mercredi, mai 27, 2026
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Mines: la sonamine peut désormais fonctionner

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Créée en décembre 2020, la société en charge de la gestion des mines au Cameroun dispose désormais d’un top management.


D’abord les membres du Conseil d’administration le 14 avril 2021, puis la direction générale le 16 avril. Ça y est, la Société Nationale des Mines (Sonamine) peut désormais se mettre sur les rails. Le président de la République qui a procédé aux différentes nominations a placé au poste de directeur général de la nouvelle société, Serge Herve Boyegueno. Il est assisté de Fruh Jonathan, qualité de directeur général adjoint et les deux seront coiffés par un conseil d’administration composé de 11 membres et dont le président est Blaise Moussa. Créé depuis le 14 décembre 2020 la Société nationale des mines (Sonamines), vient de se voir attribuer sa toute première équipe managériale. Âgé de 39 ans, originaire de la région du Centre, Serge Herve Boyegueno occupera le poste de Directeur général de la Sonamines. Il compte à la tête de cette structure mettre en avant sa jeunesse et son expérience pour exécuter la tâche qui vient de lui être confier : « la tâche est immense mais nous pouvons promettre que nous ne dormirons pas sans relever le moindre défi qui nous interpelle. La priorité de nos activités après la structuration de la société est de sécuriser notre production nationale d’or », a-t-il confié la Crtv. Ce dernier qui n’est pas inconnu du secteur des mines, a occupé entre autres fonctions avant sa nomination, celle de Directeur des mines au ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt), administrateur de la Société national des hydrocarbures (SNH), après avoir été sous-directeur du cadastre minier. Il sera secondé dans cette fonction par Fruh Jonathan, natif du Nord-Ouest. Son parcours professionnel renseigne qu’il a occupé les postes de secrétaire général au Minmidt. Pour compléter ce duo Blaise Moussa, présidera aux destinées du Conseil d’administration de la société. Issu de la région de l’Est, il faisait déjà partie des 11 membres du conseil d’administration nommés par le président de la République le 14 avril 2021. Avec tous ses organes administratifs et de gestion ainsi établit, la Sonamines devrait alors mener à bien la mission qui lui est confiée à savoir développer et promouvoir le secteur minier au Cameroun à l’exception des hydrocarbures et des substances des carrières, et de gérer les intérêts de l’Etat dans ce domaine.

Âgé de 39 ans et originaire de la région du Centre, Serge Herve Boyegueno est le premier directeur général de la Sonamine. « la tâche est immense mais nous pouvons promettre que nous ne dormirons pas sans relever le moindre défis qui nous interpelle. La priorité de nos activités après la structuration de la société est de sécuriser notre production nationale d’or », a-t-il confié juste après sa nomination à la Crtv.

Les missions de la sonamine

Cette société, créée dans un contexte ou la gestion des mines au Cameroun manque d’une réelle organisation a pour but de structure ce secteur. Il devra pour cela, réaliser entre autres, l’inventaire des indices miniers en liaison avec les autres administrations et organismes compétents ; mener les activités d’exploration et d’exploitation des substances minérales, assurer la mise en œuvre des mesures relatives à la restauration, à la réhabilitation et à la fermeture des sites d’exploitation miniers, prendre des participations dans les domaines des sociétés exerçant dans l’exploration, exploiter des gisements, commercialiser les produits, traiter et transformer des substances minérales par voie d’apports, de commande, de souscriptions, d’achat de titres…

Nécrologie : Germaine Ahidjo n’est plus

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Germaine-Ahijo, de son vivant

Germaine Abiba Ahidjo n’est plus. La veuve de l’ancien président de la République du Cameroun a passé l’arme à gauche cette nuit à Dakar, des suites de maladie. L’information est parvenue aux premières lueurs du jour. Après une rumeur qui a tenté de tuer l’épouse d’Ahmadou Ahidjo il y a quelques semaines.

C’est un coup dur pour le Cameroun et pour le régime de Yaoundé. D’autant plus que Germaine Ahidjo décède au moment où le débat sur le retour de la dépouille de son époux divise encore les Camerounais. En effet, sur les antennes de France 24, Paul Biya, jadis invité au début des années 2000, avait déclaré qu’il revenait à la famille de son prédécesseur, d’organiser le retour de la dépouille de ce dernier. Un scandale qu’avait dénoncé la veuve, estimant que « Ahidjo n’appartenait plus à sa famille», mais « à l’Etat du Cameroun ». Le régime de Paul Biya n’a jamais cru devoir l’accepter ainsi. Jusqu’à ce que germaine Ahidjo qui réclamait son passeport camerounais, rejoigne son époux dans l’au-delà. A 89 ans.

