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Tokyo 2020 : L’Afrique tente de se réveiller

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Marie Josée Ta Lou la supersonique, pourrait devenir la femme la plus rapide du monde

Le podium des 10 000m a été entièrement africain. Avec en or l’Ethiopien Selemon Barega (27’43’’22) et les Ougandais Joshua Cheptegei (argent/ 27’43’’63) et Jacob Kiplimo (bronze/ 27’43’’88). Un combat de coqs qui n’ont pour autant pas fait mieux que leurs records personnels. Le record mondial est détenu par l’actuel médaillé d’argent (26’11’00), et celui olympique conservé par le vainqueur du jour (27’01’’17).

Aux 5000m dames, la première série a vu des Africaines s’imposer en nombre pour le round final. Dans la première série, la Hollandaise Sifan Hassan est la seule intruse des cinq qualifiées. Elle s’impose en 14’47’’89 devant ses concurrentes que sont les Ethiopiennes Agnès Jebet Tirop, Senbere Teferi et Ejgayehu Taye par ordre d’arrivée, et la Kenyane Lilian Kasait Rengeruk. Dans la 2ème série, deux Africains s’imposent. Il s’agit de l’Ethiopienne Gudaf Tsegay (14’’55’74) et de la Kenyane Hellen Obiri (14’’55’77). Suivies respectivement par l’Italienne Nadia Battocletti, l’Américaine Elise Cranny et la Norvégienne Karoline Grovdal.

Dans les courses de vitesse, c’est le 100 dames qui a animé la journée. Aux tours préliminaires, la Congolaise Natacha Ngoye Akamabi a avalé la distance en 11’47. De quoi tirer la Sierra-Léonaise Vanessa Barrie Margaret arrivée en 3ème position, mais qui a pu réaliser un chrono de 11’67. Avant d’être éliminées au premier tour. Dans sa série, la Malawite Simwaka Asimenye termine 2ème avec 11’76’’. Et au 1er tour, c’est l’Ivoirienne Marie Josée Ta Lou qui a crevé le tableau en réalisant un chrono de 10’78’’, la meilleure performance africaine de l’heure. De quoi inquiéter la championne olympique, la Jamaïcaine Elaine Thompson qui avait déjà pourtant creusé l’écart dans sa série, en 10’82’’. L’autre Ivoirienne Murielle Ahouré, a réussi une performance de 11’16’’, en étant 3ème de sa série. Et se qualifie, tout comme les Nigérianes Blessing Okagbare (11’’05) et Grace Nwokocha Nzubechi (11’’00).

La Sud-Africaine Tatjana Schoenmaker est la reine du 200m brasse olympique

En natation, la Sud-Africaine Tatjana Shoenmaker a remporté l’or devant les Américaines King Lilly et Annie Lazor au 200m brasse féminin. Le Gabon et le Cameroun ont essayé de sortir la tête de l’eau en 50m nage libre. Dans sa série, le Gabonais Girard de Langlade Mpali a terminé premier en 27’’66, et l’Équato-guinéenne Diosdado Miko a sauvé les meubles en se classant en 3ème position. Le Lion indomptable Charly Ndjoume a fait mieux en 27’’22, devant le Djiboutien Gaber Ibrahim Houssein et le Gambien Buaro Ebrima Sorry. Dans leur série, le Togolais Otogbe Mawupemon (25’’68) et la Cap-Verdienne Troy Pina ont été les plus forts. Une série particulièrement rapide, avec huit nageurs tous au-dessus de la performance de Charly Ndjoume. Parmi, la Guinéenne Bah Mamadou (26’’52), l’Ethiopienne Muktar Abdelmalik (26’’65), l’Eswatinien Dlamini Simanga (26’’94) et le Sierra-léonais Joshua Wise (27’’90). Chez les femmes, Elisabeth Milanesi Norah a créé la sensation en terminant première de sa série avec une performance de 26’’41, mais n’a pas pu se qualifier pour les demi-finales.

Mais finalement cela n’aura été que du feu de paille. D’autant plus que le tableau des demi-finales dans les 50m nage libre qui avaient vu les Africains manifester beaucoup d’intérêt, ignore les athlètes du continent noir. Ainsi, chez les dames, seule la Sud-Africaine Emma Chelius sera alignée en demi-finale. Aucun athlète homme.

JO 2020/natation : Aucune tête camerounaise n’est sortie de l’eau

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la nageuse Norah-Elisabeth-Milanesi devra continuer à travailler

Le sourire n’aura duré que le temps des séries dans lesquelles étaient engagés les deux Lions indomptables de la natation. Chacun ayant terminé sa série en tête. Charly Ndjoume, engagé dans la deuxième série chez les hommes, a fait une performance de 27’’22 sur les 50m nage libre, devant le Djiboutien Gaber Ibrahim Houssein (27’’41) et le Gambien Buaro Ebrima Sorry (27’’44). Chez les dames, Elisabeth Milanesi Norah a fait autant, avec une performance de 26’’41. Devançant la Saint-Lucienne Charlemagne Mikaili (26’’99) et la Fidjienne Rova Cheyenne (27’’11). Cependant, aucune des deux performances camerounaises n’a finalement permis de retrouver le vert-rouge-jaune en demi-finale de l’épreuve. Du coup, le Cameroun s’est contenté des victoires de série, et ses ambassadeurs dans la discipline, ont rallongé la série noire de la Cameroon olympic team.

