mercredi, mai 27, 2026
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Le Feicom octroie 7,7 milliards à 22 communes

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Elles sont 21 communes et une communauté urbaine, les bénéficiaires de ce crédit destiné à mettre en œuvre
des projets de développement.


7,7 milliards de francs CFA alloués à 22 communes camerounaises. Dans le cadre de ses missions régaliennes, le Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunal (Feicom), vient de rendre public le montant du crédit qu’il va octroyer aux Collectivités Territoriales Décentralisées. La banque des communes, annonce que son comité des concours financiers réuni en leur 37e et 38e session le 30 mars dernier, vient d’accorder un financement global de 7,7 milliards de FCFA à 21 communes et une communauté urbaine. Les financements couvriront trois secteurs que sont l’éducation, la santé et les infrastructures, avec une part prépondérante accordée aux équipements et infrastructures marchandes de l’ordre de 5,355 milliards de FCFA, soit 69% de l’enveloppe globale. Les CTD récipiendaires sont les communes de Banyo, Mbe, Ngaoundal, Ngaondéré 2e, Ngaoundéré 3e, Nanga-Eboko, Yaoundé 1er, Ombessa, Dimako, Touloum, Tokombéré, Mindif, Mayo Houma, Garoua 2e, Elak Oku, Foumban, Sangmelima, Kye Ossi, Djoum, Ebolowa 1er, Konye et la Communauté urbaine de Bafoussam. Selon le Feicom, les projets retenus « répondent aux besoins exprimés par les populations à travers les Plans communaux de développement. Ils sont également alignés sur les priorités du gouvernement contenues dans la Stratégie nationale de développement (SND30) et sont en cohérence avec les objectifs de développement durable (ODD) et les engagements internationaux auxquels le Cameroun a souscrit », indique le communiqué rendu public au terme des travaux. « La prépondérance des équipements et infrastructures marchandes dans les financements accordés (5,3 milliards de francs CFA, soit 69% de l’enveloppe), témoigne de l’engagement des magistrats municipaux à faire de leurs territoires des pôles de développement créateurs de richesses, de croissance et d’emplois», souligne Philippe Camille Akoa, le directeur général du Feicom.

Le Cameroun, un modèle pour l’afrique Centrale

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Au-delà des apparences, les performances du secteur agricole national soutiennent le dynamisme de l’économie camerounaise.


L’agriculture et l’élevage sont des secteurs où le Cameroun est fier d’exhiber ses performances. Le pays jouit de l’autosuffisance alimentaire depuis de nombreuses années. Ce n’est pas rien dans une sous-région où tous les voisins sont abonnés aux importations des produits les plus basiques. Et les chiffres suivent. La seule agriculture représente presque 23 % du PIB. En comparaison, l’agriculture ne pèse que 1,3 % du PIB en France. Rien d’étonnant dès lors qu’au Cameroun, le secteur se positionne comme la principale source de devises – recettes pétrolières mises à part. Pour faire tourner la machine, le secteur emploie 62 % de la main d’œuvre active. Et ces chiffres ne cessent de croître au fil des années. Produits de rente, cultures vivrières, pisciculture, élevage de porcins, de bovins, de caprins, de volaille, le paysan camerounais touche à tout avec un certain succès. Le Cameroun exporte notamment le cacao, le café, le coton, la banane, l’huile de palme ou encore le caoutchouc. Pour y parvenir, il s’appuie sur ses grandes exploitations agro-industrielles.

Dynamisme

Parmi elles, on peut citer pêle-mêle, les Plantations du Haut Penja (PHP), la Cameroon Development Corporation (CDC), la Sodecoton, la Socapalm, la Sosucam ou encore la Cameroon Tea Estates. Ces entreprises constituent le socle de l’agro-business Made in Cameroon. Jusqu’ici, la plupart d’entre elles continuent à s’épanouir dans le cadre d’une économie de traite où elles exportent leurs productions sous la forme de matières premières. La conséquence immédiate est que les Camerounais conti-nuent à importer massivement les produits manufacturés. Le ministère du Commerce estime que les importations des produits agricoles sont passées de 987 000 tonnes à quelque 1 657 000 de tonnes entre 2010 et 2018. Une augmentation de 68 % des importations et 370 milliards de francs d’argent que le pays aurait pu économiser .

