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Bourse : le Congo et le Gabon clôturent leurs cotations à 100 %

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La cérémonie des premières cotations des obligations « EOCG 6,25% Net 2021- 2026» pour l’Etat du Congo et « EOG 6% NET 2021-2026 » pour le Gabon a eu lieu le 30 juillet dernier à Douala. Pour cette première journée de cotation à la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), la procédure d’introduction retenue était l’offre à prix ouvert. Le titre de créance de chacune de ces valeurs était côté avec un cours de référence fixé à 100%, soit 10 000 francs CFA.

Au total, 10 obligations ont transité dans le compartiment obligataire. Soit 5 obligations « EOCG 6,25% Net 2021-2026» et 5 « EOG 6% NET 2021-2026 » pour des montants respectifs de 50 000 Francs Cfa, pied de coupon. En effet, 5 obligations ont été demandées pour 05 obligations offertes et totalement servies. Il s’agit là des premières entrées des Etats depuis le début de cette année sur le marché boursier. Ce qui porte à 12 le nombre de lignes obligataires. Ces cotations en bourse font suite aux emprunts obligataires par appel public à l’épargne qui ont préalablement permis aux deux États de placer des obligations. Précisément, 11 millions 323 mille obligations pour le Congo et 18 millions 8 27 mille obligations pour le Gabon, au prix de 10 000 francs CFA l’unité. L’appel a permis de lever un montant global d’un peu plus de 302 milliards de francs CFA, cet argent, soit 113,2 milliards de FCFA a pour l’Etat du Congo va lui permettre de financer des projets d’investissement prévus dans sa loi de finances 2021. Le reste, environ 189 milliards de FCFA pour l’Etat gabonais sont destinés à apurer des moratoires en portefeuille à la direction de la dette. Une partie doit aussi servir à financer des projets prioritaires du plan d’accélération de la transformation de l’économie gabonaise.

L’inscription à la côte des deux emprunts obligataires a eu lieu au cours d’une cérémonie co-présidée par le ministre des Finances du Congo et la ministre de l’Economie du Gabon. Elle a eu lieu en présence des représentants de la Cosumaf, de la BEAC, des intermédiaires et des investisseurs.

PME : le coup de pouce d’Ecobank et de Microsoft

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Ecobank et Microsoft accompagnent les PME africaines

Ecobank, via son pôle de Banque Commerciale, a décidé d’aider les chefs d’entreprise à combler le déficit de compétences numériques dans leurs domaines et à améliorer les capacités numériques de leurs employés. Le groupe bancaire panafricain a scellé dans ce cadre, un partenariat avec Microsoft, LinkedIn, GitHub et l’Académie Ecobank.

Ce programme de formation qui se situe dans le cadre de l’initiative Global Skilling est disponible sur un portail en ligne où les PME peuvent s’inscrire et commencer leur formation dans l’un des dix domaines de compétences concernés. Entre autres, services à la clientèle, conception graphique, marketing numérique, analyse financière, assistance informatique, gestion de projets, ventes, analyse de données, administration informatique et développement de logiciels. Un webinaire a eu lieu le 26 juillet dernier et les participants peuvent suivre le programme virtuel en fonction de leur propre rythme jusqu’au 31 décembre 2021.

Cette initiative pensée dans un contexte de covid qui a fortement touché les PME, vise à accélérer leur transition vers le numérique afin qu’elles puissent rester compétitives. « Grâce à ce partenariat avec Microsoft, LinkedIn, GitHub et l’Académie Ecobank, nous proposons des formations pour doter les chefs d’entreprise et leurs employés des compétences numériques dont ils ont besoin pour rester connectés à leurs clients. Nous sommes déterminés à faire en sorte que nos PME clientes continuent à se développer et réussissent dans l’ère post COVID19 ». A déclaré Joséphine Anan-Ankomah, Directrice de la Banque Commerciale du Groupe Ecobank. « Les startups et les PME jouent un rôle essentiel dans l’innovation, la croissance économique et la création d’emplois, et l’élargissement de l’accès aux compétences numériques est l’une des pierres angulaires d’une reprise économique réussie. » A indiqué pour sa part Ibrahim Youssry, directeur général pour la région Moyen-Orient et Afrique chez Microsoft.

