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La France octroie 131 millions au Cameroun

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Don octroyé par la France.

Ce montant servira à financer une étude prospective sur le développement des territoires ruraux.

Une convention de partenariat tripartite a  été signée vendredi dernier entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), l’Agence Française de Développement (AFD) et le groupe Ambre Conseil initiative France. D’un montant de 200  000 euros, soit environ 131 mil- lions de francs CFA, cette enveloppe servira à réaliser une  étude prospective sur le développement des territoires ruraux. « Cette convention  tripartite devra faciliter la réalisation de l’étude dont il est attendu la proposition d’une vision sur  l’évolution du secteur agricole et  agroalimentaire orientées sur l’accroissement de la productivité des filières agricoles, faire des propositions opérationnelles de synergies  d’actions basées sur les services existants et avec une vision centrée sur les acteurs, les innovations et leurs contraintes », a expliqué l’ambassadeur de France au Cameroun,  Christophe Gilhou.

 Alamine Ousmane Mey  n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude pour cet autre appui de la France, qui témoigne de la volonté de ce pays  ami, d’accompagner le Cameroun dans son processus de développement. Un processus qui  s’appuie aussi sur la transformation structurelle de l’économie vers l’’industrialisation et  un développement inclusif. «  Les atouts naturels du Cameroun font du secteur rural le  socle de cette transformation voulue grâce à l’amélioration de  la production et de la productivité », a souligné le ministre de  l’Economie, qui s’est réjoui des appuis multiformes de la France dans ce secteur provenant du  C2D dont l’enveloppe globale per- mettrait à terme d’investir plus de  1000 milliards de F dans l’économie du pays.

Un accord a finalement été trouvé  entre l’entreprise chargée de la distribution de l’énergie électrique au Cameroun et les consommateurs. Ces derniers représentés par la plate-forme pôle des Associations de consommateurs pour la protection de l’intérêt économique et social (PAIES) avaient  émis plusieurs plaintes quant à l’opération de lutte contre la fraude en cours   et initiée par Eneo. Cette plateforme qui regroupe une trentaine d’organisations dénonçait notamment des dérives de certains agents de contrôle commis par Eneo et exigeait la révision de certaines méthodes notamment de facturation. Ces sollicitations ont finalement été prises en compte par Eneo qui les a réuni à son siège de Yaoundé le 17 novembre dernier.

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Les différentes parties, à savoir, le PAIES, le Conseil National de la Consommation (CONACO) et ENEO  sont parvenues à un terrain d’entente.  13 points ont été consignés dans le procès-verbal signé par les parties. L’un des points les plus importants porte sur les factures  frauduleuses appartenant à la tranche sociale, 50 FCFA / KWH.  « Désormais, le client payera 20% au lieu de 50% et le reste en 10 ou 11 mensualités ». Peut-on lire sur le document. Il a également été convenu de la mise sur pied  d’un comité de veille pour la gestion  contradictoire des factures fraudes et de réfléchir sur des instances de concertation directes avant de saisir l’ARSEL. Dans le même sens, une plateforme numérique ENEO-ARSEL-ADICS sera créée afin de présenter les  préoccupations ou dénonciations des consommateurs. Le Directeur Général D’Eneo s’est par ailleurs engagé à faire appliquer les textes réglementaires et à former les présidents des associations des consommateurs.

De son côté, le PAIES se dit prêt à soutenir l’entreprise dans cette lutte contre la fraude dans le secteur de l’électricité. « Quoique nous restions fermes dans le respect de la réglementation en vigueur par eneo, nous disons non à la fraude de l’énergie électrique. Invitons par conséquent les autorités de la République et plus particulièrement Monsieur le Ministre de l’eau et de l’Energie de rappeler à toutes les administrations leurs obligations de s’acquitter systématiquement de leurs dettes vis-à-vis de l’entreprise Eneo Cameroon », a déclaré  Georges Ngono Edzoa, coordonnateur Général de la plate-forme des Consommateurs PAIES Cameroun.

CAN 2021. Plein réseau dans les stades et hôtels de Douala

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Les infrastructures de télécoms ont été passées au peigne fin par le ministre des Postes et Télécommunications en visite dans la capitale économique.