Pour tenter de rééquilibrer la balance commerciale, le gouvernement mise sur le développement des filières vivrières sur le plan local et sur le développement des sous-fi-lières élevage. En la matière, il s’appuie notamment sur le secteur paysan et les petits agriculteurs dont les exploitations restent en général une extension du champ familial.

Nourrir la sous-région

Et ce n’est pas parce qu’elle est vivrière que cette option stratégique de l’Etat ne s’exporte pas. Les problèmes aux frontières méridionales du pays apportent malheureusement la preuve de l’importance des transactions des denrées de consommation courante produits du Cameroun dans les pays limitrophes. Les restrictions de déplacement qui ont fait suite à la pandémie du coronavirus en mars-avril 2020 ont fait flamber les prix des produits de base au Gabon. C’est simple, Libreville dépense chaque année quelque 21 milliards de francs CFA pour faire ses emplettes chez le voisin camerounais, selon des chiffres diffusés par le magazine Jeune Afrique. Et le Gabon n’est pas le seul pays à se ravitailler en vivres frais dans les champs des paysans camerounais. Yaoundé produit à elle seule la moitié (52,2 %) de l’ensemble des produits agricoles de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et exporte 88 % des récoltes – agriculture vivrière et de rente y compris.

Le Cameroun est également engagé dans un effort pour renforcer la qualité et la quantité de sa production en matière d’élevage. Le centre des Affaires de la République française dans le pays note l’importance de la production avicole à travers tout le territoire, tout comme la présence non négligeable d’un cheptel bovin notamment dans la partie septentrionale. Tout comme l’agriculture, l’élevage constitue un secteur-phare de l’économie camerounaise comme le démontre le Projet de développement de l’élevage (Prodel) soutenu par la Banque mondiale afin de booster la chaîne de valeur de l’ensemble du secteur.

Par William Bayiha

Sources du pays dément la contrefaçon de ses bouteilles

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L’entreprise explique dans une note récemment publiée que la différence observée sur les capuchons de ses produits ne relève pas d’actes de contrefaçons.


Sur les réseaux sociaux, des publications mettent en garde depuis quelques semaines sur la contrefaçon autour des bouteilles d’eau minérale Supermont, face notamment à l’absence d’homogénéité de la date de péremption sur tous les bouchons. Mais le producteur affirme que les bouchons portant le logo de la goutte d’eau et ceux sans logo sont des « produits authentiques » de la marque Supermont. L’entreprise productrice de cette marque d’eau minérale explique dans une note publiée le 19 avril dernier qu’en effet, «L’inscription de la date sur les bouchons estampillés du logo, ou non, ou sur la bouteille répond simplement à l’exigence réglementaire qui impose la présence d’une date sur l’emballage du produit. Cette inscription peut se faire à tout endroit de l’emballage», renseigne son directeur général, Kram Sabbah. De ce fait, précise t-il dans son communiqué, «Il n’existe aucune contrefaçon sur nos bouteilles d’eau minérale naturelle Supermont» .

Cette mise au point intervient alors que des consommateurs ont déclaré avoir constaté des «anomalies» sur certaines bouteilles Supermont, produit phare de l’entreprise. La polémique s’était déjà déclenchée en septembre dernier, lorsque le Réseau National des Consommateurs du Cameroun (RNC) indiquait avoir été saisi par des consommateurs de la marque qui se plaignaient que certaines bouteilles vendues sur le marché avaient des bouchons frappés du logo de la marque, tandis que d’autres en étaient dépourvues. Des images avaient alors circulé sur les réseaux sociaux, demandant aux consommateurs de n’acheter que des bouteilles au capuchon estampillé du logo de l’entreprise, plutôt que celles vendues avec date de péremption inscrite sur le couvercle. La même polémique s’est répandu ces dernières semaines encore, imposant au premier producteur d’eau minérale au Cameroun, une sortie de démenti.

