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Jean Claude Ekoube : Pourquoi nous avons créé une Fondation

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Vous venez de porter sur les fonds baptismaux une fondation portant votre nom et principalement orientée vers le sport. Pouvez-vous nous en dire plus ?

D’emblée, je souhaite vous remercier de l’intérêt que vous portez à la Fondation Jean Claude Ekoube, en plein exercice de ses capacités tant conceptuelles qu’opérationnelles depuis le 11 février 2022. La Fondation Jean Claude Ekoube est née à cette date historique, car coïncidant avec la célébration de la Fête nationale de la jeunesse (du Cameroun, Ndlr). Elle est issue d’une idée visant principalement la promotion du football dans les catégories jeunes. Je dois dire à ce propos que je suis par ailleurs le Président général de National FC, une association 2-0 qui est étendue actuellement dans les villes de Yaoundé, Douala, Limbé, Mouanko, Edea, Limbé et Soa. Les tractations sont en cours pour la création d’antennes à Bertoua, Bafoussam, Ngambe et Ndonga. Tous les samedis, nous sommes souvent accompagnés de nos enfants pour une partie de football. Plus le temps passait, plus on enregistrait de nouvelles venues, de jeunes au sein de National FC. Alors, on s’est dit pourquoi pas créer une académie de football. De fil à aiguille, j’ai mis en place une commission technique pour l’élaboration des textes de base (statuts et règlement intérieur). Une fois ce travail achevé, j’ai convoqué une assemblée générale constitutive pour le 11 février 2022, à l’effet de donner un contenu officiel à l’activité de formation des jeunes au Football. Un dossier a été constitué en bonne et due forme, puis transmis aux autorités administratives compétentes qui nous ont délivré un récépissé de déclaration de la Fondation Jean Claude Ekoube. Depuis lors, nous poursuivons l’œuvre de construction de cette initiative inclusive au sein du comité directeur, du bureau exécutif et des commissions spécialisées.

A ce jour, National FC academia compte 60 pensionnaires qui sont regroupés dans les différentes catégories jeunes. En dehors de National FC academia, nous avons aussi en gestation National HB Academia pour le handball à Edéa et National nautic sports academia à Mouanko. Je rappelle que National FC a remporté la course des pirogues lors du festival 2022 de Mouanko, dans la Sanaga-Maritime. Le siège de la Fondation est basé à Yaoundé. Sa devise est : « Discipline-Performance-Solidarité ».

Quels sont les objectifs à long terme et à court terme de la Fondation Jean Claude Ekoube ?

La Fondation Jean Claude Ekoube est unique en ce qu’elle a divers objectifs à atteindre. Son objectif principal est, comme je l’ai dit tantôt, l’initiation, la formation et le développement de la pratique des sports, régis par les diverses fédérations sportives agréées au Cameroun. En outre, la Fondation Jean Claude Ekoube participe pleinement à la vie des collectivités territoriales décentralisées, à travers la promotion de la solidarité, l’assistance aux couches sociales vulnérables et le développement local. Elle contribue par ailleurs à la formation des hommes et femmes, à leur participation à la pratique éducative et socio-professionnelle, voire à leur insertion sociale et professionnelle.

Une telle fondation demande d’importants moyens financiers. Comment comptez-vous la faire vivre dans le milieu sportif ?

Pour l’instant, la Fondation Jean Claude Ekoube est active avec les fonds propres. Ceux-ci comprennent les frais d’inscriptions et les cotisations annuelles des membres, ainsi que les inscriptions et cotisations annuelles des pensionnaires de nos académies. Évidemment, ce projet a des ambitions qui nécessitent forcément plus de moyens financiers. Nous pensons ouvrir les vannes du sponsoring, du mécénat et du partenariat pour atteindre nos nobles objectifs. C’est un appel aux fonds extérieurs qui est ainsi lancé à destination de tous ceux qui promeuvent nos idéaux. C’est un appel lancé également à destination des centres de formation les plus capés dans le monde et les équipes professionnelles des championnats étrangers.

Quand espérez-vous pouvoir faire vos premiers pas sur les terrains des grandes compétitions nationales ?

Nous sommes encore une jeune académie de football. L’initiation et la formation sont les deux piliers de notre action pour le moment. Dans quelques années, nous avons l’intention de bâtir une équipe professionnelle masculine et une équipe professionnelle féminine, pour les championnats nationaux. Un jour, pourquoi pas, National FC fera ses pas dans la cour des grands clubs du Cameroun, de l’Afrique et du monde. Telle est notre ambition. Tel est notre vœu. Tel est notre rêve. Telle sera la réalité.

Les changements survenus à la tête de la Fecafoot annoncent de lendemains meilleurs pour le football camerounais. Quels espoirs portez-vous sur l’arrivée de Samuel Eto’o fils à la Fecafoot ?

