Martin Camus Mimb et Wilfried Eteki sont pensionnaires de la prison centrale de Douala depuis ce 16 juillet au soir. Après deux nuits passées dans une cellule du parquet du tribunal de Première instance de Douala-Bonanjo, les deux amis identifiés dans la partouze avec la jeune Malicka Bayemi ont été déferrés nuitamment. Un mandat de détention provisoire d’une durée de six mois a été signé à leur encontre. Leurs avocats n’ont pas pu sauver l’honneur des deux amis ayant reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la jeune fille dans les bureaux du directeur général de Radio Sport info (Rsi) le 16 juin dernier.
C’est depuis une cellule ViP de ce pénitencier que Martin Camus Mimb et Wilfried Eteki attendront l’ouverture de leur affaire le 22 juillet 2021. Le commentateur sportif et l’ex entraîneur national de Taekwendo sont accusés de publications obscènes, propagation de fausses nouvelles, proxénétisme et diffamation.
Des Camerounais ont finalement marché dans les rues de Genève ce 17 juillet 2021. Drapeaux noués au cou, portraits de Maurice Kamto brandis, mais surtout des pancartes portant des messages du genre « libérez les prisonniers politiques», « libérez Alain Fogue», « Paul Biya, libérez le Cameroun», « non à la dictature», « non à la guerre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest», …
Les marcheurs n’ont pas défié les autorités suisses. Après l’interdiction de manifestation obtenue par le pouvoir de Yaoundé, la Brigade antisardinard (BAS) a fait appel devant les juridictions cantonales de Genève. Le match juridique s’est poursuivi toute la nuit, pour aboutir à une manifestation le jour dit. Pas à la place de la Nation, mais dans les rues de la capitale suisse. A quelques 300m de l’hôtel Intercontinental où loge Paul Biya, mais très vite dispersés par la police antiémeute, à l’aide de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Selon Boris Bertholt, Calibri Calibro qui a été interpellé la veille, au cours d’une tentative d’incursion à l’hôtel Intercontinental, a été libéré ce jour.
Du côté de Yaoundé, les forces de maintien de l’ordre ont pris au sérieux la menace de certains activistes pro régime d’assassiner le leader de l’opposition Maurice Kamto au cas où les manifestants de Genève atteindraient le président Paul Biya. Très tôt le matin, policiers et gendarmes ont pris d’assaut le domicile du leader de l’opposition ainsi que les entrées du quartier Santa Barbara. Il fallait montrer patte blanche pour accéder aux alentour du domicile de l’homme.
Le nombre de personnes à inscrire sur le fichier électoral est estimé à plus de 8 millions, mais Elections cameroon n’a enregistré que 71 048 nouveaux électeurs.
La date butoir des inscriptions sur les listes électorales est fixée au 31 août prochain comme le prévoit le Code électoral. A quelques jours de cette échéance, l’organe chargé des inscriptions sur les listes électorales, ainsi que certains partis politiques mettent les bouchées doubles pour colmater les potentiels électeurs qui pourraient encore se faire enregistrer. Sur le terrain, ce n’est pas le total engouement. Dans certaines périphéries, « nos agents font des semaines entières sans qu’une seule personne se pointe pour se faire enregistrer », avoue un responsable de la direction générale d’Elecam. « Dans d’autres localités un peu plus peuplée, on enregistre parfois une dizaine de personnes par mois. Ça peut aller parfois jusqu’à 30 personnes, mais c’est cela la moyenne », ajoute-t-il.