Le programme Global Skilling s’ajoute à d’autres initiatives développées par le groupe Ecobank cette année en faveur des PME. On note notamment la solution Ecobank Marketplace qui permet aux entreprises d’accroître leurs ventes sur les plateformes numériques ou encore le programme Ellever, qui offre des avantages financiers et de mentorat aux entreprises dirigées par des femmes ou orientées sur les femmes.
Par Tatiana Meliedje

Crédit : la Bicec ouvre ses caisses aux enseignants

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La BICEC au secours des enseignants

La Banque Internationale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit (BIcec) donne des facilités aux fonctionnaires enseignants d’obtenir des crédits avec un taux d’intérêt nominal de 8% hors Taxes pour les crédits de consommation et 7% HT. Pour bénéficier de cet avantage, il faudra être un agent public du secteur de l’Enseignement Supérieur en service au Minesup ou dans une université d’Etat et avoir un compte à la Bicec. Des critères d’âge sont également à considérer ; notamment avoir moins de 59 ans à l’échéance du prêt et 64 ans pour les maîtres de conférences et les professeurs des universités. Un accord matérialisant ces conditions d’octroi de crédit a été signé entre le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement Supérieur et le Directeur Général de la BICEC. Les personnes éligibles pourront bénéficier des crédits à court et moyen terme,en vue de l’acquisition des biens, équipements, moyens de transport ou pour l’acquisition d’un immeuble bâti ou non bâti. Selon le Directeur Général de la Bicec, Outman Roqdi, ces crédits vont « participer à l’amélioration de leurs conditions de vie. »

Cette banque travaille avec les fonctionnaires camerounais depuis de nombreuses années. « Nous avons constaté que les fonctionnaires sont des clients fidèles à qui nous pouvons faire confiance, donc nous voulons aller plus loin avec eux et après les avoir étudiés, nous avons élaboré des produits et services spécifiques pour eux » a indiqué la directrice adjointe Bicec Isabelle Kondo.

Cet accord avec le Minesup est le deuxième du genre signé par la Bicec et un département ministériel. En février 2021, l’établissement de crédit a noué une convention de partenariat avec le ministère des Finances afin de permettre aux agents du Minfi de bénéficier de certains avantages financiers.
Par Tatiana Meliedje

Afrobasket féminin 2021 : Les combinaisons de la phase de groupes

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Les nations qualifiées pour l’Afrobasket Féminin 2021 connaissent leurs adversaires. La cérémonie du tirage du tournoi a eu lieu ce samedi 31 juillet au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Les 12 pays participants ont été répartis en quatre groupes de 3 équipes chacun. Le Cameroun est logé dans la poule A en compagnie du Cap Vert et du Kenya. Selon le règlement de la Fédération internationale de basketball association (FIBA), le pays hôte de cette 26e édition aura la latitude de choisir son adversaire du match d’ouverture.

Le Nigeria est logé dans le groupe B. Le tenant du titre va rivaliser avec le Mozambique et le représentant de la zone 6 dont les qualifications ont lieu au milieu du mois d’août. Le Sénégal, finaliste malheureux de la dernière édition hérite du groupe C. Les Lionnes de la Teranga ont rendez-vous avec l’Egypte et le Gabon. Tandis que dans le groupe D, le Mali va affronter la Côte d’Ivoire et un invité à déterminer par la FIBA.

Durant le premier tour, chaque formation rencontrera les deux adversaires de son groupe en aller simple. Les équipes classées premières de chaque groupe sont qualifiées pour les quarts de finale. Tandis que celles classées deuxième affronteront les troisièmes dans un tour de qualification pour les quarts de finale. Les matchs se joueront à élimination directe. Notons que le tournoi final aura lieu du 17 au 26 septembre 2021. Ce sera la deuxième édition organisée par le Cameroun après celle de 2015 qui avait vu le pays hôte terminer deuxième.