Je suis heureux de l’arrivée de Samuel Eto’o Fils à la tête de la Fécafoot. Le projet qu’il a présenté au public et les réalisations actuelles témoignent non seulement d’une logique de réforme profonde du football camerounais, mais aussi des espérances pour des lendemains meilleurs. J’en profite pour réitérer mes vives félicitations à Samuel Eto’o Fils, en même temps que je formule le souhait de voir une totale éclosion du football camerounais sous ses auspices. Il a des capacités extraordinaires, des atouts indéniables, et saura les capitaliser, j’en suis persuadé, pour porter très haut le football camerounais. Nous allons travailler de concert à cette fin. La Fondation Jean Claude Ekoube est prête à offrir sa contribution et le fera inconditionnellement, car nous croyons profondément en Samuel Eto’o Fils. Il est déterminant que nous fassions bouger les choses dans le bon sens. Avec lui, nous ferons d’autres Samuel Eto’o Fils. Avec lui, nous construirons un idéal pour le football camerounais depuis la base, avec les catégories Minimes, Cadets, Juniors et Seniors. Il est engagé, nous aussi. Dans cette veine, je pense à suggérer l’organisation d’une compétition des académies de football, afin de détecter les talents et construire des équipes nationales compétitives à tous les niveaux et sur la longue durée.

Vous insistez beaucoup sur la jeunesse. Pourquoi ?

J’ai confiance en la jeunesse et je bâtis toute mon énergie pour la promotion de la jeunesse camerounaise, à travers la promotion des sports, des activités de développement socioéconomiques, de la solidarité nationale et de l’intégration socio-professionnelle. Petit à petit, nous ferons nos pas, afin de faire des bonds dans un proche avenir. Ensemble, nous pouvons tirer nos talents vers les sommets. Ensemble, nous devons faire avancer le Cameroun, sous la houlette éclairée du Président Paul Biya. Ensemble, nous ferons de nos opportunités des réalités.

On se tromperait alors en vous prêtant des ambitions politiques ?

Ma seule ambition est de faire de mes objectifs une réalité effective. Politiquement, je suis membre de la Section RDPC Sanaga-Maritime Sud-Est et vice-président de la Sous-section RDPC Delta 2 à Mouanko, mon village natal, situé dans le département de la Sanaga-Maritime. Traditionnellement, je suis grand notable dans les chefferies traditionnelles des deux cantons Yakalag et Malimba à Mouanko. Administrativement, je suis chef de la Cellule de l’information et de la communication à la Direction générale des Douanes. Si le destin s’écrit autrement, je m’adapterai pour relever de nouveaux challenges. Mon ambition est de vivre avec des ambitions.

Cameroun: Les coupables des recrutements ethniques ont un nom!

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Le Dr Louis_Marie_Kakdeu

Le débat sur le tribalisme d’Etat prend de plus en plus de l’ampleur au Cameroun. Ce qui m’interpelle, c’est le rejet des responsabilités entre le Nous et le Eux. Le Nous pense que c’est le Eux qui a commencé et de son côté, le Eux pense que c’est en réaction au tribalisme du Nous qu’il a agi. Vu sous cet angle, c’est la polémique de l’oeuf et de la poule. Mais, qu’en est-il effectivement du point de vue de la gouvernance?