Dans les grandes métropoles, l’activité est un peu plus intense, mais elle est très loin d’atteindre les prévisions d’Elecam qui avait mis la barre très haut. «Ces dernières semaines, nous avons enregistré parfois plus de 200 personnes par semaines », confie un agent d’Elecam à Yaoundé. Depuis le mois de janvier, Elecam a enregistré 71048 nouveaux électeurs. Une relative embellie par rapport à l’année dernière, qui est en partie due à la participation active de certains partis politiques à cette opération d’inscriptions sur les listes électorales. En tête de ces formations politiques, le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale qui a lancé depuis quelques années une opération dénommée Ouragan et qui consiste à descendre sur le terrain encourager les populations à s’inscrire sur les listes électorales. « Nous avons initié la phase 3 de l’opération Ouragan, qui vise à booster les inscriptions sur toutes l’étendue du territoire. Les 7 comités d’arrondissement du Mfoundi comme partout ailleurs se sont appropriés ce concept. Nos camarades des 07 arrondissement travaillent quasi quotidiennement en synergie avec Elecam dans les rues, les marchés, les carrefours et autres lieux d’affluence des quartiers de Yaoundé. Chaque comité d’arrondissement de la ville de Yaoundé se rapproche d’Elecam en début de semaine afin de rentrer en possession du programme de déploiement. Par la suite les annonces sont faites sur les réseaux sociaux pour indiquer aux habitants de Yaoundé, les lieux d’inscription pendant la semaine. Lorsque Elecam est installé à un carrefour, nos camarades en gilets ou tee-shirts du parti, mènent la sensibilisation dans les rues et maisons environnants et drainent ainsi les foules vers le point d’inscription », raconte Aloys Dydime Olinga, responsable régional du Centre du Pcrn.
A côté du Pcrn, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais participe aussi à accroitre le nombre d’inscrits sur les listes électorales. Le parti de Paul Biya récence dans certaines localités les jeunes en cours d’atteindre l’âgé électoral et les font enrôler sur les listes électorales, une fois l’âge électoral atteint.
Le satisfecit de Enow Abrams Egbe
Le président du conseil électoral Enow Abrams Egbe s’est dit satisfait de « l’engouement manifeste » observé depuis le mois de janvier pour les inscriptions sur les listes électorales. Même si le nombre de personnes enregistrés est très loin des 10 millions de personnes à inscrire qu’avait annoncé Erik Essousse, le 5 Janvier dernier lors du lancement de l’opération d’inscription. Le président du conseil électoral Enow Abrams Egbe, s’exprimait ainsi lors de la deuxième session ordinaire du conseil électoral d’Elections Cameroon (ELECAM) qui s’est tenue ce 7 Juillet 2021 à Yaoundé. Une session qui a été l’occasion de faire le point des inscriptions sur les listes électorales. L’on apprend que depuis le lancement des opérations de révision pour le compte de l’année en cours 71048 nouveaux inscrits ont été enregistrés. Ce qui porte le total des potentiels électeurs à 6 925 859 enrôlés. De 20849personnes inscrites au cours du premier trimestre, les chiffres des inscriptions se sont littéralement envolés au deuxième.
« Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2021, l’artiste TENOR a été victime d’un accident de circulation dans la ville de Douala. Il était accompagné d’un chauffeur, un ami et ils prenaient le soin de raccompagner certains fans après une séance de photos à la suite de son spectacle». Ceci est la substance de la première communication d’Isidore Tameu Pfeudie, le manager de Tenor. L’homme plus connu sous le pseudonyme de Taphis, dans la suite de son communiqué, déclare que « malheureusement une fan a perdu la vie et le chauffeur de circonstance est introuvable».
A priori, rien de grave, sauf que le développement de l’affaire dévoile des incohérences dans la sortie de l’homme. Surtout qu’au cours de la journée, des questions commencent à être posées sur l’après-concert. « Où est passé l’artiste après le concert ? », « Où était le manager de l’artiste pour qu’il se retrouve seul ?», «Tenor a-t-il raccompagné tous ses fans ? », «Que faisait-il avec Erica Mouliom à cette heure de la nuit ? »,… Entre autres questions posées par des internautes dont l’influenceur web Steve Fah qui a promis d’ailleurs un direct sur le sujet.
