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54 milliards d’appui budgétaire obtenu de la Banque mondiale

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L’accord de crédit à été signé le 16 juin dernier entre le ministre alamine Ousmane mey et la directrice adjointe des opérations de l’institution internationale au Cameroun, Keiko Kubota.


54,1 milliards de plus pour la viabilisation des finances publiques. Le Cameroun a signé avec l’Association Internationale de Développement (IDA), un nouvel accord de crédit pour le financement de la troisième opération d’appui aux politiques de développement du Cameroun. Faisant suite au décret du 10 juin 2021 signé par le président de la République, habilitant Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) à contracter ce nouvel emprunt, le document a été scellé le 16 juin dernier avec Keiko Kubota, directrice adjointe des opérations de la Banque mondiale au Cameroun. Selon la représentante de l’IDA, institution de la Banque mondiale spécialisée dans l’accompagnement des pays en voie de développement, ce financement vise à soutenir les efforts du gouvernement dans son programme de réformes visant à « améliorer la viabilité budgétaire et la gestion du secteur public, appuyer la viabilité financière et l’efficience des secteurs productifs clés, et troisièmement à augmenter et améliorer les services sociaux de la protection sociale », a listé Keiko Kubota avant de préciser, qu’il s’agit d’une aide au Trésor public. Il va donc s’agir avec cet autre appui, de poursuivre les efforts consentis dans le cadre des réformes budgétaires, malgré la pesanteur de la pandémie Covid-19».

Troisième du genre depuis décembre 2017, cette opération porte à 500 millions de dollars la somme des fonds décaissés par l’IDA en vue de soutenir ces efforts du gouvernement, soit un peu plus de 270 milliards de francs CFA, mis à disposition du Cameroun sous forme de soutien budgétaire. Le ministre Alamine s’est par ailleurs appesanti sur l’intérêt pour le Cameroun d’obtenir un tel crédit. « Ces fonds seront directement affectés aux ressources du Trésor public. Le Cameroun pourra en disposer en fonction des orientations en matière des dépenses de l’Etat. Cette opération vient compléter les deux précédentes opérations également réussies, sur la base d’un calendrier et d’une panoplie de réformes qui ont été réalisées par le Cameroun».

UN PORTEFEUILLE RICHE DE 986 MILLIARDS

La Banque mondiale est le principal bailleur de fonds du Cameroun, avec un portefeuille actif de plus 986 milliards de francs CFA, pour 15 projets actifs d’une moyenne de 4 ans et essentiellement basé sur des ressources concessionnelles de l’IDA. Ce portefeuille est constitué à 68% de prêts concessionnels, à 31 % de crédits pour le compte du guichet Pulse, et à 2 % de dons. Bien plus, a souligné le ministre Alamine Ousmane Mey, le financement de cinq autres projets a déjà été approuvé par le conseil d’administration de la Banque mondiale, pour une enveloppe globale de 772 millions de dollars, soit un peu plus de 417 milliards de francs CFA .

Crypto-monnaie : dangers et opportunités

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Présentée par ses promoteurs comme un investissement innovant et rentable , sa non régulation fait peser d’énormes risques sur les placements des souscripteurs.


La police est à la recherche du promoteur de ChyMall, une société opérant dans la crypto-monnaie qui a subitement fermé ses portes en décembre 2020. Le 12 juin dernier, le directeur général de l’agence de Deïdo a été happé par les éléments de la gendarmerie à la suite d’une plainte déposée par des souscripteurs qui réclament leurs dus. Cette représentation ne serait pas la seule dans la ville. Un souscripteur habitué à un autre bureau à Akwa raconte son aventure avec cette entreprise qui se présentait comme étant spécialisée dans le commerce en ligne et le trading via le Chy point, une monnaie qu’elle a ellemême créé.« Ils nous ont fait miroiter le rêve. Au départ, ceux qui sont entrés dans le business ont eu beaucoup d’argent et c’est cela qui a attiré mon attention. Parce que lorsque mon ami qui était déjà investisseur me parle de cette affaire je n’y crois pas. Mais c’est lorsque je vois les résultats que j’y adhère et à ce moment-là nous sommes plus nombreux et ils ont monté les enchères donc il fallait payer plus ». Yves Harold dit avoir investi plus d’un million de F CFA dont une partie collectée auprès de sa sœur. « J’ai d’abord injecté 588 000 francs qui devaient me générer 88 000 chaque mois et 617 000 en six mois donc mon capital. Mais au moment de retirer mon gain, j’ai préféré laisser que ça produise plus et j’ai de nouveau pris 3 packs de 210 000 dont je devais avoir les gains en décembre», nous dit-il. Seulement, c’est précisément ce mois de décembre 2020 que la plateforme ChyMall dédiée aux transactions commence à ne plus fonctionner. Lorsque Yves Harold et ses amis vont au bureau d’Akwa, on leur fait comprendre que la plateforme est hyper sollicitée ; ce qui crée le bug. Un mois plus tard, les bureaux sont fermés et aucun responsable ne répond au téléphone. D’après les informations glanées, l’entreprise avait déjà des milliers de souscripteurs dans les villes de Douala et Yaoundé. Les investisseurs étaient également rémunérés en fonction du nombre de nouvelles personnes qu’ils faisaient adhérer.

