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Babadjou : Deux gendarmes décapités

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Deux gendarmes décapités, et leurs têtes emportées. Une source annonce une troisième personne abattue. C’est le bilan non officiel d’une attaque survenue dans la nuit du côté de Babadjou, plus précisément au poste de contrôle de la localité de Zavion, un village de ce groupement de l’arrondissement de Mbouda. Des voies s’accordent pour attribuer cette attaque aux séparatistes des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. « Apparemment ces gens sont arrivées dans la nuit et se seraient cachés dans les champs ou au lycée d’à côté. Dès que les militaires qui gardent les lieux et qui apparemment n’avaient pas passé la nuit au poste, sont arrivés, ils ont immédiatement attaqué», suppute une source locale.

En représailles, on apprend que « les forces de défense et de sécurité sont descendus dans le village et interpellent tous ceux qu’ils rencontrent». Une situation qui semé la panique. « C’est la débandade totale. Les populations ont déserté le village pour se réfugier dans les villages voisins, apeurées. Mes enfants que j’y ai laissés pour les vacances, ont fui la maison et se trouvent dans une localité éloignée », rapporte un ressortissant de Baleopo, un village voisin de Zavion. Selon une source locale, le gouverneur de la région est sur les lieux en cette mi-journée pour faire le point de la situation et surtout « rassurer les populations ».

C’est la énième attaque attribuée aux combattants « ambazoniens » dans cette localité frontalière à la fois avec la région du Nord-ouest que celle du Sud-ouest. La première avait ciblé le lycée d’enseignement général. La gendarmerie de Toumaka a déjà elle aussi été visitée.

Communication : une nette amélioration de la qualité de service des télécoms

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Avec plus de huit millions d’utilisateurs internet pour un taux de pénétration du mobile de 90 %, l’offre des services à travers le mobile au Cameroun s’est fortement démocratisé.


Malgré la crise sanitaire, les opérateurs de télécommunications ont continué cette année (encore) à densifier leurs réseaux et à améliorer leur qualité de service (QoS) notamment pour l’usage de l’Internet mobile. Ces améliorations s’illustrent dans les résultats présentés par la ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) le 7 juillet dernier à l’Assemblée nationale. C’était à l’occasion des questions orales au parlement. Concrètement, «avec plus de huit millions d’utilisateurs internet pour un taux de pénétration du mobile de 90 %, l’offre des services à travers le mobile au Cameroun s’est fortement démocratisée et connait aujourd’hui une ascension fulgurante», a expliqué Minette Libom Li Likeng. Par ailleurs, a poursuivi la ministre, le taux de pénétration du Smartphone est passeì de 25 % en 2016 aÌ près de 40 % en 2020, selon l’Observatoire National des Télécommunications de l’ART. «Toute chose ayant entraîné dit-elle, la montée en puissance d’un consommateur ouvert au monde, exigeant en matière de qualité de service en termes de disponibilité, accessibilité, continuité et intégrité. Et pour ce faire, les pouvoirs publics, les régulateurs et les opérateurs doivent œuvrer pour apporter une réponse appropriée à ces attentes».

En effet, de l’avis de Minette Libom Li Likeng, l’essor des technologies numériques a modifié en profondeur les modalités de fourniture des services de communications électroniques et d’accès à ces services pour les consommateurs. Ainsi, une seule et même plateforme permet aujourd’hui de proposer des services de réseaux large bande, des services vocaux, des services de données et des services vidéo. Non seulement cette situation favorise la mise en concurrence, autrefois impossible, d’un large éventail de services et d’applications, mais elle rend nécessaire l’instauration de nouveaux cadres règlementaires pour couvrir des questions qui relevaient auparavant des domaines séparés et distincts qu’étaient la radiodiffusion, les télécommunications et les services en ligne. «Et dans ce cadre, explique la ministre, il est essentiel de comprendre que la mesure de la qualité de service peut se comprendre d’un point de vue général, ou alors spécifique à chaque service fourni (voix, SMS, Ussd, Data) qui sont des services convergents, pour lesquels les consommateurs n’ont pas la même expeìrience». Pour mémoire, les experts relèvent que les réseaux de télécommunications sont interconnectés au niveau national, régional et mondial, et la qualité des services de télécommunication d’un réseau ou d’un pays influence la qualité de bout en bout de ce service. De sorte qu’il est impossible de penser la qualité de service uniquement afférente au réseau physique, mais également au niveau de la perception du consommateur final.