LES COMBINAISONS DE LA PHASE DE GROUPES
Groupe A : Cameroun – Capvert – Kenya Groupe B : Nigeria – Mozambique – représentant Zone 6 Groupe C : Sénégal – Egypte – Gabon Groupe D : Mali – Côte d’Ivoire – Invité FIBA

Par Arthur Wandji

Tokyo 2020 : Clémentine Noumbissi termine au 11ème rang

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Clémentine Noumbissi tout près d'une médaille

Clémentine Noumbissie n’aura pas de médaille aux Jeux olympiques 2020. L’haltérophile camerounaise engagée dans les 87kg dames, qui avait terminé 3ème dans son groupe, n’a finalement pas pu faire mieux que ses concurrentes. L’haltérophile camerounaise a soulevé une charge totale de 224kg (99kg en arraché et 125kg en épaulé-jeté). A peine un kg de moins que l’Espagnole Lidia Valentin Perez, dans leur série. La Coréenne Yeounhee Kang a été la plus forte de la série, avec 231kg.

Mais finalement, aucune des trois de la série n’est montée sur le podium. La Lionne indomptable se contente d’un 11ème rang dans la catégorie. La Chinoise Wang Zhouyou, déjà championne du monde 2018 (des -76 kg) et 2019 (des -87 kg), a soulevé la plus lourde charge (270kg dont 120 à l’arraché et 150 en épaulé-jeté), équivalant à la médaille d’or, devant l’Equatorienne Salazar Arce Tamara Yajaira (263kg) qui a réalisé la même performance en épaulé-jeté, mais a été moins entreprenante en arraché (113kg). La Dominicaine Santana Peguero Crismery Dominga se contente du bronze (256kg), avec une charge de 116kg en arraché et 140kg en épaulé-jeté.

Avant l’entrée en scène de l’haltérophile des 87kg, tous les athlètes camerounais avaient été éliminés. Seuls Albert Mengue Ayissi a pu remporter un combat, avant d’être éliminé au prochain tour. En natation, les deux ambassadeurs du Vert-rouge-jaune ont terminé chacun premier de sa série au premier tour, mais leurs chronomètres n’ont pas permis d’aller plus loin que ce premier tour. Pour le reste, le Cameroun a fait jusqu’ici de la simple figuration. Après Clémentine Noumbissi, on attendra l’entrée en scène sprinteur Emmanuel Eseme aux 200m ce mercredi 4 août, et enfin de la lutteuse Essombe Tiako jeudi 5 août 2021.

Attention, article mis à jour ce 2 août 2021 à 19h45

Crises sécuritaires : le regain de violence

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Ces deux dernières semaines, le Cameroun a perdu une vingtaine de soldats dans les conflits qui l’opposent au Septentrion à Boko Haram, au Nord-Ouest et Sud-Ouest aux groupes séparatistes.


Cinq militaires et un civil camerounais ont été tués lundi dans une attaque de Boko Haram dans l’extrême Nord du Cameroun, où les djihadistes multiplient les exactions, selon un communiqué du ministère de la Défense lu mardi à la Crtv.

Le samedi d’avant, 8 autres militaires trouvaient la mort dans la localité de Fotokol. Selon des sources locales, Ils ont été abattus au cours d’un assaut des membres du groupe islamiste dans le village Sagmé-Fotokol. L’attaque qui s’est déroulé sur un poste avancé de l’opération Emergence 4 dans la localité de Sagmé-Fotokol, dans le Logone et Chari a fait huit morts et 14 blessés. « Les membres de Boko Haram sont venus à bord de six véhicules et de plusieurs motos, ils ont attaqué un poste de l’armée ensuite les populations du village », raconte un témoin de l’attaque. Au cours du même attentat, une vingtaine de terroristes de Boko Haram ont aussi été tué. Une attaque qui porte à 11 le nombre d’incursion des terroristes de la secte islamique Boko Haram, depuis le mois de juillet 2021. Toutes ces attaques ont été perpétrées dans les départements du Mayo-Tsanaga, Logone et Chari et du Mayo-Sava. Des attaques sporadiques selon plusieurs officiers de la Force Multinationales Mixte , de l’opération Alpha et Emergence Pendant que les terroristes de Boko Haram sèment la terreur à l’Extrême-nord du Cameroun, les séparatistes anglophones multiplient de leur côté des attaques contre les postes de l’armée et de la Police. Dans la semaine du 18 juin, cinq policiers ont été tués dimanche dans une embuscade tendue sur l’axe routier Bamenda – Bali Nyonga, dans la région du Nord-ouest, avait-on appris de sources sécuritaires. « Tôt dans la matinée de dimanche, un véhicule de patrouille de la police est tombé dans une embuscade de terroristes séparatistes sur l’axe routier Bamenda et Bali Nyonga. Le véhicule est monté sur une mine plantée sur la route par les assaillants. Après l’explosion de la mine, les sécessionnistes ont ouvert le feu sur le véhicule de la police. Cinq policiers sont malheureusement tombés et cinq armes ont été emportées. Le véhicule est complètement détruit par l’explosion et des balles,» avait indiqué le gouverneur de la région de l’Ouest, Adolphe Lélé Lafrique.

