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Seulement 30 000 ha de terre restaurés sur 12 millions dégradés

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Le gouvernement camerounais appelle à l’écocitoyenneté pour restaurer les zones affectées par la sécheresse et la désertification.


Des milliers d’hectares de sols fertiles disparaissent chaque année du fait de la sécheresse et de la désertification. Le 17 juin, journée consacrée à la lutte contre ce phénomène, est selon les Nations unies l’occasion de rappeler ces dangers. Environ 50 000 personnes par an meurent des suites des affres de la sécheresse et de la désertification, qui nuisent à l’environnement et aux modes de vie des populations. Or, ce phénomène est causé par l’activité humaine, notamment l’élevage transhumant, les coupes illégales d’arbres, les mauvaises pratiques dans l’agriculture de subsistance ou encore les pratiques de feux de brousse incontrôlés. Les conséquences sont entre autres, la perte de la biodiversité, les changements climatiques ; la diminution des ressources en eau et la dégradation des terres. Un rapport réalisé en 2017 dans le cadre de la neutralité de dégradation des terres fait justement savoir que 12 millions d’ha de terres et des paysages sont dégradés au Cameroun. Soit 8 millions d’ha dans les trois régions septentrionales du pays (Extrême nord, Nord et Adamaoua), par ailleurs considérées comme zones prioritaires.

« Il faut Inverser la tendance à la dégradation », recommande le ministre de l’Environnement de la Protection de la Nature et du Développement Durable. Cela passe par des actions de restaurations des forêts, des zones humides et autres écosystèmes. Ce qui atténuerait les effets du changement climatique et rétablira les défenses naturelles contre les catastrophes et les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses, les inondations, les tempêtes de sable et de poussière. En plus des aspects écologiques, « Cette restauration des terres dégradées favorisera également la résilience économique, la création d’emplois, l’augmentation des revenus et la sécurité alimentaire », a indiqué Hele Pierre.

Pour ce qui est l’action des pouvoirs publics, l’Opération Sahel Vert et l’Aménagement du Bassin versant de la Bénoué a intégré depuis quelques temps, l’usage du bambou pour restaurer les berges du fleuve. A ce jour, plus de 30.000 ha de terre ont pu ainsi être restaurés d’après le ministère de l’Environnement. Plusieurs actions sont également menées avec le soutien des Organisations non gouvernementales et de la société civile. Mais le ministre appelle à l’implication des citoyens au sens plus large. Principalement les femmes, les jeunes et les opérateurs du secteur privé afin de lutter plus efficacement contre la pauvreté, tout en préservant l’environnement.

42ème Conférence de la FAO : Le Cameroun sous le feu des projecteurs

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Le pays à travers le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural Gabriel Mbairobe a assuré la vice-présidence du conclave et dirigé les sessions du 17 juin dernier.


Les ministres des 194 Etats membres de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont participé du 14 au 18 juin 2021, à la 42e session de sa Conférence biannuel. Les travaux qui se sont tenus en présentiel à Rome (Italie) et par visioconférence étaient placés sous la vice-présidence du Cameroun. Le pays à travers le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader) dirigé les sessions du 17 juin consacrées à l’élection des membres du Conseil d’administration des zones et celle du président indépendant de la FAO, et l’adoption du budget de l’organisation. Une marque de reconnaissance pour le Cameroun. Mais surtout le fruit d’une diplomatie forte. «Le Cameroun a été élu comme vice-président et il dirige les sessions de ce jour (jeudi 17 juin, Ndlr.). Ceci témoigne de la diplomatie camerounaise impulsée par Son Excellence Paul Biya», a confié à la Crtv, le ministre Gabriel Mbairobe. «Dans ce genre de forum, a-t-il ajouté, il y a certains Etats qui viennent faire prévaloir des notions de droits et liberté qui interfèrent avec la Conférence. Mais nous avons recadré les choses en disant que c’est une Conférence apolitique. Il s’agit de nourrir les hommes, de lutter contre la faim et d’éradiquer la pauvreté». Le Minader en a profité pour donner la position du Cameroun par rapport au thème : «Passer de la stratégie à l’action». Selon Gabriel Mbaïrobe, la production agricole nationale est en exposée aujourd’hui à un problème d’augmentation démographique. «Les populations a-t-il confié à Cameroon Tribune, augmentent plus vite que la productivité agricole malgré tous les sustèmes innovants mis en place». Heureusement, des stratégies au plan national sont mises en œuvre pour notamment permettre la résilience de l’agriculture face aux changements climatiques, aux crises naturelles telles que les oiseaux et les criquets migrateurs, aux crises sociales dans le NordOuest et le Sud-Ouest et qui ont pour corolaire le phénomène de déplacés internes qui augmente la démographie urbaine.

