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Pauvreté: deux personnes sur cinq vivaient avec moins de 813 FCFA par jour en 2022

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Le 24 avril 2024, l’Institut national de la Statistique (Ins), dans le cadre de sa communication avec les usagers, a rendu publics les résultats de la 5e Enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam 5). Il ressort de cette étude menée entre 2021 et 2022 que « près de deux personnes sur cinq, soit 37,7%, vivent en dessous du seuil national de la pauvreté estimé à 813 FCFA par personne et par jour ». Avec cette proposition, précise l’Ins, « ce sont environ dix millions de personnes qui vivaient dans la pauvreté en 2022, pour une population totale estimée à environ 27 millions d’habitants ».
En outre, l’Ins constate des inégalités de consommation au niveau national. « 20% des ménages les plus riches ont une consommation 10 fois supérieure à celle des 20% des ménages les plus pauvres », fait-savoir cet institut. Ces situations, explique cette dernière structure, sont consécutives à une série de facteurs, notamment une croissance économique insuffisante, des distorsions liées à la redistribution des richesses. A cela s’ajoutent des facteurs à la fois exogènes et endogènes liés au conflit russo-ukrainien et les fluctuations des cours mondiaux.
S’agissant notamment de la croissance économique, sur la période 2020 à 2023, par exemple, sa moyenne annuelle est estimée à 2,6%. Le taux de pauvreté quant à lui s’établit à 38,6% en 2021, près de 8 points en deçà comparativement à l’objectif de 30,8% fixé à l’horizon 2030 par la Stratégie nationale de Développement 2020-2030.
Sur le plan spatial, la pauvreté est plus répandue en milieu rural où l’incidence est de 56,3% tandis que le milieu urbain enregistre une incidence beaucoup plus faible, estimée à 21,6%, selon les indications de l’Ins. Les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est sont les plus pauvres, avec des niveaux de pauvreté supérieurs à la moyenne nationale.
En revanche, l’Ins note une progression dans l’accès aux installations sanitaires améliorées et non partagées, avec un taux d’accès de la population de 47,7% en 2022 contre 40,4% en 2014. En ce qui concerne l’accès à une source améliorée d’eau de boisson ou d’eau potable, des progrès ont été enregistrés. Quatre personnes sur cinq ont désormais accès à une telle source, que ce soit pendant la saison sèche ou la saison pluvieuse.
Pour ce qui est de la démarche méthodologique, l’enquête souligne l’Ins a été faite sur la base de deux approches. La première est celle qui a été utilisée pour les précédentes Ecam de 2001 à 2021. La seconde est une méthodologie, expérimentée avec succès en 2022, nouvelle et promue par la Banque mondiale. Elle permet d’obtenir un indicateur de bien-être reflétant au mieux les habitudes de consommation des ménages au cours de l’année car, elle repose sur la consommation effective des ménages et prend en compte la saisonnalité de la consommation.

Nécrologie: Haman Adama est morte

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Haman Adama n’est plus. L’ancienne ministre de l’éducation de base (Minedub) s’est éteinte cette nuit, a-t-on appris de sources concordantes. Les circonstances de cette disparition ne sont pas encore annoncées mais il se dit que Haman Adama née Halimatou Mahonde avait une santé de plus en plus fragile depuis son passage par la case prison.

En effet, après avoir dirigé le Minedub vers la fin de la première décennie des années 2000, la native du Nord avait été happée par l’Opération Épervier. Haman Adama n’a finalement retrouvé la liberté qu’en octobre 2018, en pleine campagne électorale pour la présidentielle. Depuis lors, elle est restée loin des caméras.

Programme économique et financier:  Le FMI en mission d’évaluation au Cameroun 

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La délégation du FMI lors de l'audience accordée par le Minfi

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) séjourne actuellement au Cameroun.  Concrètement, il s’agit d’une visite de travail de deux semaines au cours desquelles, l’équipe du FMI conduite par Cemile Sancakchef de mission du FMI pour le Cameroun,  va mener des discussionsavec les autorités camerounaises chargées de la gestion des finances publiquesD’après le programme de la visite consulté par Défis Actuels, les discussions vont tourner essentiellement autour de l’évolution récente et les perspectives de l’économie camerounaise pour la période 2023-2024. Sur ce segment, l’institution de Bretton Woods souhaite collecter des données sur les comptes nationaux (PIB, déflateur etc.), l’indice des prix (consommation, production industrielle, chiffres d’affaires etc.), la balance des paiements  (compte courant, compte des capitaux et financiers, les réserves), la monnaie et le crédit (masse monétaire, avoirs extérieurs, crédit intérieur etc.), finances publiques (soldes budgétaires, pression fiscale etc.) et enfin sur la Loi de finances 2024. Une attention particulière sera également accordée aux recettes douanières et fiscales, notamment sur leur évolution au cours de l’exercice budgétaire 2023, ainsi que les tendances clés  et les facteurs déterminants ayant favorisé les performances de collecte enregistrées au cours de la période sous revue.