C’est la suite d’une guerre de succession entre les deux hommes, qui perdure depuis près de 40 ans. En démissionnant le 6 novembre 1982, Ahmadou Babatoura Ahidjo avait cédé le fauteuil présidentiel à Paul Biya, son Premier ministre et successeur constitutionnel. La première brouille survint dans le cadre de la gestion de l’Union nationale camerounaise (UNC) dont l’ancien président demeurait le président. Le parti prenant parfois le dessus sur l’Etat, la question de la préséance s’est posée. Puis vint la tentative de coup d’Etat du 6 avril 1984. Le nouveau régime accusa le prédécesseur en s’appuyant sur une déclaration d’Ahidjo sur une radio française. L’homme disait que « si ce sont mes hommes, ils auront le dessus». Germaine a beau défendre jusqu’à sa mort l’image de son mari dans cette épreuve, elle n’a jamais été écoutée. La distance s’est depuis cette époque creusée entre Ahidjo et Biya. Paul Biya transformera l’UNC en RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) en 1985. Exilé au Sénégal, le premier président du Cameroun indépendant y meurt le 30 novembre 1989. Yaoundé l’ignora et le Sénégal fut contraint d’organiser les obsèques à Dakar.

Aminatou Ahidjo dans une ténue qui choqua des nostalgiques

Alors que la nation camerounaise est divisée sur la question du retour de la dépouille de l’ancien président, sa fille cadette Aminatou Ahidjo, retourna tambours battants au Cameroun, pour rejoindre le camp de Paul Biya où se trouvait depuis quelques années son frère consanguin Badjika, ex député de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), que Paul Biya a nommé ambassadeur itinérant à la présidence. Aminatou, elle, est nommée présidente du conseil d’administration du Palais des Congrès de Yaoundé.

Cemac : ces secteurs qui vont stagner les prochains mois

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Le test de conjoncture récemment publié par la BEAC prévoit une stagnation de l’économie au second trimestre dans des domaines précis.
L’incertitude quant à la gestion de la pandémie déteint sur l’environnement économique. Les trois prochain mois, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), prévoit une stagnation généralisée de l’économie de la sous-région Afrique centrale. Dans le test de conjoncture qu’elle vient de publier, l’institution relaie les inquiétudes des hommes d’affaires de la Cemac. Des inquiétudes qui annoncent une stagnation de l’activité économique. Notamment du fait de la dégradation de la situation sanitaire au premier trimestre 2021. Cette stagnation, prévoient-ils, devrait être tout aussi rude que celle observée au deuxième trimestre 2020.

Commerce

Du fait du difficile redémarrage de la demande intérieure, l’activité de commerce et location de véhicules et de pièces détachées, tout comme celle du commerce de gros et de détail des biens d’investissement et d’équipement, des produits pétroliers et de gaz domestique et du commerce des produits pharmaceutiques, l’activité va globalement demeurer stable au cours du deuxième trimestre 2021.

Industries extractive

Le secteur de l’industrie extractive va également afficher une certaine stabilité, résultant de la dynamique des cours mondiaux du pétrole brut. Même si en Guinée Equatoriale, l’activité s’annonce plutôt sous de mauvais auspices, suite à la baisse de la production des puits de pétrole. Dans les secteurs tels que le gaz, l’extraction des diamants et autres activités minières, les données publiées par la BEAC augurent des lendemains meilleurs, parce que l’activité gazière dans la sous-région devrait progresser favorablement, boostée par la mise en service du pipeline d’exportation du gaz d’Alen vers le complexe pétrolier ALBA en Guinée Equatoriale.

Agriculture, élevage, sylviculture, pêche

Le secteur de l’agriculture connaîtra une légère hausse du fait de la bonne tenue des cultures vivrières et de certaines cultures de rente comme le coton, la banane et le caoutchouc, explique la Beac. Dans le domaine de l’élevage, l’on envisage une relative stabilité entretenue par « la bonne tenue du cheptel tchadien, dont le dynamisme viendrait contrebalancer des perspectives moroses anticipées au Cameroun, en République Centrafricaine et en Guinée équatoriale ». Toutefois, la situation sécuritaire, la rareté de certains intrants et produits phytosanitaires et la dégradation des pâturages devraient entraver l’activité des éleveurs, renseigne la Beac. En ce qui concerne la sylviculture et l’exploitation forestière, les perspectives s’annoncent globalement favorables pour le deuxième trimestre 2021. Dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture, les perspectives s’annoncent défavorables consécutivement à la rareté des investissements publics.

