jeudi, juin 11, 2026
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Eliminatoires CAN 2023 : Que valent les adversaires du Cameroun ?

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Le classement FIFA qui a guidé le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 effectué ce 19 avril en Afrique du sud, a permis aux grandes nations de s’éviter. Ainsi, les 12 premiers pays ont été considérés comme têtes de poule. Les 36 autres ont ainsi été redistribués dans les différentes poules, en tenant compte de leurs gabarits qui en ont fait des lots de seconde et troisième dimension. Le hasard des mains innocentes du Sud-Africain Lucas Radebe et de l’Ivoirien Salomon Kalou, a placé le Cameroun en tête du groupe C, avec comme concurrents, le Kenya, le Burundi et la Namibie. Trois pays qui a priori ne sont pas des foudres de guerre, même si le ballon est rond pour tout le monde et que rien n’est acquis d’avance pour aucune sélection, en dehors de la Côte d’ivoire, pays organisateur.

Pour ce qui est du Cameroun, 37ème nation mondiale de football, son adversaire le plus côté à la bourse des valeurs de la FIFA est le Kenya qui loge au 104ème rang. C’est le meilleur des trois adversaires sur le terrain de la CAN. En tout, six participations pour les Harambee stars : 1972, 1988, 1990, 1992, 2004 et 2019. A chaque fois, le pays est rentré au premier tour. Le second est la Namibie avec trois participations : 1998, 2008 et 2019. Le pays des Brave Warriors a connu le même sort que le Kenya. Enfin, le Burundi. Les Hirondelles (Intamba mu Rugamba) n’ont participé qu’à la CAN 2019, à la faveur de l’ouverture à 24 clubs, mais ne sont pas allés plus loin que la phase de groupe. C’est dire que sur papier, le Cameroun part favori du groupe. Le pays des Lions indomptables compte 20 participants dont cinq trophées (1984, 1988, 2000, 2002 et 2017), deux finales perdues (1986 et 2008), a terminé une fois 3ème à domicile en 1972, et a fini sa course au pied du podium en 1992. Et en Coupe du monde, le Cameroun est le seul pays du groupe C à avoir déjà goutté aux délices du Mondial : sept fois dont une terminée en quarts de finale (1990), en étant le premier Africain à y parvenir.

Mais la partie ne s’annonce pas forcément facile : « Le Cameroun se qualifiera à condition d’être humble, modeste, respectueux de tous les adversaires, avec plus d’engagements, de détermination, de rigueur, de discipline, de motivation et d’agressivité dans l’ensemble de ses matchs», a prévenu Casimir Mangue, entraîneur de football. En tout, ce sont 48 pays qui sont engagées dans ces éliminatoires, répartis en 12 groupes. Deux seront qualifiés par groupe pour le tournoi final qui se joue en Côte d’ivoire du 23 juin au 23 juillet 2023. Seul le groupe H produira un seul en principe car comprenant le pays organisateur d’office qualifié. Même étant alignés, le Kenya et le Zimbabwé (groupe K), risquent d’être disqualifiés avant même le démarrage de la campagne. Suspendus par la FIFA du fait des ingérences du politique dans les affaires des fédérations, ces deux pays seraient d’office éliminés si leurs suspensions ne sont pas levées deux semaines avant le coup d’envoi des premiers matchs. Une épée de Damoclès pèse également sur la tête de Sao Tomé. Vainqueur de l’Ile Maurice (1-0, 3-3) lors du premier tour des éliminatoires, le pays doit attendre la décision de la procédure disciplinaire liée à ce match, pour être fixé sur son sort.

Algérie-Cameroun : le verdict de la FIFA ce 21 avril

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A quelques heures du verdict de la FIFA sur le recours introduit le 31 mars dernier par l’Algérie au sujet de son match contre le Cameroun, la Fédération algérienne de football (FAF) a indiqué dans un communiqué publié le 18 avril que «le dossier de réclamation introduit s’appuie sur un argumentaire et des considérations techniques liées à l’arbitrage qui nécessitent un examen de la part d’une structure spécialisée ». En relai, la presse algérienne parle « d’enregistrements » qui pourraient conforter les soupçons de la FAF. Plus volubile, Maher Genena, un confrère égyptien, rentre en profondeur : « Il y a de nouvelles preuves, des enregistrements du VAR sont apparues en faveur du football algérien. Ces enregistrements auront leur importance dans les jours à venir », souligne-t-il sur la chaîne sportive égyptienne OnTime Sports.