Lire aussi: https://www.newsducamer.com/cameroun-fmi-vers-la-prorogation-du-programme-economique-et-financier-cameroun/

Nouveau décaissement du FMI?

En quittant Yaoundé, le FMI espère également avoir dans sa banque de données, les PIB trimestriel et annuel consolidés, les données actualisées du PIB par secteur et selon les composantes de la demande  pour l’année 2022 et 2023, ainsi que les prévisions de croissance et de déflateur pour 2024. Ces différentes activités rentrent dans le cadre de la sixième revue au titre de la facilité élargie de crédit et du mécanisme élargi de crédit en faveur du Cameroun. Les données ainsi collectées vont être analysées et surtout mises en opposition avec les recommandations formulées par le FMI à l’issue de la cinquième revue au titre de la facilité et du mécanisme sus-évoqué. «Le programme de réforme économique du Cameroun est dans l’ensemble sur la bonne voie. La poursuite du processus de réformes d’envergure sera essentielle pour dégager une marge de manœuvre supplémentaire au budget, maintenir la viabilité de la dette, favoriser la transformation structurelle, doper la croissance et accroître la résilience. Il conviendra d’intégrer la question climatique aux cadres institutionnel et budgétaire afin d’accélérer la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques et de celles visant à les atténuer» avait préconisé l’institution. Toutefois, un bilan même contrasté, devrait permettre au Cameroun de bénéficier d’un nouveau décaissement.

Lire aussi: https://www.newsducamer.com/le-fmi-approuve-un-decaissement-de-45-milliards-de-fcfa/

Financer la résilience climatique

La visite du FMI va également permettre à cette institution financière d entériner ou non, l’éligibilité du Cameroun pour un premier décaissement relatif à  la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le FRD est une offre financière à long terme qui permet à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies. Globalement la grande majorité des pays pauvres ou en voie de développement sont éligibles à ce financement. Toutefois, pour qu’un décaissement soit fait en leur faveur, ces derniers doivent faire valoir de nombreux atouts, dont des réformes de haute qualité portant sur les défis structurels liés à la préparation au changement climatique ou aux pandémies.

Réaction

Cemile Sancak, chef de mission du FMI pour le Cameroun.

C’est une mission de revue qui rentre dans le cadre du programme économique et financier que le FMI mène avec le Cameroun. Concrètement, il s’agit de la revue au titre de la Facilité élargie de crédit et du Mécanisme élargi de crédit. En plus de cela, la revue concerne également une nouvelle facilité approuvée en janvier 2024. Il s’agit de la Facilité pour la résilience et la durabilité. Nous allons discuter avec le ministre des Finances et d’autres autorités camerounaises afin de mettre en œuvre des mesures pour améliorer  la croissance durable, qui vont également permettre de faire face aux chocs climatiques

Lions indomptables : la Fécafoot aboie, Marc Brys passe

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Marc Brys a poursuivi son périple européen ce week-end à la rencontre des Lions indomptables et autres talents qui l’intéressent comme probables joueurs de l’équipe nationale de football senior du Cameroun. Après avoir supervisé certains joueurs dans leurs championnats, le technicien a échangé par visioconférence avec quelques-uns. Le nouvel entraîneur des Lions indomptables a échangé avec Martin Hongla, milieu défensif de Grenade FC (championnat espagnol). Tout comme il s’est entretenu avec Nouhou Tollo, latéral gauche de Seattle Sounders (Etats-Unis d’Amérique), et Eric-Maxim Choupo Moting du Bayern de Munich. Avant cette dernière vague, Marc Brys avait échangé avec Carlos Baleba, sociétaire de Brighton, en marge du match des Seagulls et Manchester united qu’il a suivi depuis les gradins.

