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Port autonome de Douala : les journalistes dans le bain des activités portuaires

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Les hommes et femmes de médias de la presse économique ont, du 14 au 15 avril derniers, participé au séminaire sur l’économie portuaire à Douala.

Deux jours ont suffi pour les hommes et femmes des medias spécialisés dans l’économie pour avoir de larges connaissances sur les activités portuaires qui se mènent au quotidien dans la capitale économique. Tout au long du séminaire organisé du 14 au 15 avril derniers à Douala, il était question d’informer les journalistes sur les activités portuaires.

PAD

Le PAD  a en son sein sept mégas infrastructures dédiés au chargement et au déchargement du frêt organisé en zone d’exploitation. Parmi elles, le quai dit Boscam. Il est le centre d’une activité de cabotage internationale accueillant un important trafic destiné aux pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il possède également un terminal à bois qui permet le stockage et le traitement de bois en grume avant embarquement de même que la potage des bois en vue de leur exploitation par Conteneurs. De plus, la zone réparation navale est dédiée aux travaux d’ingénierie industrielle. A travers elle, le Port assure la maintenance, la réhabilitation et l’extension de la durée de vie des équipements Offshore et Onshore. Puis, un terminal à conteneurs. Les capacités opérationnelles de ce dernier permettent une cadence moyenne de manutention de 18/h, la livraison et la réception des conteneurs 7/7 avec plus de 1000 conteneurs servis/jour pour le stockage, la surveillance des conteneurs, le chargement et le déchargement des navires porte-conteneurs et des navires types RoRo (Run on Run off), la diffusion des informations et des documents. Le PAD possède aussi un vrac alimentaire, un terminal fruitier qui évacue la banane, l’ananas et autres fruits en provenance du Cameroun pour un trafic annuel de 1500 tonnes. Tandis que le Terminal divers et conventionnel reçoit les autres marchandises non conteneurises et les véhicules. Le quai Alucam qui fait aussi partie des grandes infrastructures du Port est réservé au trafic de l’alumine, du brai et de la coque. Enfin les terminaux cimentiers constitués de Cimencam et Dangote, les parcs automobiles occupent aussi place infrastructurelle dans le domaine portuaire de Douala.  

Projet ambitieux

Afin de se préparer aux défis à long terme et pérenniser sa vocation de Port stratégique au niveau national et international, le Port autonome de Douala entend étendre son développement dans un nouvel espace plus proche de l’estuaire du Wouri, à l’Ile de Manoka, située dans le VIe arrondissement de Douala. Il s’agira pour ce projet en gestation, de réinventer la localité de Manoka territoire vierge, hors des réserves naturelles qu’il est impératif de protéger. Le chenal long de 24km permettra l’accès en double voie des navires. Respectant ainsi les standards opérationnels les plus modernes de sécurité. En 2050, le nouveau Port sera équipé de quatre postes conteneurs, deux postes polyvalents, un poste céréalier, deux postes minéraliers et deux postes pour hydrocarbures. Ce nouveau site portuaire comprendra une plateforme de stockage de 140 hectares à l’horizon 2050. Les deux sites portuaires sur le Wouri porteront à 45 millions de tonnes par an la capacité totale du trafic du Port de Douala.  

Sécurité portuaire

Pour lutter contre les actes de terrorisme et la fraude, le PAD a mis sur pieds une Régie de Police et Sécurité portuaire (DPS). Dirigé par le Colonel Djibrilla et toute son équipe, cette Régie a pour but d’assurer l’activité de sécurisation du domaine des installations et des plans d’eau du port de Douala-Bonaberi. 

Le colonel et sa task force composé de 400 personnes (opérationnelles, administratifs, logisticiens et maintenances) usent de moyens ultra modernes et sophistiqués pour assurer de manière permanente la sécurité portuaire. Elle fonctionne en système de quart (shift) pour la sécurisation du domaine portuaire, 3 shifts sont constitués et opèrent 24/24 et 7/7 sur le plan terrestre et maritime dans le combinat portuaire. Pour ce faire, des moyens électroniques (cameras), électromagnétiques (radars, scanners, mobiles), de mobilité terrestres (véhicules terrestres, de transport et de logistique) A cela s’ajoutent des moyens de communication et de transmission. La coordination de tous ces moyens et actions est faite à travers une salle de vidéosurveillance basée au bâtiment siège de la Régie. 

Football féminin/Super League: Awa FC prend une bonne option

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Les statistiques n’ont pas menti: 52% contre 48%. Dans le duel Awa FC-Louves Minproff, les filles de Sana se sont montrées plus entreprenantes. Même s’il a fallu attendre la 38ème minute de jeu pour les voir ouvrir le score. Un but inscrit sur penalty par Geneviève Owona. Cinq minutes après, Kevine Ossol sale l’addition en réussissant un lobe depuis les 16m. Anong Bernardette et ses filles iront à la pause sur ce retard, mais le moral haut.