Ces multiples attaques ont forcé le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo a effectué une visite de travail dans la région de l’Ouest. Avec pour principale mission de remobiliser les troupes au front et de diagnostiquer la situation assez préoccupante, apprend-on auprès des forces de sécurité, en vue d’arrêter la saignée dans les rangs avec la montée des attaques des séparatistes. Quelques jours avant la tenue de cette réunion, deux militaires et deux civils avaient trouvé la mort suite à des incursions des bandes armées. L’on a déploré il y a quelques temps des infiltrations des individus lourdement armés, dans le Lébialem, à Foumban, à Matazem, à Galim, à Menfoung, zones frontalières au Nord-Ouest et SudOuest.

Au cours de cette réunion donc, Joseph Beti Assomo qu’accompagnait tout le gratin des officiers généraux des armées, les responsables des régions militaires, et du haut commandement de la Gendarmerie nationale ont analysé la situation en profondeur. Ils ont ensuite décidé de renforcer les effectifs de militaires dans les rangs, de réorganiser les comités de vigilance. Des instructions qui sont également valables dans les opérations militaires dans le Septentrion.

Electricité : Le gouvernement sollicite la contribution du secteur privé

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Pour un équilibre financier dans le secteur, les industriels sont invités à court terme, à moduler leur consommation d’électricité tout en tirant profit des opportunités d’affaires dans le secteur.


Les acteurs du secteur de l’électricité, autour du ministre de l’Eau et de l’Energie étaient au Gicam à Douala le 22 juillet dernier. L’enjeu de la rencontre, obtenir une implication du secteur privé pour contenir l’évolution de certaines charges dans le secteur. En effet, l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (ArselL) dit craindre une répercussion des charges des opérateurs sur le tarif de l’électricité. Ces charges, précisément celles liées au combustible, ont évolué plus vite que prévu au premier trimestre 2021. D’après Eneo, une augmentation de près de 40 milliards est à noter par rapport à 2020. L’achat du combustible s’est imposé à cause de la surcharge du réseau de transport nécessitant le recours aux centrales thermiques de Dibamba et de Limbé, la faible disponibilité de la centrale de Memve’ele ou encore du barrage de Lagdo. Celui-ci a par exemple nécessité le transfert de 27 groupes électrogènes qui demandent une dépense mensuelle de trois milliards de FCFA pour le carburant. Or, le coût du combustible a augmenté sur le marché international. Pour un équilibre financier du secteur, le gouvernement sollicite donc la contribution des grandes entreprises pour la baisse de la facture.

RENONCER AUX CONSOMMATIONS EN SOIRÉE

A court terme, le gouvernement propose un ajustement programmé des activités de certains clients industriels HT et MT spéciaux à la pointe. Car, les centrales thermiques sont généralement activées en soirée pour pouvoir alimenter à la fois les industries et les ménages qui le soir consomment plus d’énergie. Il est question que ces industries acceptent de se déconnecter le soir afin de permettre l’alimentation uniquement des ménages, cette fois via l’hydraulique. Ce qui induira une baisse de la demande aux heures de pointe et une diminution de la sollicitation des centrales thermiques. En revanche, le gouvernement souhaite voir un accroissement de la demande industrielle à moyen terme avec l’offre qui augmentera via l’aboutissement de certains projets comme le barrage de Nachtigal. Il a donc été demandé aux opérateurs économiques de faire basculer à l’énergie électrique, ceux de leurs équipements notamment les chaudières qui fonctionnent actuellement au thermique. Car d’après une enquête menée auprès d’une centaine d’industriels, l’énergie thermique est la plus consommée pour 400 MW, tandis que l’électricité via réseau est de 120 MW. Bien plus, il est noté que l’offre de production a augmenté entre 2014 et 2020 pendant que la consommation des industries n’a pas bougé. Ce qui risque d’accentuer le déséquilibre financier avec l’arrivée de Nachtigal, en occasionnant une quantité oisive d’énergie d’environ 350 MW si cette mutation n’est pas faite. Pour les convaincre de faire le basculement, le directeur de l’électricité au Minee, Lionel Omgba Oyono indique que cette formule va « stabiliser les charges énergétiques des industries car la majorité des chaudières fonctionnent au fioul qui est importé et soumis aux aléas du marché international ».