Pourtant, au Cameroun comme dans plusieurs pays du monde, «malgré tous les efforts menés dans le domaine agronomique, de nombreuses personnes n’ont pas encore accès à la nourriture dont elles ont besoin, ni en quantité ni en qualité», et le nombre de personnes «exposées à un risque d’insécurité alimentaire aiguë s’est encore accru en 2020», a indiqué le Pape François lors de cette 42e Conférence de la FAO. Pour le souverain pontif, la crise mondiale déclenchée par le coronavirus est une occasion de changer certains modèles. Puisque ce tableau pourrait s’aggraver à l’avenir pour «des millions de personnes» en raison de la pandémie mais aussi «des conflits, des événements climatiques extrêmes, des crises économiques», le Pape souhaite que se lance rapidement «le développement d’une économie circulaire, qui garantit les ressources pour tous, y compris les générations futures, et favorise l’utilisation d’énergies renouvelables».

Des ministres sommés de transférer les compétences aux régions

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Le Premier ministre a invité une vingtaine de membres du gouvernement à transmettre au ministère de la Décentralisation, les projets de textes relatifs au transfert des compétences et leurs cahiers de charge.


Joseph Dion Ngute est catégorique. Les projets de textes relatifs au transfert des compétences et leurs cahiers de charge sont attendus dans l’urgence chez le ministre chargé de la Décentralisation. C’est l’une des principales recommandations formulées par le Premier ministre, au cours de la première session ordinaire du Conseil National de la Décentralisation de l’année 2021. Le patron du gouvernement a en outre instruit au ministre de la Décentralisation et du Développement Local (Minddevel) de « parachever le processus d’élaboration des textes de la loi n° 2019/024 du 24 décembre 2020, portant Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées en liaison avec d’autres administrations concernées ; d’organiser à l’intention des exécutifs communaux et régionaux, des sessions de formation systématique, en vue de l’appropriation par ces derniers, des missions dévolues à leur collectivités respectives ». S’adressant au ministre des Finances, Joseph Dion Ngute a recommandé de « transmettre à ses services, au plus tard avant la fin du mois d’aout 2021, l’avant-projet de loi issu de la réforme sur la fiscalité en cours de finalisation ; de prévoir dans le cadre de l’élaboration du budget 2022, des ressources de fonctionnement à mettre à la disposition des Collectivités Territoriales Décentralisées, pour le financement de la préparation, la contractualisation et le suivi de l’exécution des projets à réaliser dans le cadre des dotations qui leur sont transférées etc. ». Au Ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Joseph Dion Ngute a demandé d’accompagner les Collectivités Territoriales Décentralisées en vue de l’actualisation et de l’élaboration des documents communaux et régionaux du développement local, afin d’assurer la cohérence des interventions au niveau local et leur arrimage à la Stratégie National de Développement 2030 (SND30). Au cours de ces assises, Joseph Dion Ngute et ses pairs ont tablé sur : le point des diligences accomplies en vue de l’opérationnalisation des Conseils régionaux ; la mise à disposition des ressources financières nécessaires au fonctionnement des Conseil régionaux ; l’évaluation de l’exécution physico-financière des projets financés par les ressources d’investissement public transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) au titre de l’exercice budgétaire 2020, entre autres. Le chef du gouvernement a ainsi appelé l’ensemble des acteurs du processus de décentralisation à se mobiliser davantage pour contribuer de manière efficiente au développement local et à l’amélioration des conditions de vie des populations, telle que voulu par le président de la République.