La reprise est heureuse. La meilleure équipe de foot féminin du Cameroun se crée des occasions et Danielle Mimbang trouve enfin le chemin des filets adverses (53ème). Mais c’était sans compter avec la rage d’Awa de briser enfin le signe indien. Brenda Table creuse encore l’écart (63ème). Le jeu est animé et les deux adversaires se neutralisent. Tchinda Mekuiko parvient à inscrire le 2ème but de Louves Minproff (71′). Le compteur en restera là.

Statistiques du match

Plus qu’une simple victoire, Awa lave ainsi son honneur tout le temps sali par l’équipe du ministère de la Promotion de la femme et de la famille qui ne lui a jamais accordé une seule victoire. Elle est là à cette seconde édition du championnat d’élite de football féminin sponsorisée par un brasseur anglais.

Outre sa victoire en cette première journée du championnat, Awa voit sa joueuse Georgette Ngo Boum être sacrée Femme du match. L’attaquante de couloir n’a certes pas marqué, mais aura été déterminante dans le jeu de son équipe, par le siège de la défense de Louves qu’elle a pilonnée à outrance.

Fécafoot : Samuel Eto’o reconnaît implicitement la légitimité d’Albert Mbida

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Alors qu’il brandit son élection du 11 décembre 2021 comme source de sa légitimité contestée par une frange de l’Assemblée générale (AG) de 2009, Samuel Eto’o vient par un communiqué, de conforter cette instance que Séidou Mbombo Njoya avait mise à la touche au moment de l’adoption des textes devant régir le dernier processus électoral à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). « Une session de l’Assemblée générale extraordinaire s’est tenue en date du 28 mars 2022 en présentiel à l’hôtel Mont Fébé. A l’issue des travaux de ladite Assemblée générale, de nombreuses résolutions ont été prises, notamment la non prorogation du mandat du mandat du Comité exécutif provisoire élu le 12 octobre 2021 et partant sa dissolution, la confirmation des sieurs Boudjiko Youkeka Pierre et Faustin Mbida comme mandataires et porte-paroles des membres de l’Assemblée générale de 2009, le retrait des mandats confiés à maîtres Lebel Elomo Manga et Wamba Makollo Geores Gérard…, le retrait de l’entier des procédures au TAS…» et surtout « la reconnaissance de l’élection de monsieur Samuel Eto’o à la tête de l’instance faîtière et la décision de l’accompagner dans sa politique de réforme du football camerounais».

Par ces termes, Samuel Eto’o admet que la Fécafoot fonctionne (ou du moins a fonctionné selon lui) avec deux exécutifs : l’un dirigé par lui-même, élu par une assemblée générale composée par les élus du dernier processus électoral, et l’autre par le sénateur Albert Mbida, nommé président du Comité exécutif provisoire (CEP) par une bonne partie des membres de l’AG 2009 qui n’ont jamais accepté d’être ignorés lors de l’adoption des textes en juillet 2021, et qui ont attaqué le processus électoral avec succès devant la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Mais l’homme qui considère ces résolutions du 28 mars 2022, oublie que l’AG 2009 est désormais divisée depuis qu’il a ouvert les négociations avec elle. Une autre faction de la même Assemblée générale, a décidé de proroger le mandat du sénateur Albert Mbida et ses collaborateurs, d’un an encore.

Quorum et légitimité

Et c’est davantage la dernière résolution citée par le nouveau locataire de la tour de Tsinga, qui conforte l’idée que l’homme sait n’être pas le choix de tous les acteurs du football camerounais. L’homme qui a été élu sur la base d’un processus validé par l’AG 2021, se sent obligé de conquérir sa « totale » légitimité auprès de ceux que les organisateurs des élections de 2021, ont ignorés. Mais la bataille actuelle porte sur le quorum. Selon la faction qui comprend entre autres Faustin Mbida, Pierre Boudjiko, Michel Kaham,…, le quorum des assises du 28 mars dont le rapport est signé par le sénateur Charles Mbella Moki, a été atteint avec « 58 membres présents ou représentés sur 74 », rappelle Samuel Eto’o le communiqué final des travaux en question parle de 56 membres. En face, la faction dirigée par Albert Mbida, avait reprogrammé les travaux le lendemain, en respect de l’article 25, al.2 des statuts de 2012, qui dispose que « si le quorum n’est pas atteint, une seconde session de l’Assemblée générale a lieu automatiquement 24 heures après la première, avec le même ordre du jour». Les travaux qui se sont tenus par visioconférence en présence d’un huissier de justice, se sont appuyés sur « la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) du 31 janvier 2022 rendant définitive la sentence N°CCA/2021/006 rendue le 10 juin 2021 par la Chambre de conciliation et d’arbitrage », pour proroger le mandat de leur exécutif. Cette bataille de la légitimité suppose au moins que Samuel Eto’o accorde un crédit certain (légitimité ?) à cette AG qui menace son élection, qui l’a même déjà annulée devant la CCA.