Fécafoot : les textes adoptés

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C’est à un plébiscite que l’on a assisté au Mont Fébé hôtel de Yaoundé ce 13 juillet 2021. Les nouveaux textes de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ont été adoptés à 82 voix pour et 11 contres, pour deux bulletins nuls. La Fédération a ainsi de nouveaux statuts, un nouveau Code électoral, un nouveau Règlement intérieur, un nouveau Code éthique et un nouveau Règlement financier. En quelques six heures de travaux, tout a été réglé. La partie n’aura pas été compliquée à négocier. Après un débat houleux sur la légitimité des délégués, soulevé par le Pr Nkou Mvondo, l’on est vite passé à l’appréciation du contenu des documents préparés par l’exécutif intérimaire de la Fécafoot. A peine 11 amendements faits et le reste est passé comme lettre à la poste. Le tout sous la supervision des représentants de la Fédération internationale de football association (Fifa) et de la Confédération africaine de football (CAF).

C’est la première étape de la dernière phase de la transition que conduit depuis janvier dernier Séidou Mbombo Njoya. Si rien ne l’empêche, le processus électoral pourra s’ouvrir dans les tout prochaines semaines. En attendant de voir clair dans le contenu desdits textes, Séidou Mbombo Njoya est pressenti pour être candidat au poste. Entre temps, des sources informelles annoncent Samuel Eto’o et Gérémi Njitap également partants. les prochains jours permettront d’en avoir une idée plus ou moins précise.

Agriculture : 6,35 milliards pour les cultivateurs de cacao et café

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Le guichet producteurs opérationnel depuis la semaine dernière permet de subventionner jusqu’à 40 % l’acquisition d’intrants agricoles par les paysans.


Annoncé depuis février dernier, le guichet producteurs est effectif depuis la semaine dernière. Il a été officiellement ouvert le 8 juillet dernier au cours d’une cérémonie co-présidée par Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du développement rural et par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce. Le guichet producteurs est en effet le nouveau mécanisme qui permettra aux producteurs de cacao et de café de bénéficier d’une subvention de 40% pour l’acquisition d’intrants agricoles.

Directement adressé aux agriculteurs, ce nouveau mécanisme de financement de la production du cacao et du café repose sur une application. Le producteur demandeur doit au préalable ouvrir un compte bancaire, puis installer l’application dénommée « Guichet producteurs». Une fois devant l’interface de l’application, le cultivateur donne un certain nombre d’informations sur sa plantation et sur lui-même. Les informations validées et enregistrées, guichet producteur génère un numéro de référence et un code QR. En plus de ces étapes, le producteur verse les 60 % du montant demandé pour l’acquisition des intrants dans le compte, et reçoit par la suite les 40% restants du Fonds de développement des filières cacao et café (Foddec). Le bénéficiaire passe enfin sa commande auprès d’un fournisseur qu’il aura lui-même choisi. Un producteur ne pourra bénéficier de subvention au-delà de deux hectares d’une part, et la plantation en question devra être âgée d’au moins 30 ans d’autre part. Selon le Foddec, l’institution qui devra gérer et pourvoir à ces financements, pour la seule année 2021, entre 500 000 et 700 000 bons d’achats devront être octroyés aux agriculteurs, le tout pour une valeur de 6,350 milliards de francs CFA. Si pour cette première année seul le financement des intrants agricoles est prévu, les prochaines, ce financement devrait s’étendre à l’achat des machines agricoles et autres équipements modernes. Le but étant d’aider les producteurs à booster leur productivité, afin de permettre au Cameroun d’atteindre l’objectif de production de 640 000 tonnes de cacao et de 160 000 tonnes de café d’ici 2030.