Les travaux qui ses sont tenus le jeudi 17 juin 2021 à l’auditorium des services du Premier ministère ont vu la participation d’une vingtaine des membres du gouvernement. Selon le communiqué final de la session, une trentaine de textes réglementaires en liaison avec le ministère de la Décentralisation et du Développement Local et les administrations sectorielles concernées a été élaboré dont 13 ont déjà été signés et publiés.

Par Joseph Essama

Buea : l’Etat offre un an de connexion Internet gratuite

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Ce cadeau du gouvernement à travers la ministre des Postes et Télécommunications Minette Libom Li Likeng vise à stimuler les start-ups de la Silicon Mountain.


Le gouvernement a gâté les jeunes de la communauté numérique de Buea (SudOuest). Pendant un an, ils vont bénéficier d’un accès gratuit à une connexion Internet de très haut débit. Cette facilité offerte par les pouvoirs publics à travers la ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) vise à stimuler les startups de la Silicon Mountain, qui abrite les centres de création d’entreprises les plus dynamiques du pays. Minette Libom Li Likeng était en effet dans la capitale régionale du Sud-Ouest le 17 juin dernier. La ministre des Postes et Télécommunications était en visite de travail de trois jours, dans le cadre de la deuxième phase de la campagne nationale de promotion de la culture de la cybersécurité et sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Durant son séjour, il a été donné à la ministre de reconnaître que la large bande initiale de la région ne permet pas d’obtenir une connexion Internet rapide. La liaison de toute la région du Sud-Ouest à la large bande nationale pouvant permettre d’accélérer le processus grâce à la fibre optique. D’où ce cadeau du gouvernement, de l’Internet à très haut débit, gratuit, pour l’expansion de l’écosystème des startups de la Silicon Mountain. Mais ce n’est pas la seule grande promesse du Minpostel. Mme Libom Li Likeng a également annoncé la création d’un centre d’innovation numérique à l’Advance School of Post and Telecommunications de Buea.

A propos de la question relative aux investissements, le ministre des Postes et Télécommunications soutient les écosystèmes d’innovation basés à Buea en leur annonçant qu’une législation d’appui est en cours d’élaboration. Le Start Up Act, une loi spécialement conçue pour stimuler l’innovation et encourager l’esprit d’entrepreneuriat. Souligné l’intérêt du gouvernement à améliorer l’environnement pour les startups et les investisseurs. «La révolution numérique, prescrite par le chef de l’Etat, Son Excellence M. Paul Biya a été adoptée pour booster l’économie et, utiliser le potentiel des technologies de l’information et de la communication pour impulser le développement à travers notamment, la création d’emplois, la facilitation de l’accès à l’information, le développement du commerce, ou encore l’amélioration de l’éducation par les contenus en ligne», a-t-elle expliqué.

L’ambassadeur de Belgique au Cameroun convoqué chez mbella mbella

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Le ministre des relations extérieures a exprimé la protestation du gouvernement camerounais suite aux actes de vandalisme perpétrés au sein de sa mission diplomatique en belgique.


L’ambassadeur de la Belgique au Cameroun, Eric Jacquemin, a été reçu le 14 juin dernier par Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures, sur convocation de ce dernier. Selon le ministre des Relations extérieures, le gouvernement souhaitait « voir ses partenaires bilatéraux tenir leurs engagements en termes de respect de l’obligation de protéger les locaux des missions diplomatiques et consulaires étrangères découlant des Conventions de Vienne de 1961 et 1963, respectivement sur les relations diplomatiques et les relations consulaires ». « Cette entrevue a été l’occasion pour le ministre d’exprimer sa vive préoccupation ainsi que la protestation du gouvernement camerounais, face aux répétitions des actes de vandalisme au sein des représentations diplomatiques du Cameroun en Europe. Lundi dernier, un groupe d’individus non encore identifiés s’est introduit dans l’enceinte de l’Ambassade du Cameroun à Bruxelles aux premières heures de la journée. S’en est suivi une manifestation des membres de la Brigade anti-sardinards (Bas) dans les locaux de l’Ambassade du Cameroun à Bruxelles. Selon le diplomate belge, le personnel de l’ambassade du Cameroun en Belgique a été piégé par les opposants camerounais. « Je peux dire qu’ils ont quelque part piégé la mission diplomatique parce qu’ils se sont fait passer pour des demandeurs de visa. Ensuite, ils n’ont pas du tout respecté le motif de leur visite », a expliqué l’ambassadeur Eric Jacquemin dans une déclaration accordée le soir du lundi 14 juin à la Crtv. Le diplomate Belge s’est montré solidaire des préoccupations du gouvernement camerounais face à « cet acte d’une extrême gravité en droit international ». Il ainsi promi de prendre les mesures nécessaires pour que les responsables soient traduits en justice. « Nous allons procéder à l’identification des personnes impliquées dans cet incident, et prendre les mesures nécessaires. Les autorités judiciaires vont décider ensuite », a-t-il indiqué.

