera question de construire un nouveau poste 90 à Sodiko et pour les industries de la zone portuaire, relier le poste de Deido par une liaison souterraine au poste de Koumassi. « Tous les accords sont signés. Le marché des travaux est en train d’être finalisé par les services spécialisés et le démarrage des travaux est prévu avant la fin de l’année 2021 », a précisé Lionel Ongba Oyono.

Ces travaux devraient commencer par le renforcement des capacités de transformation des postes sources et les postes d’interconnexion. A ce sujet, Sonatrel indique qu’il est attendu 10 transformateurs pour augmenter les capacités de certains postes à Yaoundé et Bekoko à Douala. Bien plus, qu’il est prévu la construction d’un poste au niveau de Missolé II à la sortie Est de la ville. Initialement dimensionné à 50 MW, il est envisagé de doubler sa capacité. « Pour ce poste les offres ont déjà été réceptionnées donc nous pouvons vous garantir que d’ici 18 à 24 mois, le poste de Missolè sera en service. On peut déjà assurer tous les industriels qui sont installés au niveau de Douala Est qu’on aura un poste de transport qui sera mis en place pour répondre à la problématique de la demande ».

En gros, il faudra attendre fin 2022 pour ce qui est de l’augmentation des capacités des postes, puis fin 2023, pour la construction d’une nouvelle ligne de transport tandis que les industries espèrent avoir 430 MW supplémentaires cette fin d’année.

Drame : Au moins 16 morts à Awaé

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Un blessé de l'accident

Des corps éparpillés dans la broussaille, des corps imbibés de sang, des corps amochés,… Avec à la clé 16 morts enregistrés sur place selon des sources concordantes. C’est le bilan provisoire d’un accident de la circulation survenu ce matin du 5 août 2021 à Awaé, une localité près de Yaoundé sur l’axe routier Yaoundé-Bertoua, entre un bus de la compagnie de transports Avenir de la Kadéi, et un grumier.

Selon André Rémi Akono Alinga, le maire de la localité, « selon des informations recoupées, un grumier chargé de billes de bois et venant d’Akonolinga, et un bus qui allait en sens inverse ont fait collision. Il se pourrait qu’au niveau d’un virage, le grumier était déporté du côté où circulait le bus. Alors dans les manœuvres, le conducteur du bus s’est démené, et de la même façon, le sûrement, le conducteur du grumier a fait autant. Il y a une bille de bois qui a lâché, et qui s’est rabattu sur le bus et donc tous les passagers qui se trouvaient du côté où la bille de bois est tombée, ne pouvaient pas survivre», joint par Guy Roger Obama de la radio privée Magic Fm. Le chef de l’autorité municipale ajoute qu’outre les 16 morts, « il y a trois blessés parmi lesquels deux dont le pronostic vital n’est pas prononcé, et un, à savoir le conducteur, qui a été évacué sur Yaoundé ».

Ce sont les riverains qui ont joué les sauveteurs en attendant l’arrivée des forces de maintien de l’ordre et autres secours institutionnels.

JO 2020 : Essombe Tiako tombe aussi

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Essombe Tiako en difficulté face à Mukaidi

La chance n’a pas souri à Joseph Emilienne Essombe Tiako. La dernière athlète camerounaise encore en compétition a perdu son combat aux premières heures de cette matinée du 5 août 2021, face à la Japonaise Mukaida Mayu (0-10). Le combat comptait pour les 8ème de finale dans la catégorie des 53kg dames. La Camerounaise a perdu et est donc éliminée. Pour l’instant. Une once d’espoir existe, quant à un combat de dernière chance pour la lutteuse camerounaise.

C’est que les règles de jeu prévoient que « Pour toutes les épreuves, il existe un système d’élimination directe qui décide finalement des deux finalistes disputant le match pour la médaille d’or. Toutes les lutteuses et tous les lutteurs qui perdent contre l’un ou l’autre des finalistes vont en repêchage.» Du coup, Essombe Tiako a encore une chance de sauver l’honneur du Cameroun en match de bronze. Une occasion unique offerte au porte-étendard de la Team Cameroun de sortir des jeux olympiques par la grande porte. Elle qui, à 33 ans sonnés, aura peu de chance de se qualifier pour les prochains jeux du genre, dans quatre ans. Le Cameroun surfe sur cette occasion de repêchage pour espérer un métal après la série de déculottées subies par les 11 autres athlètes qui sont passés avant leur capitaine.