Déjà deux semaines que le technicien en chef du banc de touche des Lions indomptables prospecte en Europe. Et pourtant sa situation administrative n’est pas encore définitivement réglée. Le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) qui a engagé le Belge, a annoncé une cérémonie de signature de son contrat à laquelle n’a pas pris part la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), qui conteste la légalité et la légitimité de la procédure ayant mené au choix du successeur de Rigobert Song Bahanag. Revendiquant sa responsabilité principale pour cet exercice. Samuel Eto’o le président de la Fécafoot maintient sa position et fait savoir que Narcisse Mouelle Kombi n’a signé que des lettres d’engagement avec le nouveau staff. Des informations font état de ce que la Fécafoot a mis de l’eau dans son vin, concédant le choix du sélectionneur à la tutelle, mais tient faire intégrer ses choix parmi les adjoints. David Pagou qui est actuellement en service à Stade renard de Melong, devrait remplacer François Omam Biyick dans ce cas. Au Minsep, on ne l’entend pas de cette oreille.

Convocation des joueurs

Entre temps, Issa Tchiroma Bakary le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) est entré en scène, pour exiger que soient respectées les dispositions légales en matière d’emploi d’un expatrié. Et attend donc le contrat de Marc Brys à cet effet, afin que l’homme puisse reverser ce qu’il revient au Trésor public en pareille situation. Il se dit que le Minsep attend que la Fécafoot consente à parapher le contrat de Marc Brys.

Dans tous les cas, le Cameroun a rendez-vous début juin pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Les Lions indomptables affronteront le Cap vert et l’Angola. La première liste de Marc Brys est attendue à cet effet, courant mai. Mais avant, il y a des convocations à servir aux clubs des joueurs sollicités. C’est là que l’attend certainement la Fécafoot, instance chargée d’écrire aux clubs employeurs des joueurs. La suite du match s’annonce encore plus palpitante. Les communicants de la Fécafoot ayant déjà indiqué que la Fédération ne compte pas céder.

UPC : Bapooh Lipot se désolidarise de l’opposition

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Robert-Bapooh-Lipot-se désolidarise de l'opposition

Robert Bapooh Lipot est formel : « L’UPC… n’a engagé aucun contact avec les multiples regroupements de certains partis de l’opposition camerounaise en vue de sa participation aux prochaines échéances électorales». Le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC) reconnue par l’Administration territoriale a tenu à travers un communiqué de presse, à se désolidariser des mouvements unitaires de l’opposition en cours de constitution depuis quelques mois, en perspective des futures échéances électorales au Cameroun. Faisant référence certainement à l’Alliance politique pour le changement (APC) promue par le député Jean Michel Nintcheu qui propose Maurice Kamto comme candidat unique de l’opposition à la prochaine présidentielle ; et l’Alliance pour une transition politique au Cameroun (ATP) que propose Olivier Bilé, président de l’Union pour la fraternité et la prospérité, qui milite pour une transition de quelques années à la tête du pays, à l’expiration du mandat en cours de Paul Biya.

En dénonçant « …une volonté de donner de l’épaisseur à leur action » des leaders de ces mouvements qui « intègrent l’UPC » dans leurs démarches, Robert Bapooh Lipot, déclare que « les militants de l’UPC ne se reconnaissent pas dans ces options qui témoignent de l’immaturité d’une certaine opposition qui, de 1992 à nos jours, a choisi de faire de l’événementiel, son programme politique ».

Si le Parti des crabes refuse de suivre ces mouvements de l’opposition, c’est qu’elle ne se reconnait plus justement de l’opposition justement. D’où son option de ne pas suivre les partis d’en face car « représentée au Sénat, républicaine, parti de gouvernement, sentinelle de l’unité et de la souveraineté du Cameroun, respectueuse des institutions de la République et de ceux qui les incarnent, remplissant toutes les conditions pour se présenter aux échéances électorales de 2025, notamment les présidentielles, les municipales et les législatives », souligne-t-il, A cet effet, « l’UPC n’a engagé aucun contact avec les multiples regroupements de certains Partis de l’Opposition Camerounaise en vue de sa participation aux prochaines échéances électorales», embraie-t-il.