L’homme fort de Tsinga croit que des personnes n’ayant pas déposé de recours au TAS peuvent le retirer. S’il est constant que ce sont 44 membres de l’AG 2009 qui ont accepté la main tendue de Samuel Eto’o le 24 février 2022, il reste qu’il ne s’agit pas des 44 membres de la même AG qui avaient attaqué le processus électoral. Quelques uns ont fait défection, mais la quasi-totalité est restée en face. Et même si tel était le cas, le retrait du mandat donné à Abdouraman Hamadou pour défendre leur cause devant la juridiction sportive suprême internationale, n’aura aucun effet sur la procédure car tous les mandataires ne se sont pas désistés. Du coup, au cas où la confirmation de l’annulation de son élection est faite par le TAS, ce sera en principe le statu-quo ante, et donc l’on reviendra à cette AG 2009 que Séidou Mbombo Njoya a contournée en son temps, et qui rattrape Samuel Eto’o aujourd’hui.

Election à la Fécafoot : Cabral Libi’i tente de sauver Samuel Eto’o

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Le petit poucet tient à chasser le vieux briscard

A priori, Cabral Libi’i est certain que « le Tribunal arbitral du sport va rendre une sentence […] qui n’apportera rien de nouveau dans le fond, mais ses effets confirmatifs induits, vont sceller juridiquement la nullité du processus électoral qui a donné naissance au comité exécutif élu le 11 décembre 2021 ». En clair, le Tribunal arbitral du sport (TAS) va à coup sûr annuler l’élection de Samuel Eto’o, flaire le juriste. Se basant sur les manquements observés dans le processus électoral qui a abouti à l’élection de l’ancien capitaine des Lions indomptables à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). D’ailleurs, « certains acteurs du football ont obtenu auprès de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), une annulation du processus électoral dans les ligues départementales », souligne-t-il. « Mais la Fécafoot à l’époque sous Séidou Mbombo Njoya, va continuer sereinement le processus en se contentant de faire appel de cette décision d’annulation de la CCA auprès du TAS à Lausanne», précise-t-il. Indiquant au passage que celui qui en sortira vainqueur, n’a pas manqué lui-même d’interpeller les autorités nationales et internationales sur ces irrégularités. On sait que le candidat Samuel Eto’o qui se battait contre un candidat sortant qui avait taillé le collège électoral à sa mesure, avait écrit au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et au secrétaire général de la Fédération internationale de football association (FIFA) pour contester ces irrégularités, puis avait déposé une plainte auprès de la Chambre d’instruction de la Commission d’éthique contre Séidou Mbombo Njoya, son ex « filleul » qui se dressait sur son chemin. On sait qu’entre temps, une partie de l’Assemblée générale (AG) de 2009 avait obtenu à la CCA l’annulation du processus électoral, et l’ancien exécutif de la Fécafoot avait contre-attaqué, sans payer les frais de procédures. Une fois déchu, l’exécutif de Séidou a laissé la patate chaude à celui de Samuel Eto’o qui ne s’est pas elle-même exécutée, malgré les relances du TAS. Avant de se rendre compte du risque qu’il courait, mais sa demande d’un délai supplémentaire adressée le 28 février 2022, a eu un écho défavorable auprès du TAS. « Du coup, le TAS va rendre bientôt, une sentence sur frais, pour dire que l’appel de la Fécafoot contre l’annulation du processus électoral par la CCA a été retiré ». Et devrait logiquement annuler l’élection de Samuel Eto’o.

« Légitimité apparente » contre « légalité implacable »

Alors, on se trouvera dans un dilemme : repartir sur une nouvelle base. « Comment arbitrer le match qui va opposer la légitimité apparente et la légalité implacable ?» se demande Cabral Libi’i qui a toujours été engagé dans la guerre à la Fécafoot, prenant parti pour le droit et la justice. Attribuant implicitement la légitimité à Eto’o et la légalité à Abdouraman Hamadou. Cette fois-ci, l’homme devenu député, n’est plus le défenseur patenté de la légalité, et nuance ses propos. « Il est indéniable que notre football reprend des couleurs. Nonobstant quelques couacs, le championnat a démarré et il séduit à nouveau les sponsors et les spectateurs. Nous avons à nouveau un coach camerounais, nous allons bientôt à la Coupe du monde, derrière il y a la CAN, etc. », fait-il constater. Pour indiquer que le redécollage mérite peut-être de ne pas en interrompre le processus. Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) pense qu’il faut amener les principales parties en conflit à parler le langage de la réconciliation. «L’idéal pour nous, est qu’il y ait enfin un accord transactionnel entre les acteurs en opposition, avant que la ou les décisions de la CCA ne soi(en)t revêtue(s) de l’autorité de la chose jugée que lui ou leur procurerait éventuellement un exéquatur », énonce-t-il. « Les acteurs ont changé. Il est inutile que ceux qui ont à un moment combattu solidairement et courageusement pour offrir un visage rénové et attractif au football se mettent à nouveau à s’étriper juridiquement », plaide-t-il. « Nous les politiques de toutes les strates nous pourrions œuvrer à la médiation autant que nous pouvons… », propose-t-il.