Le Fonds d’aide aux entreprises bientôt ouvert

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Le ministre en charge de l’Economie a récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt pour les établissements financiers désireux de gérer le Fonds d’une valeur de 7 milliards.


Comme prévu dans le cadre du Plan de Relance Economique, le Cameroun va bientôt se doter d’un Fonds d’aide aux entreprises. Il s’agit du Fonds de relance économique au profit du secteur productif. Piloté par ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), le Fonds recherche un établissement financier pour sa mise en œuvre. A cet effet, le ministre en charge de l’ Economie, Alamine Ousmane Mey, a récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt, pour le recrutement d’un partenaire (banque, établissement de microfinance), indique le communiqué paru à cet effet.

Ce Fonds d’aide vise à accompagner le gouvernement dans la mise en place de trois guichets de financements, à l’effet de permettre aux entreprises de se remettre des effets de la crise engendrée par le coronavirus. « De manière opérationnelle, trois dispositifs de financement d’une dotation de 7 milliards de francs CFA sont envisagés», indique le ministère de l’Économie. Il s’agit notamment du fonds de soutien aux très petites entreprises et petites entreprises (TPE et PE), doté d’une enveloppe de 2 milliards de francs CFA, du fonds de soutien aux start-ups et entreprises innovantes, dont l’enveloppe est d’un milliard de francs CFA et du fonds de garantie pour les grandes et moyennes entreprises, d’une dotation de 4 milliards de francs CFA.

Ces financements, devraient être pourvus, selon des informations officielles, à partir de l’enveloppe de 10 milliards de francs CFA mise à la disposition du ministère en charge de l’Économie, dans le cadre du «Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus et ses répercussions économiques et sociales», doté, lui, de 150 milliards de francs CFA pour le compte de l’année 2021.

Finance : Trois nouveaux conseils en investissement financier agréés

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Personnes physiques ou morales dont l’activité consiste à fournir des conseils à un investisseur dans le cadre d’opérations d’investissement portant sur des valeurs mobilières ou autres produits de placement émis dans le cadre d’un appel public à l’épargne ou d’un placement privé, les conseillers en investissements financiers ont besoin d’agreement pour pouvoir exercer. Dans les six pays membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, c’est la Commission de Surveillance des Marchés Financiers de l’Afrique Centrale qui délivre les agréments. Les derniers en date ont été octroyés à trois entités : Yellow Card Cameroon, Merces Invest et Nelly Chatué Diop. Les deux premières structures ont ceci de particuliers qu’elles promeuvent l’investissement dans la crypto-monnaie, un secteur peu voire mal connu en Afrique centrale, et ce du fait notamment de la multiplication des cas d’arnaques en son nom. C’est dans ce contexte que rentrent en activité Yellow Card Cameroon, qui se présente comme une plateforme d’échange de cryptomonnaie récemment installée au Cameroun avec pour objectif d’apporter « la liberté financière pour tous» aux Camerounais. Leur point d’encrage, la promotion de l’utilisation du Bitcoin comme outils financier accessible sur la plateforme à travers un téléphone mobile. Elle a été fondée en 2016 par Chris Maurice et Justin Puiroux, ses activités se rapprochent aussi de celles de Nelly Chatué épouse Diop, l’experte informatique en data et BlockChain. Après de plusieurs années comme Chief Data Officer (CDO) chez Betclic en France, elle est revenue dans son pays le Cameroun où elle a créé la société Ejara.IO. Il s’agit d’une plateforme permettant à l’Afrique et à ses diasporas d’accéder à diverses offres d’investissement tels que les fractions d’actions, matières premières (or, argent…) la crypto-monnaies et bien d’autres. « Aujourd’hui, à travers la Blockchain, les cryptos monnaies, les cryptos actifs, il est possible de « démocratiser » l’accès à des marchés » explique-t-elle. La troisième entreprise à bénéficier de l’agrément est Merces Invest. Cabinet financier déjà implanté au Cameroun, il étend, grâce à cet agrément, ses activités dans segment du conseil. Ces trois structures peuvent désormais déployer leurs activités de conseil financier auprès des particuliers et des entreprises, dans les pays de la sous-région Afrique centrale. Une activité que se limitera aux conseils sur le placement de capitaux. Elles ne devront se substituer en ordonnateur que si elles en détiennent l’autorisation aussi. « En cas de manquement à ses obligations réglementaires et déontologiques, la Cosumaf prononcera des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de son agrément » prévient le régulateur.