Industries

Le deuxième trimestre 2021 s’annonce sur une bonne note pour les activités de fabrication telles que les industries de boisson, huilerie, minoterie, etc. La Beac projette en effet une amélioration des circuits d’approvisionnement et de nouveaux investissements au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale et en Centrafrique, tandis que l’activité s’effondrerait au Tchad, en lien avec la fermeture de l’usine de Moundou.
Par Canicha Djakba

Louis Marie Kakdeu : « Le gouvernement doit inciter la production locale »

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Le Dr Louis_Marie_Kakdeu

On peut discuter dans une perspective de politique économique du Cameroun. Nous avons plus ou moins 50% de la demande non comblée. Du point de vue économique, cela signifie qu’il existe un marché. Le plus important c’est la demande et quand on a la demande, l’action économique qu’on attend d’un gouvernement c’est d’inciter à la production locale pour que l’offre puisse permettre de combler la demande. Le problème c’est que depuis 20 ans cette situation existe et le gouvernement préfère autoriser les importations. Pourtant il est possible au Cameroun aujourd’hui de produire même des parentaux, des œufs à couver et de faire des poussins d’un jour. Il suffit simplement qu’il y ait des mesures incitatives. Le Gicam dit aujourd’hui que la pression fiscale sur les entreprises est de 57,7 %. C’est trop. Nous ne pouvons pas délaisser les entrepreneurs nationaux qui acceptent de s’engager et d’investir dans la production locale pour autoriser les importations.

On ne peut pas mettre en concurrence la filière nationale non subventionnée avec les filières internationales subventionnées. Les produits en provenance de l’Union européenne sont subventionnés même à la douane. La solution durable c’est de faire en sorte que les facilités soient offertes aux camerounais pour se lancer dans cette filière.
Réalisée par Tatiana Meliedje

Filière avicole : polémiques autour de l’importation des produits aviaires

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L’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (Acdic) et l’Interprofession Avicole du Cameroun (Ipavic) sont divergentes sur l’interprétation de la récente lettre du ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia). Dr Taiga a en effet adressé une lettre datée du 22 mars 2021 à l’ambassadeur du Brésil au Cameroun. Dans cette correspondance, le ministre déclare « accepter l’importation des produits et sous produits aviaires du Brésil dans le respect des exigences sanitaires et zoo sanitaires du Cameroun et du Brésil ». Une déclaration qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion nationale. Une franche parmi elle a dit comprendre de cette lettre du ministre qu’il autorise à nouveau l’importation du poulet congelé du Brésil.

Ce pays à cause duquel, le Cameroun avait pourtant pris la décision en 2006 d’interdire l’importation du poulet congelé. Ceci après que l’Acdic à cette époque, ait découvert que la majeure partie du poulet en provenance de ce pays était de qualité douteuse et impropre à la consommation humaine. La sortie du ministre a donc laissé entendre pour certains que le Cameroun revenait sur cette décision tout au moins dans le cadre de sa relation avec le Brésil. Que non, rassure l’interprofession avicole. Pour son président François Njonou, le but de cette correspondance du Minepia est « de diversifier les sources d’approvisionnement en intrants avicoles ». L’Europe étant jusqu’ici le principal pourvoyeur d’intrants, il est question selon lui « de permettre aux acteurs locaux de la filière avicole d’importer des œufs à couver, des poussins d’un jour ou des parentaux du Brésil pour aider les producteurs ».

L’ACDIC réclame des clarifications

L’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (Acdic) fait une interprétation différente de la lettre du ministre. Pour Louis Marie Kakdeu, responsable des études et enquêtes de cette association, la correspondance du ministre prête à confusion, principalement l’évocation des « produits et sous produits ». « Qu’est ce qu’on met dans ce termes ? Parce que si on dit simplement produits et sous produits aviaires cela suppose que même les découpes de poulets congelés peuvent se retrouver dans cette catégorie là. Il est nécessaire que le ministre précise si les découpes n’en font pas partie ». L’Acdic dit craindre que le marché ne soit envahi par les découpes de poulets congelés qui déjà présents clandestinement crée une concurrence rude pour les producteurs locaux. « Ce qui est querellé c’est que la correspondance du ministre ouvre un boulevard pour l’importation de tout produit aviaire dont les découpes congelés. C’est-à-dire que sous prétexte d’importer les intrants cela arrive officiellement au Cameroun », ajoute Louis Marie Kakdeu. L’Acdic et l’Ipavic sont cependant unanimes sur la solution durable à apporter à ce secteur. Les deux organisations recommandent au gouvernement la mise en place des grands parents à savoir la souche mère des œufs à couver et poussins d’un jour.