Impossible retrait des recours

Une piste que l’homme souhaite de tous ses vœux « ce d’autant qu’au point où on en est il n’y a plus de plaintes à retirer». Alors que Samuel Eto’o qui a pris contact avec Abdouraman Hamadou, principal opposant depuis 2013, aux exécutifs de la Fécafoot et mandataire des 44 membres de l’AG 2009 qui ont attaqué le dernier processus électoral, pour des négociations de sortie de crise, s’est par la suite rétracté pour traiter directement avec les concernés. Sans pouvoir ramener à lui tous les 44 membres. Radicalisant l’ancien directeur de cabinet d’Iya Mohammed qui a juré que tout sera désormais réglé devant le TAS. Faustin Mbida et Pierre Boujiko qui ont été désignés par les membres de l’AG 2009 favorables à Samuel Eto’o, comme mandataires (à la place d’Abdouraman), eux, ont écrit au TAS pour signifier le retrait du recours qui devrait annuler l’élection de leur nouvel allié. Peine perdue. « Tant qu’il reste un seul mandataire, le recours demeure valide», rappelle Serge Mbappe, proche d’Abdouraman Hamadou. De toutes les façons, « au point où on en est il n’y a plus de plaintes à retirer», assure Cabral Libi’i. « La Fécafoot entrera à nouveau malgré elle, dans les turbulences», redoute l’homme qui a autrefois mené les combats du côté de l’opposition à la Fécafoot, menée par Abdouraman et soutenu par Samuel Eto’o.

Louis-Marie Kakdeu:Cameroun : Fermer CONGELCAM ?

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Le regard économique pertinent n’est ni émotif ni communautariste. C’est une affaire de réalisme. Je voudrais discuter de l’actualité de la dernière saisie de CONGELCAM à Obala sur le fond en évoquant ce que vaut réellement cette entreprise, ce qui peut lui être valablement reproché sur le terrain économique et de la santé publique, et comment est-ce qu’on peut améliorer son organisation et son fonctionnement.

CONGELCAM dont on parle, que cela vous plaise ou non, est le plus gros contribuable du Cameroun. Je reprends : Personne ni aucune entreprise ne paie plus d’impôts au Cameroun que CONGELCAM. Si vous voulez les chiffres, ce serait à lui seul autour de 5 milliards de FCFA par an. D’ailleurs, l’honorable Sylvestre Ngouchinghe, le promoteur, se vante de temps en temps en disant qu’il dépasse, lui tout seul, le GICAM dont il n’est pas membre. Ce n’est pas vrai en effet, mais c’est une image intéressante pour comprendre le poids de cette entreprise.

Aucun gouvernement normal n’a intérêt à fragiliser son plus gros contribuable. En 2022, l’orientation des décisions politiques dans le monde va dans le sens de la RealPolitik, c’est-à-dire de la prédominance des intérêts économiques dans les prises de décision. C’est pour cela que nous avons toujours reproché au gouvernement camerounais de ne pas défendre suffisamment ses intérêts économiques. Sur le plan émotif ou communautariste, on peut scander qu’il faut fermer CONGELCAM. Mais, le lendemain de la fermeture, il faut dire comment l’Etat devra faire pour payer OTS ou pour financer son budget de façon générale. En l’état, on observe que le régime actuel procède par endettement de l’Etat pour financer son fonctionnement, ce qui est un suicide économique que les générations futures auront à payer !

Donc, il faut être lucide surtout si l’on veut parler économie ! Sur le plan de la macro-économie, ce que l’on peut valablement reprocher à CONGELCAM après 40 ans d’existence, c’est d’être resté dans l’import-distribution. Monsieur Sylvestre Ngouchinghe comme beaucoup d’autres milliardaires bayam selam n’a pas une vision durable de son business. Par conséquent, son empire peut s’écrouler après lui. Certains disent qu’il s’en fou de cela. Et c’est à ce niveau que doit intervenir l’Etat pour cause d’utilité publique : Une entreprise qui tient un rôle de premier plan dans un pays n’a plus le droit de faire faillite. La puissance publique doit être mise en œuvre pour obliger les managers à travailler selon les règles de l’art. Nos milliardaires bayam selam gèrent encore leurs entreprises comme des épiceries ! Certains Etats vont dans le sens de s’imposer dans les conseils d’administration en vue de veiller à la bonne gestion des entreprises qui emploient déjà plus de 100 personnes ; la raison est que la fermeture de telles entreprises engendrerait des conséquences économiques et sociales immédiates. En tout cas, ce sont des idées que nous portons.