Le code unique #237# officiellement opérationnel

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En signant un accord de partenariat commercial avec la Campost le 14 juin dernier, la filiale camerounaise du groupe bancaire Ecobank est devenue le premier opérateur à en bénéficier.


Inaugurée en mars 2020, la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques a son premier client : Ecobank Cameroon. L’établissement de crédit lance Ecobank Mobile, une plateforme de paiement mobile via le code unique #237#. A la faveur d’une convention de partenariat commercial signée avec la Cameroon Postal Services (Campost) le 14 juin dernier, la filiale camerounaise du groupe Ecobank a choisi le short code 326. Ainsi donc, il suffit de taper le code #237*326#, pour accéder à tous les services bancaires mobiles Ecobank, sans connexion internet et sans smartphone. Le service est disponible sur tous les réseaux mobiles du Cameroun et offre plusieurs facilités à ses utilisateurs : accès au compte bancaire, paiement de factures notamment d’électricité, paiement des droits universitaires, transactions avec d’autres banques, retrait d’espèces sans carte bancaire, achat de crédit téléphonique etc.

Services

Selon la ministre des Postes et Télécommunications qui a présidé la cérémonie, il s’agit tout d’abord «d’un partenariat gagnant – gagnant entre deux entités, l’une du secteur public et l’autre du secteur privé, partageant le même idéal de développement du numérique au Cameroun». Il s’agit ensuite dit-elle, de l’accélération du processus de développement de l’inclusion financière et de la réduction de la fracture numérique au Cameroun. «Il s’agit enfin à travers la signature de cette convention, de la preuve de l’importance de la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques dans l’interconnexion des réseaux et des entreprises pour le développement des paiements mobiles», at-elle poursuivit. La plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques, Switch national comme on l’appelle, est en effet présentée comme une infrastructure unifiée qui se veut la seule interface avec les réseaux des opérateurs concessionnaires et qui permet aux fournisseurs de services de communications électroniques utilisant la ressource USSD de se connecter. Le principal impact de cette infrastructure est l’inclusion numérique et financière qu’elle entraîne, du fait de la grande pénétration mobile dans notre pays avec un impact certain pour le développement de l’économie numérique. «L’économie numérique étant essentiellement une économie de services, cette plateforme encourage l’émergence d’un écosystème favorable au développement d’une industrie locale des TIC, soutenue par les jeunes porteurs de projets, de services financiers numériques de plus en plus variés, et au-delà, l’émergence d’une réelle économie digitale», a déclaré la ministre.

A travers cette plateforme qui garantit un accès équitable à tous les opérateurs au marché des transferts financiers électroniques, la fin de la concurrence déloyale est en ligne de mire. Le Switch national se veut être un instrument au service du développement de l’économie numérique dans notre pays avec pour valeur ajoutée l’équité du jeu concurrentiel, et la diversification des services numériques à travers tout le territoire national. Minette Libom Li Likeng invite donc les opérateurs des secteurs bancaire et des communications électroniques à suivre le pas d’Ecobank. «Afin ditelle, qu’ils s’approprient les défis liés à la convergence numérique et les opportunités offertes par la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques, pour une transition réussie vers la finance numérique».

Campagne spéciale de contrôle de véhicules

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Lancée par le ministre des transports, elle se fera sur tous les axes routiers du pays. Objectif : prévenir les accidents pendant les vacances scolaires.