Comeci : le désarroi des épargnants

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Suite au décès subite du liquidateur, les opérations de déclaration de créances engagées récemment à la Direction Générale à Douala sont interrompues.


Les épargnants de la Compagnie Equatoriale pour l’Epargne et le Crédit d’Investissement (Comeci) ne savent plus à quel Saint se vouer. Plus le temps passe, plus l’espoir qu’ils ont de récupérer les fonds qu’ils ont durement gagné et déposé dans les comptes de cet établissement de microfinance laisse place au doute. Et le cauchemar est loin d’être fini. Le stress qui les habite depuis le début de la procédure de liquidation de la Comeci, et le calvaire lié aux allers et retours entre leurs lieux de résidence respectifs et Douala, dans le cadre des opérations de déclaration des créances engagées en mars dernier ont cédé la place au désarroi : monsieur Towoua, le liquidateur de la Comeci est mort. Conséquence : la Direction Générale de cette microfinance est fermée et les opérations d’identification des épargnants suspendue jusqu’à nouvel ordre. Il faut se rendre au siège social de Comeci, au quartier Akwa à Douala, pour être informé des changements survenus. Une disposition qui a le don d’énerver de nombreux épargnants. C’est le cas de Mathieu. Le commerçant de 62 ans venu de Bafoussam dans l’espoir d’être enfin enregistré. Et pour la deuxième fois, il a dû rebrousser chemin… un nœud dans la gorge. «C’est vraiment énervant, dit-il, en cette matinée du mardi 20 avril 2021. C’est la deuxième fois que je paie le transport de Bafoussam pour Douala, et que je rentre sans avoir été servi. S’il faut prendre en compte les frais de transport et les risques liés au voyage, je pense qu’à un moment je vais abandonner cet argent à la Comeci». L’homme, la soixantaine, dit avoir épargné près de 3,5 millions dans cette microfinance. «Et maintenant, que va-t-il se passer pour la suite ?», se demande-t-il comme nombre d’épargnants. A la Direction Générale de Comeci, il n’y a personne pour répondre. Si ce n’est cette note qui annonce le décès du liquidateur. Monsieur Towoua est décédé de suites de coronavirus, renseigne un communiqué de la Comeci. Il avait été désigné syndic aux côtés de Marthe Sévérine Bella Mendo, juge au Tribunal de Grande Instance du Wouri, pour conduire la liquidation de cette microfinance déclarée en cessation de paiement en avril 2019 par le même tribunal. Il avait donc, fin mars dernier, démarré la phase de déclaration des créances. L’opération consistait pour chaque créancier de fournir des pièces justificatives auprès de la direction générale, seule agence de Comeci encore ouverte. « Après cette phase je dois m’atteler à trouver par des recouvrements et la réalisation d’actifs les ressources nécessaires au paiement des créances, ce que je fais en même temps », nous disait Sieur Towoua au cours d’une interview en début de ce mois. Il s’était également illustré par un combat contre les escrocs qui utilisaient son identité pour arnaquer les créanciers via les réseaux sociaux. Il avait fait plusieurs communications à ce titre invitant les usagers à être prudents. Les épargnants résidant au Cameroun avaient 60 jours pour déclarer leurs créances. Soit jusqu’au mois de juin. Ils devront pour le moment prendre leur mal en patience comme l’indique le communiqué de la Comeci.