Les avantages qu’offre le guichet producteurs

En plus de l’accroissement projeté de la production du cacao et du café, grâce au « Guichet producteurs », le Foddec prévoit une meilleure connaissance de la cartographie des producteurs et des parcelles exploitées sur le territoire national. Bien plus, il sera « un outil de modernisation de l’agriculture en ce qu’il encourage la bancarisation des producteurs et l’utilisation du numérique au service du développement rural », a indiqué Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce. Et le ministre Gabriel Mbairobe de renchérir, « c’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le secteur de l’agriculture. Ce guichet participe de la valorisation du producteur qui devient un agent économique responsable». Ce mécanisme validé le 24 février dernier par le président de la République n’attend donc plus que les souscripteurs.

Assemblée générale de la Fécafoot : le sous-préfet de Yaoundé 2 s’explique sur son rétropédalage

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Mamadi Mahamat se croit devoir s'expliquer

«Je suis parti de mes services à l’effet de venir vérifier le dispositif sécuritaire que nous avons mis en place ». Mamadi Mahamat convoque ce prétexte pour justifier sa présence sur le lieu des travaux de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Lui qui est devenu une star dans la crise de la tenue de ces assises, en multipliant des décisions et contre-décisions au sujet du récépissé de déclaration de la manifestation de ce 13 juillet.

Mais très vite, le chef de l’administration territoriale de Yaoundé 2 a cru devoir se justifier à la presse. Se disculper en quelque sorte. « Certains ont demandé pourquoi une décision, une deuxième ? Vous devez savoir et nous le savons, c‘est que l’administration est dynamique, l’administration n’est pas statique. Dès qu’il y a de nouveaux éléments probants, l’administration peut se raviser », a-t-il expliqué. Mieux, « vous-mêmes, vous savez comment la journée a été avec toutes les accélérations, les différentes correspondances, le développement de la situation. Tout cela a motivé notre deuxième décision. D’ailleurs, vous savez qu’il y a eu vendredi un premier récépissé qui autorisait ces assises »,a-t-il ajouté. « Donc il faut s’en tenir à ça», a souhaité l’homme qui avait déjà interdit les travaux de l’Assemblée générale de la Ligue départementale du Mfoundi dans son arrondissement de compétence.

Pas de quoi satisfaire la curiosité des journalistes qui ne s’attendaient pas à ce que le « Chef de terre» se montre autant disposé à s’expliquer sur une option dont sont coutumiers les responsables de la préfectorale, chaque fois qu’une manifestation ne semble pas aller dans le sens voulu par l’autorité en place. Mais Mamadi Mahamat est disposé à se livrer à cet exercice. «C’est pour cela que nous disons en même temps que l’administration est flexible», a-t-il conclu. Non sans inviter la presse à s’en tenir à son explication : « Point n’est besoin d’aller chercher les poux sur la tête des gens », a-t-il lâché, sentencieux. De toutes les façons, « ce qui est important à dire sans verser dans la polémique, c’est de dire que nous devons savoir rester sereins, nous irons à la CAN et les assises d’aujourd’hui sont s’une telle importance qu’il est pont besoin d’aller verser dans les commentaires oiseux et inutiles« , se montre-t-il assuré. Une allusion qui trahit la peur des autorités de Yaoundé de perdre l’organisation de la CAn 2021 au travers d’une suspension du Cameroun par la FIFA.

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Assemblée générale de la Fécafoot: le sous-préfet de Yaoundé 2 fait de la danse Bafia

Fécafoot : Humilié, Mouelle Kombi capitule et se soumet

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Mouelle Kombi perd le combat du droit, empêché de présenter ses arguments

La danse Bafia qui s’est emparée des représentants de l’Etat du Cameroun dans le cadre de la crise électorale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’épargnera aucun acteur clé. Après le sous-préfet de Yaoundé 2 qui a effectué plusieurs revirements pour retrouver la voie tracée par la Fécafoot, c’est au tour du ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep) d’emprunter la voie tracée et dictée au Cameroun par la Fédération internationale de football association (FIFA). Dans un courrier adressé au président de la Fécafoot Séidou Mbombo Noya et rendu public nuitamment, le Pr Narcisse Mouelle Kombi dit « formuler le souhait que le processus électoral ainsi que l’assemblée générale extraordinaire de validation des textes, projetées le 13 juillet 2021, se déroulent comme cela a été indiqué dans ma correspondance du 8 juillet 2021, dans le respect de la légalité, de l’ordre public ainsi que dans un esprit de consensus et de rassemblement des acteurs du football camerounais ».

