Crises sécuritaires : le regain de violence

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Ces deux dernières semaines, le Cameroun a perdu une vingtaine de soldats dans les conflits qui l’opposent au Septentrion à Boko Haram, au Nord-Ouest et Sud-Ouest aux groupes séparatistes.


Cinq militaires et un civil camerounais ont été tués lundi dans une attaque de Boko Haram dans l’extrême Nord du Cameroun, où les djihadistes multiplient les exactions, selon un communiqué du ministère de la Défense lu mardi à la Crtv.

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Le samedi d’avant, 8 autres militaires trouvaient la mort dans la localité de Fotokol. Selon des sources locales, Ils ont été abattus au cours d’un assaut des membres du groupe islamiste dans le village Sagmé-Fotokol. L’attaque qui s’est déroulé sur un poste avancé de l’opération Emergence 4 dans la localité de Sagmé-Fotokol, dans le Logone et Chari a fait huit morts et 14 blessés. « Les membres de Boko Haram sont venus à bord de six véhicules et de plusieurs motos, ils ont attaqué un poste de l’armée ensuite les populations du village », raconte un témoin de l’attaque. Au cours du même attentat, une vingtaine de terroristes de Boko Haram ont aussi été tué. Une attaque qui porte à 11 le nombre d’incursion des terroristes de la secte islamique Boko Haram, depuis le mois de juillet 2021. Toutes ces attaques ont été perpétrées dans les départements du Mayo-Tsanaga, Logone et Chari et du Mayo-Sava. Des attaques sporadiques selon plusieurs officiers de la Force Multinationales Mixte , de l’opération Alpha et Emergence Pendant que les terroristes de Boko Haram sèment la terreur à l’Extrême-nord du Cameroun, les séparatistes anglophones multiplient de leur côté des attaques contre les postes de l’armée et de la Police. Dans la semaine du 18 juin, cinq policiers ont été tués dimanche dans une embuscade tendue sur l’axe routier Bamenda – Bali Nyonga, dans la région du Nord-ouest, avait-on appris de sources sécuritaires. « Tôt dans la matinée de dimanche, un véhicule de patrouille de la police est tombé dans une embuscade de terroristes séparatistes sur l’axe routier Bamenda et Bali Nyonga. Le véhicule est monté sur une mine plantée sur la route par les assaillants. Après l’explosion de la mine, les sécessionnistes ont ouvert le feu sur le véhicule de la police. Cinq policiers sont malheureusement tombés et cinq armes ont été emportées. Le véhicule est complètement détruit par l’explosion et des balles,» avait indiqué le gouverneur de la région de l’Ouest, Adolphe Lélé Lafrique.

Ces multiples attaques ont forcé le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo a effectué une visite de travail dans la région de l’Ouest. Avec pour principale mission de remobiliser les troupes au front et de diagnostiquer la situation assez préoccupante, apprend-on auprès des forces de sécurité, en vue d’arrêter la saignée dans les rangs avec la montée des attaques des séparatistes. Quelques jours avant la tenue de cette réunion, deux militaires et deux civils avaient trouvé la mort suite à des incursions des bandes armées. L’on a déploré il y a quelques temps des infiltrations des individus lourdement armés, dans le Lébialem, à Foumban, à Matazem, à Galim, à Menfoung, zones frontalières au Nord-Ouest et SudOuest.

Au cours de cette réunion donc, Joseph Beti Assomo qu’accompagnait tout le gratin des officiers généraux des armées, les responsables des régions militaires, et du haut commandement de la Gendarmerie nationale ont analysé la situation en profondeur. Ils ont ensuite décidé de renforcer les effectifs de militaires dans les rangs, de réorganiser les comités de vigilance. Des instructions qui sont également valables dans les opérations militaires dans le Septentrion.

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