Fécafoot /Mouelle Kombi – Mbombo njoya : la tension monte

Une Assemblée générale de la Fécafoot se tient ce 13 juillet à Yaoundé sans les membres élus en 2009, et contre la volonté du ministre des sports. La Fédération pourrait dénoncer « l’ingérence gouvernementale » auprès de la Fifa.

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Mouelle Kombi-S.Mbombo Njoya: La guerre relancée

Une assemblée générale de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) est annoncée ce 13 juillet à Yaoundé. Avec pour principal point à l’ordre du jour, l’adoption des nouveaux textes de l’instance, notamment les Statuts, le Règlement intérieur, le Code éthique, le Règlement financier et le Code électoral. Au moins 111 personnes sont attendues à ces assises. Ils sont issus des assemblées générales départementales organisées récemment. «Toutes les convocations ont été adressées dans les délais aux 111 délégués à cette assemblée générale dans les 8 jours prescrits, nous nous occupons des derniers détails techniques et logistiques », assure Parfait Siki, le chef du département communication de la Fécafoot, sur les antennes de la FM 94. Les commissaires du gouvernement sont également conviés à ces assises. L’Assemblée générale convoquée n’est pas celle de 2009. Elle qui est rappelée depuis 2013, chaque fois que l’élection d’un exécutif est annulée, pour adopter de nouveaux textes.

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En face, on dénonce un « coup d’Etat ». D’autant plus que, en annulant les textes adoptés en octobre 2018, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui annulait ainsi l’élection de Seidou Mbombo Njoya encadrée par ces textes, renvoyait la Fécafoot à ses derniers textes en vigueur, ceux adoptés le 16 mai 2012.

Et c’est là le point d’achoppement entre l’exécutif élu en 2018 et devenue transitoire par la volonté de la Fédération internationale de football association (FIFA), et le collectif de clubs conduit par Olympique de Meiganga, qui a obtenu ladite annulation. « Aucune disposition de la sentence ne disqualifie l’Assemblée générale. D’ailleurs le demandeur avait clairement voulu la réhabilitation de l’exécutif de 2009, le TAS l’en a débouté», selon Abdoulaye Ado, un des communicants de la Fécafoot actuelle, sur les antennes de Royal FM, une radio privée de Yaoundé. « C’est logique, que l’annulation de l’élection de Seidou Mbombo Njoya ramenait de fait les parties aux textes de 2012, et à l’Assemblée générale de 2009 qui les avait votés», rétorque Dr Serge Mbappe, communicant du camp d’en face, sur les mêmes antennes. Soutenu en cela par Emmanuel Mbang Kollo, qui estime que la sentence du 15 janvier « annule de fait l’assemblée générale de 2018». Faux, « c’est le point 235 de la sentence du 15 janvier qui légitime l’assemblée générale de 2018», relance Parfait Siki qui demande que « les organes actuels assurent l’intérim à la Fécafoot». Alors qu’Olympique de Meiganga et ses accompagnateurs ont déjà sollicité la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) qui a tranché sur la question : « Le 10 juin dernier, la Chambre de conciliation et d’arbitrage a clairement dit que c’est l’Assemblée générale de 2009 qui est légitime», se bombe serge Mbappe.

Mouelle Kombi en arbitre

Les adversaires de Seidou Mbombo Njoya ont déjà saisi le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) pour contester la rencontre de ce 13 juillet. Et cette foisci, ce sont des membres de l’assemblée générale de 2009 qui sont montés au créneau. Seul Narcisse Mouelle Kombi pourra arrêter Seidou Mbombo Njoya dans sa lancée. Et l’homme est déjà engagé dans ce sens. La tutelle des sports fait observer au président de la Fécafoot « certains manquements et faits relevés qui sont de nature à vicier le processus électoral» engagé. Parlant les projets de textes, la feuille de route et le chronogramme du processus électoral, tous validés par la FIFA. « Ces documents n’ont jamais été portés à la connaissance de la tutelle », regrette le Minsep. Au passage, Mouelle Kombi conforte les adversaires de la Fécafoot en rappelant la légitimité de l’Assemblée générale de 2009 reconnue tant par la CCA que par le TAS. En considérant ces manquements et observations, le ministre conclut que « dans ce contexte critique et d’incertitude juridique, il n’est pas possible à l’administration de la tutelle d’avaliser ou de soutenir l’initiative du processus électoral dans les conditions problématiques où elle est engagée». Refusant de désigner les commissaires du gouvernement, tel que l’exige la loi de 2018 encadrant l’organisation des activités physiques et sportives au Cameroun. Du côté de Tsinga, on se prépare à faire constater « l’ingérence » du gouvernement dans les affaires de la Fécafoot. L’on s’achemine vers l’inconnu. Le nouveau processus électoral, s’il parvient à se tenir, pourra être annulé si le camp d’en face l’attaque. Le Cameroun risque une nouvelle suspension si la FIFA qui a maintenu en poste une équipe déchue, en lui accordant un « mandat spécial ».

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