BGFI Cameroun : plus de 100 % de bénéfice en 2020

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BGFI bank Cameroun

Selon Investir au Cameroun, le bénéfice net de la filiale camerounaise du groupe bancaire panafricain BGFI Bank devrait atteindre un peu plus de 6 milliards de francs CFA en 2020. Ce serait alors une performance en hausse de 100 %, par rapport à 2019 où elle avait réalisé un bénéfice de 3,04 milliards de francs CFA. Joint par investir au Cameroun, le directeur général de Bgfi Cameroun n’a pas confirmé ni démenti l’information. Cependant Mahamat Abakal affirme « qu’en 2020 et malgré la Covid-19, nous avons su être résilients, grâce à un engagement maintenu de notre personnel, à qui je tiens à rendre hommage ».

Il faut dire que la Banque face à la pandémie avait développé une stratégie de travail garantissant la continuité du service. Sous surveillance médicale, le personnel a pu rester productif, ce qui a permis à l’établissement financier de poursuivre ses objectifs de performance. Pour l’exercice 2019, le groupe panafricain BGFI Bank avait affiché un résultat net bancaire de 20,557 milliards de francs CFA, en baisse de 33% par rapport à l’exercice précédent. L’institution financière avait expliqué que cette contre-performance est imputable à la baisse de son produit national Brut. Mais à l’opposé, la situation nette consolidée avait connu une hausse de 3% pour se situer à 386 milliards de francs CFA. Une situation qui d’après le management de la banque traduisait « la solidité du Groupe ». Sa solvabilité financière était à 18% au 31 décembre 2019 et le ratio réglementaire de solvabilité à 17 %. Basé au Gabon, le groupe BGFI finance des investissements structurants auprès des Etats et des grandes entreprises privées opérant dans les secteurs pétroliers, du BTP et des Télécommunications. Il est présent au Cameroun depuis 10 ans et le capital de sa branche camerounaise s’est vu doublé en 2019, passant de 10 à 20 milliards de francs CFA.
Par Tatiana Meliedje

Ecobank/Entrepreneuriat féminin : des solutions pour favoriser l’accès au financement

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Une femme sur quatre en Afrique crée ou dirige une entreprise. Au Cameroun, la gente féminine représente au moins 40% du tissu économique selon l’Institut national de la statistique. Mais Ecobank Cameroun estime que malgré leur implication dans l’entrepreneuriat, elles ne bénéficient pas d’un accès égal aux services financiers de qualité. « Le développement des entreprises dirigées par des femmes et orientées sur les femmes a longtemps été entravé par toute une série d’obstacles », explique le directeur général de la banque. Gwendoline Abunaw souligne notamment l’accès au financement comme obstacle majeur pour l’entreprenariat féminin. La filiale du groupe panafricain Ecobank, a donc mis sur pied le programme « Ellever » en vue de stimuler et accompagner les entreprises dirigées par des femmes ou qui répondent aux besoins des femmes. La banque leur propose à travers ce programme, des solutions financières à valeur ajoutée qui permettront à leurs entreprises d’atteindre leur plein potentiel. « Nous avons spécialement conçu ‘Ellever’ pour répondre aux besoins des femmes entrepreneures en leur proposant des solutions complètes, personnalisées et sur mesure, en particulier des prêts à des taux avantageux, une meilleure gestion de la trésorerie et des services à valeur ajoutée tels que la formation au leadership, le mentorat et des opportunités de réseautage» souligne Gwendoline Abunaw.

Sont éligibles au programme, les entreprises appartenant à des femmes ou gérées par des femmes, les entreprises avec un pourcentage élevé de femmes membres du Conseil d’Administration ou d’employées ainsi que les entreprises qui fabriquent des produits pour les femmes. Le programme est accessible à travers le lien ecobank.com/ellevate. Le directeur d’Ecobank Cameroun a également dit sa détermination à aider les femmes à saisir les opportunités commerciales pour pérenniser leurs entreprises. « Elles pourront ainsi jouer un rôle majeur dans le développement social et économique du Cameroun, en plus de créer des emplois, nécessaires à la génération actuelle et aux générations futures des Camerounais » a-t-elle indiqué.