Bref, il faut rester lucide ! Le modèle économique de CONGELCAM aujourd’hui ne peut pas survivre à son promoteur. Un bayam selam vend ce qu’il trouve sur le marché. Par exemple, CONGELCAM avait imposé le poisson maquereau dans les habitudes alimentaires des Camerounais. Maintenant que le maquereau est rare chez les fournisseurs, l’entreprise est obligée de vendre ce qu’il trouve. Ce seul basculement conduit plusieurs entreprises d’import-export à la faillite. Dans son modèle économique actuel, CONGELCAM ne produit rien. Ses matières premières et ses marchandises dépendent entièrement des fluctuations sur le marché international et des relations personnelles du promoteur avec les acteurs du système. Il se défend d’avoir des accointances avec le régime mais, c’est une mauvaise com dans la mesure où personne n’est dupe ! En tout cas, son modèle économique est précaire. Je suis pour la production nationale au Cameroun et je soutiens que l’Etat doit inciter les bayam selam à produire progressivement au niveau local. Ces bayam selam ne sont pas d’accord avec moi parce qu’ils estiment que le segment de l’import-distribution est plus rentable que celui de la production locale. C’est vrai, mais c’est précaire ! Une entreprise qui n’est pas autonome en matière première est appelée à disparaître tôt ou tard !

C’est déjà une prouesse pour CONGELCAM d’avoir fait 40 ans d’existence dans le commerce qui est précaire. Avant lui, il y a eu des commerçants qui ont tous disparu ! La faiblesse de notre système de gouvernance, c’est d’encourager le commerce. Dans d’autres systèmes économiques, l’Etat donne plus d’incitations à produire localement qu’à importer pour vendre (commerce). C’est ce modèle qui permet aux entreprises, même familiales, de traverser des siècles comme en Allemagne qui est la première puissance économique d’Europe. L’Etat du Cameroun doit concentrer ses ressources à la promotion de l’import-substitution qu’il avait lui-même choisi, à savoir, industrialiser le pays par substitution progressive des produits importés. Nous avons tous vu et apprécié comment le Nigéria a exhibé cette année sa production locale de riz ! Oui, c’est possible aussi chez nous !

Sur le plan de la santé publique, l’entreprise CONGELCAM est aussi objectivement critiquable. C’est une négligence managériale qui peut aussi coûter cher à l’entreprise. La chaîne de froid n’est pas respectée en décalage avec la législation en vigueur et les exigences de santé publique. Par exemple, lorsqu’on regarde les images d’Obala, on est frappé par les congélateurs qui sont ouverts. C’est normalement interdit ! Et ce genre d’images est présent dans beaucoup d’autres poissonneries CONGELCAM. C’est documenté ! Si les vétérinaires et autres agents du MINEPIA faisaient normalement leur travail, il y a longtemps que beaucoup de poissonneries seraient scellées. Pour rappel, l’ACDIC avait il y a quelques années, sous exploit d’huissier de justice, prélevé 200 échantillons de poulets congelés dans diverses poissonneries à travers le pays et fait analyser par le Centre Pasteur de Yaoundé. Les résultats avaient révélé que 83,5% de ces échantillons étaient impropres à la consommation humaine. C’est ce qui avait conduit à l’interdiction inévitable de l’importation massive des découpes de poulets congelés dans notre pays en 2006. CONGELCAM était le plus gros importateur touché. Je ne suis pas sûr que si l’on reprenait le même travail sur le poisson, on n’obtiendrait pas les mêmes résultats. Les jours à venir nous diront ! La défense de CONGELCAM a toujours été la même ; elle va dans le sens de ce que l’entreprise est victime de sabotage. Pourtant, il s’agit tout simplement d’un problème de négligence managériale de la part de monsieur Sylvestre Ngouchinghe lui-même ! L’on ne peut pas monter une entreprise en comptant uniquement sur les failles de l’Etat notamment le laisser-aller qui prévaut au Cameroun aujourd’hui. Le niveau d’intoxication alimentaire (80% des causes de consultation médicale) est tel que le gouvernement, s’il était responsable et pro-Camerounais, aurait déjà pris le taureau par les cornes. Il n’est pas sûr que le prochain gouvernement/régime soit aussi laxiste ! C’est aussi pour cela que je parle de modèle économique très précaire !