Tenor et Erica avant l’accident
Taphis qui n’était forcément pas avec son artiste à cette heure de la nuit, ne déclare pas le nombre d’occupants du véhicule, mais parle de Tenor, du chauffeur et d’Erica Mouliom. En principe donc, trois occupants. Sauf que d’autres sources parlent de quatre personnes. Si la thèse de Tenor comme chauffeur ne prospère pas, il reste que l’état d’ébriété de l’homme n’est pas contesté. Plus grave, le manager de l’artiste écrit dans le communiqué qu’il a supprimé plus tard de ses plateformes de communication, que « le chauffeur de circonstance est introuvable». Et pourtant, un des rares témoins de la scène que Abk radio a pu rencontrer, indique que « le chauffeur a eu un rein cassé ». Avant d’indiquer que « ils ont été transportés à l’hôpital Laquintinie». Et dire qu’un accidenté qui a un rein cassé, après avoir percuté un obstacle solidement hissé dans du béton, en vienne à s’échapper, de disparaître dans la nature au moment où les autres blessés sont transportés à l’hôpital.
L’affaire promet certainement un développement plus riche, le temps pour le malade de trouver totalement guérison, et d’aller régler ses comptes avec la famille de la défunte, étudiante de son état, vivant dans un internat, mais qui a réussi l’exploit de se retrouver en compagnie de Tenor, le temps d’un concert, semant y compris les autorités de l’institut Saint Jérôme, et ses propres parents. Sur le plan judiciaire, Tenor sera minimalement témoin dans un procès ayant pour chef d’accusation « homicide involontaire« , intenté contre le chauffeur.
Sur cette photo, à droite, les derniers instants d'Erica avec tenor (Ph.topvisages.net)
« Dites à ce garçon que cette fois ci, il s’est attaqué à un Lion. Dites-lui que comme il n’est pas mort, qu’il vienne en pays Bamoun doter ma fille ». La menace captée par Radio Equinoxe, est de Jean Georges Mouliom, le père de la jeune fille qui a trouvé la mort ce matin du 15 juillet 2021, dans l’incendie du véhicule de l’artiste Tenor. L’homme qui est venu sortir le corps de sa fille à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala, pour prendre la route de son village dans le Noun, est très amer. « J’ai envoyé ma fille à Douala fréquenter. Elle était à l’internat, je ne sais pas comment elle s’est retrouvée dans la voiture de ce garçon», s’emballe-t-il. Le géniteur qui, selon certaines sources, a appris la nouvelle du décès de sa fille étant dans un véhicule en partance pour Foumban, aurait été semé par la défunte. « Elle a jonglé et trompé la vigilance des surveillants et même de ses parents. Son papa qui habite Foumban, est arrivé à Douala pour la soutenance du frère aîné de la défunte. Après, il a invité toute la famille au restaurant, pour partager un repas. Erica a prétexté un malaise pour ne pas y aller. C’est maintenant après l’accident qu’on comprend qu’elle rusait quand son papa l’invitait au restaurant», rapporte un membre de la famille, chez nos confrères de Radio Equinoxe.
Le véhicule de Tenor a percuté un poteau électrique et a pris feu, avec à son bord quatre personnes dont Erica Nfiya Mouliom, au niveau du Feu rouge Bessengue, à Douala. Selon un témoin de la scène rencontré par Abk radio, « le chauffeur a eu un rein cassé et Tenor un bras cassé, le bras gauche ». La dame assise à l’arrière selon des sources concordantes, est la seule à avoir perdu la vie. Les autres ont été transportés à l’hôpital Laquintinie. Jean Georges Mouliom, le père de la défunte, n’a pas ouvert le fond de son cœur face à la presse, mais tient à voir clair dans l’affaire qui a mal tourné et a coûté la vie à sa fille.