  1. Une régionalisation centralisée des institutions publiques et une privatisation de la chose publique: Au Cameroun, les institutions publiques créées dans une région/localité ont tendance à être considérées comme étant la propriété des ressortissants de cette localité. Cela est conforté par les « appels » à création de « NOTRE » part d’institutions qui émanent de ces régions et qui font de ces institutions créées une « réponse politique » aux demandes/besoins des populations de cette localité. Cela s’inscrit dans la logique de la privatisation de la chose publique qui consacre la gestion (néo)patrimoniale du pays. C’est aussi une manifestation du clientélisme politique qui est en vigueur au Cameroun. Ainsi, si vous indexer le Nous, il vous montrera, faits à l’appui, que la situation n’est pas différente chez le Eux et qu’il est incompréhensible de s’acharner sur lui. La solution la plus facile est de consacrer une fois pour toute la régionalisation effective des institutions publiques même si certaines ont une vocation nationale. Mais, les dirigeants actuels du Cameroun, s’ils étaient courageux, assumeraient l’option libérale prise par le pays en 1989 dans le cadre d’une loi portant orientation de l’économie nationale. L’on s’attendrait donc à ce que la libre compétition prévale sur le marché de l’emploi. C’est vrai que cela suppose la mise sur pied des réformes structurelles, notamment dans l’éduction nationale, qui n’ont pas été faites.
  2. L’absence de la reddition des comptes. Personne n’a l’obligation de rendre compte dans ce pays. L’on parle des recrutements tribalistes dans des entreprises qui ont un conseil d’administration supposé veiller au respect des intérêts en présence. Il s’agit donc de la faillite des administrateurs supposés représentés ces intérêts. Par exemple, pour ce qui considère la Sodecoton, où étaient les représentants du gouvernement et de l’Etat (par exemple, le gouverneur qui a signé) pour répercuter les fameuses « Hautes Instructions »? Dans la logique administrative, le SGPR ne peut pas épargner ses administrateurs pour s’adresser au DG comme si ces derniers n’avaient pas de rôle! C’est d’ailleurs le lieu de soulever le débat sur le bien-fondé des Conseils d’administration dans notre pays et du nombre pléthorique des administrateurs lorsqu’on sait que même les « éperviables » ont souvent des comptes administratifs validés par ces Conseils. C’est vraiment la gouvernance de nos entreprises publiques qu’il faut questionner dans son ensemble et surtout, encourager la société civile à demander des comptes, non pas aux groupes ethniques/religieux/linguistiques composant la communauté nationale, mais aux REPRESENTANTS qui ne regardent pas souvent dans la même direction que les bénéficiaires/lésés. La solution pourrait être de réduire le nombre et l’emprise des représentants et de développer des mécanismes de démocratie directe pour permettre aux bénéficiaires de défendre eux-mêmes directement leurs intérêts, à travers des initiatives populaires par exemple.
  3. Attention à l’équilibre régional! Pour le reste, le grand public doit savoir qu’il n’y a pas de cadre légal pour l’équilibre régional dans les entreprises publiques au Cameroun au regard de l’option libérale du pays. La société civile doit être donc très positive et éviter de cantonner l’opinion publique dans une logique identitaire de la politique ou de l’économie. Même l’actualité de l’arrêté de 1992 qui porte sur les quotas par région aux concours administratifs est aujourd’hui très discutable au regard de l’évolution des décrets portant sur le régime général des concours administratifs.
  4. Le public doit surtout savoir que du point de vue de la performance, il n’y a pas d’équilibre régional à attendre des postes techniques. On doit recruter les plus compétitifs même s’ils sont de la même famille biologique. L’inclusion nationale que l’on attend se fait dans les instances décisionnelles, c’est-à-dire au sein des Conseils d’administration ou des Comités de gestion/pilotage. C’est dans ces instances qu’il faut chercher à savoir si toutes les parties prenantes sont représentées au moment de prendre des décisions stratégiques impactant la vie collective. Ce qui tue le Cameroun, c’est aussi cette propension à vouloir toujours mettre des personnes non compétentes aux postes opérationnels par nécessité d’équilibre régional ou par népotisme. C’est cette propension à lutter pour la mangeoire et non pour un modèle progressiste!
    L’opinion publique doit savoir que les options d’équilibre régional ou de népotisme aboutissent au même résultat à savoir la faillite. Et je rappelle toujours qu’en 1987, au moment où l’on mettait fin au cinquième plan quinquennal, le Cameroun avait 188 publiques. 30 ans plus tard en 2018, le pays n’en avait plus que 28 avec les entreprises créées entre temps. Et parmi les 28 existantes, 14 étaient en faillite (50%) dont la Semry et la Sodecoton.

Mes chers amis, vous ne pouvez pas vouloir mettre à mal un manager qui a redressé une structure en faillite! Je dis souvent à l’introduction de mon cours de marketing que l’entreprise n’est pas le ministère des affaires sociales. C’est une organisation à but lucratif qui doit être rentable pour exister. La meilleure façon d’y parvenir, c’est de laisser le manager former son équipe. Il est jugé sur le résultat et non sur la composition de son équipe.

Mes chers amis, faisons attention de revendiquer des modèles qui ont échoué et qui conduisent notre pays dans le gouffre. Nous avons le choix entre choisir le chemin de la performance et de mobiliser la société civile pour vérifier que les personnes recrutées sont compétentes, ou choisir le chemin du communautarisme et passer le temps à pleurer ou à célébrer le népotisme.

C’est aussi curieux de constater que dans notre logique jacobine d’aujourd’hui, les gens ne revendiquent pas d’être représentés au Conseil d’administration là où l’on décide de la gestion du bilan positif de l’entreprise; ils revendiquent d’être à l’opérationnel là où l’on travaille et gagne des miettes appelées « salaires ».

Mes chers amis, la Sodecoton a réalisé un bénéfice de 5 milliards de FCFA. Je serai plutôt du côté de ceux qui décident de la gestion de ces 5 milliards que de ceux qui sont au four et au moulin pour gagner un salaire à la fin du mois. Je laisse à chacun d’avoir sa vision politique mais, du point de vue économique, ce serait complètement absurde de sanctionner un DG qui a récupéré une entreprise en faillite et l’a redressé (même avec les membres de sa famille) pour la rendre excédentaire, et ce, en deux ans! En principe, le problème doit se poser si les 5 milliards produits ne sont pas investis ou utilisés avec la logique de l’inclusion nationale et donc, de l’équilibre recherché.
Bonne journée!
Par Louis Marie Kakdeu