Trois mois pour réduire les accidents de la circulation pendant la période des vacances scolaires. C’est l’objectif visé par le ministère des Transports à la faveur d’une campagne spéciale de sécurité routière qu’elle vient de lancer. La campagne qui a débuté le 7 juin dernier s’achève le 10 septembre 2021 et concerne les routes des dix régions du pays. Au cours de cette période, les automobilistes et autres usagers doivent veiller au respect de la limitation des vitesses et éviter la surcharge.

La campagne s’accompagne d’actions de sensibilisation et de répression. Elle se déroule dans le strict respect des mesures barrières en rapport à la pandémie du Covid-19. Le port du masque est obligatoire pour tous les passagers. Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par la loi, met en garde le ministre des Transports. Jean Ernest Massema Ngalle Bibehe appelle ainsi au civisme et à la responsabilité des usagers de la route pendant cette période de forte densité du trafic routier

Selon les statistiques officielles du ministère des Transports, 5000 accidents sont enregistrés chaque année au Cameroun, pour 6000 blessés et 1200 morts. Les causes humaines telles que l’incivisme, la fatigue et les voyages de nuit sont souvent mises en avant pour expliquer ces drames. Mais les causes matérielles, comme le mauvais état des routes et des véhicules, sont aussi une explication et celles-ci sont souvent liées à la corruption.

La société civile en croisade contre la masculinité

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Des organisations partenaires de la Ligue internationale pour la Paix et la Liberté (Wilpf Cameroon) se sont réunies les 14 et 15 juin derniers à Yaoundé, à l’effet d’unir leurs forces autour de la problématique de la supériorité de l’homme sur la femme.


Engager les hommes et les garçons pour la construction de la paix au Cameroun». C’est le thème choisi par les experts de la Ligue Internationale pour la Paix et la Liberté (Wilpf Cameroon). Du 14 au 15 juin derniers, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) a réuni plusieurs organisations de la société civile camerounaise, issues des régions les plus touchées par les crises sociopolitiques armées. Objectif de l’atelier : les outiller sur la notion de genre et les violences basées sur le genre, les causes, manifestations et conséquences de la masculinité, les bonnes pratiques pour la construction de la paix au Cameroun. Les organisateurs ayant constaté que «malgré diverses actions en vue de ramener la paix, les efforts des femmes camerounaises et acteurs divers, qui n’ont cessé de faire des propositions en vue d’une résolution pacifique des crises, n’apportent pas un changement tandis que parallèlement on note une croissance de la masculinisation de la force et de la violence». Et pourtant, «les garçons et hommes ont un rôle à jouer dans la promotion et la construction de la paix», souligne Sylvie Ndongmo, la présidente de Wilpf Cameroun. Son organisation la plus ancienne regroupant des femmes qui œuvrent en faveur de la paix dans le monde, espère comme résultat au terme de ce projet, « que les hommes et les femmes mettent ensemble leur pouvoir au service d’une paix durable, bénéfique à tous».

Wilpf Cameroon mène en effet depuis juillet 2020, des recherches au niveau mondial, pour comprendre davantage les causes de la problématique de la supériorité de l’homme sur la femme (masculinité), des manifestations, ses implications, afin de proposer des stratégies pour y faire face et amener les hommes à utiliser leur pouvoir pour la paix. Dans ses travaux, Wilpf Cameroon a conclu que «l’une des causes profondes des conflits est associée à la masculinité et au patriarcat qui sont courants dans nos communautés et à l’origine des violences qui malheureusement se font au détriment des conditions de vie et du bien-être des hommes et des femmes». La section camerounaise de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix situe l’origine des conflits en cours au Cameroun par « la prédominance sans cesse croissante du pouvoir masculin, une attitude qui au fil des temps a établi la force, la violence, y compris la violence armée, comme moyen d’expression des hommes». Expliquant ainsi le concept de «masculinité». Il s’agit selon Sylvie Ndongmo, d’«un ensemble d’attitudes, de comportements, de stéréotypes associés à la force, qui trouvent normal que l’homme fasse usage de la force dans les conflits sociaux, que la force devienne la raison d’être». D’autres études antérieures de Wilpf Cameroon en 2017 sur l’évaluation du niveau de connaissance de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’impact des conflits armés sur les femmes et les filles au Cameroun, laissaient déjà voir que « les femmes et les hommes sont tous détenteurs du pouvoir », mais « les hommes utilisent le leur pour promouvoir la violence et les injustices tandis que les femmes l’utilisent pour la promotion de la paix et la résolution des conflits». Sans toutefois dédouaner la femme qui ellemême participe souvent à construire ces stéréotypes. L’étude de Wilpf est réalisée dans le cadre d’un projet sur « L’analyse de la dimension genre dans les conflits au Cameroun ». L’atelier qui s’est achevé mardi a tournoi autour de plusieurs présentations. Notamment : quel soutien des hommes aux initiatives des femmes en faveur de la paix au Cameroun ; les stratégies de plaidoyer pour la paix ; les stratégies de mise en œuvre et avancées du projet « Engager les hommes et les garçons pour la construction de la paix » etc.