Martin Camus Mimb et Wilfried Eteki n’ont pas passé la nuit dans leurs domiciles respectifs, ni à des endroits qu’ils auront choisi. Les deux amis ont subi une journée d’audition à la police judiciaire de Douala au sujet de la vidéo montrant une certaine Malicka Bayemi dans des activités sexuelles dans ce qui est présenté comme le bureau du journaliste. Selon le journaliste Venant Mboua, basé au canada et ayant eu des fuites d’informations sur cette enquête, « au cours de la confrontation, Malika a reconnu qu’elle savait bien ce qu’elle allait faire dans le bureau du célèbre journaliste, parce qu’elle avoue qu’elle est bien la partenaire de jeux sexuels de M. Eteki depuis longtemps ». Il ajoute que, « Eteki aurait produit d’autres vidéos avec elles aux enquêteurs » pour indiquer que le compère de Martin Camus connaissait bien la jeune dame qu’il a emmenée dans le bureau du directeur général de Radio sport infos (Rsi). C’est dire que les interventions qui se sont multipliées au courant de la journée d’hier n’ont pas pu sauver les deux clients de la justice d’une garde à vue. Les deux hommes devraient être présentés au procureur.
C’est une étape importante dans la procédure judiciaire enclenchée contre ces deux amis à qui la partenaire fait le reproche d’avoir diffusé ses images sur les réseaux sociaux sans son consentement. D’autant plus qu’après leur passage devant le procureur, les deux copains pourraient être conduits en prison. Toujours est-il que la procédure devrait se poursuivre devant le juge. Et l’ouverture du procès est prévue le 22 juillet prochain. Sauf si des négociations parviennent à ramener Malika à accepter un arrangement à l’amiable.
Tout est parti d’une partie de partouze organisée dans les bureaux de Martin Camus Mimb, le 16 juin dernier, mettant aux prises la jeune Malika, Wilfried Eteki et Martin Camus Mimb. Dès les premières condamnations, le journaliste montera au créneau pour déclarer que les deux partenaires sont deux visiteurs qu’il a abandonnés dans son bureau, le temps d’une intervention sur les ondes de sa radio. De quoi courroucer la partenaire objet sexuel qui somme le journaliste « d’arrêter de mentir, sinon je vais tout déballer». L’autre ne cède pas et fonce sur le plateau de la chaîne de télévision Vision 4. L’homme sur qui étaient déjà braqués les projecteurs, monte d’un cran et lâche que « ce n’est pas de ma faute si je suis séduisant». Non sans glisser qu’il est « une personne à mobilité réduite ». Pas de quoi susciter de la pitié. Des appels à témoignages fusent de toutes parts et dame Malika saisira la justice. En attendant la qualification officielle des faits, des experts parlent d’outrage à la pudeur.
Selon Radio Equinoxe, l’artiste musicien Tenor se trouve actuellement sous soins intensifs au bloc opératoire de l’hôpital Laquintinie de Douala. Des sources dans la capitale économique disent l’homme entre la vie et la mort. L’homme qui était au volant de son véhicule a subi les affres d’un incendie qui a consumé l’engin aux premières heures de la matinée, au lieu dit Feu rouge Bessengué. Ce « après avoir heurté un poteau un incendie s’est déclaré », Selon notre consœur Claire Luce Angouande, selon notre consœur Claire Luce Angouande. A bord, quatre occupants dont une jeune fille « coincée à l’arrière« . Cette dernière n’a pas eu la chance de s’en sortir avec des blessures comme les deux autres compagnons. La jeune Ericka Mouliom, 22 ans, est décédée.
A en croire le journaliste et lanceur d’alertes Boris Bertolt, « la famille de la fille qui se trouvait dans la voiture à 4h du matin est en larmes. Toute la famille de la fille décédée est à l’hôpital et très fâché. Elle veut savoir ce qui s’est passé mais la police protège les urgences ». Elle devra subir l’épreuve de la patience. Le temps que Tenor retrouve ses esprits et explique les circonstances de cet accident. Sauf si des témoins ont assisté à la scène. Mais des sources disent que Tenor était ivre au moment de l’accident.
Les usagers sont contraints d’acheter des choses dont ils n’ont pas vraiment besoin pour prendre un moyen de transport ou faire des achats ; tandis que les sauveteurs ont du mal à écouler leurs marchandises faute de petite monnaie.