Je conclus donc en disant qu’un pays normal ne peut pas laisser CONGELCAM tomber. Toutefois, cette entreprise nécessite d’être restructurée. La Suisse ne peut pas se permettre de laisser tomber la multinationale Nestlé malgré tous les problèmes écologiques que l’on peut mettre en avant. Nestlé, c’est quand même 90 milliards de dollars ! Aussi, si Nestlé est la plus grande industrie agroalimentaire du monde, il faut savoir qu’elle avait été lancée en 1866 avec beaucoup de faiblesses. C’est avec le temps que l’entreprise s’est améliorée pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Ce que nos aînés milliardaires d’aujourd’hui ne comprennent pas, c’est que c’est à près de 60 ans qu’Henri Nestlé a réalisé la plus grosse opération de son entreprise. Nos importateurs comme l’honorable Sylvestre Ngouchinghe semblent dire que ce n’est pas après 60 ans qu’ils vont encore ajuster quoi que ce soit dans leurs systèmes (dans le sens de l’innovation ou de la production locale). C’est dommage ! Et c’est critiquable ! On parle en matière de management interculturel d’horizon temporel à court terme alors que Nestlé avait un horizon temporel à long terme.

Bonne journée
Louis-Marie Kakdeu, PhD & MPA
Président de la Coalition pour la Production Nationale au Cameroun.

RDPC: Ce qui était reproché à Messanga Nyamding

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Après avoir menacé de ne pas déférer à la convocation de la Commission as hoc de discipline du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Pascal Charlemagne Messanga Nyamding s’est soumis au devoir de soumission. Rien n’a filtré officiellement de ce que l’homme et ses  »juges » se sont dits au siège du parti. Mais le client de la Commission Musonge s’est risqué à dévoiler le secret des échanges. Ci-dessous, la version livrée par le natif de Yabassi.

Première réaction à la sortie du  »tribunal »

« Tentative d’accaparement des prérogatives du Président National SE Paul Biya : le ver est dans le fruit.

Mesdames et Messieurs chers camarades.
Je me suis en effet rendu ce jour auprès de la commission de discipline illégale.

Les échanges entre les membres de la commission de discipline ad hoc et moi sont arrivés à terme.
Celle-ci me reprochait quatre faits marquants non fondés.

Premièrement : qualification de certains membres du gouvernement bandits de bandits en col blanc dans les médias ;
Deuxièmement : incitation au soulèvement et à la prise du pouvoir par l’armée dans les médias ;
Troisièmement: critique exacerbée à l’égard du parti et vis-à-vis du gouvernement.

Quatrièmement : soutien formel apporté aux revendications des enseignants.

Au regard de ces faits non fondés, j’ai listé mon état de service au sein du parti en démontrant que la commission pratique la politique de l’autruche.

Après moult échanges, nous sommes restés campés de part et d’autre sur nos positions.

Par contre, cette commission illégale m’a donné l’opportunité de leur rappeler la cabale provenant chaque fois de ce compatriote de la Présidence qui ne s’arrête plus du tout…

Il est j’en ai maintenant la preuve, l’initiateur majeur de ma convocation. l’Etat est sous l’emprise de ce groupuscule. J’en suis persuadé. Il ne leur reste plus que le parti pour qu’ils atteignent leur sale besogne qui leur permettrait finalement de prendre le pouvoir en place et lieu du Président Paul Biya. Là encore j’en suis persuadé, le parti ne tombera pas entre leurs mains tant que nous y sommes. Malgré le coup de force entamé par certains groupes trop contre les prérogatives inaliénables du président National SE Paul Biya. Une chose est certaine, le pouvoir du Président de la République SE Paul Biya est sérieusement menacé et en danger; prenons-en conscience.

Affaire à suivre dans les prochains jours. Car je ne suis qu’un bouc émissaire que ces groupes veulent éliminer par tous les moyens y compris physiques.

Remerciements sincères et patriotes pour le soutien que vous m’avez tous apporté ».

Professeur Charlemagne Pascal Messanga Nyamding.
Membre titulaire du Comité Central désigné,
Coordonnateur du Mouvement National des Biyaïstes.

Sur le même sujet:

Représailles : Messanga Nyamding attendu à la commission de discipline

Marche du 22 septembre 2020 : Maurice Kamto au tribunal

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Pour la suite des procédures judiciaires contre les militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), les avocats reprennent du service. Dans un communiqué signé par Me Hippolyte Méli qui dirige le collectif Sylvain Souop défendant ces manifestants, il est dit que le retour des avocats à la barre se fait « en accord avec les prisonniers de la marche pacifique du 22 septembre 2020, victimes des condamnations à des peines injustes et illégales prononcées par les juridictions militaires, manifestement incompétentes à les juger en tant que des civils ». Me Méli justifie ce revirement par plusieurs raisons : « les insistantes demandes des familles, la dimension humanitaire du serment d’avocat que partagent les avocats membres du Collectif, les avocats ont espoir que les juridictions civiles désormais saisies seront plus attentives aux principes de droit qui ont vocation à s’appliquer dans les procédures, la défense, même de rupture, a tout intérêt, à épuiser au plus vite tous les recours nationaux et [le fait que] les procédures quittent les juridictions militaires pour désormais se dérouler devant les juridictions civiles de droit commun». Cette dernière raison qui était la principale cause du retrait des avocats des détenus. Les dossiers sont en cours de transmission des tribunaux militaires vers les Cours d’appels des régions du Littoral, du Centre et de l’Ouest.