Mais c’est davantage un nouvel acteur qui pourrait clouer le Cameroun : l’Organisation mondiale de sécurité anti-corruption (OMSAC), un organisme indépendant. Dans un article publié sur son site, et intitulé « Algérie-Cameroun : le match de la honte », l’OMSAC établit qu’il y a eu « sans ambigüité les erreurs d’arbitrage commises». Des erreurs que l’OMSAC met sur le compte de la corruption : « au vu des éléments consignés auprès de nos experts du département Investigations, il ressort avec certitude qu’il y a eu corruption pour aboutir au résultat que l’on connaît ». Sans élucider la nature de ces faits de corruption. L’article signé de Jessica Karel, fait savoir que « le rapport des arbitres allemands ‘’VAR’’ a prouvé ‘’par audio et vidéo que l’arbitre Bakary Gassama a délibérément refusé de répondre à leurs avertissements sur la nécessité de retourner au VAR pour confirmer et statuer sur ses mauvaises décisions arbitrales’’ ». Mais Maher Genena révèle que « la FIFA enquête actuellement sur l’affaire d’un arbitre qui a reçu une somme d’argent par virement sur son compte via une société appartenant à un président d’une fédération dont la sélection est qualifiée au prochain mondial ». La description qu’il fait oriente vers le match Algérie-Cameroun. Jessica Karel fait observer que « [des] parties à l’intérieur et à l’extérieur de l’institution utilisent le dossier de la corruption et des pots-devin, qui a atteint des stades d’enquête avancés, comme une carte de pression pour des objectifs électoraux, ce qui risque de discréditer le président de la FIFA et ternir l’image de l’institution au niveau mondial ». D’où la délicatesse du dossier.

Pressions

A en croire l’OMSAC, « la FIFA est sous une pression terrible et essaie de sortir de cette situation difficile avec le moins de dégâts ». Cela survient dans un contexte pré-électoral à la FIFA. Du coup, l’organisme dit que « des parties au sein de l’institution travaillent à résoudre le problème sur la base d’erreurs d’arbitrage technique, et par conséquent, rendre justice à l’équipe nationale d’Algérie en rejouant le match ». Pour sa part, l’OMSAC estime que « les sanctions devraient aboutir à remettre en cause toutes les faites commises intentionnellement par l’arbitre au vu et au su de tout le monde ». Et que, « une sanction partielle ne saurait rendre justice au football ». Mais a priori, l’OMSAC prévient que « notre organisation mettra avec force tout ce qui pourra aboutir au rétablissement de la vérité du déroulement de cette compétition avant et après ». En menaçant de saisir les tribunaux judiciaires compétents car « juste une sanction de l’arbitre serait porter atteinte à l’équité de l’équipe nationale d’Algérie ».

Le pays des Fennecs refuse d’avaler la pilule de l’élimination du Mondial qatari le 29 mars 2022 sur un stade Mustapha Tchaker de Blida où il n’avait jamais perdu. Le pays de Ryad Mahrez est convaincu que le destin du match a été faussé par le Gambien Bakary Papa Gassama. Les quatre minutes d’arrêt de jeu aux prolongations, qui ont vu l’Algérie égaliser, et le Cameroun reprendre l’avantage dans les dernières secondes sur un but de Toko Ekambi, confortent les Algériens sur le parti-pris du directeur de la partie.

Gasoil. Les raisons de la rareté

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La flambée des prix au niveau international, la guerre en Ukraine renforcée par une forte sollicitation  du gasoil par Eneo sont les principales causes de la situation observée ces dernières semaines dans les stations services. Mais cette rareté reste sous contrôle d’après des sources à la SCDP.