CHAN Algérie 2023 : La CAF reporte le tirage au sort des éliminatoires

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Le tirage au sort des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) n’aura plus lieu ce 29 avril 2022 comme initialement prévu. Un communiqué de la Confédération africaine de football (CAF) vient de l’annoncer. L’événement est reporté sine die. Aucune raison n’est avancée pour justifier ce contretemps, la veille de la cérémonie, mais le silence de la CAF est quelque peu parlant. Elle qui a gardé la même attitude sur l’interview de Djamel Belmadi sur la chaîne de télévision officielle de la Fédération algérienne de football (FAF). Dans cette interview, l’entraîneur sélectionneur des Fennecs relatait sa persécution contre l’arbitre du match, et appelle à la haine, voire plus, contre celui qui fait partie des meilleurs officiels africains de l’heure. Dans le même temps, des supporters algériens de l’Olympique lyonnais agressaient Karl Toko Ekambi en France. Tout cela un mois après le match qui a vu son équipe être coiffée au poteau dans les dernières secondes de la rencontre, par le Cameroun. Sur un but de Karl Toko Ekambi.

Cela a-t-il un lien avec l’actualité concernant le pays organisateur qu’est l’Algérie ? Rien n’est moins sûr d’autant plus que même si la CAF est restée muette dans le conflit né du match Algérie-Cameroun du 29 mars dernier, il reste que le dossier semble être en cours d’examen approfondi. Et des développements subséquents contribuent peut-être à donner des grilles de lecture sur l’attitude de la CAF, et même de la FIFA. L’instance faitière du football continental est attendue sur la guerre que mène l’Algérie contre l’arbitre gambien Papa Bakary Gassama et le Cameroun. Mais Patrice Motsepe et ses hommes attendent peut-être le sort que réservera la FIFA sur ce dossier soumis à son appréciation par la FAF. Mais un sort dont les contours sont déjà en train d’être dessinés. En défaveur du demandeur. La semaine dernière, la FIFA a engagé une procédure de remboursement des billets de la Coupe du monde 2022 pré-réservés par l’Algérie qui continue de rêver de la reprise du match retour des barrages de ce mondial, avec le Cameroun.

Entre temps, la CAF vient de suspendre l’arbitre algérien Mehdi Abid Charef, arbitre principal de la VAR lors du match aller des quarts de finale de la Ligue des champions entre Al Ahly et le Raja de Casablanca. La Commission des arbitres de la CAF est « coupable d’avoir induit l’arbitre Jean Jacques Ndala en erreur ». Le manipulateur de la VAR n’ présenté au Congolais dirigeant la partie, qu’un angle qui lui faisait croire qu’il y a eu penalty en faveur d’Al Ahly d’Egypte, alors que le ballon n’avait frôlé que la cuisse. En revanche, les téléspectateurs ont vu autre chose. Un argument de plus pour se méfier de l’Algérie ?

Algérie-Cameroun : La fédération algérienne répond à la Fécafoot

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Deux jours après le communiqué de Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), dénonçant les agissements de Djamel Belmadi, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Algérie, la Fédération algérienne de football (FAF) a tenu à réagir : « La FAF et le sélectionneur M. Djamel Belmadi, dans l’interview dont fait référence ce communiqué n’ont, à aucun moment , insinué, cité, encore moins accusé la Fécafoot ou une autre fédération ou bien une instance internationale de quoi que ce soit. Par contre, ils ont à maintes reprises dénoncé légitimement le comportement de certains arbitres dont les décisions et les attitudes ont influé négativement sur le déroulement, voire le résultat d’un match », écrit Amara Charaf-Eddine. Pour celui qui avait annoncé sa démission au lendemain de la défaite des Fennecs à domicile contre les Lions indomptables, « la FAF, comme toute autre fédération à travers le monde, a usé de son droit légitime de défendre ses intérêts auprès des instances internationales compétentes, et ce, conformément aux règlements en vigueur ».

Refusant ainsi à la Fécafoot le droit d’intervenir dans un conflit né d’un match qui a impliqué son équipe nationale. En revanche, Amara Charaf-Eddine indique que « tout comme la Fécafoot, la FAF est foncièrement attachée aux valeurs et aux vertus du sport, et a de tout temps accepté loyalement les résultats qi étaient en sa défaveur dans un total esprit de fair-play, sans rechigner ni accuser qui que ce soit ». Soulignant que « cela ne peut être le cas lorsque l’arbitrage fausse l’issue d’une rencontre». Insistant implicitement à croire que le Gambien qui dirigeait le match retour entre l’Algérie et le Cameroun à Blida, avait orienté le destin du match en faveur du Cameroun. Certes l’homme admet que « l’histoire du football est richement truffée de destins brisés d’épopées dramatiques, mais aussi d’injustices, notamment d’ordre arbitral», mais refuse d’admettre l’explication éventuelle d’erreurs.