Armel Tchoffo est à l’arrêt taxi au carrefour cité depuis au moins 10 minutes. Il se rend à PK 14 mais les taxis font le plein devant lui et s’en vont sans le prendre par ce qu’il n’a pas de pièces de monnaie. « Je suis déjà habitué. C’est très compliqué le matin d’avoir le taxi et même la moto quand tu n’as pas de pièces. Les conducteurs te disent qu’ils viennent de sortir de chez eux donc pas de jetons ». dit-il. Contrairement à lui, Yannick Ntep jeune entrepreneur n’a pas de temps à perdre et a trouvé une astuce. « Quand je rentre le soir du boulot, je m’arrange à faire de la monnaie, en achetant quelque chose à la boutique du quartier juste pour avoir les pièces le lendemain pour pouvoir emprunter le taxi. Au moins avec mon boutiquier, il peut garder ma monnaie et me donner juste le montant dont j’ai besoin.»
Dans les supermarchés, beaucoup ont opté pour le paiement électronique pour contourner cette situation. Mais cette solution ne convient pas à tout le monde notamment ceux qui n’ont pas toujours des liquidités dans leur compte mobile money. Dans ces cas-là, les friandises tous types confondus sont proposés pour faire un chiffre rond. Seulement, c’est une dépense supplémentaire et inutile que subit le consommateur. « Finalement on est obligé d’acheter des choses qui ne nous servent pas. Quand vous arrivez au supermarché vous finissez par prendre des bonbons par ci, des chocolats par là ; quand vous êtes au marché, on vous donne du cube etc et à la fin d’une semaine, ces petites dépenses représentent un petit budget qui peut aider même acheter du pain pour les enfants », s’offusque Hélène ménagère.
Un ralentissement des activités économiques
Cette situation crée par ailleurs un ralentissement de l’activité économique. Dans les marchés par exemple, plusieurs commerçants ont changé d’approche. Certains obligent le client à payer en pièce de monnaie quand il sollicite un produit qui coûte moins de 500francs tandis que d’autres ne font plus de détails pour les denrées en deçà de ce montant. Ce qui pénalise des ménagères qui ont un faible pouvoir d’achat. De l’autre côté, certains petits commerçants, notamment les ambulants disent éprouver de réelles difficultés à cause de cette rareté de pièces. « Quand je n’ai pas de monnaie, je peux vendre jusqu’à 19h le soir, mais quand en sortant le matin j’ai les pièces au trop à 15h j’ai fini. Donc souvent quand je suis pressée j’achète la monnaie pour pouvoir vendre », nous confie Blaise vendeur d’œufs cuits.
Conséquences
Dans sa récente note de politiques économiques, Camer cap-Parc, un centre d’analyses et de recherche souligne à propos de la politique monétaire que cette situation ne favorise pas la consommation et crée une certaine inflation: « pour le citoyen ordinaire, la rareté actuelle des pièces de monnaie et de petites coupures de billets de banque au Cameroun crée et maintient une inflation artificielle qui n’encourage pas la consommation et par ricochet la production », peut-on lire sur ledit document.
Il faut dire que la BEAC s’est maintes fois exprimée sur la question. Elle avait notamment annoncé en novembre 2019 une opération d’émission de jetons dans les six pays de la zone Cemac dont le Cameroun. Mais depuis la situation persiste. Quelques cas d’interpellation des individus en possession des pièces de 100 FCFA notamment en grande quantité ont été opérés par la gendarmerie. Leur exploitation dans les machines à sous ou par des bijoutiers a également été maintes fois pointée du doigt.
Malgré une légère embellie, la qualité de service des télécommunications électroniques reste insatisfaisante au cameroun. selon le gouvernement, cela relève en partie du fait des opérateurs.