160 Milliards de Flux Financiers Illicites

Le cas de ChyMall vient s’ajouter à celui de Mekit Invest. Le promoteur a été arrêté en décembre 2020 alors qu’il faisait des promesses de rendements non tenues qui allaient jusqu’à 15 % par semaine. Fabriquée de manière non conventionnelle et utilisée sur un espace virtuel, la crypto monnaie d’après des experts échappe au contrôle des institutions étatiques et peut servir à financer diverses activités illicites. Le rapport d’Évaluation Nationale des Risques publié en début d’année fait savoir à ce titre que l’utilisation de l’Ambacoin, crypto monnaie créée par les séparatistes aurait généré 160 milliards de F CFA de flux financiers illicites en 2018. Cette monnaie, souligne le rapport, était utilisée par « les groupes armées dont les comptes bancaires avaient été bloqués à la suite du déclenchement des poursuites judiciaires » pour 31 000 unités achetées à fin septembre 2018.

D’après ce même document, la crypto monnaie la plus utilisée au Cameroun est le Bitcoin. Dans le fonctionnement, chaque opérateur crée son unité monétaire. Liyeplimal par exemple, l’un des pionniers au Cameroun opère avec le dollar limo, dont l’unité équivaut à 1000 francs CFA. Les rémunérations pour chaque investissement sont versées tous les 7 jours pendant 52 semaines et les gains peuvent aller au-delà de 200 % d’après un adepte. Cet argent, nous dit il peut être transféré en Fcfa dans une carte visa et même, que certains espaces commerciaux dans les villes de Yaoundé et Douala acceptent cette monnaie.

Interview

Joel Mboango, expert en cybercriminalité

 « ce sont des systèmes calqués sous la pyramide de Ponzi »

Il explique avec Défis Actuels, le fonctionnement des transactions de crypto-monnaie et clés pour détecter l’arnaque.

Les placements crypto actifs sont très sollicités au Cameroun ces dernières années. On recense près d’une vingtaine de sociétés qui opèrent dans ce secteur de manière illégale.Comment percevez-vous cela ?

C’est simplement de l’arnaque à l’exemple des machines à Sous. Nous n’avons pas encore le même système que l’occident.  La majorité des individus qui opèrent dans le trading  chez nous sont des escrocs.  Les gens ont notamment fait la publicité de Global Investment Trading (GIT), la structure qui a mis sur pied Liyeplimal avec les sim d’où le Sim coin. Ils disent qu’aujourd’hui on peut payer son billet d’avion avec le Sim coin, payer des chambres d’hôtels, acheter des marchandises dans les supermarchés.  Mais si vous menez une enquête profonde, vous réaliserez que le tenancier de ce supermarché n’est autre qu’un adhérent de Liyeplimal. En fait, il va accepter de prendre vos coins parce qu’il va les convertir sur la plateforme et aller voir qui a plus d’argent sur cette plate-forme pour lui donner aussi ces coins pour ensuite récupérer l’argent que vous lui avez donné pour compenser l’achat que vous avez fait chez lui.  Lorsqu’on parle des hôtels, ils sont simplement créés par le GIT qui appartient à Liyeplimal. Vous n’irez pas dans un hôtel quelconque et payer avec la Sim coin. On vous indiquera des hôtels bien précis parce que l’hôtel appartient à l’un des membres initiateurs du concept. C’est parce  que cette monnaie en fait n’a pas de valeur.

Les acteurs promettent des taux d’intérêt au-dessus de 100% et on voit bien dans certains cas que des personnes entrent en possession de leurs gains. Comment procèdent-ils selon vous ?