Dans plusieurs villes du pays, les automobilistes éprouvent des difficultés à acquérir du gasoil dans les stations services. Ce produit pétrolier se fait rare par endroit. Cette situation est due premièrement à une rareté observée au niveau international occasionnant une flambée des prix. Une tonne de diesel qui coûtait 700 dollars est passée à 1200 voire 1300 dollars. Soit pratiquement du simple au double.  Or le pays est obligé d’importer. La Sonara étant dans l’incapacité de mettre à disposition des produits finis depuis l’incendie dont elle a été victime en 2019. La  deuxième raison est relative au conflit entre l’Ukraine et la Russie. La majorité des traders apprend-on, collaborent avec des russes. Ce qui rend par exemple difficile voire impossible le processus de paiement auprès des banques au motif que le produit est d’origine russe.  

Tout ceci,  s’est ajouté à une forte pression exercée sur la Société  Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP). L’entreprise qui assure le ravitaillement des distributeurs, notamment les stations services, fait face depuis plusieurs mois à une demande plus que croissante. Ceci du fait principalement de la forte sollicitation du gasoil par Eneo pour alimenter ses centrales thermiques. Le niveau de consommation  de 1000 m3 dans les dépôts de  Belabo, N’gaoundéré et Garoua  par exemple, est passé à  1500 m3.  L’entreprise s’est trouvée dans l’incapacité de satisfaire la demande nationale en gasoil estimée à 80000m3 par mois.

Cependant,  des sources au sein de l’entreprise, rassurent que des dispositions sont prises pour contenir la rareté observée en ce moment.  Elles nous indiquent que la SCDP est  depuis quelques jours dans un processus de réception progressive d’une série de bateaux.  D’une capacité de 12 000m3 le 18 avril dernier, puis de 37 000m3 attendus dans les prochains jours et ainsi de suite. L’action vise à garantir l’approvisionnement des stations services et la satisfaction des consommateurs. Il faut dire que malgré cette rareté et le contexte international, le prix du gasoil à la pompe demeure à 575 francs le litre. Pour maintenir cette stabilité des prix du carburant, l’Etat subventionne à hauteur de 35 milliards de FCFA environ par mois.

Partenariat. Afreximbank appuie le financement des PME camerounaises

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La banque d’import-export vient de signer un protocole d’accord avec le conseil national des chargeurs du Cameroun visant à faciliter l’accès au financement des PME dans leurs opérations de commerce international.

D’après le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), 33% des PME locales voient leur rendement baisser du fait de l’insuffisance des crédits qui leur sont accordés. Pour les aider à diversifier leurs sources de financement, le CNCC a décidé d’instaurer une collaboration avec Afreximbank en vue de la mise en place d’un cadre attractif pour les PME.  Ceci permettrait de « booster leur compétitivité économique par les échanges extérieurs à l’heure de la Zlecaf. Une collaboration qui pose les jalons des mécanismes de financement pérenne des opérateurs économiques afin qu’ils puissent bénéficier des opportunités de financement du commerce extérieur tel que prescrit par la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlecaf pour le Cameroun », indique Auguste Mbappe, directeur du CNCC.

Alors que 51% des demandes de financement des PME sont rejetées, contre 7% pour les multinationales, les experts évoquent plusieurs raisons. Notamment l’absence de maitrise des mécanismes de financement innovant ou encore la méconnaissance des procédures  du commerce extérieur. C’est pourquoi la signature de ce protocole d’accord a eu lieu dans le cadre d’un séminaire organisé par Afreximbank et le CNCC à Douala pour combler ces insuffisances. Cette rencontre qui s’est tenue du 12 au 14 avril dernier et réunissant les conseils nationaux des chargeurs de différents pays de la sous -région a permis entre autres de présenter des mécanismes du commerce extérieur susceptibles d’accompagner les chargeurs et en particulier les PME dans leurs activités d’import-export.  En plus d’examiner les difficultés d’accès au financement, il était également question de de passer en revue les diverses opportunités de financement dont dispose AFREXIMBANK au profit des entreprises camerounaises et africaines désireuses d’aller à la conquête des marchés étrangers. En termes de financements alternatifs proposés par AFREXIMBANK, il y a la plateforme MANSA, le Fonds pour le Développement des Exportations (FEDA), l’accès au portail d’informations commerciales et réglementations (TRADAR Club ), le programme de financement du commerce africain, Système Africain de Paiement et de Règlement (PAPSS), etc. Maureen Mba,  chef de la délégation d’Afreximbank a d’ailleurs invité « l’ensemble des membres du CNCC, les PME ,PMI TPE à publier les informations sur la plateforme centralisée Mansa pour obtenir le code  Madza et  bénéficier des facilités offertes par Afreximbank ».  