Tout semble aller dans le bon sens pour ce qui est de l’aspect technique et technologique de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2022. Aucun dysfonctionnement n’a été observé par la ministre des Postes et Télécommunications qui a fait une descente dans la ville de Douala afin de s’assurer que tout sera prêt sur ce plan avant le jour dit.

 La ministre Minette Libom Li Likeng a fait arrêt dans les hôtels accrédités par la Confédération Africaine de Football. (CAF), mais aussi au stade de Japoma. Sa mission, veiller à ce que  les installations de télécommunications soient conformes aux exigences de la CAF. Son regard s’est notamment porté sur les travaux et prestations de raccordement à la fibre optique de certains hôtels et dudit stade ; la construction du pylône du Complexe Sportif de Japoma ; le déploiement de la solution mutualisée indoor en vue de l’optimisation de la couverture réseau 2G/3G/4G des opérateurs à l’intérieur du complexe. Il s’agissait aussi de jeter un  coup d’œil sur les prestations de fourniture et d’installation des équipements des espaces médias et IT. En gros, vérifier que tout est mis en place afin que la connexion internet et même le service téléphonique servis aux visiteurs et spectateurs dans le stade soient de bonne qualité. Surtout que tout soit fait dans le respect des délais et des normes.

Au terme de sa visite, la ministre s’est dite satisfaite du déploiement des différents acteurs. Au stade de Japoma en l’occurrence, le prestataire est confiant sur la livraison des travaux et la qualité des installations. « Notre service consiste à pouvoir nous assurer qu’à l’intérieur du stade  lorsque les gens  seront assis à regarder le match, qu’elles puissent avoir une très bonne connexion internet  et qu’elles puissent envoyer des photos, vidéos. Nous avons actuellement des antennes  sur lesquelles tous les opérateurs vont se connecter. L’objectif pour nous c’est d’installer une infrastructure mutualisée que tous les opérateurs vont partager. Ce sera la première infrastructure du genre en Afrique noire », a déclaré François Xavier Ohn. Il est le Directeur Général de clean IT Sarl, représentant local de la Commscope, une marque américaine qui a réalisé les mêmes infrastructures dans divers stades  à travers le monde.

Pour la réussite technique de cette compétition prévue dans moins de deux mois, le gouvernement s’est engagé à augmenter les capacités  technologiques dans divers hôtels et stades concernés, en fonction des  besoins.

Réglementation des changes. Plus de moratoire pour les entreprises minières et pétrolières

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Lors d’un conclave à Douala, la BEAC les a rappelées à se conformer au plus tard le 31 décembre 2021, tout en les présentant le dispositif qui sera mis en place à compter de janvier 2022 pour s’en assurer.

La nouvelle réglementation des changes en vigueur depuis 2019 sera appliquée à tous les secteurs d’activités dès janvier 2022. La BEAC s’est montrée ferme sur cette décision prise alors qu’un moratoire est accordé aux industries extractives jusqu’au 31 décembre 2021. Ce moratoire, qui est en réalité le quatrième, ne sera pas renouvelé d’après la banque centrale. L’institution l’a réitéré au cours d’une réunion plénière organisée  le 17 novembre dernier à Douala avec les entreprises résidentes de la Cemac exerçant dans le secteur des hydrocarbures et des mines.

Les échanges ont notamment porté sur le rapatriement des recettes d’exportation et la rétrocession des devises consignées à l’étranger par ces entreprises.  Il s’agit là des points qui ont déjà fait l’objet de multiples réunions du même genre hors de la zone Cemac.  Les plus récentes sont celles du 14 octobre 2021 à Washington aux États-Unis, et du 25 octobre dernier à Paris en France. La  réunion de Douala  a permis une fois de plus de faire comprendre le bien fondé du nouveau cadre réglementaire, mais surtout de présenter le dispositif qui sera mis en place par la BEAC dès le 1er janvier 2022 pour assurer le respect  de la réglementation des changes par les sociétés minières et pétrolières de la Cemac. Car, il n’est pas envisagé une nouvelle prorogation au-delà du 31 décembre 2021 qui a été fixée après plusieurs autres délais. 1er septembre 2019, 10 décembre 2019 et 31 décembre 2020. Périodes pendant lesquelles ces industries extractives ont bénéficié des mesures d’assouplissement et des facilités de la Cemac.  La Banque centrale compte désormais veiller à ce que les entreprises minières et pétrolières  rapatrient les devises issues de leurs transactions à l’étranger.