Le rêve a pourtant failli devenir réalité

Il ne reste plus que quatre athlètes en compétition : les deux haltérophiles (Jeanne Eyenga et Clémentine Meukeugni), la lutteuse Essombe Tiako, et le sprinteur Emmanuel Eseme. La prochaine étape verra le Cameroun en haltérophilie. Ce sera en arraché. Et c’est Jeanne Gaëlle Eyenga qui donne le la ce samedi, chez les 76kg. La jeune fille de 22 ans portera le destin de toute une nation sur ses épaules. Il faudra attendre le lendemain, dimanche 1er août 2021, pour les 87kg dames. Dans la catégorie, elles seront cinq au départ, pour cette épreuve d’arrachée. Outre Clémentine Noumbissi, on aura l’Espagnole Lidia Valentin Perez, la Brésilienne Jacqueline Antonia Ferreira, la Coréenne Yeounhee Kang et la Néo-Zélandaise Andrews-Nahu Kanah. Le record dans la catégorie, est celui des juniors, détenu par l’Australienne Eileen Cikamatana (151kg) à l’épaulé-jeté. Rien n’est établi pour le reste. Clémentine Meukeugni Noumbissi n’est pas à son premier essai sur la scène internationale. L’expérience des jeux africains et du Commonwealth pourront peut-être être un atout pour la Lionne indomptable. Autant pour Essombe Tiako qui était déjà aux précédents jeux à Rio 2016.

Le FMI approuve le rapport d’exécution des fonds Covid-19

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Cette approbation permettrait au Cameroun de bénéficier d’ici trois semaines d’un financement de 93 milliards dans le cadre du prochain Programme Économique et Financier avec l’institution de Bretton Woods.


Le rapport sur l’exécution du Compte d’affectation spécial Covid-19 était attendu au Fonds Monétaire International, au plus tard le 21 juillet dernier. C’était l’une des conditions préalables à la signature du deuxième Programme économique et financier sollicité par le pays. « Nous avons produit et transmis le document dans les délais. Nous n’avons jusqu’ici reçu des remarques ou demandes de détails sur quelque point du document. Cela veut dire que notre rapport a été accepté par le FMI », révèle le directeur général du budget, Cyrill Edou Alo’o. Les autres conditions étaient entre autres, la publication d’une loi de finances rectificative, et la publication sur le site de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (Armp) de l’ensemble des marchés passés dans le cadre de la lutte contre la Covid19. « Cela a aussi été fait. Nous n’attendons plus que la décision finale qui sera rendue ce jeudi 29 juillet », poursuit-il. Autant le dire : le Cameroun se rapproche de la signature d’un prochain Programme Économique et Financier avec le FMI, après celui de 2017 achevé en septembre 2020. Selon le responsable du budget de l’Etat, « ce rapport nous permettra d’accéder d’ici trois semaines à un financement de 93 milliards de francs CFA, représentant la première tranche des décaissements dans le cadre de ce programme triennal. Ces 93 milliards sont l’équivalent du quart des contributions annuelles du Cameroun auprès de cette institution», a-t-il précisé.

LE RAPPORT D’AUDIT DIFFÉRENT DU RAPPORT D’EXÉCUTION

Aussitôt le rapport d’exécution du CAS-Covid-19 publié, plusieurs ont cru détenir le rapport d’audit réalisé par la Chambre des comptes. Mais que non ! « La précision en vaut la peine. Nous avons publié un rapport purement administratif qui rend compte de l’exécution financière du CAS-Covid-19 pour l’exercice 2020 », renseigne le directeur général du budget au ministère des Finances. « Il ne s’agissait pas de déterminer dans ce rapport, qui a détourné ou pas. Nous rendons compte de l’exécution du budget qui a été voté par le parlement », ajoute-t-il. Des informations qu’il faudrait attendre non pas du rapport de la DGB, mais plutôt de celui de la Chambre des comptes, qui elle, a audité la manière dont ont été gérés les fonds alloués à chaque administration impliquée dans le CAS-Covid-19. Toutefois, les deux rapports font partie des conditions que devait remplir le Cameroun pour accéder à son deuxième programme économique avec le FMI.

Coopération : Le Québec souhaite créer une représentation à Douala

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Le ministre Alamine Ousmane Mey a reçu en audience le délégué général du Québec le 26 juillet dernier à Yaoundé.