Narcisse Mouelle Kombi  abandonne ainsi les délégués de l’Assemblée générale de 2009 qui l’ont saisi la semaine dernière en dernier recours pour obtenir que soit respecté la légitimité des délégués à l’assemblée générale de validation des textes. le juriste n’a pas reconsidéré sa compréhension de la sentence arbitrale du TAS du 15 janvier 2021 et celle de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du 10 juin dernier. L’homme dit s’appuyer sur la lettre conjointement signée par les secrétaires généraux de la FIFA et de la Confédération africaine de football (CAF) ce 12 juillet même. Lettre dans laquelle Fatma Samoura et Veron-Mosengo adoubent la Fécafoot officielle dans sa marche effrénée vers la mise à l’écart des délégués reconnus par les textes de 2012 que les deux instances supérieures elles-mêmes prescrivent pour la tenue des travaux de ce mardi. « Nous avons étroitement travaillé avec la Fécafoot ces derniers mois afin de mettre en place une feuille de route, en vue de l’implémentation de ladite sentence arbitrale. Il en est ressorti qu’une AGE serait organisée en juillet 2021». En somme, « les démarches engagées avec le soutien de la Fifa sont conformes à la sentence arbitrale susmentionnée et donc pleinement nécessaires », ont-ils écrit à la Fécafoot et que la Fécafoot a transmise à la tutelle pour information. « Nous prenons acte de ce courriel et notons que ces instances faîtières du football avalisent le processus électoral engagé sous la conduite du Bureau exécutif intérimaire de la Fédération camerounaise de football».

Mouelle Kombi rétropédale aussi, sous le diktat de la FIFA

En clair, le garant du respect de la légalité dans le processus n’a pas eu d’autre choix que de se soumettre à la volonté de la FIFA. Et a cru devoir respecter le principe du parallélisme de forme, en écrivant à nouveau à la Fécafoot pour donner son quitus pour la tenue des travaux de ce mardi. Au moment même où les organisateurs avançaient vers les travaux sans attendre l’approbation du pouvoir exécutif. Zurich et Le Caire avaient déjà leurs émissaires à Yaoundé.

Crise à la Fécafoot : Le sous-préfet de Yaoundé II contraint à la danse bafia

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Mamadi Mahamat se croit devoir s'expliquer

Il y aura bel et bien Assemblée générale extraordinaire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ce mardi 13 juillet 2021. Au Mont Fébé hôtel de Yaoundé. Ainsi a finalement décidé Mamadi Mahamat, le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 2. Le patron du commandement territorial a signé ce jour une seconde décision en l’espace de quelques heures, pour revenir sur l’option prise vendredi dernier : valider la déclaration de manifestation sollicitée par la Fécafoot pour son AGE de ce 13 juillet. Après avoir rapporté ce matin même, les dispositions de cette déclaration.

La première décision du jour

Le sous-préfet est muet sur les motivations de ce 2ème revirement. Lui qui, dans sa première sortie du jour, justifiait le refus de la tenue de la manifestation sur son territoire de commandement, donnait comme motifs : le « non respect des textes en vigueur », le « non respect des sentences rendues par le TAS et la CCA, induisant l’illégitimité des personnes convoquées à l’AGE du 13 juillet 2021», et le « non respect de ses propres textes par la Fécafoot». Trois motifs qui se rapprochaient aux récriminations des adversaires de l’équipe transitoire de la Fécafoot.

Et pourtant, quelques heures après, l’homme s’est rétracté. « Des instructions sont venues d’en haut et il s’est exécuté», regrette un contestataire. Pointant le doigt accusateur du la hiérarchie du sous-préfet, qui a « longtemps pris faits et causes pour les usurpateurs de Tsinga». De fait, les pressions viennent de partout depuis que Séidou Mbombo Njoya et ses compagnons ont lancé le processus électoral actuel, notamment la tenue des assemblées générales dans les ligues départementales. Le même sous-préfet avait déjà empêché les travaux dans son arrondissement. Les organisateurs ont fini par se déporter dans le 6ème arrondissement une semaine plus tard.