Par Jean Luc Fassi

Winston Karl Pouka : « Dans l’espace CEMAC, les crypto-monnaies sont des actifs numériques et non des monnaies »

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Winston Karl Pouka

Quelle nature juridique peut-on donner aux crypto monnaies ?

Il s’agit là d’une question complexe et sujette à de nombreux débats. En effet, depuis leur création jusqu’à l’euphorie et l’attractivité qu’elles suscitent actuellement avec la flambée de leur valeur, les technologies blockchain à usage économique ou monétaire sont rangées dans différentes catégories juridiques en fonction de divers intérêts. Rappelons qu’une crypto monnaie est une application mathématique et économique de la blockchain. C’est-à-dire un système de base de données qui permet de rendre infalsifiable l’historique des transactions effectuées entre des parties. Elle permet de produire virtuellement une unité de valeur, de réserve et d’échange de manière décentralisée, sécurisée et autonome. De manière imagée, des réseaux gigantesques d’ordinateurs directement reliés entre eux échangent, vérifient, enregistrent, valident les opérations et les informations nécessaires à la création, à la circulation et à l’authentification des jetons encore appelés token qui permettent de rémunérer les propriétaires des ordinateurs qui effectuent une opération que l’on nomme minage, les personnes ayant souscrites à l’offre de public aux jetons (investisseurs qui possèdent une partie de projet dont la proportion est évaluée en nombre de pièces possédées) ou les personnes qui achètent et revendent lesdites pièces pour avoir une plus-value. Une « crypto monnaie » est donc une donnée informatique enregistrée dans un grand registre qu’est la technologie blockchain, dont tous les ordinateurs détiennent une copie et qui a une valeur financière plus ou moins importante. Une crypto monnaie c’est un système sécurisé, décentralisé et autonome dans lequel n’intervient pas un tiers de confiance c’est-à-dire un organisme central d’authentification et de contrôle comme une banque centrale dans le cas monétaire.

Il est important de souligner que toutes les crypto monnaies n’ont pas des vocations ou des finalités économiques comme le laisse penser l’emphase autour la plus célèbres d’entre elles que sont le bitcoin. Certaines remplissent d’autres fonctions comme l’exécution automatique de certaines tâches (smart contrat) ou la facilitation des payements interbancaires c’est notamment le cas avec le ripple. Relativement à la nature juridique des crypto monnaies, quatre grandes tendances se dégagent : soit les crypto monnaies sont ignorées du droit ; soit elles sont assimilées ou traitées comme des monnaies ; soit il s’agit de moyens de paiement ; ou enfin ce sont des actifs numériques. Ces diverses positions juridiques vous le comprenez bien sont les conséquences de la stratégie ou du positionnement global sur la question. Au niveau international il n’y a pas de consensus sur le sujet, certains pays ou zones géographiques les adoubant, d’autres les interdisant carrément comme un de nos chers voisins.