La banque africaine d’import export présente au Cameroun depuis l’année dernière entend à travers cet accord accompagner le secteur privé constitué en majorité des PME afin qu’elles tirent partie du marché unique africain, la Zlecaf.  Cette démarche intervient dans un contexte où le déficit élevé de financement du commerce, est estimé à 82 milliards de dollars US, selon une enquête d’Afreximbank et de la BAD. Or, le Cameroun ne dispose pas d’un mécanisme institutionnel spécifique de financement des exportations.  Et alors qu’en plus d’être la locomotive de la Cemac, le pays est la porte d’entrée d’Afrique Centrale.  Il abrite  par ailleurs le Secrétariat Général de l’Union des Conseils des Chargeurs Africains (UCCA), qui regroupe les organismes faîtiers des chargeurs présents dans 17 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le pays se positionne donc comme la plaque tournante pour la promotion et le développement du commerce intra-africain.

Guerre en Ukraine. Les solutions de la Cemac pour préserver ses économies

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Adoption d’une stratégie communautaire d’import substitution, des lois de finances rectificatives, le renforcement du pouvoir d’achat des ménages…sont énoncées comme des mesures pouvant limiter le choc des conséquences de la crise ukrainienne dans la sous-région.

Après deux années de lutte contre le covid, de nouveaux chocs liés à la guerre entre la Russie et l’Ukraine sont apparus alors que les Etats de la Cemac s’efforcent de consolider la reprise.   Cette nouvelle situation a entrainé la flambée des prix des matières premières agricoles et énergétiques, avec une incidence sur les prix des produits alimentaires mais aussi le fonctionnement des entreprises et les finances publiques des Etats. Et ce, alors que sur les six pays de la Cemac, cinq sont producteurs de pétrole.  Les ministres de l’économie et des Finances de la sous-région viennent de se pencher sur les conséquences de cette guerre en Ukraine sur les économies de la zone. Réunis à Douala dans le cadre de la 16 eme session de la cellule de suivi du Programme des Reformes économiques et Financières de la cemac (Pref Cemac), ils ont évoqué la nécessité de prendre des mesures pour limiter les répercussions de cette crise sur les économies des Etats.   Pour ces ministres, et d’autres cadres de la Cemac, les tensions inflationnistes telles qu’observées actuellement avec des conséquences sur le panier de la ménagère ont toujours un effet récessif sur l’économie nationale.  Pour donc amortir le choc de cette guerre, les membres du comité de pilotage du Pref Cemac ont décidé de plusieurs mesures à prendre.

Il est question d’adopter des lois de finances rectificatives ; de mettre en place des mécanismes pour renforcer le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables. L’autre solution proposée est de subventionner les produits pétroliers dont les prix ont été maintenus malgré l’augmentation des cours internationaux mais aussi d’adopter une stratégie sous régionale d’import substitution pour développer davantage le commerce entre les Etats et permettre de consommer les produits locaux.   Sur ce point, les membres du comité de pilotage du Pref Cemac ont validé les conclusions d’une étude qui avaient déjà été faite en rapport avec l’import substitution. Il s’agit entre autres d’adopter des mesures législatives et réglementaires permettant de donner la préférence aux produits locaux régionaux, d’harmoniser la fiscalité dans la sous-région et supprimer certains prélèvements et taxes appliqués sur le riz, viande et le poisson.

En dehors de la crise ukrainienne, les cadres de la Cemac ont aussi évoqué la récurrente question des projets intégrateurs. L’on apprend que sur les 12 projets, 4 sont en phase de démarrage. « Le financement est bouclé, les accords ont été signés entre les institutions internationales et les Etats concernés., Les équipes de projets sont sur le terrain et  ce que l’on attend c’est le lancement des appels d’offre pour recruter  des entreprises qui vont procéder à la réalisation de ces quatre projets », souligne Michel Cyr Djena, secrétaire permanent du Pref Cemac. Il ajoute qu’il y a des projets qui seront exécutés en mode PPP pour alléger le poids sur les trésoreries nationales. Ils portent sur la construction de deux ports secs et d’un barrage situé entre le Cameroun et le Congo.