Toutes les crypto-monnaies n’ont pas le même modèle de fonctionnement. Le bitcoin  par blockchain n’a pas  le même fonctionnement que  la crypto monnaie qui s’utilise dans le  trading ou les marchés en ligne.  En matière de trading, ce qu’ils font par exemple ChyMall, Longrich ouSairu,c’est qu’ils mettent sur pied un système qui la plupart du temps est calqué sur la pyramide de Ponzi avec pour principe,  plus de souscripteurs pour le maximum de gains. A la base de la pyramide, on a un nombre de souscripteurs qui adhèrent à un mouvement qui est créé par un individu X qui est le sommet.  Ce dernier créé des démembrements constitués de ses adjoints directs, des personnes à qui il fait confiance et il les forme. Elles à leur tour forment d’autres personnes et qui forment également d’autres etc. L’initiateur au sommet de la pyramide met sur pied la plateforme et crée une monnaie virtuelle qu’il insère susr le marché de la crypto monnaie.Ce marché peut ne pas être reconnu mais sur sa plateforme elle a une valeur.Sur la plateforme, on peut aller  d’un compte à un autre  mais dès que vous quittez la plateforme, vous ne pouvez plus rien faire avec cet argent. Donc vous donnez de l’argent en judicaire, on convertit en monnaie binaire. On vous dira par exemple que lorsque vous déposez 100000 francs, ils équivalent à 100 points Donc vous souscrivez à un pack sur le back office, ce pack vous donne droit à  certains avantages  et certaines marchandises que vous ne voyez pas mais, on vous fait comprendre que ces marchandises existent et que lorsque vous allez souscrire, des gens  vendront ces marchandises pour vous et vous serez rémunérés à la fin. Les intérêts proposés ne proviennent pas des marchandises vendus, mais des nouveaux souscripteurs. Ils sont payés afin d’amener le milieu de la pyramide à faire venir le maximum de souscripteurs. Une fois que le sommet a récupéré tous les fonds souhaités, il met un terme à tout.

Pensez-vous, que  cette  forme d’investissement peut servir de financement des activités illicites ?

Oui.Parce que les crypto monnaiessont des systèmes de paiement qui ne sont pas contrôlés. Ils permettent de contourner la sécurité monétaire. Il ya des montants par exemple que vous ne pouvez pas faire transiter par une banque sans donner des justificatifs. Par contre avec le bitcoin, c’est possible.  Une fois que vous filmez l’activité et que vous envoyez à l’intéressé qui doit vous faire parvenir de l’argent via un mode de paiement normal, vous pouvez supprimer la traçabilité  et votre portefeuille reste introuvable puisque c’est virtuel. Alors plusieurs personnes malsaines peuvent utiliser pour financer des activités illicites comme le blanchiment d’argent, des subventions des actes de terrorisme, et des entrées financières illégales dans un pays. Les cybercriminels par exemple lorsqu’ils veulent faire les paiements, ne pouvant aller en banque par ce qu’ils seront interpellés sur les montants, font des transactions  via la crypto monnaie. Il suffit de communiquer votre portefeuille virtuel ou wallet,  on vous transfère le bitcoin qui a une valeurdéjà reconnue et une fois que vous avez reçu l’argent, il suffit d’effacer votre compte. En plus, on utilise des pseudonymes et les numéros de comptes peuvent être supprimés à tout moment.

Winston Pouka, juriste

« Il y a peut-être un silence mais pas de vide juridique »

Quoi que cela puisse sembler étrange,  il existe des situations qui sont aux yeux du droit des inconnues, des objets juridiques non identifiés surtout si comme  les « crypto monnaies », il s’agit d’éléments  nouveaux et disruptifs. Les crypto-monnaies sont assimilées à des actifs financiers dans certains pays comme les États-Unis et sont par conséquent soumis aux impôts. Cela explique pourquoi l’Internal Revenu Service (IRS) a décidé de traiter le bitcoin comme un bien à des fins fiscales plutôt que comme une monnaie depuis le 25 mars 2014. Pour confirmer cette approche, soulignons qu’un juge de l’Etat de Californie a relaxé un prévenu poursuivi pour blanchiment d’argent car le bitcoin n’est pas un instrument monétaire. Cette solution est également partagée par de nombreux pays et territoires fiscaux comme la Finlande, Israël et  le Portugal.  La terminologie dans cette hypothèse  parlera  de crypto actifs.

Mais le débat sur la nature juridique des crypto-monnaies est vif et est fonction des divers prismes sous lesquels sont perçues ces préoccupations.   Les positions sont assez  divergentes entre le silence, l’assimilation à des moyens de paiement, la reconnaissance de leur cours légal ou d’un traitement assimilé et le rangement de ces éléments dans la catégorie des actifs numériques.  En fonction des choix juridiques ou des préférences on parlera de crypto actifs, de monnaies alternatives, de monnaies numériques etc.Il y a peut-être un silence mais pas de vide juridique sur la question des crypto monnaies. Ce silence s’explique par le caractère nouveau et disruptif de ces éléments or le droit n’est que la transposition au plan juridique plus ou moins parfaite des dynamiques d’une société à un moment donné. Comment donc le droit peut-il se prononcer sur une chose nouvelle quand les autres sphères de la société n’ont pas encore clairement intégré ces nouvelles venues ? Ainsi, suivant cet argument l’apparition de tout phénomène nouveau demandera une « mise à jour » du droit.