La seconde décision du jour

les choses avancent, alors que le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a demandé à la Fécafoot de surseoir à la tenue de cette AGE, évoquant les mêmes raisons que le sous-préfet de Yaoundé II. En plus, le Pr Narcisse Mouelle Kombi tutelle reproche à la Fécafoot de ne l’avoir pas régulièrement informé de l’avancée des travaux, notamment la feuille de route prescrite par la FIFA et le chronogramme défini par la Fécafoot. En violation de la loi de juillet 2018 encadrant l’organisation des activités physiques et sportives au Cameroun. Lui-même qui indiquait attendre encore des « hautes instructions» pour la suite à donner à la poursuite du processus électoral, n’a plus que ses yeux pour regarder avancer la transition à la Fécafoot.

JO Tokyo 2020 : Cameroon olympic team : ambitions et espoirs

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Dion Ngute remettant l'étendard à Essombe Tiako

Le Cameroun pendra part aux Jeux olympiques 2021 avec une délégation réduite au strict minimum. A peine 12 athlètes. Et aucun sport collectif. Aucun très grand nom parmi, mais de jeunes loups aux dents assez aiguisées. Dents qui doivent être longues. Et en remettant l’étendard à Essombe Tiako, Joseph Dion Ngute, le Premier ministre, a prescrit la combativité, afin que le drapeau du Cameroun puisse flotter à Tokyo et l’hymne national retentir comme du temps de Françoise Mbango. La dernière camerounaise à obtenir une médaille d’or aux Jeux olympiques. Le choix d’Essombe Tiako est un élément de motivation. « Cette cérémonie pour la Cameroon olympic team, est un engagement à représenter valablement le Cameroun aux Jeux olympiques. Ceci, tant dans la discipline que dans la compétition, parce que ce n’est pas une compétition comme les autres ; c’est la plus grande. C’est aussi une compétition de souveraineté« , avait réagi Essombe Tiako.

La Cameroon olympic team semble avoir tout de même des arguments pour rêver. En commençant par son porte-étendard. Le Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) a ainsi jeté son dévolu sur une athlète dont le nom raisonne déjà depuis des années dans les arènes du continent. Agée de 33 ans, Joseph Emilienne Essombe Tiako a fini de conquérir l’Afrique. Celle qui s’est qualifiée en avril dernier à Hammamet, lors du tournoi Afrique-Océanie, règne sur la seconde marche du podium africain de sa catégorie dans la lutte depuis 5 ans, mais a déjà conquis la plus haute marche aux Jeux africains. Dernier souvenir, les derniers Jeux africains organisés à Rabat au Maroc où la championne du Cameroun a terminé en or. Il ne lui reste plus que le plus prestigieux titre pour un sportif : les Jeux olympiques. Essombe Tiako sera « accompagnée » d’Albert Mengue Ayissi. Le boxeur de 69 kg est le seul qui a pris le risque de promettre un résultat positif: « j’ai confiance en moi et je ramènerai au moins une médaille olympique. J’ai travaillé dur et il ne me reste plus qu’à prouver sur le ring », s’est-il exprimé dans le quotidien le jour. Mais le Cameroun pourra compter sur la maturité de Wilfried Seyi. Le porte-étendard 2016, malgré sa jeunesse, avait déjà fait sensation en traversant le premier tour. Le seul boxeur à l’avoir fait. Pour le reste, c’est le cœur qui parle : «je compte donner le meilleur de moi », se contente Sophina Arrey.

Si les uns et les autres se disent confiants et engagés,, il reste que le Cameroun part quelque peu amoindri car la préparation a fait défaut. En dehors de ceux qui bénéficient d’une résidence hors des frontières et qui ont la possibilité de s’entraîner dans de bonnes conditions.

