Réconciliation : Simon Njami veut sauver l’UPC

Le vieux militant a convoqué une Assemblée générale des cadres du parti hier à Yaoundé.

0
62
Simon Njami Nwandi -en veste noire- tient à unifier l'UPC

« Nous devons travailler à unifier le parti au cours d’un congrès unitaire inclusif», a énoncé Simon Njami Nwandi de prime abord. En ouverture d’une Assemblée générale des cadres des différentes tendances de l’Union des populations du Cameroun (UPC) ce 03 août 2021 à Yaoundé. Initiative pour laquelle l’ancien député du parti des Crabes, a convié des personnalités du parti telles que les anciens présidents Basile Louka, Victor Onana, Aladji Baba Garba, président de la faction Bapooh Lipot, l’ancien ministre Simon Pierre Mbilla, Habiba Issa et Baleguel Nkot. Mais ces deux derniers, respectivement présidente et secrétaire général de l’une des deux factions d’upécistes qui ont maintenu le nom UPC pour lequel ils poursuivent la bagarre, n’étaient pas présents. La faute à l’organisation, selon l’ex maire de Makak, Sylvestre Nyeck Nyeck qui renseigne que l’invitation de Baleguel Nkot par exemple ne lui est pas parvenu la veille. L’homme n’étant pas joignable.

- Publicité -

Toujours est-il que Simon Njami n’en veut pas particulièrement aux absents, car « ceci n’est qu’une première séance de travail» vers « un congrès unitaire inclusif » qu’il entend convoquer très bientôt pour définitivement mettre un terme aux dissensions internes au parti. Lui qui avait déjà essayé en vain en 2017 une première initiative du genre. Et le congrès unitaire qu’il avait convoqué avait abouti à la désignation de Baleguel Nkot comme secrétaire général et Habiba Issa comme Présidente du bureau directeur. Robert Bapooh Lipot n’avait pas pris part aux travaux. Lui qui avait hérité du secrétariat général lors du congrès de 2012, organisé par l’Upc version Augustin Frédéric Kodock.

Conditions

Aujourd’hui, l’unificateur du parti veut repartir sur de nouvelles bases et a tenu à avoir l’assentiment de toutes les parties. « Les deux personnalités qui s’appellent secrétaire général de l’Upc, je les interpelle en prime pour que dorénavant, ils se dépouillent de leurs prérogatives et de revenir dans les rangs », a-t-il posé comme préalable. Se fondant sur l’expiration du mandat confié à chacun des deux patrons de l’UPC. Mais il va falloir négocier la méthode de travail. « Nous sommes sensés avoir déjà organisé un Congrès, mais vous voyez bien que nous n’avons pas encore convoqué les militants. C’est parce que nous sommes habités par le souci d’unir l’Upc», assure Bapooh Lipot. «Allons vers un congrès unitaire, mais le préalable c’est de commencer par la base, comme le dit notre cri de ralliement. Cela veut dire que nous devons réorganiser le parti dès la base, recruter, doter le parti de représentants à la base car c’est eux qui font le Congrès. Nos textes sont clairs là-dessus, c’est la base qui donne quitus pour le Congrès et moi-même, dans ma posture de secrétaire général, je n’ai pas un mandat acquis pour être délégué au Congrès », rappelle-t-il. Alors que l’organisateur de la cérémonie semblait commencer par le sommet du parti. « Je ne suis ni de près, ni de loin concerné, ni responsable des problèmes internes du congrès de 2017 », a-t-il menacé. Toujours est-il que l’ancien député devenu président du conseil d’administration de la Société camerounaise de recouvrement des créances (SRC), se dit partisan du dialogue et déterminé à aller vers l’unité du parti.

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here