Pour les problématiques opérationnelles qui pourront se poser  dans l’application de cette décision qui entre en vigueur dès janvier 2022, la BEAC indique qu’ « un nouveau protocole de communication avec les entreprises pétrolières et minières et les établissements de crédit de la Cemac sera très prochainement mis en place afin de permettre des échanges fluides et continus ».

Fraudes électriques. Une entente entre les consommateurs et ENEO

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Le client paiera désormais 20% au lieu de 50% pour les factures frauduleuses de la tranche sociale 50F/ KWH.

Un accord a finalement été trouvé  entre l’entreprise chargée de la distribution de l’énergie électrique au Cameroun et les consommateurs. Ces derniers représentés par la plate-forme pôle des Associations de consommateurs pour la protection de l’intérêt économique et social (PAIES) avaient  émis plusieurs plaintes quant à l’opération de lutte contre la fraude en cours   et initiée par Eneo. Cette plateforme qui regroupe une trentaine d’organisations dénonçait notamment des dérives de certains agents de contrôle commis par Eneo et exigeait la révision de certaines méthodes notamment de facturation. Ces sollicitations ont finalement été prises en compte par Eneo qui les a réuni à son siège de Yaoundé le 17 novembre dernier.

Les différentes parties, à savoir, le PAIES, le Conseil National de la Consommation (CONACO) et ENEO  sont parvenues à un terrain d’entente.  13 points ont été consignés dans le procès-verbal signé par les parties. L’un des points les plus importants porte sur les factures  frauduleuses appartenant à la tranche sociale, 50 FCFA / KWH.  « Désormais, le client payera 20% au lieu de 50% et le reste en 10 ou 11 mensualités ». Peut-on lire sur le document. Il a également été convenu de la mise sur pied  d’un comité de veille pour la gestion  contradictoire des factures fraudes et de réfléchir sur des instances de concertation directes avant de saisir l’ARSEL. Dans le même sens, une plateforme numérique ENEO-ARSEL-ADICS sera créée afin de présenter les  préoccupations ou dénonciations des consommateurs. Le Directeur Général D’Eneo s’est par ailleurs engagé à faire appliquer les textes réglementaires et à former les présidents des associations des consommateurs.

De son côté, le PAIES se dit prêt à soutenir l’entreprise dans cette lutte contre la fraude dans le secteur de l’électricité. « Quoique nous restions fermes dans le respect de la réglementation en vigueur par eneo, nous disons non à la fraude de l’énergie électrique. Invitons par conséquent les autorités de la République et plus particulièrement Monsieur le Ministre de l’eau et de l’Energie de rappeler à toutes les administrations leurs obligations de s’acquitter systématiquement de leurs dettes vis-à-vis de l’entreprise Eneo Cameroon », a déclaré  Georges Ngono Edzoa, coordonnateur Général de la plate-forme des Consommateurs PAIES Cameroun.

Innovation. Douala se dote de 600 kiosques commerciaux modernes

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Solution au commerce anarchique, c’est le fruit d’un partenariat public privé, qui vise à installer 1400 kiosques pour un coût estimé à plus de 8 milliards de FCFA.

La ville de Douala tient une nouvelle solution contre l’installation anarchique de petits commerces. 600 kiosques urbains  viennent d’être réceptionnés par les autorités de la  capitale  économique. Il s’agit d’un dispositif à usages  multiples permettant de mener une activité commerciale en tout confort. Ces mobiliers urbains disposent d’un ou de trois compartiments servant d’espace de service.  D’une superficie de 6m2, le kiosque est constitué d’un habitacle où on exerce l’activité commerciale tandis que l’affichage publicitaire peut être réalisée tout autour. L’habitacle présente une source d’énergie hybride (courant, solaire). Chaque compartiment est équipé d’un comptoir, d’une tablette de travail, d’une prise électrique, d’un interrupteur, de deux points lumineux et d’une vidéosurveillance. Pour avoir un compartiment, il faudra débourser la somme de 35.000 FCFA par mois, pour occuper un des trois box du kiosque.  Les prix de l’affichage publicitaire, eux, sont les mêmes que ceux fixés par la ville.