Liste des 12 athlètes du Cameroun

Boxe: Maxime Yegnong Njieyo (+91 kg), Wilfried Seyi (75kg) et Albert Mengue Ayissi (69 kgs)
Natation: Élisabeth Nora et Yves Charly Ndjoume
Haltérophilie: Jeanne Gaëlle Eyenga (-76kg) et Clémentine Meukeugni Noumbissi (-87kg)
Judo: Vanessa Mballa Atangana (+78kg) et Sophina Arrey (-70kg)
Tennis de table: Sarah Hanffou
Lutte: Essombe Tiako (-53kg)
Athlétisme: Emmanuel Esseme (200m)

Crise à la Fécafoot : Mouelle Kombi tente de siffler la fin de la récréation

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Mouelle Kombi veut siffler la fin de la récréation

La lettre n’a été rendue publique que le weekend, mais depuis jeudi le 8 juillet 2021, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a demandé au président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) de « surseoir à la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire envisagée le 13 juillet, ainsi qu’à la poursuite du processus électoral en cours, dans l’attente de Hautes directives sollicitées à ce sujet». Le Pr Narcisse Mouelle Kombi répond ainsi à un courrier de la Fécafoot datée du 5 juillet 2021 et se référant à un autre daté du 15 juin 2021. Le dernier en date sollicitait de la tutelle la désignation des commissaires du gouvernement pour l’Assemblée générale initialement prévue demain au Mont Fébé hôtel de Yaoundé. Ce en respect de la loi d’Orientation sportive de juillet 2018, et des statuts en vigueur à la Fécafoot, qui prévoient la présence de commissaires du gouvernement comme observateurs, sans droit de vote. La tutelle non seulement se refuse à désigner ses représentants aux assises ayant pour objet la validation des textes de la Fécafoot, mais demande l’annulation de cette assemblée générale.

Mouelle Kombi siffle ainsi la récréation au moment où Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fécafoot, s’apprêtait à entamer une phase importante du processus électoral de l’instance. D’autant plus que la validation des textes ouvre ainsi la voie pour les élections proprement dites. Or les parties en conflits ne s’accordent pas toujours sur l’assemblée générale qui va adopter les nouveaux textes. L’interprétation de la sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) du 15 janvier 2021 pose problème. Pour Olympique de Meiganga qui avait saisi le tribunal suprême mondial du sport et ses accompagnateurs, seule l’Assemblée générale de 2009 est légitime, à partir du moment où les textes adoptés ne octobre 2018 ont été annulés et donc l’élection de Séidou Mbombo Njoya avec. La brouille vient de la reconduction de l’équipe Seidou Mbombo Njoya, du moins les organes en place pour assurer la transition. Du coup, les patrons actuels de Tsinga estiment que l’Assemblée générale en place fait partie desdits organes. Jamais, rejettent les adversaires qui soutiennent que seul le Comité exécutif devrait rester en place. Le Minsep interprète la sentence dans le même sens. Déjà que la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) a tranché dans le même sens le 10 juin dernier. Aussi, le ministre des sports a été saisi la semaine dernière par 44 membres de l’Assemblée générale de 2009, qui contestent la légitimité de ceux convoqués à Yaoundé ce 13 juin 2021 pour adopter les nouveaux textes de la Fécafoot. L’exécutif transitoire de la Fécafoot refuse de s’y conformer. D’où la tenue des assemblées générales des ligues départementales, puis régionales, avec les élus de 2018.

Le ministre dit n’avoir pas été associé à la conduite de la transition. Du moins, Mouelle Kombi déclare n’avoir pas été informée de la feuille de route prescrite par la FIFA, encore moins du chronogramme du processus électoral arrêté par la Fécafoot. Elle qui doit assurer la police dans la poursuite des activités des fédérations sportives civiles nationales. La FIFA n’est pas loin d’être sollicitée une nouvelle fois.

Fécafoot /Mouelle Kombi – Mbombo njoya : la tension monte

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Mouelle Kombi-S.Mbombo Njoya: La guerre relancée

Une assemblée générale de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) est annoncée ce 13 juillet à Yaoundé. Avec pour principal point à l’ordre du jour, l’adoption des nouveaux textes de l’instance, notamment les Statuts, le Règlement intérieur, le Code éthique, le Règlement financier et le Code électoral. Au moins 111 personnes sont attendues à ces assises. Ils sont issus des assemblées générales départementales organisées récemment. «Toutes les convocations ont été adressées dans les délais aux 111 délégués à cette assemblée générale dans les 8 jours prescrits, nous nous occupons des derniers détails techniques et logistiques », assure Parfait Siki, le chef du département communication de la Fécafoot, sur les antennes de la FM 94. Les commissaires du gouvernement sont également conviés à ces assises. L’Assemblée générale convoquée n’est pas celle de 2009. Elle qui est rappelée depuis 2013, chaque fois que l’élection d’un exécutif est annulée, pour adopter de nouveaux textes.