Par Tatiana Meliedje

Smid : le sort des placements préoccupe

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A cause d’une bataille pour son contrôle, la société métropolitaine d’Investissement de Douala est désormais sous le coup d’une procédure judiciaire.


Plus de 5 milliards de francs CFA avaient été mobilisés par la Société Métropolitaine de Douala (Smid). Soit plus de la moitié des 10 milliards recherchés par la Communauté Urbaine de Douala (CUD) qui avait lancé cette opération afin de réaliser de multiples projets. Dans la constitution du capital, les actions de la catégorie A sont détenues par la CUD et les communes d’arrondissement, à hauteur de 23 %. Les actions de la catégorie B, par des entreprises du secteur public et parapublic pour 10 % tandis que la catégorie C est constituée d’entreprises du secteur privé à hauteur de 20 %. Les actions de catégorie D, elles, sont détenues par les personnes physiques à concurrence de 47 %. L’appel à l’épargne de la Smid avait donc gagné la confiance des investisseurs. Seulement, l’on ne sait plus quelle direction prendra ce projet.

Le 12 février 2021 en effet, la justice a désigné un administrateur provisoire pour un mandat de six mois à la tête de la Société Métropolitaine d’Investissement de Douala. Objectif : réaliser un audit financier judiciaire des comptes. Mais surtout organiser une Assemblée générale des actionnaires en vue de renouveler le Conseil d’administration jusqu’ici présidé par Fritz Ntone Ntone, ancien délégué du gouvernement auprès de la CUD. Derrière cette décision de justice, l’on y voit une démarche du chef de la mairie de la ville (actuelle appellation de la CUD). Le maire Roger Mbassa Ndine estime qu’ayant remplacé l’ancien délégué du gouvernement à la CUD, il devrait par conséquent prendre les rênes de cette Société. La Smid de son côté avec pour PCA Ntone Ntone a décidé d’organiser une Assemblée générale le 25 mars dernier mais s’est vue interdite par la justice. Les avocats de la Smid ont par ailleurs demandé l’annulation de la nomination de l’administrateur provisoire et le verdict du Tribunal de Grande Instance du Wouri est attendu.

Du discrédit sur la gestion

En attendant l’issue de l’affaire devant le tribunal, l’actuel exécutif de la ville pointe du doigt la gestion des fonds par l’administration de la Smid conduite par Fritz Ntone Ntone. Le Conseil de la mairie de Douala après avoir siégé le 31 mars dernier a rendu public un communiqué de presse dans lequel il dit avoir examiné le compte administratif de l’exercice clos au 31 décembre 2020. Résultat : « les informations financières disponibles font état d’un résultat d’exploitation déficitaire après plus de deux ans d’activités, d’investissements à l’arrêt et sans perspective de reprise, d’une trésorerie inexistante, ainsi que des charges de fonctionnement disproportionnées, toutes choses qui ont absorbé la totalité du capital social initial et compromettent la continuité de l’exploitation de cette société».

Les grands conseillers estiment que le projet de la Smid risque de ne pas avoir un retour sur investissement et demandent à la marie de la ville «de défendre sans concession dans le cadre des procédures judiciaires en cours, d’une part, les intérêts de la ville de Douala dont l’engagement financier direct s’élève à environ 2,5 milliards de francs CFA, et d’autre part, ceux des petits souscripteurs aujourd’hui sans perspective de retour sur investissements». Les souscripteurs craignent désormais pour le sort de leurs mises.

Par Tatiana Meliedje

Financement des PME : les doléances du secteur privé

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Réunis à Douala la semaine dernière, les chefs d’entreprises ont formulé des propositions pour améliorer l’accès au crédit qui selon eux constitue le troisième obstacle à l’entrepreneuriat.