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Josèphe-Essombe-Tiako charrie tous les espoirs du Cameroun

Emilienne Essombe Tiako rentre en compétition ce jeudi aux premières heures de la matinée contre la Japonaise Mukaida Mayu, 24 ans. Le combat comptera pour les 8èmes de finale, chez les 53kg. Le Cameroun sourira-t-il enfin à ces Jeux olympiques 2021 ? Difficile de le prévoir, tant les jours se suivent et se ressemblent pour la Cameroon olympic team. Emilienne Essombe Tiako, 33 ans, est la dernière athlète de la Cameroon olympic team encore en compétition. Et concentre tous les espoirs de médaille du Cameroun. Celle qui lutte certainement pour la dernière fois aux Jeux olympiques, le sait et s’était déjà dit prête pour la compétition en quittant le Cameroun.

Le porte-étendard du Cameroun est-elle restée prête depuis le début des Jeux ? On le saura dans l’arène. Mais la lutteuse sait qu’elle porte la responsabilité d’une équipe qui n’a pas présenté un visage d’indomptables dans les arènes. Mais la capitaine des troupes, elle, présente des arguments pouvant justifier les espoirs des Camerounais. L’athlète n’est pas à sa première expérience des JO. Déjà engagée à Rio 2016, Essombe Tiako est une fille rompue à la haute compétition. Depuis 2012, Joseph Emilienne Essombe Tiako est restée présente sur les podiums des compétitions auxquelles elle a pris part. En cette année-là, engagée dans les -59kg, la jeune fille de l’époque avait décroché la médaille d’or aux Championnats d’Afrique de Marrakech. L’année suivante, elle avait réédité l’exploit dans la même compétition, à Ndjamena avant de reculer d’un cran (bronze) sur les trois prochaines années à Tunis et puis à Alexandrie, dans les 55kg. En 2017, le retour en terres marocaines lui procure encore le métal en argent. Puis grimpe en or en 2018 chez les -58kg aux jeux de la Francophonie à Abidjan et l’argent chez les -57kg aux Championnats d’Afrique de Port Harcourt au Nigeria. En 2019, la Camerounaise décroche la médaille d’or aux Jeux africains de Rabat. Son dernier combat, mieux sa dernière victoire, date d’avril 2021 à Hammamet en Tunisie. C’est d’ailleurs là que Joseph Emilienne Essombe Tiako a obtenu sa qualification pour Tokyo 2020, en battant ses tris adversaires de la catégorie des 53kg.

En combattant, Essombe Tiako se souviendra de la promesse faite au Premier ministre

La capitaine des troupes a ainsi la lourde charge de clôturer les jeux où ses compagnons ont fait piètre figure. Le tennis de table avait ouvert la série noire avec Sarah Nana Hanffou. La meilleure camerounaise de la discipline était tombée dès l’entrée en compétition. La boxe avait pris le relai avec Wilfried Seyi. L’homme qui avait été le seul athlète camerounais à remporter un combat il y a quatre ans à Rio, n’avait pas pu rééditer l’exploit à Tokyo. Alors qu’Albert Mengue Ayissi l’a fait un jour auparavant. Avant d’être lui-même élimné en 1/8 de finale. Le dernier boxeur, Maxime Yegnong, n’avait pas lui aussi pu faire le poids. face au Russe Ivan Veriasov, en 8ème de finale dans les +91kg. le judo n’a pas sauvé l’honneur. Les espoirs du Cameroun reposaient sur Vanessa Mballa Atangana. Mais la judokate qui avait pris ses distances avec la Cameroon olympic team, était restée engluée dans des querelles extra sportives, pour combattre finalement sans assistance de l’entraîneuse nationale. Face à la Turque Sayit Kayra dans la catégorie des +78kg. La quadruple championne d’Afrique est ainsi passée à côté du sujet. Elle qui avait pour objectif d’offrir au Cameroun sa première médaille olympique en judo. Arrey Sophina, elle, avait déjà perdu le premier combat camerounais de judo, par ippon, soit l’arrêt de l’arbitre. La natation avait suivi dans la série triste. Même si Charly Ndjoume et Milanesi Norah ont chacun remporté sa série en 50m nage libre.