Décès de Rodrigue Ndagueho

Les avocats retournent devant les prétoires avec parmi eux, un poids lourd : Maurice Kamto. Le président national du MRC était parmi les siens ce jour dans le cadre de la communication spéciale qu’ils ont faite. C’est dire que le parti politique d’opposition engage une nouvelle étape dans sa lutte pour la libération des ses militants et sympathisants. L’avocat de renommée internationale n’a jamais été parmi les défenseurs de la cause de son parti et ses militants dans le cadre des nombreuses affaires passées ou pendantes impliquant les siens.

Le MRC compte actuellement 100 personnes condamnées et encore en détention dans des pénitenciers. Rodrigue Ndagueho étant décédé la semaine dernière des suites de choléra officiellement et dont les obsèques ont vu la présence physique du Pr Maurice Kamto dans son village Bamessingué par Mbouda. Ce triste événement a peut-être contribué au revirement de situation chez les avocats du parti. Trois autres condamnés sont libres dont Awasum Mispa, cette maman qui a écopé de sept ans de prison ferme le 28 décembre 2021. Le parti entend libérer tous ses militants et sympathisants.

Succession à la chefferie Bangou : Le Premier ministre désavoue Atanga Nji

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« Le Premier ministre me charge de vous demander de rapporter les termes de votre lettre de référence, qui ont pu être interprétés comme une partialité manifeste de l’administration dans un conflit de succession ouvert, pour la résolution duquel elle s’attèle pourtant à donner une réponse juste et pérenne ». Les termes utilisés par Séraphin Magloire Fouda, Secrétaire général des Services du Premier ministre, sont clairs pour exprimer le « non » de Joseph Dion Ngute, Premier ministre, au ministre de l’Administration territoriale (MINAT). Dans ce conflit de succession à la tête de la chefferie supérieure Bangou, alors que deux factions se disputent le trône royal, Paul Atanga Nji a pris faits et causes pour Arnaud Tchihou Tayo soutenu par l’honorable Théodore Datouo, député à l’Assemblée nationale. Au détriment de Maurice Gambou qui est soutenu par une frange de la population, avec à leur tête le prince Nana Sinkam.

Le 15 mars dernier, le MINAT qui suit le dossier depuis que les deux successeurs ont été « arrêtés » et introduits au La’kam le 29 janvier 2019, a donné son aval pour le fils du dernier chef, Marcel Tayo décédé le 16 novembre 2018. Et son installation annoncée pour le 21 mars 2022. En face, nul n’a capitulé. Une partie de la population a organisé des marches de contestations en annonçant vouloir installer Maurice Gambou par la force. Finalement, les deux chefs sont sortis du La’akam (phase d’initiation dans les Grassfields), mais aucun des deux n’a jusqu’ici occupé le trône royal.

Rien ne filtre du motif de la convocation de ce récidiviste déjà « sanctionné » en 2014
Le Pr Pascal Charlemagne Messanga Nyamding est attendu devant la commission de discipline du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) ce 13 avril 2022 à 10h. Dans la convocation signée de Peter Mafany Musonge, le président de cette commission en charge de traquer les brebis galeuses au sein du Parti au pouvoir au Cameroun, rien n’est dit sur ce qui est reproché à ce membre du Comité central du part de Paul Biya. C’est certainement séance tenante que l’enseignant d’université saura ce qu’il lui est reproché.

On sait cependant que depuis quelques temps, celui qui est connu de notoriété publique comme un libre-penseur, est devenu un invité permanent des plateaux de débat sur Equinoxe television. Autant que l’économiste Dieudonné Essomba répudié de Vision 4 television où il était consultant permanent de Club d’élites, une émission dominicale au cours de laquelle l’économiste s’était livré à une vive diatribe contre l’inertie du régime de Yaoundé. Suspendu, l’homme a aussitôt rejoint Equinoxe TV pour coaliser avec Messanga Nyamding pour dénoncer les tares du système. Chaîne de television qui est menacée de fermeture par le pouvoir qui l’accuse de déstabilisation du pays.

Le lien avec ses positions publiques est certainement étroit. Au cas où le natif du Nkam est reconnu coupable des faits qui lui seront reprochés, il est clair qu’il risque une exclusion qui peut être temporaire ou définitive. D’autant plus qu’il a déjà fait l’objet d’un blâme en 2014, après les élections municipales de 2013 qui l’ont vu s’afficher clairement contre le parti dans le Nkam, avec à la clé l’élection d’une équipe de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP) d’Olivier Bilé à la tête de la mairie de Yabassi, alors que la liste RDPC était invalidée.