Cette session a par ailleurs eu comme particularité, la présence des représentants de la Banque mondiale qui sont intervenus sur son appui à la mise en œuvre de la matrice révisée du Pref Cemac 2021-2025, notamment sur le développement du capital humain.

Crise à la Fécafoot : le TAS se prononcera le 31 mai 2022

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La juridiction a écrit aux parties, à la suite du désistement d’une partie de l’Assemblée générale.

Aucune sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) ne sera rendue en avril 2022 comme initialement attendu. La juridiction suprême mondiale a décidé de maintenir le suspens sur le verdict de l’affaire 8338 qui oppose 44 membres de l’Assemblée générale (AG) de 2009 de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à l’instance dirigeante. En raison du retrait de certains membres de l’AG 2009 de la procédure. «Je note que Me Elame Bonny Privat représente désormais la majorité des seconds intimés, lesquels ont exprimé la volonté de se retirer de la présente procédure », écrit Delphine Descheneaux-Rochat, conseillère auprès du TAS, aux parties. L’arbitre unique invite les parties au conflit à se déterminer sur le courrier de Me Elame Bonny d’ici au 27 avril 2022.

En donnant rendez-vous au 31 mai 2022 pour la sentence, selon l’article R59 du Code de l’arbitrage en matière de sport. Lequel article dispose que « la sentence est rendue à la majorité ou, à défaut de la majorité, par le/la président€ seul€. Elle est écrite, datée et signée. Elle est sommairement motivée. La seule signature du/de la président€ de la formation ou celles des deux co-arbitres si le/la président€ ne signe pas, sont suffisantes… ». Précisant que, « avant la signature de la sentence, celle-ci doit être transmise au/à la directeur(trice) général€ du TAS qui peut procéder à des rectifications de pure forme et attirer l’attention de la formation sur les questions de principe fondamentales. Les éventuelles opinions dissidentes ne sont pas reconnues par le TAS et ne sont pas notifiées».

Il est certain que les débats ne seront pas rouverts. La Fécafoot n’ayant pas payé ses frais de procédure dans les délais, à savoir le 31 janvier 2022, la procédure se poursuivra selon les règles du TAS. En revanche, le TAS peut admettre un accord transactionnel entre les parties si elles s’accordent. A défaut, il faudra attendre le 31 mai 2022 pour la sentence.

Le courrier du TAS

Avec le retrait d’une partie des membres de l’AG 2009 dont Babaraye Saïdou qui portait le dossier, c’est désormais Pierre Ndjili Ndengue qui fait office de figure de proue dans le camp « conservateur ». L’homme a juré de ne pas céder aux appels de Samuel Eto’o si le président actuel de la Fécafoot ne respectait pas la ligne par eux tracée, à savoir tenir son engagement de négocier avec le mandataire des 44 membres de l’AG 2009 qu’est Abdouraman Hamadou. Mais d’ores et déjà, ce dernier est tourné définitivement vers le TAS et attend le verdict, après avoir servi une passe que Samuel Eto’o a refusée de prendre. Verdict le 31 mai prochain. Avec une forte probabilité de confirmer la sentence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) qui avait annulé les résolutions de l’Assemblée générale du 18 juillet 2021, qui a adopté les textes ayant encadré le processus électoral à la Fécafoot. Et les effets conséquents étant que le processus électoral est ainsi annulé.

RDPC : Première réaction de Messanga Nyamding après son exclusion

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« Lorsqu’une femme vient de perdre son mari, ce n’est pas en pleines funérailles qu’on lui demande si elle va se remarier ». Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding a ainsi réagi sur les antennes de RIS FM, une radio privée de Yaoundé. Au micro de Sismondi Barlev Bidjoka, celui qui est désormais ex militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), refuse de donner une orientation de son avenir politique : « Ne jouons pas au jeu de ces gens là, de ces criminels politiques. Ils sont entrés dans la criminalité politique, c’est-à-dire amener les gens à réagir à chaude et à faire des bêtises. La sagesse commande qu’on observe, mais qu’on dise à ceux qui nous suivent que je ne suis pas du tout triste», est-il resté évasif.