En face, on dénonce un « coup d’Etat ». D’autant plus que, en annulant les textes adoptés en octobre 2018, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui annulait ainsi l’élection de Seidou Mbombo Njoya encadrée par ces textes, renvoyait la Fécafoot à ses derniers textes en vigueur, ceux adoptés le 16 mai 2012.

Et c’est là le point d’achoppement entre l’exécutif élu en 2018 et devenue transitoire par la volonté de la Fédération internationale de football association (FIFA), et le collectif de clubs conduit par Olympique de Meiganga, qui a obtenu ladite annulation. « Aucune disposition de la sentence ne disqualifie l’Assemblée générale. D’ailleurs le demandeur avait clairement voulu la réhabilitation de l’exécutif de 2009, le TAS l’en a débouté», selon Abdoulaye Ado, un des communicants de la Fécafoot actuelle, sur les antennes de Royal FM, une radio privée de Yaoundé. « C’est logique, que l’annulation de l’élection de Seidou Mbombo Njoya ramenait de fait les parties aux textes de 2012, et à l’Assemblée générale de 2009 qui les avait votés», rétorque Dr Serge Mbappe, communicant du camp d’en face, sur les mêmes antennes. Soutenu en cela par Emmanuel Mbang Kollo, qui estime que la sentence du 15 janvier « annule de fait l’assemblée générale de 2018». Faux, « c’est le point 235 de la sentence du 15 janvier qui légitime l’assemblée générale de 2018», relance Parfait Siki qui demande que « les organes actuels assurent l’intérim à la Fécafoot». Alors qu’Olympique de Meiganga et ses accompagnateurs ont déjà sollicité la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) qui a tranché sur la question : « Le 10 juin dernier, la Chambre de conciliation et d’arbitrage a clairement dit que c’est l’Assemblée générale de 2009 qui est légitime», se bombe serge Mbappe.

Mouelle Kombi en arbitre

Les adversaires de Seidou Mbombo Njoya ont déjà saisi le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) pour contester la rencontre de ce 13 juillet. Et cette foisci, ce sont des membres de l’assemblée générale de 2009 qui sont montés au créneau. Seul Narcisse Mouelle Kombi pourra arrêter Seidou Mbombo Njoya dans sa lancée. Et l’homme est déjà engagé dans ce sens. La tutelle des sports fait observer au président de la Fécafoot « certains manquements et faits relevés qui sont de nature à vicier le processus électoral» engagé. Parlant les projets de textes, la feuille de route et le chronogramme du processus électoral, tous validés par la FIFA. « Ces documents n’ont jamais été portés à la connaissance de la tutelle », regrette le Minsep. Au passage, Mouelle Kombi conforte les adversaires de la Fécafoot en rappelant la légitimité de l’Assemblée générale de 2009 reconnue tant par la CCA que par le TAS. En considérant ces manquements et observations, le ministre conclut que « dans ce contexte critique et d’incertitude juridique, il n’est pas possible à l’administration de la tutelle d’avaliser ou de soutenir l’initiative du processus électoral dans les conditions problématiques où elle est engagée». Refusant de désigner les commissaires du gouvernement, tel que l’exige la loi de 2018 encadrant l’organisation des activités physiques et sportives au Cameroun. Du côté de Tsinga, on se prépare à faire constater « l’ingérence » du gouvernement dans les affaires de la Fécafoot. L’on s’achemine vers l’inconnu. Le nouveau processus électoral, s’il parvient à se tenir, pourra être annulé si le camp d’en face l’attaque. Le Cameroun risque une nouvelle suspension si la FIFA qui a maintenu en poste une équipe déchue, en lui accordant un « mandat spécial ».

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