La situation de la qualité de service des télécommunications électroniques a occupé une place de choix lors de la dernière semaine des questions orales à l’Assemblée nationale. A cette occasion, la ministre des Postes et Télécommunications était devant les députés le 7 juillet dernier. S’il est établi que la qualité de service dans le secteur reste encore insuffisante, les causes sont diverses. Les consommateurs pointent du doigt les opérateurs. «La qualitéde service au Cameroun rencontre encore d’énormes difficultés», a avoué la ministre. D’après le diagnostic présenté aux élus de la nation, les principales plaintes reçues des abonnés concernent : la médiocrité́technique de l’offre internet ; les porte monnaies eĺectroniques sinistrés ; le siphonage de crédit de communication ; les difficulteś à porter un numéro d’un opérateur àun autre (la portabilité́des numéros mobiles) ; les difficulteś àémettre des appels téléphoniques ; les publicités mensongères, etc.
Par ailleurs, selon l’audit des communications eĺectroniques, le non-respect de leurs cahiers de charges par les opérateurs induit plusieurs conséquences. Notamment : la mauvaise disponibilité́du reś eau et l’absence de redondances face aux coupures d’origines extérieures ; des coupures précoces d’appels et la dégradation de la qualitéd’écoute ; une grande vulnérabilité́aux menaces de sécurité́: due aux mises en jour insuffisantes, aux certificats de seć uriteś non valides, àla non-maitrise des techniques des hackers et malware ; un faible débit entrant des paquets internet, d’oùdes lenteurs de téléchargements et de partage de donneé s. Mais également les bases de donneé s inexactes. Etant entendu que la base de donneé s des reś eaux d’un opérateur contient toutes les informations liées au déploiement du reś eau, aux coordonnées géographiques et aux indicateurs de performance. «Le constat est que dans les bases de donneé s de tous les opérateurs, environ 10 % des donneé s ne sont pas fiables. Ce qui est énorme dans le domaine ! D’oùune mauvaise qualitéde service», regrette Minette Libom Li Likeng.
Les causes en question
D’après la ministre, cette situation trouvent ses origines dans plusieurs facteurs qui ne sont pas toujours du fait des opérateurs de télécoms. De manier̀e geń eŕale dit-elle, audelà du non-respect de leurs cahiers de charges par les opeŕateurs, l’une des causes principales de mauvaise qualitéde service au Cameroun, et selon les statistiques produites par les opérateurs de communications eĺectroniques est lieé àla gestion de la fibre optique. «En effet, le reś eau des communications eĺectroniques au Cameroun est régulièrement impactépar la destruction des câbles àfibre optique, lors de l’exécution des projets de construction et d’aménagement des routes, et par des actes de vandalisme et de sabotage des infrastructures qui la composent». Et encore. «De récents constats effectués révèlent que pour un taux global de 80 % de défauts enregistrés sur le reś eau àfibre optique pour la période allant de 2017 à2019 dit-elle, 40 % sont dus aux travaux publics et 38 % à des actes de vandalisme, remettant continuellement en cause les efforts du gouvernement àgarantir un reś eau filaire capable de soutenir la demande de plus en plus croissante des services de communications eĺectroniques au Cameroun».
Le Dr Fridolin Nké est attendu à la Sécurité militaire (Semil) ce 21 juillet 2021 à 13h. Le motif de cette convocation est « incitation à l’insurrection et à la mutinerie au sein des forces de défense et de sécurité». Un motif qui en dit long sur la charge qui sera portée contre le philosophe qui a es démêlées verbales avec le colonel Emile Bamkui, patron de la Semil. L’homme a balancé sur les réseaux sociaux le contenu de ses conversations avec ce haut responsable des forces de défense et de sécurité. On y découvre une guerre verbale au sujet d’un direct que l’universitaire a fait sur facebook, demandant aux hommes en ténue de désobéir aux ordres de leurs chefs s’ils les trouvent contraires à la loi.
Ce qui a provoqué l’ire du patron de la sécurité militaire. Lequel a passé un coup de fil lord de menaces à l’auteur du direct. Lequel identifiera son interlocuteur comme étant l’homme connu pour sa terreur et qui n’a pas mâché ses mots pour lui promettre des jours difficiles. De toutes les façons, au sortir de l’audition de Fridolin Nké demain, l’on en saura un peu plus sur ce qu’il en est.