POTEAUX EN BÉTON, UN POTENTIEL MARCHÉ DE 110 MILLIARDS

Les acteurs ont également fait comprendre aux opérateurs économiques qu’ils peuvent gagner de l’argent dans le secteur. L’environnement étant encore dominé par les entreprises étrangères, le gouvernement a indiqué qu’il est temps pour les entreprises locales de saisir les opportunités d’affaires créées notamment par la pandémie face à laquelle on ne peut importer les intrants. L’une d’elles est la production des poteaux béton. « Il nous faut pratiquement 700 000 poteaux bois. Nous ne les avons pas et le gouvernement a trouvé une solution alternative celle de poteaux béton. Malheureusement, les capacités de production demeurent insuffisantes. Nous ne pouvons produire que 55 000 poteaux par an. Nous invitons donc les opérateurs économiques à venir investir dans le secteur. Cette nouvelle demande induit un marché potentiel de 110 milliards de FCFA. », a déclaré le ministre Gaston Eloundou Essomba.

Réactions

AUGUSTE NANA, Consultant énergie Prometal

« Que les garanties nous soient servies »

« Nous avons avec Eneo un contrat qui court sur 32 MW et à côté nous avons des sources d’énergie d’appoint dont le thermique qui vient suppléer ou remplacer le manque d’énergie Eneo. Nous sommes disposés à ripper totalement sur l’énergie électrique mais à la seule condition que les garanties qui vont avec nous soient servies. C’est-à-dire, la disponibilité de l’énergie électrique, la qualité et surtout le coût de cette énergie. Nous sommes en concurrence aujourd’hui avec la Chine concernant les métaux que vous avez dans vos ménages ; en nous vendant l’énergie cher, vous nous mettez en difficultés par rapport au client final qui a certainement une bourse limitée. Le coût est élevé et quand il faut ajouter à cela la qualité qui n’est pas bonne, avec des cas comme à Bafoussam où on a des retours qui abîment des machines, c’est une somme de phénomènes qui vient plomber le développement de notre nation. »

CÉLESTIN TAWAMBA, président du Gicam

« Faire valoir notre patriotisme économique »

« On a noté déjà une sati s faction de la qualité de nos échanges et la transparence avec laquelle le ministre a bien voulu partager les informations du secteur. Je crois que les acteurs du secteur privé ont noté l’engagement de régler le problème à court terme du déficit et on a effectivement vu la main tendue des pouvoirs public au secteur privé pour contribuer et être un acteur majeur, pas seulement un consommateur parce que l’on s’est rendu compte que la plupart du business dans ce secteur est tenu par les firmes étrangères. Il est donc question pour nous, de faire valoir notre patriotisme économique, un développement inclusif afin que la croissance soit plus partagée, appeler les acteurs du secteur privé à prendre leur part de responsabilité dans le marché de l’énergie qui est un marché porteur pour notre économie. »

Tendance : Le pagne est à la mode

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Pour se vêtir ou pour la décoration intérieure, beaucoup affichent un grand intérêt à consommer ce tissu. Une opportunité pour de nombreux entrepreneurs.


Des ensembles, sacs à main, bijoux, chaussures et même des rideaux aux couleurs du pagne abondent les marchés. La demande est grande. Marie Thérèse Mbella, couturière au quartier PK 13 à Douala a dû adapter ses produits à la mouvance, et même recruter de nouveaux ouvriers. « Avant, je faisais de simples kaba, mais aujourd’hui les clientes sont plus exigeantes. Elles veulent des modèles particuliers qu’elles voient sur facebook et ça demande de créer. Ce qui est bien c’est qu’on a plus de clients. Les gens sollicitent beaucoup le pagne que ce soit pour eux même ou pour leurs enfants. Je n’ai pas moins de 10 commandes chaque semaine.», dit-elle.