Le communiqué du président de la FAF

Du coup, l’interlocuteur de Samuel Eto’o qui se montre attaché aux vertus du fair-play, ne prend pas de distance, pour dire le moins, avec les appels à la haine lancés par son entraîneur qui n’a pas son interview caché son ressentiment contre Bakary Gassama qu’il a persécuté jusqu’en Turquie plusieurs jours après le match du 29 mars 2022 qui nourrit son amertume suite à l’élimination de son équipe de la course pour la Coupe du monde 2022. Le défenseur de la cause algérienne garantit que « la FAF se fera un réel plaisir d’accompagner la Fécafoot dans sa quête de mettre toute la lumière sur cette affaire devant la commission d’éthique de la FIFA…» A la suite de son homologue du Cameroun qui a menacé de porter l’affaire devant cette instance de la FIFA.
Plutôt que de faire profil bas, l’Algérie préfère s’enfoncer davantage. Elle dont la sortie était attendue depuis les agissements des siens. Au moment où Belmadi s’attaquait à l’arbitre, les supporters algériens de l’Olympique lyonnais s’en prenaient à Karl Toko Ekambi en France. Entre temps, la FIFA poursuit l’examen du recours algérien, non sans annuler les réservations de billets faites par le pays du Maghreb à l’avance pour le compte de Qatar 2022.

Pour mieux comprendre le sujet:

Algérie-Cameroun: Belmadi crache sa haine contre Bakary Gassama,…Toko Ekambi agressé en France

Dérapage de Belmadi: Samuel Eto’o sort du silence et invite l’Algérie au fair-play

Carnet noir : La presse camerounaise en deuil

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La presse camerounaise est en deuil. Armand Mbianda n’est plus. Le directeur de publication du journal Le soir est mort ce 27 avril en début de soirée. On apprend que l’homme qui a une santé chancelante depuis près de deux ans était sous assistance respiratoire depuis la semaine dernière. C’est la fin du passage de l’ancien Chef de chaîne de la Tome broadcasting corporation (TBC), une radio privée de Yaoundé qui a formé bon nombre de journalistes camerounais, avant de perdre son signal.

Il laisse orphelin le journal Le Soir

Son téléphone sonne dans le vide. Armand Mbianda ne répondra plus. Il ne répondra plus jamais. L’homme laisse à sa veuve de rédactrice-en-chef un quotidien qui avait déjà pris ses marques au sein de la médiasphère camerounaise.

Fair-play: Samuel Eto’o sert une leçon à Belmadi

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C’est la leçon du berger à la bergère. Au lendemain sa sortie violente contre l’arbitre Bakary Gassama et le Cameroun, Djamel Belmadi a eu droit à une leçon de la part de Samuel Eto’o.  »Le Cameroun a toujours appris de ses échecs et a su se relever de ses chutes pour aller de l’avant », a réagi le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Dans le communiqué qu’il signe ce 25 avril 2022, le patron du football camerounais invite l’Algérie à  »saisir les instances habilitées » pour se plaindre si elle se sent frustrée par l’arbitre du match Algérie-Cameroun du 29 mars 2022.

Mais déjà, le président de la Fecafoot rappelle au  »pleurnichard » algérien que  »le Cameroun a perdu le match aller à Japoma (0-1), et même que lors de la dernière CAN, le Cameroun a été éliminé en demi-finale à domicile. A un ancien footballeur qui n’arrive pas près d’un mois après la défaite de son équipe, à digérer la défaite (1-2) dans un stade Mustapha Tchaker où les Fennecs n’avaient jamais perdu de match.

Le communiqué de Samuel Eto’o

Samuel Eto’o s’est senti obligé de répondre à l’entraîneur sélectionneur des Fennecs qui, dans une interview accordée ce weekend à la chaîne de télévision de la fédération algérienne de football (FAF), a versé sa bile contre Bakary Gassama, l’arbitre gambien qui a dirigé cette rencontre. Dans son envolée verbale, l’homme a confessé sans le regretter, avoir persécuté Bakary Gassama jusqu’en Turquie. Non sans menacer l’homme en noir de représailles, en des mots à peine voilés. Pendant que l’entraîneur se livrait à cet exercice médiatique, Karl Toko, le Lion indomptable qui a marqué le but de la victoire du Cameroun à Blida, se faisait agresser dans les vestiaires à la fin du match du championnat français entre Lyon et Montpellier. Assez pour que le président de la Fecafoot soit obligé d’interpeller le volubile et le ramener à la raison.