Le programme de modernisation de la gestion budgétaire célèbre ses acquis

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En remerciant le ministre des finances pour les distinctions et lettres de félicitations accordées au personnel au cours du dialogue mensuel tenu le 15 juin dernier, le directeur général du budget a aussi présenté les nouvelles réformes sur lesquelles l’équipe est attendue.


Le budget de l’Etat est en pleines réformes depuis quelques années. En back office, plusieurs équipes s’échinent à améliorer les performances de ce budget. Le programme 274 de la direction générale du budget du ministère des Finances en fait notamment partie. Le temps de son rendez-vous mensuel de dialogue, le programme de modernisation de la gestion budgétaire s’est souvenu du chemin déjà parcouru, en comptant les récompenses à elles décernées par sa hiérarchie. Le 15 juin dernier, Cyrill Edou Alo’o, le directeur général du budget a réitéré au personnel de ce comité les félicitations et encouragements reçus de leur hiérarchie, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. En mai dernier, « le ministre des Finances a adressé des lettres de félicitations, et a décerné des distinctions honorifiques à des personnels du ministère. Plusieurs de nos responsables ont reçu des médailles et des lettres de félicitations. Il fallait donc au sein du programme, transmettre à l’ensemble du personnel intervenant les félicitations de la hiérarchie, les encourager à faire d’avantage et communier pour célébrer toutes ces distinctions », at-il indiqué, tout en précisant qu’ « il s’agit de trois directeurs, du directeur général du budget lui-même, et de ce fait, de tout le personnel du programme à qui nous transmettons aussi nos remerciements, car ils nous accompagnent dans l’atteinte des objectifs assignés ».

De manière concrète, le programme 274 a déjà contribué à la mise en œuvre de plusieurs réformes aux retombées visibles. Il s’agit entre autres « de la préparation de la tenue des débats d’orientations budgétaires depuis trois ans, de même que la préparation du cadrage budgétaire pour une meilleure élaboration des lois de finances, une coordination des travaux de prévision de projection, de simulation des situations budgétaires et financières. Peuvent être listés la transposition des six directives Cemac sur la gouvernance financière en Afrique centrale ou encore la réforme du compte d’affectation spéciale qui a abouti à la réduction du nombre de CAS et à l’amélioration du suivi des recettes et des dépenses de ces CAS », a listé le directeur général.

C’était donc une séance de réjouissance qui a ponctué les travaux de la troisième réunion de dialogue de l’année 2021, du programme 274, sans pour autant l’en éloigner de l’essentiel : la poursuite des réformes visant à améliorer l’efficience de la gestion budgétaire.

Cap sur la budgétisation sensible au genre

Les cinq premières heures de la rencontre ont été consacrées à des réflexions sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la rencontre d’avril dernier, mais également sur les prochains défis à relever. A propos de défis, le programme 274, se prépare à introduire la budgétisation sensible au genre. « Nous avons parlé de la budgétisation sensible au genre. Le Minfi en liaison avec l’Onufemme, la GIZ nous a instruit et nous y travaillons, afin qu’il y ait des premiers résultats de la budgétisation sensible au genre à partir de la circulaire présidentielle que nous sommes en train de préparer, si la hiérarchie a convenance des propositions que nous allons faire. Mais pour cela, nous devons être prêts le moment venu, et c’est dans ce sens que nous avons abordé la question en réunion », a indiqué Cyrill Edou Alo’o. Il a également été question au cours de travaux, d’entamer « la préparation de la circulaire d’exécution du budget de 2022. A cela s’ajoute aussi la préparation du budget dont la préparation commence bientôt, avec les conférences élargies de programmation qui vont suivre ainsi que les conférences budgétaires », a-t-il précisé, avant de conclure, « nous sommes en début de triennat, avec le début de la mise en œuvre de la SND 30. Nous devons être préparés, et travailler avec le équipes afin de proposer des réformes fortes, pour accompagner la réussite de cette nouvelle stratégie ».

Le programme 276 fait partie des quatre programmes du ministère des Finances depuis l’adoption en 2018 du nouveau régime financier de l’Etat. Il regroupe la DGB en tant qu’administration, la direction de la prévision, le Cenadi, la direction de la normalisation et de la comptabilité matière. Le dialogue de gestion constitue une réunion technique et mensuelle qui regroupe toutes ces administrations afin de travailler sur la feuille de route assignée au dit programme par le ministre des finances, dans le cadre des performances globales du ministère.

Décentralisation : Atanga nji et les gouverneurs de régions se concertent

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La rencontre qui s’ouvre ce lundi 14 juin va durer deux jours. Elle s’inscrit dans le cadre de la première conférence semestrielle des gouverneurs de régions au titre de l’année 2021.


Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, sera aux commandes de cette rencontre que va abriter la salle des délibérations du conseil de la Mairie de Yaoundé. Selon nos sources, l’enjeu des travaux portera prioritairement sur la situation sécuritaire du pays. En plus des guerres contre Boko haram dans la Région de l’Extrême-Nord et contre les sécessionnistes au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, l’on note l’exacerbation des attaques rebelles au niveau des frontières avec le Tchad et la RCA, conséquences de la crise politique et sécuritaire chez ces deux pays amis.

Sur le plan purement interne, le phénomène des « Microbes », du nom des bandes de jeunes agresseurs gagne du terrain à Douala, tout comme le phénomène des enlèvements avec demande de rançons dans les Régions du Nord, de l’Adamaoua et de l’Ouest. «Depuis un certain temps, la Région de l’Ouest est le théâtre de plusieurs attaques et infiltrations des assaillants venus du Nord-Ouest. Nous commençons aussi à enregistrer d’autres phénomènes qui n’existaient pas ici tels que les enlèvements et beaucoup de viols dans notre région » avait déclaré au micro de la Crtv, le Gouverneur Augustine Awa Fonka a l’issue des travaux de la réunion du comité de coordination administrative et de maintien de l’ordre de la Région de l’Ouest, tenue à Mbouda le 28 mai dernier .

Selon nos sources, les chefs de terre feront aussi le point de la lutte contre la pandémie du coronavirus, de la clôture de l’année scolaire 2020/2021 et de la préparation de la phase finale de la 33eme édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se jouera, dès le 09 janvier prochain, dans cinq des dix Régions du Cameroun.

Parlement : Les députés examinent 4 projets de lois

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Ils portent sur la loi des finances rectificative, l’accord d’étape entre le Cameroun et le royaume uni, l’exemption de visa avec la Suisse et la protection de l’environnement.


La session plénière du 09 juin dernier a principalement été consacrée à la présentation de 4 projets de lois aux députés. Ceux-ci concernent entre autres la Loi des Finances rectificative, l’accord d’étape entre le Cameroun et le Royaume uni, l’exemption de visa avec la Suisse ou encore la protection de l’environnement.

LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE

C’est l’une des priorités de cette deuxième session parlementaire. Très attendu par les élus de la nation, le texte portant ratification de la l’ordonnance du 26 mai 2021 modifiant et complétant certaines dispositions de la Loi de Finances 2021 et signé par le président de la République le 26 mai dernier. Le texte vise à négocier un nouvel endettement du Cameroun. Il vise également le relèvement du plafond des emprunts non concessionnels du Budget de l’Etat de 300 milliards de francs à 750 milliards de francs CFA. Il entend en outre autoriser le gouvernement à recourir à un endettement au niveau international de l’ordre de 450 milliards de francs CFA. Selon le ministre des Finances, cette loi rectificative permettra notamment au Cameroun de refinancer son Eurobonds dont l’échéance de paiement du principal est prévue pour 2023.

RELATIONS AVEC LA SUISSE

Selon l’exposé des motifs, ce texte vise à autoriser le président de la République à ratifier l’Accord de coopération entre le Cameroun et la République fédérale Suisse. Cette coopération est relative à la suppression réciproque de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service. S’il est validé, cet accord permettra de supprimer les demandes de visa pour deux catégories de personnes et les membres de leur famille, à savoir : les diplomates et les fonctionnaires. Au moment où ce texte est déposé l’exemption de visa pour les ressortissants suisses est déjà entrée en vigueur au Cameroun. Reste que la réciprocité soit appliquée en Suisse.

L’ACCORD D’ETAPE ENTRE LE CAMEROUN ET LE ROYAUME UNI

Intitulé « accord d’étape vers un partenariat économique bilatéral entre le Cameroun et le Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord », ce projet de loi est l’un des principaux qui a été déposé par le gouvernement ce jeudi 10 juin 2021. Il s’agit d’un projet de loi comprenant des éléments sur « le cadre des affaires, la coopération pour le financement du développement, la coopération en matière fiscale, les règles d’origine, l’appui à la mise en œuvre des règles liées au commerce, les droits de douane sur les produits originaires du Cameroun , les subventions à l’exportation de produits agricoles, les mesures antidumping et compensatoires, , le renforcement des capacités et l’assistance technique, la prévention et le règlement des différends ».