Plus besoin, comme par le passé, des occasions particulières à l’instar des cérémonies pour arborer le pagne. Sans prétexte, ce tissu fait désormais partie du quotidien de plus d’un qui le portent fièrement. Il est révolu, ce temps où le pagne était une affaire de femmes. Aujourd’hui les hommes s’y mêlent aussi. Raison avancée par Romain Kwédi, cadre d’entreprise, « le pagne nous donne une allure de responsable mais en même temps, je le trouve plus économique par ce qu’il peut résister pendant plus de 5 ans s’il est bien entretenu. En plus, vous avez la possibilité de choisir un modèle à votre convenance contrairement au prêt à porter. » Le pagne était déjà par le passé sollicité par des groupes organisés pour les obsèques, les mariages et autres occasions. Cette demande est grandissante et se diversifie avec la recherche d’un style singulier. Pour les préférences qui ont cours actuellement, « les hommes sont dans la tendance nigériane. Ils recherchent des ensembles boubou avec des mélanges de couleurs. Chez les femmes, on a la dentelle coton et la dentelle en billets. Le bazin et le coton glacé sont aussi à la mode. Bref, même pour les associations, les clients veulent des modèles stylés », décrit André Nkono Anaba, styliste. Pour avoir une tenue de mariage, il faut prévoir au moins 100 000 francs.

QUÊTE D’AUTHENTICITÉ ET GUERRE CONTRE LA FRIPERIE

Certains consommateurs revendiquent une certaine authenticité en arborant le pagne. C’est d’ailleurs dans ce registre, qu’on pourrait classer l’intérêt manifesté par les camerounais de la diaspora. « Il relève mon identité, marque ma singularité et ressort mon originalité. Le pagne est mon compagnon. Je l’arbore fièrement partout en l’adaptant simplement à la circonstance. », explique passionnément Ginette Biban, une adepte. Des entrepreneurs ont saisi cette opportunité. C’est d’ailleurs la raison du positionnement de plusieurs marques qui ont fait du tissu traditionnel « Ndop », leur principale matière première. « Nous avons constaté que le marché est dominé par des marques étrangères et par la friperie aussi. On a donc mis sur pied un projet qui consiste à réunir des acteurs de la mode pour promouvoir les marques africaines dans le monde. », souligne Maurel Nkono, promoteur de la Société Industrielle du Textile et des modes africaines Sitma.

Dossier réalisé par Tatiana Meliedje

Crtv : le malaise anglophone

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Les récentes nominations ont ravivé la polémique autour de la place des professionnels d’expression anglaise au sein de l’Office national de radio-télévision (Crtv).


La frustration des Anglophones atteint son paroxysme ! » Le titre barre la première page du journal The Horizon du 28 juin dernier. À en croire nos confrères, les journalistes d’expression anglaise ont peu goûté au remplacement du directeur central du Pôle Radio jusque-là un anglophone, par un cadre francophone. Plus prosaïquement, le retour de François Marc Modzom à la radio à la place de George Ewane ne passe pas. Il ne faudrait pourtant pas croire que les tenants de la thèse de la marginalisation plébiscitent la personne d’Ewane en tant que telle. Cadre de l’office, universitaire proche du pouvoir, l’enseignant au département d’anglais de l’université de Yaoundé 1 a été nommé conseiller technique à la présidence deux semaines avant son remplacement par un Modzom, sorti pour l’occasion, de son poste de directeur délégué de l’ Institut de Formation et de Conservation du Patrimoine Audiovisuel, une sorte de garage, où avait été relégué l’ancien rédacteur-en-chef du Poste national il y a six ans. Les frustrés regrettent que le Conseil d’administration n’ait pas choisi de proposer un remplacement d’anglophone à anglophone d’une part. D’autre part, en dehors du lot de consolation qu’aurait pu être la présence d’un anglophone au poste de directeur central du Pôle Radio, une sourde rumeur monte dans les rangs du personnel d’expression anglaise sur le fait qu’aucun anglophone n’occupe un poste de directeur exécutif à la Crtv. Une allégation difficile à mesurer au regard de l’incertitude qui plane toujours sur l’organigramme de l’office. Au moins, peut-on remarquer que les récentes nominations semblent avoir soigneusement contournées les professionnels d’expression anglaise de la maison « quitte à confirmer des retraités » et à responsabiliser de nouvelles recrues, s’étrangle-t-on dans la presse anglophone. Jean Atangana et Ghislain Pierre Essono apprécieront.