D’après le maire de la ville,  il aura accéléré la mise en œuvre de ce projet initié par ses prédécesseurs. Adossé sur la politique de lutte contre le désordre urbain et d’aménagement d’équipements marchands modernes, ledit projet vise à doter la ville de Douala de 1400 kiosques. D’un coût total de 8,4 milliards de FCFA, le projet se situe dans le cadre d’un partenariat public privé entre la CUD et Accent Media.  Il porte sur le financement, la conception, les études, l’acquisition, l’installation, l’exploitation et la maintenance par le partenaire privé de ces équipements, sous le contrôle de la ville de Douala. Accent MEDIA devrait assurer l’exploitation commerciale, sur  une durée de 15 ans.  La rémunération de l’exploitation sera tirée des contrats avec les commerçants. De même, une partie servira à payer la redevance à la ville de Douala.

Douala. Faible exécution du budget 2021 de la CUD

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L’institution affiche un taux d’exécution des dépenses de seulement 20% au 30 septembre 2021.

La Communauté urbaine de Douala (CUD), actuelle mairie de la ville, vient de tenir la session ordinaire de son conseil de communauté du troisième trimestre. Cette session était consacrée à l’évaluation de l’exécution du budget de cette institution au 30 septembre 2021. Le budget de cette année  avait été initialement adopté à hauteur de 56,8 milliards de FCFA, puis rallongé à 64,8 milliards de FCFA. Notamment du fait de l’incorporation des résultats du compte administratif de 2020 de 2,1 milliards de FCFA,  et des centimes additionnels communaux   de 5,9 milliards de FCFA. D’après les résultats budgétaires pour les neuf premiers mois de l’exercice en cours, ce budget a été exécuté en recettes à la somme de 43 milliards de FCFA soit un taux de recouvrement de 67,34% et 38,8% pour les ordonnancements.

Les recettes sont en hausse de 20 milliards de FCFA par rapport à la même période de l’exercice précédent. Mais, le  maire de la ville se dit insatisfait  de l’exécution du budget avec un niveau d’émission des dépenses qui se situe à 20%. « Nous constatons tous que l’exécution du budget de la CUD au terme des trois premiers trimestres de l’année 2021 n’est pas réellement satisfaisante. Nous pouvons constater un meilleur résultat par rapport au premier semestre, et j’encourage les collaborateurs à maintenir le cap en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations de la ville.», a indiqué  Roger Mbassa Ndine.  

Pour l’année 2022, les orientations budgétaires de la Communauté urbaine de Douala portent sur quatre grands programmes. Le premier est  l’amélioration de l’offre des services sociaux de base. Il s’agit notamment du démarrage du projet d’achèvement des 12 immeubles de Mbanga-Japoma, la poursuite de la construction de la cité des cinquantenaires, extension du mini-réseau de captation et de distribution d’eau potable. Le second  programme est dédié à la promotion du développement économique et de la protection de l’environnement. Le troisième porte sur la promotion de la citoyenneté, de la culture, des sports, et l’appui à la jeunesse. Puis, le dernier, la gouvernance et l’administration locale. En attendant le lancement de cet exercice budgétaire, l’exécutif communautaire envisage des mesures correctives pour améliorer la performance au cours du dernier trimestre 2021.

Awa Fonka Augustine : « La CAN est déjà là ! »

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CAN 2022

En reconnaissance des retombées infrastructurelles, le site de Bafoussam s’apprête à vivre une fête populaire du football.

 L a deuxième réunion du comité de site de Bafoussam de la CAN TOTAL Energies Cameroun 20-21 s’est tenue ce jour,  17 novembre 2021, dans les services du Gouverneur de la Région de  l’Ouest. Une réunion d’évaluation et de critique du déroulement des préparatifs de l’événement attendu. L’occasion a ainsi été donnée au  Président du comité de site, le Gouverneur Awa Fonka Augustine de  soumettre les présidents des commissions techniques à un véritable  examen de passage. Pour le Gouverneur Awa  Fonka, l’heure n’est plus  aux projections et autres simulations. Car pour lui, « la fête est déjà là ». Il a ainsi annoncé pour ce jeudi 18 novembre 2021, la descente d’une délégation sénégalaise, venue pour faire un repérage des lieux devant les accueillir.