Mais il y a une certitude que l’homme déjà sanctionné d’un blâme en 2014, sans qu’il ne daigne reculer dans son élan liberal, avec un goût prononcé pour la critique du RDPC et du régime dont il est l’émanation. « A un moment donné de votre vie, il faut savoir accepter», a-t-il admis. Qu’a-t-il alors compris ? « Je peux au moins le dire, parce que je suis fatigué, je suis épuisé», avoue-t-il. S’assimilant à Jésus Christ : « le Christ a accepté d’être crucifié. Pourquoi moi je ne le ferais pas ? », se demande l’homme qui, au sortir de son passage devant une commission de discipline qu’il a toujours jugée « illégale », avait dénoncé une liste de personnes qui cherchent à l’évincer du parti, et qui sont presque toutes membres de ladite commission. « A l’image des histoires saintes, je pense qu’ils avaient besoin que je parte du parti, je suis parti du parti. Ils veulent le Rdpc, je leur laisse le Rdpc. Pour le reste, nous verrons», finit-il par accepter.

Biyaïste éternellement

Pour autant, le membre du Comité central du RDPC campe sur la casquette qu’il s’est taillée et qu’il dit porter avant même l’avènement du parti au pouvoir : « je vous dis que Paul Biya et la politique du Renouveau prônée dès 1982 ne quitteront jamais de mon cœur », jure celui qui se considère comme le leader du mouvement des Biayïstes. « Ils vont aussi couper Paul Biya de mon cœur et du Renouveau ? », demande-t-il au journaliste. Lui qui refuse de voir la main directe du signataire de la décision de son exclusion. Avant de répondre lui-même : « Je ne crois pas. Ils veulent le Rdpc, je leur laisse le Rdpc », crache-t-il sans regretter. Toujours est-il que « si c’est moi qui dois être immolé pour que le président Paul Biya enfin soit crédible, tant mieux, j’accepte cette immolation », se livre l’irrédentiste en holocauste. Convaincu que « la vérité finira toujours par triompher ». L’homme sera sur le plateau de RIS FM ce 21 avril, en tant qu’invité permanent de la matinale présentée par le promoteur de cette radio lui-même, Sismondi Barlev Bidjoka. certainement pour davantage en parler.

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Il n’y aura pas d’état de grâce cette fois-ci pour Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding. Le Biayiste en chef a été exclu définitivement du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti dirigé par Paul Biya. C’est dire que la commission Musonge a jugé coupable le membre du Comité central du parti au pouvoir des faits qui lui étaient reprochés.

C’était presque acté avant même la délibération de la Commission de discipline ad hoc qui s’est réunie le 13 avril dernier. D’autant plus que le critique interne du RDPC était désormais un pion un peu trop libre depuis quelques mois. L’homme ne cesse de critiquer la gouvernance du pays et la gestion du parti présidentiel. Et s’est de plus en plus laissé aller dans son élan de liberté, continuant d’aller prester sur les plateaux de débat sur Equinoxe TV,au moment où le parti avait décidé de boycotter cette chaîne de télévision à la ligne éditoriale jugée révolutionnaire par le régime de Yaoundé. Lui qui avait déjà été frappé en 2014 d’un blâme, pour avoir ramé à contre-courant du parti lors des législatives et des municipales 2013 dans le Nkam. Ce qui avait abouti à l’élection d’un exécutif de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UPF) d’Olivier Bile. L’homme qui est chef traditionnel à Yabassi avait pratiquement fait campagne pour l’opposition. Il n’aura plus jamais l’occasion de battre campagne pour l’opposition en étant membre du parti au pouvoir. Les garants de la discipline du RDPC l’ont définitivement écartés de leurs rangs. Et c’est l’objet de son engagement au sein du parti, Paul Biya lui-même, qui a signé l’exclusion définitive de son admirateur défenseur. Il n’aura plus le droit de porter la tenue du parti au pouvoir. Et surtout, ne devrait plus se prévaloir d’appartenir à ce parti.