Créée en 2001, Ecobank Cameroun est la filiale d’Ecobank Transnational Incorporated, conglomérat financier panafricain dont le siège est à Lomé, au Togo. Ille opère dans 33 pays d’Afrique subsaharienne. Sa filiale camerounaise dit allouer au moins 10 % de son portefeuille de prêts aux entreprises détenues par des femmes.
Par Tatiana Meliedje

Finances publiques : Le Budget citoyen est disponible

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Le ministère des Finances vient de publier le document explicatif des différents points clés du budget-programme de l’Etat pour l’exercice 2021.
Le budget 2021 en de termes simples, expliqués et illustrés. La Direction générale du Budget au ministère des Finances vient de rendre disponible le Budget citoyen 2021. Comme tous les ans, le document qui vient de paraître présente les grandes lignes du Budget Programme de l’Etat pour l’exercice budgétaire 2021. Ce sont notamment les données chiffrées et informations utiles pour le calcul du budget, les ressources et charges de l’Etat ainsi que les dispositions de la loi de finances, précisément celles liée à l’amélioration de la qualité de vie des populations.

Les chiffres clés présentés dans le Budget citoyen 2021

« Le budget de l’Etat pour l’année 2021 est de 4865, 2 milliards de francs CFA (…), il augmente de 232,5 milliards par rapport (5%) par rapport au montant de la loi de finances rectificative de 2020 qui était de 4 632 milliards de francs CFA. Les dépenses d’investissement s’élèvent à 1 352milliards de francs CFA, (…), le remboursement de la dette publique est de 982,5 milliards de francs CFA, dont 491,4 milliards pour la dette intérieure, le montant alloué au paiement des salaires est de 1069, 8 milliards de francs », indique le document. Il précise par ailleurs que le budget de l’Etat pour 2021 consacre « près de 345 milliards de francs CFA aux question de sécurité, environ 590 milliards de francs CFA sont consacrés à la décentralisation , soit 18% des recettes de l’Etat, le montant transféré directement aux Collectivités territoriales décentralisées est de 219, 9 milliards de francs CFA, le Compte d’Affectation Spécial (CAS Covid) est de 150 milliards de dont 50 milliards pour le Fonds de la relance de la production locale des produits de consommation de masse… », détaille le document.

Le Budget citoyen revient également sur le contexte dans lequel s’exécute le budget de l’Etat en 2021. « Le budget reste avant tout une prévision. La réussite de sa mise en oeuvre repose sur la mobilisation des ressources prévues aussi bien au niveau interne qu’externe. Dans un environnement international marqué par la pandémie du Covid-19, les financements des partenaires sont appelés à se réduire alors que le gouvernement affiche clairement ses ambitions dans sa Stratégie Nationale de Développement (SND 30) ». Ce qui implique que « chaque citoyen est invité à prendre connaissance des informations utiles contenues dans le présent budget pour jouer pleinement son rôle dans la mobilisation des ressources et le suivi des réalisations au cours de l’année », souligne le ministère des Finances.

Cette troisième édition du Budget citoyen qui est une version plus simple et moins technique du budget de l’Etat spécifiquement conçu pour le public vise à impliquer les citoyens dans la gestion des finances publiques. Le Budget citoyen poursuit entre autres objectifs «Faciliter la compréhension de la manière dont l’Etat gère l’argent public et de rendre accessible l’information budgétaire à toute la population et susciter chez le citoyen le désir de veiller à la bonne exécution du budget de l’Etat », indique la Direction générale du Budget. Des objectifs qui entrent dans le cadre de la loi portant code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun.
Par Canicha Djakba

Décentralisation : Les régions à l’école du Budget programme

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Budget programme-manuel de procédures

L’opérationnalisation de la décentralisation se poursuit. Après la mise en place des régions, les présidents de régions sont désormais appelés à élaborer le budget de leur circonscription, et ce, selon les normes de l’administration camerounaise, qui voudraient que les budgets soient destinés à des programmes précis. Pour cela, le Ministère des Finances (Minfi), le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (Minddevel) et le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) effectuent depuis le 6 avril dernier, une campagne de sensibilisation auprès des Conseils régionaux.