Algérie-Cameroun: Bakary Gassama et Toko Ekambi menacés de mort par Belmadi et des Algériens

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L’Algérie n’a pas arrêté de pleurer pour sa qualification manquée pour la Coupe du monde 2022. Pire son entraîneur sélectionneur a pété un câble et est monté d’un cran ce week-end. Dans une interview accordée à la chaîne TV de la fédération algérienne, le sélectionneur national Djamel Belmadi s’est laissé aller dans une diarrhée verbale dirigée contre l’arbitre Papa Bakary Gassama, l’arbitre central du match Algérie-Cameroun (2-1) qui a vu l’élimination du pays d’accueil par le Cameroun. Avec un but de Karl Toko Ekambi survenu dans les dernières secondes de la partie, alors que l’Algérie célébrait déjà sa qualification obtenue la minute d’avant, sur un but inscrit par Slimani. « Plus jamais de la vie, on ne laissera deux, trois personnes conspirer contre notre pays ; on ne laissera plus jamais un arbitre venir mettre à mal un pays», a pesté le patron du banc de touche algérien. L’homme qui avait passé la fin du match affalé au sol, effondré par le but assassin de Karl Toko Ekambi, pousse le bouchon plus loin en avouant avoir craché son venin contre l’arbitre gambien dont le malheur est d’avoir dirigé ce match : « Je suis obligé de dire que je n’ai pas aimé du tout le lendemain du départ de cet arbitre à l’aéroport d’Alger : le voir confortablement assis dans les salons, à boire un café… Je n’ai pas aimé ça. J’ai vidé mon sac sur cet arbitre-là », a-t-il confié. Le mauvais perdant a continué à persécuter l’arbitre en terre étrangère : « Je l’ai croisé en Turquie après, je lui ai redit la même chose, j’ai pris le vol. Je lui ai dit que je n’ai pas aimé que nous puissions accepter ce genre de chose…» a-t-il confessé.

Toko Ekambi traqué jusqu’en France

Dans son envolée teintée de paroles en Arabe, Djamel Belmadi ne reconnaît plus l’Algérie comme un pays africain : « Nous, quand on va dans ces pays, quand on va en Afrique, souvent ce n’est pas un traitement de faveur qu’on a», a-t-il trahi son sentiment anti-africain. « Ils ont enlevé l’espoir de tout un peuple ; et on le laisse comme ça !» monte-t-il en puissance. Avant de se raviser : «je ne demande pas qu’il faut le tuer…il ne faudra pus jamais accepter ce genre de chose », essaie de tempérer l’Africanophobe.

La sortie foireuse de Belmadi

Entre temps, c’est l’homme de ce 29 mars 2022 qui subit les foudres de ses propres supporters en club. A la fin du match entre Lyon et Montpellier ce dimanche qui a vu le Lion indomptable marquer et être deux fois passeur, échapper de peu à un lynchage des fanatiques algériens pourtant rangés parmi les supporters de son club, l’Olympique lyonnais. La police française a dû intervenir pour éviter « l’explication » que promettaient les agresseurs au Camerounais qui venait pourtant de leur procurer satisfaction. L’homme qui a été agressé dans les vestiaires au motif qu’il a signé le but qui délivra le Cameroun en crucifiant l’Algérie, est désormais dans le viseur des hooligans algériens qui le traquent en France. De quoi pousser Jean Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais, à menacer de démissionner si cela se répétait.

Rêve et espoir illusoire

Pour sa part, Djamel Belmadi, l’homme dont la fonction impose de la retenue en pareille situation, est rattrapé par la réalité : « On vivra encore des moments comme ça de joie et d’allégresse dans le futur. Dans tous les cas, on va faire le maximum, on va s’atteler à ça, staff technique et joueurs. Bien sûr il y a des choses à leur reprocher, les joueurs, mais dans l’ensemble, je les félicite », revient-il sur terre. « On va devoir encore faire plus, on va devoir démontrer encore plus d’envie pour notre pays dans un esprit de reconquête. Donc voilà ce qui va être dans notre avenir a », se projette-t-il sur l’avenir. Mais le mal est déjà fait. Les arbitres risqueront de ne plus être en sécurité en allant en Algérie.

Après avoir jubilé, Toko est devenu un ennemi public en Algérie

La fédération algérienne qui devrait ramener ses poulains à la raison, et dont le président avait démissionné dans la foulée de cette élimination qui marquait également la première défaite des Fennecs au stade Mustapha Tchaker de Blida, est restée muette. Et rêve de voir le match être rejouée. La FIFA qui en a été saisie, ne se presse. Le rendez-vous du 21 avril a accouché d’une souris. Les Algériens croient que l’arbitre a joué pour le Cameroun, confortés par l’Organisation mondiale de sécurité anti-corruption (OMSAC) qui est convaincue que l’arbitre central a reçu des pots-de-vin du Cameroun dans le cadre de cette rencontre.

Algérie-Cameroun : Le faux rendez-vous du 21 avril

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Le ciel est resté nuageux en Algérie ce 21 avril 2022. La bonne nouvelle attendue ce jour par les millions de fanatiques des Fennecs ont attendu en vain le verdict de la FIFA sur le recours introduit par la Fédération algérienne de football (FAF) au sujet du match Algérie-Cameroun du 29 mars dernier, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022. L’instance faitière du football mondial a maintenu le suspens sans communiquer. « Le dossier de l’équipe d’Algérie serait toujours en cours de traitement de la FIFA. Alors que le peuple entier en veut à l’arbitre de la rencontre, Bakary Gassama, l’accusant de ne pas avoir été objectif lors du match retour contre le Cameroun, un nouvelle information fait l’effet d’une bombe», écrit fennecfootball.com.