L’homme qui se revendique de la succession politique d’Augustin Frédéric Kodock, souligne que « notre ligne politique telle que, instituée par Ruben Um Nyobe et structurée par le Très regrettée secrétaire général, Augustin Frédéric Kodock, ne cadre nullement avec les dynamiques qui masquent la vacuité idéologique desdits regroupements, et, transforment en satellites, les partis de l’opposition ainsi regroupés pour acter la déstabilisation du Cameroun et ses Institutions ». Convaincu qu’il est, que « le contexte international porte vers la déstabilisation des jeunes États africains et partant, la mise entre parenthèses de leur Souveraineté ».

Autonomisation: Samuel Ervé Mandeng prêche l’évangile du leadership aux jeunes de Yaoundé

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Samuel Ervé Mandeng au Cnetre, en compagnie des particpants à sa conférence

Le gouvernement multiplie les conventions avec des institutions financières locales afin de permettre aux jeunes «de disposer de la garantie nécessaire pour lever les capitaux disponibles sur les marchés financiers, ou obtenir des financements auprès des banques classiques ». Avec ce type de mesure, il entend contourner l’obstacle du financement, généralement brandi par les jeunes comme premier frein à la réussite entrepreneuriale. Toutefois, avoir de l’argent ne suffit pas pour garantir le succès dans les affaires. Il faut aussi avoir de l’entregent. C’est du  moins le discours prôné par Samuel Ervé Mandeng, chantre du développement personnel et promoteur des plateformes Cameroon Digital Boost et de Give Back To Mama. Mercredi 24 avril 2024, à l’invitation de  Nyamebenga Mbouri Yvette, Chef du Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de Yaoundé 4 (CPMJ Yaoundé 4), il est venu enseigner à une centaine de jeunes réunis au musée national de Yaoundé,  «Comment construire sa communauté professionnelle où d’affaires», en changeant de paradigme.

A en croire Samuel Ervé Mandeng, sur les chemins escarpés de l’entreprenariat, le jeune entrepreneur doit s’assurer d’avoir comme compagnons des personnes qui lui seront utiles. «Le but était de montrer aux participants qu’ils sont riches par le nombre de personnes et de relations  et de réseaux qu’ils ont. Il faut construire ce réseau dans une communauté que j’ai appelée [La stratégie modèle des 5 sens].  Savoir mobiliser, organiser, développer, éduquer et inspirer la loyauté.  Pour ce faire il  faut solliciter la contribution de ses cinq sens. Ces outils dont nous sommes dotés, sont des indicateurs de sélection qui peuvent nous permettre d’opérer des choix judicieux relativement au choix des personnes qui nous entourent», a-t-il déclaré. Militant de la première heure pour une participation active des camerounais de la diaspora au développement du Cameroun à travers ses deux plateformes suscitées, Samuel Mandeng  est convaincu que le chemin vers le succès doit être jalonné d’innovations. « Nous avons également tenu à rappeler aux jeunes présents qu’il est important de changer de paradigme. De changer de façon de voir  les choses, car leur perception influence leurs différents choix», a-t-il conclu.

Après 4  heures de masterclass,  c’est l’air grandement satisfaite que Nyamebenga Mbouri Yvette, Chef du CMPJ de Yaoundé 4 , a expliqué que la conférence du 24 avril dernier, n’était que le point de départ d’un projet beaucoup plus consistant, qui prévoit l’organisation de plusieurs ateliers sur le leadership. « Les échanges avec Samuel Ervé Mandeng  nous ont donné de penser à un concept. Celui du modal leadership Worshop. C’est une série d’ateliers que nous allons organiser. Aujourd’hui [24 avril 2024] c’était juste une conférence de quelques heures, pour lancer le concept. Mais  dans les prochains mois, nous allons organiser des ateliers sur le leadership au cours desquels vous aurez des interventions  de plusieurs jeunes camerounais vivant à l’étranger, tel qu’il (Samuel Ervé Mandeng] a expliqué dans son propos de présentation», a-t-elle déclaré

Affaire des matchs truqués : Pour Patrice Motsepe, « nul n’est au-dessus de la loi»

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Patrice-Motsepe-sur-France-24

Patrice Motsepe a cru devoir sortir de sa réserve sur le cas Samuel Eto’o : « personne n’est au-dessus de la loi». S’agissant de l’affaire des matchs truqués dans les championnats d’élite du Cameroun, dans laquelle le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est accusé d’avoir participé. Mais « à l’aspect critique, du point de vue de la Confédération africaine de football, nous devons enquêter sur chaque plainte, chaque accusation et chaque allégation. Nous devons le faire de manière éthique, en conformité avec les principes mondiaux, à savoir la présomption d’innocence », a-t-il assuré. En clair, Samuel Eto’o n’est pas d’office condamné. Se refusant à donner une date pour le verdict, le président de la Confédération africaine de football (CAF) préfère laisser les enquêtes se poursuivre jusqu’à leur terme.