Il « permet aux produits camerounais d’accéder à des taux préférentiels au marché britannique, en franchise de droits de douane et sans contingentement, à l’image de l’Accord de partenariat économique en vigueur avec l’Union Européenne », a expliqué le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat). Signé au cours de la session du mois de mars 2021, ce projet de loi a été un préalable nécessaire au dépôt du texte relatif à l’Accord d’Etape. ressources génétiques L’un des non moindres textes importants examinés depuis jeudi dernier par les députés porte sur le projet de loi régissant l’accès aux ressources génétiques, à leurs dérivées, aux connaissances traditionnelles associées et le partage juste et équitable des avantages issus de leur utilisation. Selon l’exposé des motifs, il s’agit précisément, dans le domaine de l’environnement, « des matériels d’origine végétale, animale, microbienne ou autres contenant des unités fonctionnelles de l’hérédité » et qui sont utiles directement ou indirectement pour l’Homme. Ce projet de loi fixe ainsi le cadre de « l’accès aux ressources génétiques, l’accès aux connaissances traditionnelles associées y compris celles relatives détenues par des particuliers ou des populations autochtones ou communautés locales, le transfert des ressources génétiques, des connaissances traditionnelles associées, des résultats de recherche au tiers à des fins de développement ou commerciales, l’obtention des droits de propriétés intellectuelle sur l’utilisation des ressources génétiques… la coopération internationale et les aspects transfrontaliers relatifs aux ressources génétiques…la conservation des ressources génétiques… ».

Ce texte est déposé à l’Assemblée nationale 5 ans après l’adhésion du Cameroun au Protocole de Nagoya. Un Accord qui complète les dispositions de la Convention sur la biodiversité (CDB). Déposés à l’Assemblée nationale, pour examen par les députés, les quatre projets de loi sont également étudiés par les sénateurs.

Douala : bientôt de nouvelles aires de stationnement

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Le premier parking est opérationnel depuis le 14 juin dernier au rondpoint Déido.


Les moto taxis et taxis du premier arrondissement de la ville de Douala, précisément de rond-point Déido devront désormais stationner au lieu-dit « ancien Anflo ». La décision prise par la mairie de la ville prend effet à compter de ce lundi 14 juin 2021. Sur le site, samedi 12 juin, les travaux d’entretien sont en cours pour rendre cette aire de stationnement disponible le jour dit. Des agents de la société en charge de l’Hygiène procèdent aux travaux de cantonnage et de nettoyage des canalisations. Sur cet espace, situé juste en contre bas du rond-point, des panneaux signalétiques sont déjà bien disposés et renseignent sur les différentes destinations.

On peut y lire que les conducteurs seront alignés par rangées selon les catégories (Moto taxis et taxis) et selon les lignes de transport. Entre autres, Akwa-Bonanjo, Akwa-Bali, Ndokoti, Bonabéri et Bonamoussadi. Chacune de ces destinations a un point de chargement spontané autour du Carrefour et qui souvent déborde sur la chaussée. Il est donc question de désengorger ce rond-point qui est l’un des carrefours les plus fréquentés et les plus embouteillés de la capitale économique. Le nouveau dispositif semble encore incompris par les conducteurs qui disent n’avoir pas été sensibilisés. « Nous voyons seulement les gens travailler là ; on ne nous dit pas ce qui se passe. Après , on viendra seulement avec le police pour nous mettre au pas », s’indigne Ahmed, un conducteur de moto. Plusieurs de ses compagnons rencontrés sur les lieux craignent de perdre la clientèle. « L’idée est bonne parce que ça va permettre de libérer un peu le rond-point mais il faudrait que ce soit ordonné. Puisqu’on va aller garer à l’intérieur. Parfois, les clients iront toujours attendre les motos plus haut. Ainsi , nous qui allons respecter cela risquons de perdre beaucoup de clients », explique Rodrigue Fogang.

Selon la mairie de la ville, la création de cette nouvelle aire de stationnement se situe « dans le souci de faciliter la mobilité urbaine à travers le programme de professionnalisation et d’assainissement du secteur de transport par mototaxis dans la ville de Douala ». Il est prévu d’autres sites pilotes en dehors de celui du rond-point Deido. Précisément, Carrefour Mutzig et carrefours des immeubles à Douala IVe ainsi que Rhône-Poulenc à Douala Ve . Les usagers et conducteurs sont invités à regagner l’emplacement une fois qu’il sera rendu disponible. « Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur » selon un communiqué de presse publié le 09 juin dernier par la mairie de la ville.

Par Tatiana Meliedje

La ville de douala attend 43 milliards de la Banque mondiale

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La mairie de la ville vient de lever 3,2 milliards de francs CFA auprès d’une banque locale, au titre de fonds de contrepartie pour obtenir ce financement.


La Communauté Urbaine de Douala (CUD), actuelle mairie de la ville, vient de remplir l’une des conditionnalités pour l’obtention d’un financement d’un montant de 43 milliards de F CFA de la Banque Mondiale (BM). L’établissement de crédit UBA Cameroon vient d’accorder à l’exécutif communautaire un prêt de 3 ,2 milliards de francs CFA. Ce crédit d’une durée de trois ans constitue le fonds de contrepartie pour bénéficier de ce financement de la Banque Mondiale. Financement qui s’inscrit dans le cadre du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir). Un projet pour lequel le gouvernement camerounais a obtenu en 2019 un accord de prêt de l’Association Internationale de Développement (IDA) pour l’amélioration de l’accès aux services de base dans certaines villes du pays. Quelques communes de Yaoundé et Douala sont concernées et à Douala ce sont les arrondissements de Douala IIIe et Douala Ve qui ont été sélectionnés. Dans le montage du projet Pdvir, la mairie de la ville avait pris l’engagement de prendre en charge le paiement des indemnisations/ compensations au titre de fonds de contrepartie. Ces indemnisations ainsi que tous les impacts liés au projet avaient donc été évalués à 3,2 milliards de F CFA .