Le chemin semble encore long pour ceux qui gardent espoir de voir le match être rejoué. « Les choses semblent devenir de plus en plus concrètes. Ayant commencé à traiter le dossier de l’équipe d’Algérie ce 21 avril, la FIFA serait passée à la vitesse supérieure. L’Arbitre Gassama, qui fait l’objet de nombreuses critiques, est encore une fois évoqué », soutient le confrère algérien. Citant le rapport de l’Organisation mondiale de sécurité anti-corruption (OMSAC)que Défis actuels a exploité dans son édition du 18 avril dernier. Lequel indique que « le rapport des arbitres allemands de la VAR aurait prouvé que l’arbitre gambien aurait délibérément refusé de consulter la VAR, malgré les avertissements de ses collègues». Citant le journaliste algérien Fouad Ismail, le site internet écrit que « la FIFA aurait franchi un grand pas dans l’affaire de l’équipe d’Algérie». Précisant que « le journaliste a confirmé que cette même commission (Commission d’arbitrage de la FIFA, Ndlr) a convoqué l’arbitre Bakary Gassama afin de mener l’enquête». Et que « l’arbitre gambien n’est pas le seul convoqué. C’est également le cas pour le président de la Fédération Camerounaise de Football, Samuel Eto’o, qui devrait rejoindre la Suisse sous peu, également pour enquête ».

L’OMSAC dans son enquête soupçonne des actes de corruption dans cette partie. L’Algérie n’arrête pas de pleurer et rêve de rejouer le match. La FIFA ne se presse pas. Le Cameroun, lui, a déjà les yeux tournés vers le Qatar.

Championnats d’élite : Eto’o donne 72h aux clubs pour justifier les dépenses

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Dans un communiqué signé ce 22 avril 2022, Daniel Blaise Ngos, le secrétaire général du Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) informe la communauté sportive nationale et particulièrement les joueurs de football que le président dudit Syndicat a saisi le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) au sujet des conditions de travail des joueurs des championnats nationaux, et notamment ceux des championnats professionnels, indiquant que « de nombreux clubs accusent des retards dans le paiement des salaires ». Le communiqué du Synafoc rapporte que la veille, « le président Samuel Eto’o a informé le Synafoc qu’il a demandé aux présidents de clubs de produire la/les preuve(s) de paiement des salaires des joueurs sous 72h ». Délai qui en principe a expiré ce 24 avril. On devrait s’attendre à un nouveau développement cette semaine, tant le nouveau président de la Fécafoot avait fait de l’amélioration des conditions de travail et de vie des footballeurs une priorité.

Cela survient après le mouvement d’humeur qui paralyse New stars de Douala et qui a abouti au forfait du club de Douala qui ne s’est pas présenté au stade de Bamendzi lors de la 9ème journée du championnat MTN Elite one la semaine dernière. A travers une lettre servie au président de la Fécafoot, les joueurs de Faustin Domkeu déclarent que « depuis le 24 janvier 2022, date de début des entraînements, nous n’avons perçu aucun salaire. En dépit de la tentative de trouver une solution, de par la venue du président Pierre Batamak, qui déclare qu’il a été mandaté par l’ACEC et la Fécafoot pour une sortie de crise, nous avons purement été éjectés des locaux de notre site d’hébergement…tout ceci sur recommandation de note président (Sic)». On se souvient que dans un courrier adressé à l’hôtel qui héberge New stars, le chef du Service des achats de la Fécafoot a annoncé ce 22 avril la fin du séjour du club, évoquant une décision du président dudit club de libérer les joueurs. Entre temps, Faustin Domkeu a essayé en vain de ramener quelques joueurs à « la raison » afin de jouer le match de la 10ème journée contre Eding de la Lékié ce 24 avril 2022 à Bafoussam. Avant d’être sauvé par le Conseil transitoire du football professionnel (CTFC) qui a reporté à une date ultérieure, lui évitant une seconde défaite d’affilée par forfait.

A la vérité, bon nombre de clubs ne paient pas les salaires des joueurs régulièrement. New stars n’étant que la face visible de l’iceberg. Une situation qui préoccupe. Et pourtant, avant même le début de la saison, Samuel Eto’o a remis à chaque club d’Elite one la somme de 12 millions pour démarre la saison. En l’absence d’une communication claire à ce sujet de la part de la Fécafoot, des proches du nouveau président de l’instance parlent de don ou d’« offre », et non pas de subvention officielle. A un moment où le nouveau maître des lieux au départ, avait pris des distances avec les fonds de la fédération, en attendant l’audit. Selon certaines sources, il s’agit en fait de la première partie de la subvention de la Fédération aux clubs professionnels.