Alors que sur le même plateau, Samuel Eto’o avait laissé entendre que « les problèmes que je rencontre dans le football camerounais, c’est parce qu’on me prête des ambitions politiques». Au Cameroun certes, mais peut-être pas que là. Surtout que l’homme n’a pas manqué de ranger la CAF parmi ses détracteurs. En dénonçant auprès de la Fédération internationale de football association (Fifa), le secrétaire général de la CAF Veron Mosengo-Omba, de travailler à « ternir [son] image ». Sans détails. Mais le patron du football africain ne lui en veut pas outre-mesure. Gardant la même admiration pour l’ancienne gloire du football africain, et même mondial. « Il faut savoir faire la part des choses, d’un côté Samuel Eto’o de mon point de vue, sera toujours un joueur de football dont nous avons été très fiers, qui a été parmi les plus talentueux et je continuerai d’être fier de ce qu’il a réussi à faire sur le terrain », continue-t-il de saluer.

Pour autant, Patrice Motsepe qui n’entend pas interférer dans le cours de la justice, assure que la loi restera égale pour tous. « Il ne s’agit pas que du football ; c’est aussi la question de ce qui se passe en Afrique et dans d’autres parties du monde. Moi le premier en tant que président de la CAF, personne n’est au-dessus de la loi », a-t-il indiqué.

Tout est parti d’un audio ayant fuité sur les réseaux sociaux il y a quelques mois. Un entretien téléphonique entre deux personnages se rapportant aux personnes de Samuel Eto’o et Valentine Nkwain, président de Victoria united alias Opopo. Dans cet entretien, les deux interlocuteurs manigancent un complot contre le championnat local, afin d’accorder des faveurs au club du Sud-Ouest, au détriment des autres acteurs de l’Elite two (saison 2023). Et sur les stades, des faits répréhensibles pouvaient confirmer quelques faveurs pour Opopo. Des interruptions de matchs par Valentine Nkwain, des suspensions d’arbitres ayant officié ses matchs que le club a perdus,… Des acteurs du football camerounais ont alors saisi la CAF en se basant sur l’audio incriminé.

A lire aussi: Affaire de matchs truqués: la contre-attaque de Samuel Eto’o

D’où l’ouverture de l’enquête. Et en août 2023, la CAF a informé l’opinion qu’elle a « reçu des demandes écrites venant de plusieurs parties prenantes du football camerounais pour l’examen et l’enquête de certains comportements inappropriés présumés de M. Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football ». L’homme était attendu le 17 avril au siège de la CAF au Caire pour audition. Samuel Eto’o a préféré se faire représenter par son avocat, Me Antoine Vey. Le verdict est attendu. Toujours est-il que, « quel que soit le sujet, la décision doit être dictée non seulement par ce qu’il se passe dans l’audience mais aussi par les règles de la CAF et de la Fifa », a garanti Patrice Motsepe.

Secteur minier: l’Etat veut auditer les entreprises minières en fin d’exploration