 D’une patience inébranlable et particulièrement méticuleux dans son approche, le Président du Site de  Bafoussam a donné du temps à chaque président de commission technique pour dire ce qui est fait, ce qui reste à faire, quand et comment ce qui reste à faire sera fait. Dans l’ensemble, ce qui reste à faire sur les différents sites de la région tient aux  détails mais à des détails très importants comme a tenu à le souligner  Monsieur le Gouverneur. Les seuls deux sites qui font encore perdre le sommeil au Président du site sont : l’hôtel Tagidor de Bangou et le stade d’entrainement de Bafang. Il a, séance tenante instruit les deux préfets des Hauts plateaux et du Haut-Nkam de mettre la pression nécessaire pour que les deux sites le niveau d’accomplissement des autres.  A la fin, le Gouverneur Awa Fonka Augustine a préféré conclure sur une  note d’espoir : « je me réjouis de ce  que toutes les différentes commissions ont tenu plusieurs réunions, ont  fait des descentes sur le terrain et ont déposé un rapport d’activité. Nous avons identifié ce qui reste à faire et je me réjouis une fois de plus que ce qui reste à faire tient aux détails ».

CAN 2021 : Insatisfaite des travaux, la CAF profère de nouvelles menaces

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« Je suis navré de constater que malgré les nombreuses visites, notamment celle du Président et du Secrétaire général de la CAF et du vice-président de la CAF et les promesses qui ont suivi, les actes n’ont pas suivi ». A une semaine de la rétrocession des infrastructures sportives à la Confédération africaine de football (CAF), Veron Mosengo, son secrétaire général, est amer vis-à-vis du pays organisateur. Et c’est encore le stade d’Olembe qui courrouce l’homme qui a personnellement effectué plusieurs visites d’inspection au Cameroun. « Selon le rapport photos que vous trouverez en annexe 1 (état au 16.11.2021) l’état d’avancement des extérieurs du stade d’Olembé, dont la livraison est promise pour le 30 novembre 2021, semble sans progrès depuis ma dernière visite datant du 22 octobre », prend-il Narcisse Mouelle Kombi au dépourvu. Alors que la semaine dernière, le destinataire de la lettre qui n’est autre que le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), a multiplié des tournées à fort ramdam médiatique, pour annoncer de grandes avancées sur ce chantier à l’origine des ennuis du Cameroun sur le terrain de l’organisation de la CAN depuis 2019.

Olembe toujours à la traîne, Bangou impraticable

Le président du Comité local d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (COCAN) est presque sommé de poser trois actions en urgence : « partager avec nous un plan de travail de l’entreprise chargée des travaux, vous assurer que la clôture du périmètre extérieur sera installée avant le (10 décembre) et constituer une équipe responsable de la gestion du stade et nous en présenter l’organigramme ». L’homme écrit qu’«aucune des recommandations émises par l’équipe d’experts de la CAF lors de sa tournée du 3 au 15 octobre 2021 pour des travaux d’aménagement n’a été prise en compte selon nos informations ». Il est attendu de Yaoundé, « un plan pour combler tous ces manquements». Les pelouses préoccupent également Veron Mosengo : «le programme de maintenance des pelouses reste inconsistant à ce jour. Le site de Bangou est impraticable, même pour des entrainements, et les travaux sont inachevés (cf annexe 2) », démonte-t-il le tableau peint par la mission de « contre-expertise » à objectif communicationnel commise par le président Paul Biya, et qui comprenait une bonne brochette d’anciennes gloires du football et de consultants médias de renom. Mission d’une quinzaine de personnes, qui a vendu les infrastructures futuristes du Cameroun. Et qui n’a pas apprécié la réserve de Philipe Doucet de Canal + sur l’évolution des travaux du stade d’Olembe.