Sur les 43 milliards de F CFA qui seront mobilisés, 14 milliards seront destinés à la construction des voiries, le même montant pour la construction des drains. 4 milliards seront dédiés aux projets de proximité, à raison de 2 milliards pour chacune des communes concernées. Il s’agira entre autres de l’aménagement des voies tertiaires en pavé, l’extension du réseau d’eau potable au quartier Ndogpassi, la fourniture et pose des foyers lumineux alimentés par le réseau Eneo. Au moins 8 milliards de francs seront également affectés à la construction d’une station de traitement de boues de vidanges à Ngombè à Douala 5 e et sur un autre site qui sera identifié. Alors que 800 millions de francs sont par ailleurs prévus pour des activités d’appui institutionnel comme le développement d’un outil de programmation et de gestion de l’entretien des voiries et drains, le renforcement des capacités des personnels des communes d’arrondissement. Les travaux devront démarrer début juillet prochain, une fois que les populations seront indemnisées.

Par Tatiana Meliedje

TIC : Huawei Ict Academy et l’université de Douala en partenariat continue

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Faire du Cameroun une référence mondiale dans le secteur des TIC. C’est l’objectif affiché par le géant chinois Huawei. Dans ce cadre, l’entreprise chinoise  signé un partenariat avec  l’université de Douala.

A l’occasion de la cérémonie de signature de ce partenariat qui s’est déroulée dans les locaux de l’université de Douala, il y a quelques jours. Madame Edmonde Djiokeng Teboh, directrice des relations publiques Huawei Zone Cemac a expliqué qu’:« en tant que leader mondial de l’innovation dans le secteur des TIC, Huawei considère le développement des jeunes talents en TIC comme une stratégie locale à long terme pour assurer la continuité du développement technologique du Cameroun ».

Construire un Hub Tic en Afrique

En tant que partenaire stratégique de l’industrie des TIC désigné par le gouvernement camerounais, Huawei aide le Cameroun à construire un Hub TIC en Afrique, sous divers aspects et dimensions en formant des talents dans les TIC. Les formations et certifications au programme Huawei ICT Academy, permettent aux étudiants d’avoir accès aux nouvelles technologies afin qu’ils soient plus qualifiés et plus compétitifs sur le marché de l’emploi à l’international. Il est en outre une possibilité de self- emploi comme les startups ».

Depuis 2019, date de signature du premier partenariat avec l’institut universitaire de la capitale économique, près de 300 étudiants de cette université ont été formés aux Technologies Huawei. Dans le cadre de ce programme l’équipe de l’université de Douala a remporté la finale nationale et  régionale, et a obtenu le 3ème  prix lors de la grande finale du concours mondial « Huawei ICT Competition » en 2020. 

Le programme Huawei  ICT Academy mis sur pied depuis 2013 est un projet de coopération entre académies et entreprises. Il implique des établissements de l’enseignement supérieur, pour aider à bâtir un écosystème de talents. Associé officiellement au ministère camerounais de l’Enseignement Supérieur depuis 2018 pour le lancement des programmes « Huawei ICT Academy », le géant mondial des Télécommunications, grâce à ce programme, compte désormais sept  Etablissements partenaires au Cameroun avec 83 Etudiants certifiés, et près de 1000 Etudiants et Enseignants déjà formés.

Travaux publics : Améliorer le suivi financier des projets d’infrastructures

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Un comité interministériel s’est récemment tenu à l’effet d’adopter une stratégie efficace à la gouvernance des chantiers routiers et autres au Cameroun.


Les administrations en charge de la gestion des projets d’infrastructures publiques au Cameroun se sont réunies le 10 juin dernier, autour du comité interministériel chargé du suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets du ministère des Travaux publics. Seul point à l’ordre des échanges, le suivi financier des projets, comment l’améliorer. Les participants à ces assises, issus de différentes administrations publiques et privées, ont examiné les contraintes, surtout financières, qui plombent la bonne exécution des projets d’infrastructures. Il s’agit au bout du compte d’assurer une traçabilité, une maîtrise et une situation exhaustive des flux de paiements des prestations du Mintp en harmonie avec la performance physique desdits projets. Présidée par Armand Ndjodom, secrétaire d’Etat au ministère des Travaux publics, la rencontre a abouti à la mise en place de nouvelles recommandations. D’abord, le Sécrétaire d’Etat suggère la mise en exergue pour chaque projet inscrit dans le budget d’investissement public, du niveau de consommation des crédits alloués et l’état d’avancement physique correspondant. Ensuite, un point mensuel de la situation financière des projets (prestations payées, non payées ou en instance de paiement et sans couverture budgétaire) ou des paiements effectués par les instances dédiées et enfin, les perspectives de trésorerie pour les projets du Mintp.