L’accès au financement est l’un des problèmes les plus critiques auxquels font face les entreprises au Cameroun, particulièrement les PME. En chiffres, le Groupement Inter Patronal du Cameroun (Gicam) fait remarquer que le montant des crédits accordés par les banques au secteur privé au Cameroun représente en moyenne 13,8% du PIB. Un chiffre en deçà de la moyenne en Afrique subsaharienne qui est de 45,8% ou comparativement à d’autres pays d’Afrique pris individuellement comme la Côte d’ivoire (22,7%) ou le Sénégal (32,4%).

Cette problématique était donc au centre des échanges entre les chefs d’entreprises, les banques et l’Association Professionnelle des Etablissements de crédit du Cameroun (Apeccam) à Douala. Les différentes parties ont notamment interrogé les raisons de cette difficulté d’accès au financement et elles se révèlent diverses. Entre autres, le faible niveau de gouvernance au sein des entreprises, l’incomplétude des infrastructures de financement, une réglementation assez contraignante du système financier. Les banques, elles se justifient par le fait que les crédits octroyés ne sont pas toujours remboursés. Le taux des créances souffrance des banques en 2020 se situerait autour de 16,5% selon l’apeccam. Les politiques sont également indexées. L’on relève en l’occurrence la non sécurisation des titres fonciers servant de garantie pour les prêts.

Une fois les obstacles dégagés, le patronat et les banquiers ont formulé des propositions pour améliorer l’accès au financement des entreprises. Les pistes de solutions envisagées collectivement s’adressent à plusieurs entités. Aux pouvoirs publics, ils leur demandent de réduire les lenteurs judiciaires et faciliter la réalisation des garanties ; Sécuriser les titres fonciers ; Promouvoir le financement non bancaire ; Coordonner les programmes publics d’accompagnement des PME et promouvoir les instruments alternatifs de financement. A la Béac et la Cobac, le secteur privé attend davantage un assouplissement des ratios prudentiels et le renforcement des instruments d’atténuation des risques Les banques secondaires et autres institutions de financement devront quant elles renforcer l’inclusion financière et Simplifier les procédures d’octroi des crédits et autres concours. Un atelier conjoint de suivi sera mis sur pied pour élaborer un plan d’actions commun Gicam Apeccam-Banques.

Tatiana Meliedje

Projet structurant : la crise perdure sur le chantier du barrage de Natchigal

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Vendredi 16 avril dernier, deux ministres ont fait le déplacement pour négocier avec les parties prenantes pour une reprise effective et sereine de la construction de ce barrage.


Entre janvier et mars dernier, les travailleurs du chantier du barrage de Natchigal avaient déjà observé trois grèves. La dernière médiation du ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (Mintss) semblait avoir remis les différentes parties d’accord. Que non. Quelques semaines après la date de reprise effective des travaux sur le chantier, une autre mission gouvernementale se rend encore à Natchigal. Le motif de la descente reste le même depuis janvier dernier. Les travailleurs du chantier sont en colère, et exigent le respect de leur contrat de travail, avec notamment le paiement et l’apurement des arriérés de la prime de non logement qui représente 25 % de leur salaire de base, la mauvaise qualité de la restauration, les pressions au travail, les inégalités dans le traitement salarial, et le mauvais management des équipes .

Mais pour le gouvernement, il est désormais question d’en finir une fois pour toute, et de relancer les travaux de construction. Le ministre de l’Eau et de l’Energie Gaston Eloundou Essomba et le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (Mintss) Grégoire Owona ont donc à nouveau essayé de remédier à cette situation. «Cette visite fait suite à une précédente rencontre qui a eu lieu le 12 mars dernier et dont le but était de trouver des solutions idoines aux revendications du personnel de la Nachtigal Hydro Power Company (NHPC). À cet effet, la visite interministérielle de ce vendredi permettra d’apprécier l’état de la mise en œuvre des résolutions prises lors de la dernière concertation», indique une source au ministère de l’Eau et de l’Energie. Reconnaissant cependant les limites de la rencontre de mars dernier, elle fonde grand espoir quant à la réussite de cette mission. «La résolution définitive de cette crise permettra de poursuivre la mise en œuvre de cet important projet qui tient au chef de l’État (…) Paul Biya. Ceci est d’autant plus vrai que ce projet, à terme, vise à augmenter de façon significative l’offre de production dans le Réseau interconnecté sud», indique- t-elle.