A propos des pelouses, « la CAF enverra cette semaine une équipe de maintenance pelouse professionnelle qui effectuera les travaux nécessaires », a annoncé le patron de l’administration de la CAF. Sans rassurer Yaoundé que le match d’ouverture se jouerait dans ce joyau architectural qui fait office de tête de gondole dans la multitude d’ouvrages que le pays de Paul Biya a bâties ces dernières années, en perspective de cette CAN initialement prévue en 2019, mais qui a « glissé » sur 2021, et qui continue de patauger dans la boue des retards. De toutes les façons, « s’agissant du stade d’Olembe, sachez que si tout n’est pas réglé d’ici au 30 novembre 2021, le match d’ouverture aura lieu ailleurs. Des dispositions sont d’ores et déjà été prises dans ce sens, mais ce serait malheureux pour le Comité d’Organisation, pour la CAF et pour le Cameroun », menace-t-il dans une lettre adressée au président du COCAN 2021, depuis le 17 novembre, qu’elle a rendue publique ce soir sur son site internet.

Recrutement unilatéral des volontaires

A en croire la CAF, le Cameroun traîne le pas sur plusieurs autres aspects : en bonnes places, les volets marketing et sanitaires. Pour le premier point, la CAF dénonce « l’utilisation inappropriée du logo officiel du tournoi, de la mascotte officielle et du nom Officiel du tournoi », en relevant une « impression de faible qualité, association graphique, non-respect de la charte graphique… etc ». Alors « nous tenons à vous rappeler votre engagement à ne réaliser ou autoriser aucune utilisation du logo de la CAN 2021 avant validation écrite par la CAF du projet d’utilisation concernée ». A charge pour son équipe marketing de tout valider au préalable. En ce qui concerne le volet sanitaire, « nous sommes toujours dans l’attente d’un courrier des autorités sanitaires du pays nous indiquant les conditions posées par l’état camerounais à l’accueil de spectateurs au stade dans le cadre de la lutte contre la pandémie COVID-19 », regrette Veron Mosengo. Tout comme les facilités douanières que le pays organisateur envisage de prendre au bénéfice de la CAF, ses prestataires et sponsors. Sur ce plan, Yaoundé avait jusqu’au 20 novembre pour s’exécuter. Non sans dénoncer le recrutement unilatéral par le Cameroun, de volontaires, alors que « nos équipes ont travaillé ensemble afin de lancer un formulaire d’enregistrement des bénévoles au niveau national et international accompagné d’une campagne de communication pour célébrer ce volet important du tournoi», fait-il observer à Mouelle Kombi.

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Contestation : Une élection annulée à l’avance ?

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Les contestataires font partie de ceux sur cette photo

Au moment où se clôturait le dépôt des dossiers de candidatures au Comité exécutif de la Fécafoot le 18 novembre dernier, le Tribunal arbitral du sport (TAS) ouvrait une procédure en annulation du processus électoral en cours à la Fécafoot. C’est la suite de la procédure initiée par 43 membres de l’Assemblée générale (AG) de 2009 de la Fécafoot. Selon le communiqué de presse cosigné par Wamba Makollo et Lebel Elomo, les avocats commis pour les besoins de la cause, les contestataires « ont sollicité du TAS qu’il constate la nullité des Statuts de la Fécafoot supposément adoptés le 13 juillet 2021 et en conséquence qu’il constate la nullité de l’intégralité du processus organisé en application desdits statuts ».

Les requérants ont opté pour une procédure accélérée, « dans le but d’éviter à la Fécafoot de subir des dommages irréparables et/ou difficiles à réparables». Avec l’espoir que le verdict soit rendu au plus tard le 10 décembre 2021, veille de l’élection fédérale. Mais redoutant la non adhésion de l’exécutif transitoire de la fédération, « une requête des mesures provisionnelles et conservatoires urgentes sera soumise à la présidente de la Chambra arbitrale d’appel du TAS pour solliciter la suspension du processus électoral en cours… » indiquent les avocats des opposants à l’exécutif actuel de Tsinga.

Vont-ils réussir là où Maboang Kessack a échoué ? Le candidat avait obtenu de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) l’interruption de ce processus, mais la Commission électorale a préféré aller de l’avant. L’homme a dû faire avec. Pour sa part, l’AG de 2009 avait déjà tenté en vain d’empêcher l’AG extraordinaire du 13 juillet dernier, en saisissant le ministre en charge des Sports. Avant d’attaquer devant les juridictions sportives.

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