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L’Etat du Cameroun a lancé le 18 avril 2024 le processus d’audit des entreprises minières en fin d’exploration au Cameroun. L’opération, selon le ministère des Finances, vise à s’assurer que ces opérateurs respectent les réglementations environnementales, fiscales et sociales. Cela, apprend-on, permet également de garantir que l’exploitation minière [envisagée] profite aussi bien à l’Etat, ses démembrements ainsi qu’aux populations riveraines. A n’en point douter, l’opération va contraindre les entreprises concernées à produire des rapports d’audits contradictoirement rédigés pour chacune d’elles au fil du temps et de proposer de façon concertée les meilleures mesures d’encadrement et de suivi efficaces. Cette transparence, à terme, va conduire inéluctablement à l’élargissement de l’assiette fiscale.
L’opération d’audit sera conjointement menée par le ministère des Finances et celui en charge des Mines [à travers le comité ministériel chargé des audits des entreprises minières], selon la direction générale des impôts qui supervisait les travaux.
Dans un autre plan, l’audit des entreprises minières en fin d’exploration revêt un grand intérêt tant symbolique qu’opérationnel pour le Cameroun. A ce titre, il permet une véritable réappropriation de son destin économique, par l’optimisation de l’exploitation de ses ressources tant humaines, que matérielles, a précisé la DGI.
Coordination parfaite
En vue d’une coordination parfaite des travaux sur le terrain, à en croire le communiqué de la direction générale du budget, Stéphane Victor Essaga, qui représentait le DG des Impôts [coordonnateur du Comité ministériel des audits des entreprises minières], a procédé à la lecture des actes de désignation des différents membres du Comité. D’une part, ceux du ministère des Finances et ceux du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, d’autre part. Le comité étant constitué, l’orateur principal du jour a également procédé à l’adoption commune des modalités des visites des sites d’exploration et des axes d’audit des entreprises en fin d’exploration.
Indiquons que l’adjonction des experts du secteur minier à ceux des finances marque la volonté des pouvoirs publics d’optimiser l’exploitation minière, et vise l’efficacité dans l’administration générale de cette activité et de ces opérateurs.
Concernant les sites d’exploration et des axes d’audit des entreprises en fin d’exploration, un chronogramme commun des visites desdits sites et des axes de contrôle ont été arrêtés au terme des discussions et des présentations des meilleures pistes de solutions y afférentes.

Restructuration: Le projet de 10 000 logements sociaux de Pizzarotti en mode reconfiguration

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L’entreprise Pizzarotti, adjudicataire du marché de conception/réalisation de 10 000 logements et leurs équipements socioculturels à Yaoundé et ses environs veut recruter un responsable des services techniques et un assistant chargé de l’aider dans sa tâche. C’est ce qui transparaît de deux appels d’offres que vient de lancer cette société italienne. Concrètement, le prestataire recherché devra, apprend-on, produire un document qui retrace les phases détaillées du projet exécutif avec une référence  à la construction de la base industrielle et des infrastructures électriques, hydrauliques et routières connexes qui s’étend sur environ 16 hectares ; planifier et gérer les activités des services techniques du contrat incluant l’élaboration et la gestion des budgets (économiques et financiers à des services techniques) ; diffusé aux parties intéressées la planification exécutive et de construction et le suivi relatif au processus d’approbation ; préparer tous les documents d’ordre technique pour permettre au bureau d’achat de rédiger les contrats, demandes d’achat et ordres de travaux nécessaires à la réalisation de la commande. Il est également attendu du consultant, la vérification des variations proposées lors de la construction ou des modifications techniques, mais également d’être l’interface avec le directeur des travaux pour la bonne exécution des travaux  et pour la résolution des non conformités etc.

Lenteurs

Les missions assignées au prestataire évoqué supra, sont partie intégrante de la phase I du projet de conception/réalisation de 10 000 logements et leurs équipements socioculturels à Yaoundé. Pour cette amorce, le cahier de charges prévoyait en 2017, au moment de l’attribution du marché à Pizzarotti, la construction de 1000 logements sociaux. Curieusement, et ce sans aucune explication, ce nombre a été considérablement revu à la baisse. 6 ans plus tard, plus précisément en juin 2023, lors d’une visite sur le chantier pilote à Ekoko II, à Mfou (région du Centre), Célestine Ketcha Courtes, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), ne parlait plus que de 224 logements. Toutefois, 7 ans après le lancement du projet, moins de 100 bâtiments sont sortis de terre.  Lors de sa dernière visite, le Minhdu n’en dénombrait que 32.

Quant à la base industrielle, pierre angulaire du projet, elle n’est pas encore opérationnelle. Pourtant, selon le plan de départ qui semble toujours d’actualité si l’on s’en tient aux missions assignées au consultant qui sera recruté dans le cadre de l’appel d’offres susmentionné, elle devait fournir la grande majorité des composantes nécessaires à la bonne exécution des travaux. «De la fabrication de polystyrène à la production de peinture, l’assemblage de portes et fenêtres, la menuiserie bois et métallique, la centrale à béton, et la mise en exploitation de la station de concassage», rappelait le Mindhu, il y a près d’un an.  Les travaux réalisés à date, ont englouti 43 milliards de FCFA sur les 115 milliards de FCFA obtenus sous forme de prêt auprès de la banque italienne Intesa Sanpaolo. Au regard de ce qui précède, Célestine Ketcha Courtès s’est laissée aller à quelques réflexions fatalistes. «À ce jour, la situation ne permet pas d’avoir la moindre visibilité sur les travaux et activités relatifs à la construction en masse des logements. Ce qui ne permet pas à ce jour d’avoir une projection à court, moyen voire long terme des quantités des logements à produire en vue de l’attribution aux populations des premiers logements»