CHARLES NDONGO SE DÉFEND

Les antennes radio, TV et web de la Crtv ont abondamment commenté les décisions des Conseils d’administration – ordinaire et extraordinaire – qui ont débouché sur ces nominations controversées. Des commentaires orientés davantage sur la nécessité pour l’entreprise d’être à la hauteur de la couverture de la prochaine Coupe d’ Afrique des Nations prévues en début d’année prochaine. Oui, mais au prix du sacrifice du vivre-ensemble à tous les moments de la prise de décision ? Charles Ndongo a bien été obligé de se défendre au moment d’installer les responsables nouvellement nommés. « Le débat qui a cours sur les velléités de confiscation de la Crtv par telle ou telle communauté ne trouvera jamais d’écho favorable chez moi », a-t-il tenté de rassurer. En filigrane, le directeur général sous-entend que les personnes choisies pour l’aider à accomplir sa mission, l’ont été sur la base exclusive de leur compétence et de leur expérience. L’idée qui se dégage est que le savoir-faire est tant et bien universel qu’il peut se concentrer dans une seule communauté – ou donner cette impression

De toutes les façons, son option est que la démarche de la Crtv est « de promouvoir les valeurs humaines et culturelles de toutes nos cultures ». Avec ou sans les Anglophones aux côtés du capitaine de bord ? Cette dernière question anime les discussions les plus sérieuses au sein même du Conseil d’administration.

Le FMI approuve le rapport d’exécution des fonds Covid-19

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Cette approbation permettrait au Cameroun de bénéficier d’ici trois semaines d’un financement de 93 milliards dans le cadre du prochain Programme Économique et Financier avec l’institution de Bretton Woods.


Le rapport sur l’exécution du Compte d’affectation spécial Covid-19 était attendu au Fonds Monétaire International, au plus tard le 21 juillet dernier. C’était l’une des conditions préalables à la signature du deuxième Programme économique et financier sollicité par le pays. « Nous avons produit et transmis le document dans les délais. Nous n’avons jusqu’ici reçu des remarques ou demandes de détails sur quelque point du document. Cela veut dire que notre rapport a été accepté par le FMI », révèle le directeur général du budget, Cyrill Edou Alo’o. Les autres conditions étaient entre autres, la publication d’une loi de finances rectificative, et la publication sur le site de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (Armp) de l’ensemble des marchés passés dans le cadre de la lutte contre la Covid19. « Cela a aussi été fait. Nous n’attendons plus que la décision finale qui sera rendue ce jeudi 29 juillet », poursuit-il. Autant le dire : le Cameroun se rapproche de la signature d’un prochain Programme Économique et Financier avec le FMI, après celui de 2017 achevé en septembre 2020. Selon le responsable du budget de l’Etat, « ce rapport nous permettra d’accéder d’ici trois semaines à un financement de 93 milliards de francs CFA, représentant la première tranche des décaissements dans le cadre de ce programme triennal. Ces 93 milliards sont l’équivalent du quart des contributions annuelles du Cameroun auprès de cette institution», a-t-il précisé.

LE RAPPORT D’AUDIT DIFFÉRENT DU RAPPORT D’EXÉCUTION

Aussitôt le rapport d’exécution du CAS-Covid-19 publié, plusieurs ont cru détenir le rapport d’audit réalisé par la Chambre des comptes. Mais que non ! « La précision en vaut la peine. Nous avons publié un rapport purement administratif qui rend compte de l’exécution financière du CAS-Covid-19 pour l’exercice 2020 », renseigne le directeur général du budget au ministère des Finances. « Il ne s’agissait pas de déterminer dans ce rapport, qui a détourné ou pas. Nous rendons compte de l’exécution du budget qui a été voté par le parlement », ajoute-t-il. Des informations qu’il faudrait attendre non pas du rapport de la DGB, mais plutôt de celui de la Chambre des comptes, qui elle, a audité la manière dont ont été gérés les fonds alloués à chaque administration impliquée dans le CAS-Covid-19. Toutefois, les deux rapports font partie des conditions que devait remplir le Cameroun pour accéder à son deuxième programme économique avec le FMI.

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