Péril sur la date de livraison du chantier

Les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Natchigal ont été lancés en 2018. Sa livraison est prévue pour mars 2023. Mais depuis l’entame des travaux, de nombreuses crises de personnels et d’autres difficultés liées notamment à la Covid-19 ont ralenti les travaux. Dans une récente interview accordée au site d’information Investir Au Cameroun, Eric Mansuy, directeur général d’Eneo a indiqué avoir reçu un message de la NHPC, structure en charge du projet, lui indiquant des cas de force majeure dans l’exécution des travaux en raison de la Covid-19, sans pour autant décliner leur nature .

Avec une capacité de production de 420 MW, le barrage de Nachtigal est situé à 65 km de Yaoundé, sur le fleuve Sanaga. Cette production lui permettra d’augmenter l’offre d’électricité du pays de près d’un tier. Sa mise en service nécessité 786 milliards de francs CFA. Des fonds qui ont été suscités grâce au partenariat public- privé avec la NHPC, regroupement constitué de d’Électricité de France (EDF) qui a injecté 40 % du financement, la Société Financière Internationale (SFI), Africa50 et STOA Infra & Energy .

Tristesse : Emilia Monjowa Lifaka est morte

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L’Assemblée nationale du Cameroun, est en deuil. Emilia Monjowa Lifaka n’est plus. L’information est donnée par Crtv web. Alors que la vice-présidente de l’Assemblée nationale vient de célébrer avec faste son 62ème anniversaire dans la ville de Limbé, le 11 avril dernier. L’élue de la circonscription électorale du Fako est décédée nuitamment ce 20 avril 2021 des suites d’un malaise. On apprend que la femme politique a fait une chute hier en mi-journée qui l’a emportée dans l’au-delà. A l’hôpital régional de Buéa.

Brouille avec Ayah Paul

Élue pour la première fois en 2002, ce membre du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) n’a plus jamais manqué une seule législature. Elle qui s’était fait remarquer en faisant voter aux forceps Ayah Paul Abine, a modification de la constitution le 10 avril 2008. Alors que l’élu du Sud-ouest s’opposait à cet exercice, l’homme s’était déplacé dans son village au moment où s’achevait la sessiuon parlementaire. En son absence, Monjowa Lifaka brandira une procuration que son camarade et frère aurait laissée. De quoi voter et valider la révision constitutionnelle alors que la jeunesse était déchaînée dans la rue. « Je n`ai délivré aucune procuration pour une quelconque période que ce soit depuis le 1er janvier 2008 en dehors de la période allant vendredi 28 mars au lundi 31 mars », opposera le député rebelle. En vain. Grégoire Owona, ministre délégué en charge des relations avec les assemblées, contestera et affirmera que le document est authentique. Confortant sa camarade dans son acte de « bravoure ». Réélue le 7 novembre dernier, Emilia Monjowa était membre de la commission des lois constitutionnelles, et par ailleurs président du conseil exécutif de la Commonwealth parliamentary association (CPA).

La série noire se poursuit

Cet autre décès rallonge ainsi une liste déjà très longue de personnalités passées de vie à trépas depuis le début de l’année en cours, et particulièrement au cours de ce mois d’avril. Entre autres, le Pr Gervais Mendo Ze, ancien directeur général de la Cameroon radio television (Crtv), le Pr Lazare Kaptué, cofondateur de l’université des montagnes, Martin Aristide Okouda, ex ministre, la princesse Rabatou Njoya, Chief Mukete, les ministres en fonction Adoum Gargoum et Alim Hayatou, le cardinal Christian Tumi, l’écrivain Guillaume Oyono Mbia, l’ancien journaliste et professeur d’université Tjade Eone, Paul Eric Kingué, le Pr Maurice Tsalefack, doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) de l’université de Dschang (UDS), l’ancienne première dame Germaine Ahidjo hier même.

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