Pour ce qui est du Cameroun et de l’espace de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEMAC), martelons que les «crypto-monnaies » ne sont pas des monnaies. Au sein dudit espace, au regard des dispositions communautaires notamment l’article 6 et 23 de la convention régissant l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) du 25 juin 2008, le Franc CFA est la monnaie qui a cours légal, sa gestion est confiée selon lesdits textes à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) qui définit et conduit la politique monétaire, la BEAC est par ailleurs responsable de l’émission de ladite monnaie.

Ensuite, levons encore une autre équivoque sur le sujet. Les crypto monnaies ne sont pas des moyens de payement. Au sens du droit CEMAC, un moyen de payement est tout instrument qui permet à une personne de transmettre des fonds quel que soit le support ou procédé technique utilisé selon l’article 12 du règlement CEMAC n°02/03/CEMAC/UMAC/CM relatif aux systèmes moyens et incidents de paiements du 28 mars 2003. Cet article poursuit en listant les différents moyens de payement reconnus : le chèque, la lettre de change, le virement, le prélèvement, le billet d’ordre, la carte de paiement et la monnaie électronique. Point de crypto monnaie !

Les terminologies accolées aux « crypto monnaies » comme monnaies virtuelles, monnaies digitales ne renvoient nullement à la monnaie électronique dans ce contexte. Les monnaies virtuelles sont utilisées notamment dans les jeux vidéo, les réseaux sociaux ou encore par certaines entreprises internationales pour fidéliser leurs clients. Ces dernières n’ont pas cours légal. Les monnaies digitales quant à elles peuvent être soit des éléments financiers remplissant certaines fonctions de la monnaie (unité de compte, intermédiaire de commerce et réserve de valeur) mais non gérées par des banques centrales et par conséquent n’ayant pas cours légal, soit comme la tendance se dessine ces derniers temps des versions digitales de monnaies émises par les banques centrales de pays s’adossant sur la technologie de la Blockchain.

En définitive, en l’état actuel du droit, au sein de l’espace CEMAC, les « crypto monnaies » sont assimilées à des actifs numériques, c’est-à-dire des placements financiers ou des biens ayant une valeur pécuniaire plus ou moins conséquente pouvant être céder contre intéressement sur les places financières. Cette position est notamment celle soutenue par le Ministre des finances de la République du Cameroun qui par un communiqué du 29 octobre 2020, à la suite de la Commission de Surveillance des Marchés financiers (COSUMAF) parle d’activités de collecte de capitaux, de collecte de fonds par appel public à l’épargne. Le gendarme boursier de la CEMAC parle quant à lui de produits financiers d’où sa prise de position sur le sujet, qui précisons-le est de sa compétence comme le rappelle vigoureusement l’article 12 du règlement portant organisation, fonctionnement et surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale.

Plusieurs promoteurs de ces « monnaies » sont en activité dans la sous-région et au Cameroun ces dernières années. Comment appréciez-vous cela d’un point de vue juridique ?

C’est une preuve certaine que les opportunités et les heureuses perspectives qu’offrent les «crypto monnaies » ne sont pas passées inaperçues. Cependant comme nous l’avons déjà précisé, cette technologie est assimilée aux placements financiers car recourant à la manipulation et la levée de fonds, activités qui sont soumises aux législations bancaires et financières, particulièrement à l’obligation d’agrément de la COSUMAF. Dans le même élan, deux alertes de la COSUMAF du 19 octobre 2020 et du 27 mai 2021 attiraient l’attention du public sur l’exercice en marge du droit de certains opérateurs. Le Ministre des Finances de la République du Cameroun par un communiqué du 29 octobre 2020 interdisait tout bonnement les activités de placement dans les crypto-monnaie pour non-respect de la réglementation en vigueur. Les deux autorités ont rappelé que l’exercice d’activités de trading ou placement financier, l’appel public à l’épargne par la souscription à divers produits financiers qui pour les cas d’espèce sont adossés aux crypto-monnaies requièrent impérativement un agrément. La liste des opérateurs agréés est par ailleurs librement accessible sur le site de l’organisation communautaire. Il apparaît donc clair, que certains acteurs de ce milieu sont tout simplement en marge de la loi pour ne pas dire dans l’illégalité pure et simple.

Quels risques pour les acteurs à savoir les traders et les souscripteurs ?