Déchéance : Un an de suspension pour Issa Hayatou

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Quatre ans après son départ de la CAF, Hayatou n'a pas toujours trouvé la paix

Issa Hayatou est suspendu de toute activité liée au football, pour une durée d’un an. Une suspension assortie d’une amende de 30000 francs suisse, soit près de 19 millions de francs CFA. La Chambre de jugement de la commission d’éthique de la Fédération internationale de football association (FIFA) a jugé coupable l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) d’avoir violé le Code d’éthique de la FIFA, dans le cadre du renouvellement du contrat entre la CAF et la société Lagardère sports, qui avait acquis les droits média et marketing des compétitions organisées par la CAF, entre 2014 et 2017. Dans la décision, la Chambre de jugement estime que, sur la base des informations obtenues par la Chambre d’instruction, que l’ancien président de la CAF avait engagé, au nom et pour le compte de la CAF, un contrat anticoncurrentiel qui a causé un préjudice de 200 millions, et terni la réputation de l’institution. C’est que, Présentation sport, jadis intéressé lui aussi par le marché des droits médias et marketing des compétitions de la CAF, avait saisi la commission d’éthique de la FIFA, pour dénoncer le renouvellement sans appel d’offres en septembre 2016 du contrat du Français Lagardère (déjà sous contrat avec la CAF depuis 1993), jusqu’en 2028. Une décision unilatérale d’Issa Hayatou qui avait exclu d’autres membres du Comité exécutif de la CAF des discussions. En son temps, des bruits avaient fuité de la maison du football africain basée au Caire. Il se disait alors que le contrat renouvelé de Lagardère pèse un milliard de dollars pour la période 2017-2028 ; un peu moins que l’offre de Présentation sport (1,2 milliard de dollars soit au moins 585 milliards FCFA). La commission d’éthique de la FIFA évalue à près d’un milliard les pertes engendrées contre la CAF.

FIFAGATE, INFANTINO Et LAGARDERE SPORTS

Un agissement contraire à l’article 15 du Code d’éthique de la FIFA qui traite du devoir de loyauté. Article qui dispose en son alinéa 1, que « les personnes auxquelles s’applique le présent code doivent faire preuve d’une absolue loyauté vis-à-vis de la FIFA, des confédérations, des fédérations, des ligues et des clubs ». Et en son alinéa 2, l’article prévoit que « toute violation du présent article est sanctionnée d’une amende d’au moins CHF 10 000 (franc suisse, Ndlr), ainsi que d’une interdiction d’exercer toute activité relative au football de deux ans au plus ».

Ainsi, le prince du lamidat de Garoua est rattrapé dans sa gestion en 29 années ininterrompues de la maison du football africain, quatre ans après son départ. Jusqu’ici, la presse britannique avait mené des enquêtes montrant des irrégularités dans la gestion par le Camerounais du football africain. Mais les instances sportives n’avaient jamais prouvé la culpabilité de l’homme qui était jusqu’ici le seul membre de l’exécutif de l’ancienne FIFA à avoir échappé au « fifagate » déclenché en mai 2015 et qui a balayé le clan Sepp Blatter. L’ex patron du football africain avait d’ailleurs été propulsé à la tête de la FIFA comme président par intérim, après l’éviction du Suisse Sepp Blatter et de tous les autres membres de l’exécutif. L’homme qui n’avait pas soutenu la candidature de Gianni Infantino, avait attiré les foudres du Suisse qui ne s’était pas caché pour piloter la campagne du Malgache Ahmad Ahmad contre un Issa Hayatou qui ne comptait pas encore céder le fauteuil du président de la CAF en 2017. Il sera battu à Addis-Abeba en mars 2017 par le candidat soutenu par Infantino.

ANAFOOT ET CAN 2021

A en croire la communication de la FIFA, notification a été faite à Issa Hayatou, et la décision entre en même temps en vigueur. A un moment important pour l’homme qui avait hérité du poste de président du Conseil d’administration de l’Académie nationale de football (Anafoot), créée par l’Etat du Cameroun pour encadrer de jeunes camerounais désireux de faire carrière dans le football, par décision du président de la République du Cameroun, Paul Biya. L’on avait parlé de récompenses pour services rendus tant au Cameroun qu’au football mondial. En plus, l’homme qui ne fait pas partie du Comité local d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, est très souvent consulté par les autorités nationales sur le football et notamment la CAN à venir en janvier prochain. Même si Hayatou, 74 ans, demeure une source intarissable pour les autorités de son pays, il est condamné à s’éloigner des affaires du football. Un éventuel appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) n’étant pas suspensif de la décision prise par la FIFA.

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