Messanga Nyamnding n’est pas le seul à subir les foudres de la commission Musonge. Deux autres militants du Parti des flammes sont passés à la trappe,mais avec moins de fermeté. Wielfried Nkpwala, militant à Ngoyla, sous-section du Haut-Nyong Sud-Est, écope d’un blâme. François-Xavier Mpon, militant à Bafia, section Mbam et Inoubou I centre, s’en sort avec 12 mois de suspension. Seul une grâce du leader du parti peut sauver ces trois indisciplinés.

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CAN 2023 : Le Cameroun ira chercher son visa en Afrique de l’Est…

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Ce sont 48 sélections africaines qui sont engagées dans cette campagne éliminatoire. Seules 24 seront admises à jouer le tournoi final en Côte d’ivoire du 23 juin au 23 juillet 2023. Ainsi, deux pays seront qualifiés par groupe. A la faveur du classement FIFA, la probabilité d’avoir des duels entre poids lourds du continent a été presque annulée. Le tirage au sort effectué ce soir en Afrique du sud place le Cameroun dans le groupe C, avec comme adversaires le Kenya, la Namibie et le Burundi. Deux de ces trois pays appartiennent à l’Afrique de l’Est et particulièrement à la Région des grands lacs. Seule la Namibie appartient à l’Afrique australe. Le chemin semble être balisé pour une qualification facile du pays organisateur de la dernière édition, tant ses concurrents sont de tailles inférieures. Le pays des Lions indomptables a déjà remporté le tournoi cinq fois, alors que ses concurrents travaillent encore à marquer leur présence dans ce tournoi qui avance vers sa 34ème édition. Si sur papier le Cameroun peut être certain d’être présent en côte d’ivoire dans un an, rien n’est garanti pour l’un ou l’autre des trois autres. Le Kenya n’est déjà pas certain d’être de la partie. Suspendu pour interférences politiques, le pays pourrait être considéré comme éliminé d’office, si sa suspension n’est pas levée deux semaines avant le début du tournoi éliminatoire. Dans ce cas, le groupe ne comprendra plus que trois pays, pour deux places. Situation similaire dans le groupe K qui comprend le Zimbabwé, également sous le coup d’une suspension de la FIFA.

Le groupe H jouera pour une seule place car le pays organisateur s’y trouve. Déjà qualifiée, la Côte d’ivoire jouera pour du plaisir. Sauf si l’organisation lui est retirée pour des raisons qui ne la disqualifient pas du tournoi final. Auquel cas la campagne éliminatoire du pays des Eléphants compterait. Le Sénégal, champion en titre, pourrait facilement se qualifier, et la seconde place pourrait se discuter entre le Bénin, le Mozambique et le Rwanda.

Les poules

GROUPE A
1-NIGERIA
2-SIERRA LEONE
3-GUINEE BISSAU
4-SAO TOME ET PRINCIPE-ÎLE MAURICE*

GROUPE B
1-BURKINA FASO
2-CAP VERT
3-TOGO
4- ESWATINI

GROUPE C
1-CAMEROUN
2-KENYA
3-NAMIBIE
4-BURUNDI

GROUPE D
1-EGYPTE
2-GUINEE
3-MALAWI
4-ETHIOPIE

GROUPE E
1-GHANA
2-MADAGASCAR
3-ANGOLA
4-RCA

GROUPE F
1-ALGERIE
2-OUGANDA
3-NIGER
4-TANZANIE

GROUPE G
1-MALI
2-CONGO
3-GAMBIE
4-SOUDAN DU SUD

GROUPE H
1-COTE D’IVOIRE
2-ZAMBIE
3-COMORES
4-LESOTHO

GROUPE I
1-RD CONGO
2-GABON
3-MAURITANIE
4-SOUDAN

GROUPE J
1-TUNISIE
2-GUINEE ÉQUATORIALE
3-LIBYE
4-BOTSWANA

GROUPE K
1-MAROC
2-AFRIQUE DU SUD
3-ZIMBABWE
4-LIBERIA

GROUPE L
1-SENEGAL
2-BENIN
3-MOZAMBIQUE
4-RWANDA

*Lors du premier tour des éliminatoires, Sao Tomé avait éliminé Maurice (1-0, 3-3), mais une procédure disciplinaire est en cours. Le verdict déterminera le pays qualifié.