Il convient de souligner deux points. Le premier point est celui d’une forme de lenteur dans la mise en place des mesures pratiques qui doivent découler des différents rappels à l’ordre. Le second point est le rappel du caractère hautement spéculatif des opérations en crypto-monnaies à aspirations monétaire comme le bitcoin. Il faut dès lors comprendre que les gains élevés mais aussi les pertes énormes qui peuvent suivre seront de la seule responsabilité des traders et investisseurs. Il faut déjà refuser un quelconque appel à la puissance publique pour rembourser ou dédommager d’éventuelles pertes. Les alarmes ayant résonné depuis un certain temps déjà.
Au-delà des sanctions pécuniaires prévues par la règlementation communautaire, des sanctions pénales peuvent être prononcées à l’encontre des promoteurs téméraires des activités de placement en crypto monnaies qui refusent de se mettre en conformité ou de fermer.

Comment pourrait-on réguler ce marché ?

De manière prospective, il faudrait se doter d’un cadre normatif plus approfondi sur le sujet. L’option du Cameroun de faire de l’économie numérique un levier de croissance et de compétitivité de son économie est déjà un pas louable mais il impose également une prise en compte des divers risques juridiques mais aussi des retombées positives d’un écosystème cohérent. Bien évidemment, ces orientations juridiques sont fonction des enjeux, des objectifs et des considérations stratégiques du Cameroun dans un environnement CEMAC et dans un contexte international. Quelle sera la fiscalité applicable sur les actifs numériques ? Le Cameroun, ainsi les pays de la zone Franc d’Afrique centrale essaieront-ils aussi de créer une monnaie digitale adossée sur le Franc CFA ? Quel sera le statut juridique entourant l’activité de minage ? Comment encadrer les smart contrats ? Toutes ces questions ne peuvent espérer trouver des réponses adéquates qu’avec une politique juridique pragmatique et clairvoyante.
Il faudrait également faire appliquer strictement les diverses règles déjà existantes, car il est utile de rappeler qu’il s’agit d’activités qui peuvent avoir un fort potentiel économique à condition qu’il y ait la confiance ; critère essentiel de l’économie numérique, que les mesures soient crédibles ainsi que les règles soient respectées par tous.

Enfin, sans prétendre être futurologue, il nous semble important dès maintenant de réfléchir à la création d’environnements technologiques propres à nos pays sur cette question au risque encore une fois d’être sous l’emprise de droit(s) étranger(s) car l’utilisation d’une technologie entraîne bien souvent l’expansion du droit de son promoteur créateur aux zones d’exportation. Cette question qui se pose avec acuité pour les crypto monnaies est aisément transposable à deux autres technologies tout aussi porteuses de changements profonds de nos sociétés à savoir l’intelligence artificielle et le cloud computing. Afin de ne pas être submergé et rater le coche, il nous faut être plus que par le passé entreprenant.

Lionnes indomptables : Alain Djeumfa viré

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Alain Djeumfa n’est plus l’entraîneur des Lionnes indomptables A depuis ce 18 juin 2021. Par une note de service signée du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), l’homme qui est à la tête de la sélection nationale fanion des Lionnes indomptables a été viré du poste. Après un peu plus de deux ans de fonction. Cela survient quelques semaines après la non qualification du Cameroun pour les Jeux olympiques Tokyo 2020 qui se jouent cette année. Le Cameroun a été éliminé en matchs de barrage intercontinental par le Chili.

En lieu et place de l’ex adjoint d’Enow Ngachu, l’on aura désormais Gabriel Zabo. Anong Bernadette demeure en poste comme remplaçante. L’ex Lionne indomptable a servi sous Enow Ngachu, Joseph Ndoko et Alain Djeumfa, et poursuit son bail sous Zabo. Tout comme Hawah Ibrahim demeure à son poste de team press officer. André Nyamsi Nyamsi s’’occupera des gardiennes de buts, Eric Franck Neuko est le nouveau préparateur physique, Magdala Tcheufa kinésithérapeute et Rosette Ebok médecin. Gaëlle Enganamouit entre dans le staff comme Team manager, pendant que Marthe Ngalle Bekomobo sera responsable du matériel.

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