Des solutions qui, pour les prestataires, notamment les deux derniers points, sont de nature à lever l’une des principales entraves à l’exécution des projets. « L’exécution de beaucoup de projets piétine très souvent parce que les entreprises, surtout celles ne disposant pas d’une grande surface financière, sont handicapées par le non-paiement à temps des décomptes des travaux effectués », a précisé le secrétaire d’Etat.

Les travaux récemment tenus à Yaoundé, visaient plus globalement, à améliorer la gouvernance des projets d’infrastructures conformément au rôle assigné au ministère des Travaux publics, dans la Stratégie Nationale de Développement (SND30) et à assurer une traçabilité, une maîtrise et une situation exhaustive des flux de paiement des prestations des projets du Ministère des Travaux Publics, en liaison avec la performance physique des projets d’infrastructure. La finalité de cette activité est dans un premier temps d’optimiser la mise en œuvre du programme infrastructurel routier du Président de la République : « anticiper de manière efficace les contraintes d’exécutions, notamment financières qui pourraient entraver la bonne mise en œuvre des projets, ensuite optimiser leur contribution à la réalisation des objectifs de développement du Cameroun à l’horizon 2035 et, à terme, de disposer d’un outil permettant de rendre compte en tout temps de l’état de l’exécution physique, financière et comptable des projets du Mintp », a listé Armand Ndjodom.

La Sosucam licencie 250 travailleurs

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L’entreprise productrice de sucre évoque pour motif, l’insuffisance professionnelle des employés indexés, alors que le personnel dénonce un licenciement économique abusif.


Le Société sucrière du Cameroun (Sosucam) met 250 employés à la porte. Depuis le 8 juin dernier, c’est un quart du personnel permanent de cette entreprise qui se retrouve en chômage. Selon les informations que relaie le site d’information Investir au Cameroun, le personnel n’aurait appris la nouvelle que dans « la soirée du 7 juin. Le top management a convoqué les délégués du personnel pour leur annoncer que 250 employés seront remerciés parce que peu productifs ». De ce fait, les concernés devraient se présenter aux ressources humaines de l’entreprise le 9 juin pour un entretien, dont l’objet serait communiqué séance tenante, et devraient apporter avec eux carte nationale d’identité et badge d’identification.

Une décision qui a du mal à passer côté personnel, aussi bien au niveau du motif du licenciement que de la procédure employée. Les syndicalistes de l’entreprise l’ont fait savoir dans un courrier adressé au ministre du Travail et de la sécurité sociale, renseigne la même source. «Depuis quelques rencontres statutaires mensuelles, l’employeur nous parle des conditions supposées relatives à la santé financière de l’entreprise; dont le point d’orgue a été la décision de licenciement de 250 (deux cent cinquante) employés permanents, avec prise d’effet le 8 juin 2021. Décision qui nous a été signifiée subrepticement le 7 juin 2021 aux environs de 16h. Tout ceci en violation tant du Code de travail en ses articles 158 à 164 relativement à la conciliation et à l’arbitrage tel qu’il sied en pareil cas, mais aussi en violation de la lettre circulaire n° 03/MTPS/SG/DT du 02 novembre 1993, réglementant le licenciement pour motif économique», décrit les représentants du personnel, cité par le journal.

En évoquant la situation financière de l’entreprise, les syndicalistes critiquent un ensemble de choix opérés par la Sosucam ces dernières années, et qui auraient eu pour conséquence une baisse de régime de l’entreprise qui produit plus de 70 % de la consommation locale de sucre. Il s’agit notamment « de la décision d’externaliser certaines activités à des coûts très élevés; la décision d’investissements lourds, comme l’irrigation, susceptible d’être amortis sur plusieurs exercices ; la construction d’un dispositif «Bi-Pass» (dispositif de secours) dont l’efficacité n’est pas évidente; la vente à un prix dérisoire d’un stock de matériel lourd de travaux publics (lequel sera ensuite reloué à la Sosucam à des coûts énormes.),…», énumère le journal. Les syndicalistes ont par la même occasion demandé au ministre du travail et de la sécurité sociale « de bien vouloir enjoindre l’employeur de respecter de la loi, d’instruire qu’une enquête approfondie soit menée par vos (ses, ndlr) services compétents, de bien vouloir ordonner par la même occasion l’arrêt de cette démarche illégale de l’employeur». L’arbitrage du ministère reste donc attendre.

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