Fécafoot : Samuel Eto’o vers la sortie ?

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Les signaux ne sont pas au vert pour Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le spectre de l’annulation du processus électoral qui a conduit à l’élection de l’ancien capitaine des Lions indomptables plane sur le ciel camerounais. L’Accord transactionnel conclu par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) entre Emmanuel Maboang Kessack et l’actuel locataire de la Tour de Tsinga a pourtant ramené une certaine sérénité chez les partisans de l’élu du 11 décembre 2021. Protocole conclu de justesse entre deux anciens candidats à l’élection fédérale dont l’un avait déjà obtenu de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) l’arrêt du processus électoral dès la publication du collège électoral au niveau départemental, alors que l’autre s’était contenté de dénoncer aux niveaux du gouvernement, de la Confédération africain de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA), les « nombreuses irrégularités » qui entachaient ce processus électoral, avant de parvenir à gagner la partie. Le héros de la Coupe du monde 1990 qui avait eu gain de cause devant la CCA, a ainsi eu l’amabilité d’abandonner la voie du tribunal alors que le président intérimaire de la Fécafoot avait fait appel au TAS, dans l’espoir d’une issue contraire. Samuel Eto’o qui a succédé à Séidou Mbombo Njoya, n’a pas voulu jouer au pari.

Mais la partie n’est pas terminée car l’affaire Maboang n’était pas la seule qui maintenait le suspens sur le sort de l’ancien capitaine des Lions indomptables à la tête de la Fécafoot. Avant Maboang, 44 membres de l’Assemblée générale de 2009 dont Pierre Ndjili Ndengue, Akoué Domingo, avaient déjà attaqué le processus électoral dès la tenue de l’Assemblée générale (AG) de juillet 2021 qui a adopté les textes devant encadrer le dernier processus électoral. Le patron intérimaire de la Fécafoot avait tourné la page de l’AG de 2009 qui est régulièrement convoquée depuis 2013 pour cet exercice, chaque fois qu’une élection est annulée à Tsinga. Ce, sur la base du principe du statu quo ante qui veut qu’en cas d’annulation de l’élection, le dispositif existant avant ladite élection retrouve compétence, le temps de la transition. Séidou Mbombo Njoya avait alors composé une nouvelle équipe sur la base du dernier championnat qu’il avait organisé 44 membres de l’AG 2009 se sont révoltés et ont saisi la CCA qui leur a donné raison, mais le Comité intérimaire a poursuivi la partie, en attaquant la décision de la CCA au TAS. Sauf qu’il n’a pas payé ses frais de procédures, avant d’être éjecté de Tsinga. La nouvelle équipe ne s’est pas elle aussi exécutée, malgré les relances du TAS. Pour plus tard solliciter un délai supplémentaire. Le TAS a dit niet !

Accord transactionnel

Entre temps, les négociations engagées avec l’AG 2009 représentée par Abdouraman Hamadou à qui mandat a été confié de défendre les intérêts dans les procédures judiciaires, Samuel Eto’o s’est replié sur une partie de cette AG, constituée essentiellement de personnes n’ayant pas appartenu au groupe des 44 ayant saisi la CCA, mais en y associant quelques défections. Ces derniers ont scellé un pacte avec le nouveau patron de Tsinga, pour se désolidariser d’Abdouraman Hamadou, et écrire au TAS pour solliciter le retrait des procédures pendantes. En vain. Un trouble naîtra de l’Accord transactionnel du 14 avril 2022 entre Maboang Kessack et Samuel Eto’o (et qui a vu l’adhésion de la CCA), tant le TAS indiquait que cet accord emportait un certain nombre de procédures pendantes à Lausanne. Mais dans le document, il est clairement dit que cet accord ne joint pas la procédure 8338, celle engagée par l’AG 2009. L’affaire s’est donc poursuivie, et les parties s’accordent à croire que le verdict est attendu très bientôt, ce mois d’avril 2022. Et pourrait logiquement épouser celui de la CCA. Si tel est le cas, Samuel Eto’o qui a engagé des actions d’éclat dans la marche du football camerounais, devrait plier bagages et attendre un nouveau processus électoral, que devrait organiser une équipe transitoire.

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