Guerre de libération du Cameroun

Le Premier ministre qui est convaincu que « l’escalade de violence observable ces derniers jours dans la localité […] imputable, à juste titre ou non, à la lettre querellée du 15 mars dernier». Alors, le Chef du gouvernement a décidé « de la mise sur pied sans délai d’une commission d’enquête administrative conduite par ses services et dédiée à l’examen des modalités de règlement définitif [de ce] conflit».

La crise nait du départ en exil de Paul Bernard Kemayou. Soutien de la lutte pour la libération du Cameroun, le chef Bangou, persécuté par l’armée française, s’est réfugié en Guinée, après avoir été destitué le 28 avril 1967 par l’administration française. Kemayou est remplacé par son frère consanguin Christophe Djomo qui régna 11 ans. Lorsqu’il décède en 1978, son fils Marcel Tayo lui succède et gouverne 39 ans. A sa mort le 17 octobre 1985, Sa majesté Kemayou fut inhumée au pays de Sekou Touré, sans que son village n’organise des obsèques officielles. Il faudra attendre le décès de Tayo pour engager la réconciliation de la famille royale. La commission dédiée à cet effet a échoué, d’où l’arrestation de deux chefs lors des obsèques officielles des deux chefs. Trois ans après, Bangou attend son chef. Le MINAT désavoué, le PM entre lui-même en scène.

Pour comprendre le sujet

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Nécrologie : Le rédacteur en chef du poste national de la CRTV est mort

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Vincent de Paul Atangana n’est plus. Le rédacteur en chef du poste national de la Cameroon radio telévision (CRTV) est mort ce matin. La nouvelle a réveillé le monde des médias camerounais abasourdi. Tous les témoignages disent que AVP (comme on l’appelait) ne montrait aucun signe de maladie. Lui que l’on a vu aux commandes de la conférence de presse du ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra) jeudi dernier. Et d’ailleurs l’homme a régulièrement travaillé hier, selon des sources à la radio nationale.

Bref aperçu du cursus du défunt

On apprend que l’ancien Team press officer des Lions indomptables s’est écroulé en se levant du lit ce matin. Il ne s’en remettra plus jamais. Les auditeurs du poste national de la CRTV l’ont entendu parler la dernière fois dimanche dans l’émission  »Dimanche midi ». L’homme dont l’annonce en studio pendant la production des journaux parlés de la CRTV était très attendue, parce que devant lire  »d’importants textes du président de la République », ne délivrera pas le remaniement ministériel tant attendu au Cameroun depuis des mois. La faucheuse en a décidé autrement.

Le trophée de la CAN 2017 remportée par le Cameroun. AVP était Team press officer des Lions indomptables

RDPC : Messanga Nyamding convoqué à la commission de discipline

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Le Pr Pascal Charlemagne Messanga Nyamding est attendu devant la commission de discipline du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) ce 13 avril 2022 à 10h. Dans la convocation signée de Peter Mafany Musonge, le président de cette commission en charge de traquer les brebis galeuses au sein du Parti au pouvoir au Cameroun, rien n’est dit sur ce qui est reproché à ce membre du Comité central du part de Paul Biya. C’est certainement séance tenante que l’enseignant d’université saura ce qu’il lui est reproché.

On sait cependant que depuis quelques temps, celui qui est connu de notoriété publique comme un libre-penseur, est devenu un invité permanent des plateaux de débat sur Equinoxe television. Autant que l’économiste Dieudonné Essomba répudié de Vision 4 television où il était consultant permanent de Club d’élites, une émission dominicale au cours de laquelle l’économiste s’était livré à une vive diatribe contre l’inertie du régime de Yaoundé. Suspendu, l’homme a aussitôt rejoint Equinoxe TV pour coaliser avec Messanga Nyamding pour dénoncer les tares du système. Chaîne de television qui est menacée de fermeture par le pouvoir qui l’accuse de déstabilisation du pays.

Le lien avec ses positions publiques est certainement étroit. Au cas où le natif du Nkam est reconnu coupable des faits qui lui seront reprochés, il est clair qu’il risque une exclusion qui peut être temporaire ou définitive. D’autant plus qu’il a déjà fait l’objet d’un blâme en 2014, après les élections municipales de 2013 qui l’ont vu s’afficher clairement contre le parti dans le Nkam, avec à la clé l’élection d’une équipe de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP) d’Olivier Bilé à la tête de la mairie de Yabassi, alors que la liste RDPC était invalidée. En 2020, l’homme avait échappé à l’échafaud des caciques du parti au pouvoir.

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