Sérénité dans le volet financier

Dans son discours, le membre du gouvernement semblait accabler la Société immobilière du Cameroun (Sic) à qui a été confiée la maîtrise d’ouvrage du projet à la suite du Minhdu, qui en a tenu les rênes pendant 4 ans.  A tout le moins, même si depuis lors les travaux n’ont pas beaucoup avancé (42 logements de plus construits, ce qui porte le total à 74 sur un objectif de 224 logements pour la phase pilote, ndlr), la Sic prédit tout de même le retour de la sérénité sur le volet financier avec l’entrée en jeu de la Caisse autonome d’amortissement (Caa).  «Nous avons demandé que tout soit centralisé par le point focal (la Caisse autonome d’amortissement). La CAA est le dépositaire de la dette extérieure à travers les 115 milliards de Fcfa qui sont dans ses caisses. Il faut que les moyens venant du Cameroun (fonds de contrepartie, ndlr) soient aussi déposés dans la même banque. Si on n’a pas ça, on pourra avoir des lourdeurs pour les 30 mois qui restent. C’est ça le risque pour la SIC. Mais comme le Premier ministre a accepté l’option de faire de la CAA le dépositaire de tout ce qui est élément financier, nous sommes confiants que ça pourra marcher », indiquait en mars 2024, Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Sic.

Pour mémoire, le projet de conception/réalisation de 10 000 logements et leurs équipements socioculturels à Yaoundé doit s’achever au cours de l’année 2026. Dans sa deuxième phase, il est question de construire 9 000 logements à Zouatoupsi et Nkolntsam, dans l’arrondissement de Mbankomo, toujours dans la région du Centre.

Intégration sous-régionale : le Cameroun et la Guinée Equatoriale reliés par une ligne fluviomaritime

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A n’en point douter, la liaison permettra d’accroître le volume d’échanges entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale. L’ambassadeur du Cameroun auprès de ce pays de la Cemac [ zone économique qui regroupe outre le Cameroun, la République du Congo, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad], annoncé le 19 avril 2024 l’ouverture d’une ligne fluviomaritime pour le transport des personnes et des biens reliant Malabo, en Guinée Équatoriale à Douala au Cameroun.

Le voyage inaugural de cette ligne maritime, par le navire M/V Dona Candida de la compagnie Viteoca est prévu le vendredi 26 avril 2024 au départ de Malabo pour Douala et le dimanche 28 avril 2024 est programmé le retour à Malabo à partir de Douala, d’après Désiré Jean Claude Owono Menguele, ministre Plénipotentiaire hors échelle, ambassadeur du Cameroun en République de Guinée Equatoriale.
Investigations faites, il ressort que le secteur des transports en Afrique centrale est particulièrement marqué par l’insuffisance des infrastructures au niveau national et surtout un enclavement des principales zones portuaires. Cela constitue un handicap à l’intégration régionale et à la libre circulation des personnes et des biens.
Outre donc les échanges entre les deux pays, cette liaison permettra d’accroître le volume des échanges et renforcer le processus d’intégration sous-régionale, tout mettant à la disposition des voyageurs un moyen de transport sécurisé et confortable, à en croire les promoteurs de cette ligne.
Pour le diplomate camerounais, son ouverture est l’aboutissement d’un dossier initié et conduit par la société Equato-guinéenne Viteoca, avec le soutien des autorités des deux pays.
Pour mémoire, la Guinée Equatoriale qui importe la plupart de ses produits de l’Espagne, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique de l’année 2021, a été classée premier fournisseur du Cameroun à l’échelle africaine. Le pays a exporté vers le Cameroun [ durant la période sous revue] 139 300 tonnes de marchandises, engrangeant ainsi 51,6 milliards de FCFA au titre de recettes.

Dans la logique de l’intégration sous-régionale, à côté de la ligne maritime, le projet régional de facilitation du transport et du commerce sur le corridor économique Cameroun-Guinée Equatoriale-Gabon par voie terrestre qui prévoit la construction d’un pont sur le fleuve Ntem va davantage booster les échanges entre les deux pays, d’une part et dans la sous-région, d’autre part.

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