Elle s’est étendu sur toutes les dix régions du pays, jusqu’au 15 avril. Selon la note d’information parvenue à notre rédaction, cette mission a pour objectif « d’accompagner les exécutifs régionaux sur l’appropriation du processus d’élaboration, de présentation, d’exécution et de contrôle de l’exécution des budgets régionaux », indique- t-elle.

Plus précisément, il est question d’aider les exécutifs régionaux à élaborer leurs documents budgétaires à dates (budget, Projet de performance annuel (PPA)…), à les appuyer de manière adéquate à l’appropriation des outils méthodologiques d’exécution du budget en mode programme et permettre aux Régions d’avoir une bonne visibilité à moyen terme et de bien élaborer les documents de cadrage-budgétaire. Le ministère des Finances de préciser qu’ « au-delà du simple caractère initiatique de cette activité, pour les exécutifs régionaux, le principal enjeu consiste dès les premières moutures de leur budget à voir se dessiner les contours de la logique de gestion axées sur les résultats ».
Par Canicha Djakba

Crise anglophone : Sécessionnistes camerounais et nigérians pactisent

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Mark Bareta se rapproche du Nigeria pour embarraser Yaoundé

La question surprend plus d’un responsable d’administration au ministère des Affaires étrangères ou au ministère de la Défense. Elle est pourtant simple : que font les autorités camerounaises pour couper les ponts entre les groupes sécessionnistes camerounais et leurs homologues nigérians ? Partout, la réponse a été que la question est sensible et toujours le reporter a été escaladé à l’échelon supérieur où il a trouvé soit porte close, soit l’incompréhension même des collaborateurs du directeur ou du ministre vers qui la question devait en définitive être posée. L’interlocuteur du reporter à la sous-direction en charge des relations avec le Nigeria au ministère des Relations extérieures s’est même montré relativement choqué par la hardiesse d’une telle demande. Au ministère de la Défense, les sources les plus loquaces indiquent que les questions sur la cuisine interne des groupes insurrectionnels relève de la compétence exclusive de la sécurité militaire. « Mais ils sont en général très occupés pour recevoir les journalistes », avertit-on. Traduction : circulez, il n’y a rien à voir ! Dans les couloirs cependant, parfois la réponse est plus directe : les informations sur ce qui est fait ne sont pas disponibles. De là à dire que rien fait concrètement fait pour briser les liens entre les Ambazoniens et les Biafrais, il n’y a qu’un pas.

À leur décharge, les autorités camerounaises sont bien désarmées face à la stratégie de sécessions sans frontière déployée dans la baie du Biafra. La conférence de presse projetée ce vendredi, 9 avril devrait se tenir sur le territoire mouvant d’internet. Elle devrait notamment réunir le Camerounais Mark Bareta retranché en Europe et le Nigerian Nnamdi Kanu installé au Nigeria où il est étroitement surveillé par les forces de défense et de sécurité.

Bakassi en fond sonore

La seule marge de manoeuvre des différents services concernés est d’abord de se tenir informés et ensuite de renforcer la coopération avec le Nigeria notamment. Car il reste constant que les discussions entre le propagandiste Mark Bareta et son homologue Nnamdi Kanu vont avoir des répercussions sur le terrain en termes de renforcement des liens criminels entre les groupes insurrectionnels de part et d’autre de la frontière. Déjà, de nombreux rapports indiquent la présence de plus en plus importante de combattants originaires des États du sud-est du Nigeria dans les rangs des différents groupes ambazoniens au NoSo. Le feu cardinal Christian Tumi a confirmé cette tendance au lendemain de sa libération après qu’il a été brièvement kidnappé début novembre 2020.

Si les deux camps prêchent la fraternité, les groupes nigérians expriment clairement leurs ambitions hégémoniques dans la zone en cas de succès hypothétique de leur combat pour l’autodétermination. Princewill Chimeze, le leader de la jeunesse biafraise s’est clairement exprimé sur le sujet fin septembre dernier lors d’une convention organisée à Enugu. « Nous avons été très actifs dans la zone de Bakassi où nous avons développé un partenariat avec l’Ambazonie parce que nous avons trouvé que le Biafra et l’Ambazonie font face à des problèmes similaires », a-t-il avancé en présence de représentants des groupes sécessionnistes camerounais. De bons mots sur lesquels les Ambazoniens autoproclamés ont applaudi sans sourciller. De quoi interroger la conscience nationale, même à un niveau local, des promoteurs de l’irrédentisme dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.
Par Omb Njéé

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