L’ACEC, l’argent du sponsor et l’élection

En attendant la réaction de la Fécafoot au-delà des 72h accordées aux clubs pour justifier le paiement des salaires, le président de l’Association des clubs d’élite du Cameroun (ACEC) convie les siens à une réunion de crise vendredi prochain. Pascal Abunde et les siens devront plancher sur cette question de salaires. Va-t-il organiser la défense des clubs ou suivre les pas de la Fédération ? Rien n’est certain. Toujours est-il que dans les coulisses, il se dit que les clubs menacent de bloquer les championnats, s’ils ne voient pas clair dans les financements qu’apporte le sponsor officiel.

C’est une crise qui se répète chaque année. En son temps, le général Pierre Semengue, jadis président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC), avait à chaque fois perdu le combat. Samuel Eto’o réussira-t-il là où le militaire a échoué ? Rien n’est à exclure dans un contexte où d’une part, l’homme qui a apporté un souffle nouveau dans le football camerounais semble avoir rallié à sa cause tous les acteurs à converger vers un changement de mentalité ; et d’autre part, l’homme leur doit son élection surprise. Une élection qui est menacée d’être annulée. Pour sa part, le Synafoc a d’ores et déjà « demandé à tous les joueurs de redoubler de vigilance, de ne céder à aucune pression, de ne signer aucun document qui ne reflète pas la réalité de leur situation salariale».

Soins de santé : André Onana redonne du sourire à près de 500 enfants Camerounais

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Le Lion indomptable est fier de rendre heureux des enfants en détresse

« Nous avons consulté plus de cinq cents enfants et nous avons confirmé les diagnostics chez à peu près 400 ; et depuis lundi, nous avons lancé les opérations chirurgicales avec des équipes espagnoles appuyées par des équipes camerounaises. Après trois jours et demi d’opérations, nous avons déjà opéré plus de cent enfants, et tous se portent bien, il n’y a aucune complication. La grande majorité est déjà rentrée à la maison et ne reviennent que pour des soins post-opératoires». Le Dr William Ngatchou fait le point de la campagne gratuite d’opérations lancée par la Fondation André Onana au bénéfice de jeunes Camerounais âgés de moins de 18 ans. Le gardien titulaire des Lions indomptables a donc de quoi s’auto-glorifier. Surtout que la campagne n’est pas terminée. « Cette campagne va encore durer à peu près six jours et pendant cette période, on espère encore opérer 150 enfants dans les deux cliniques», envisage le médecin des Lions indomptables qui coordonne les opérations dans les deux cliniques retenues pour les besoins de la cause.

L’équipe es forces coalisées pour la campagne

Ce 21 avril 2022, le promoteur de la Fondation bienfaitrice a sacrifié de son temps en club pour faire le déplacement du Cameroun afin de vivre personnellement le déroulement de la campagne. Une visite aux malades au Centre de médecine du sport, de cardiologie et de revalidation de Nkomkana et à la clinique Sainte Marie de Ngousso, les deux cliniques retenues pour les opérations, des échanges tant avec le personnel qu’avec les patients et leurs gardes. « Je suis responsable de cette campagne, je me devais de venir voir comment ça s passe, et apporter mon soutien direct tant aux malades qu’aux équipes qui travaillent», justifie-t-il. « Honnêtement, je suis très satisfait par ce que j’ai vu, le professionnalisme des équipes du Pr Ngatchou, mes partenaires espagnols », salue le sociétaire de l’Ajax d’Amsterdam qui « souhaite et […] prie le seigneur que les opérations se poursuivent avec le même succès ».

Le gardien des Lions indomptables attend le bilan de la campagne pour envisager la suite. Et la demande semble grandir. Les patients sont venus de diverses localités du pays. Et le bienfaiteur peut compter sur des partenaires de poids. La Fondation André Onana a reçu des dons de la Fondation MTN Cameroun, son partenaire dans son déploiement. C’est que « cette campagne rejoint simplement deux objectifs principaux de la fondation MTN, à savoir faciliter l’accès pour tous aux soins de santé et la protection de l’enfance vulnérable», soutient Danielle Mbome Efoula, la secrétaire exécutive de la Fondation MTN.

La Fondation MTN offre du matériel à la Fondation André Onana

En retournant en Hollande, le joueur formé à la Fundespor de Samuel Eto’o, a le cœur tranquille et le sentiment du devoir accompli. « Le succès que j’ai connu dans le football, ça a été à travers une fondation. C’est important de tenir la main à ceux qui sont dans le besoin, comme les aînés l’ont fait pour moi dans le passé. Donc c’est quelque chose de normal et de naturel pour moi. Il n’y a pas meilleure sensation que de faire du bien pour rendre la vie meilleure. On connaît la situation du pays, les difficultés des gens », livre-t-il son côté humaniste.

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