Consolider, densifier et diversifier la coopération économique avec le Cameroun. C’est ce que souhaite Iya Touré, le nouveau délégué général du Québec pour les pays d’Afrique francophone. Le diplomate résidant à Dakar au Sénégal, est en tournée de prise de contact au Cameroun. C’est dans ce cadre qu’il a été reçu en audience le 26 juillet dernier par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. L’hôte du Minepat a indiqué que sa principale mission étant de faire découvrir les potentialités de l’Afrique pour créer des opportunités d’affaires avec le Québec, il entend œuvrer à la consolidation, la densification et la diversification des relations économiques entre le Canada et le Cameroun. Dans un premier temps, l’objectif est de faire une prospection pour la création d’une représentation du Québec à Douala, capitale économique du pays, et même de la sousrégion Afrique centrale. Cela permettra au Québec de concrétiser les opportunités d’affaires et d’investissements au Cameroun et dans la sous-région. Le Minepat a saisi l’occasion pour présenter les atouts économiques du Cameroun, cette Afrique en miniature qui vient de se doter d’une nouvelle stratégie nationale de développement, pour la période 2020-2030. Il poursuit à partir de ce document, la transformation structurelle de l’économie. Aussi, s’est-il félicité de l’initiative du Québec qui arrive à point nommé, car elle est en phase avec les objectifs de développement du Cameroun. Les deux personnalités ont aussi évoqué la question de l’immigration avec de grands acquis dans les domaines de l’éducation et de la formation, mais aussi en matière de mobilité professionnelle, où une possibilité de partenariat pour l’immigration temporaire ou définitive est envisagée avec le ministère camerounais de l’Emploi et de la formation professionnelle. Alamine Ousmane Mey s’est réjoui de la politique volontariste du gouvernement canadien en matière d’éducation et de formation. Cette politique, dira le Minepat, cadre avec les objectifs de développement du Cameroun, dont « la formation d’un capital humain de qualité constitue l’un des piliers ». Il a ainsi rassuré le Délégué général de la disponibilité de tous ses services à l’accompagner dans sa noble mission.

Iya Touré a rencontré au cours de son passage à Yaoundé, le ministre Lejeune Mbella Mbella des Relations extérieures et Joseph Dion Nguté, Premier ministre. La suite du séjour.

APE : 30 milliards de moins-value fiscale

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Le bilan douanier des démantèlements tarifaires entamés en 2016 a été présenté le 27 juillet dernier au cours d’une rencontre du Comité national de suivi de la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique du Cameroun avec l’Union européenne.


La 24e session du Comité national de suivi de la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique (APE) du Cameroun avec l’Union européenne s’est tenue le 27 juillet dernier à Yaoundé. Présidée par Jean Tchoffo, secrétaire général au ministère en charge de l’Economie, la rencontre a permis de faire le point sur la mise en œuvre de l’APE jusqu’ici. Le bilan douanier du démantèlement tarifaire présente une moins-value fiscale de 30 milliards de francs CFA depuis 2016. En presque cinq ans, a révélé le comité, la moins-value annuelle ne cesse de croître. « Nous sommes quittés d’une valeur moyenne de 2 milliards en 2017 à 2,6 milliards en 2020 et ce malgré la crise sanitaire qui a négativement impacté l’activité économique », renseigne le bilan de démantèlement tarifaire. En 2021, cette évolution mensuelle est d’un peu plus d’un milliard et le nombre d’opérations ayant bénéficié de cette facilité est en pleine croissance. 3 300 opérations enregistrées en 2020 alors que pour le seul premier trimestre 2021, 2000 opérations ont déjà bénéficié de cette facilité. « Cela se ressent également sur la moins-value fiscale en moyenne par opération, qui est d’environ 3 millions, soit le triple de ce qui a été observé en 2017 », indique le même rapport.

LES GRANDES ENTREPRISES REPRÉSENTENT TROIS QUART DES BÉNÉFICIAIRES

« Sur les 670 opérateurs économiques qui ont bénéficié des démantèlements tarifaires, plus du trois quart sont des grandes et moyennes entreprises. Ce qui permet de voir que cette facilité reste encore plus sollicitée par les grandes entreprises. La direction des grandes entreprises 28% du contribuable mais en terme de gain fiscale représente 83 % » souligne le rapport du bilan douanier. « On relève une concentration autour des grandes entreprises tandis que les moyennes entreprises captent juste 15 % du gain fiscal. Mais lorsqu’on essaie d’examiner cette tendance dans le temps, cette part se réduit. De 80 % en 2017 à moins de 70% en 2020, elle baisse au profit de moyennes et petites entreprises », renseigne le document. Toutefois, « ces moins-values fiscales ne sont pas en réalité des pertes fiscales, mais un transfert des ressources de l’Etat aux opérateurs économiques. Ces 30 milliards restent même en dessous des prévisions », a souligné le président du Comité de suivi. Il a également fait savoir qu’une légère augmentation des exportations du Cameroun vers l’Union européenne est observée depuis quelques mois

Concernant le volet développement de l’APE, il devrait se mettre en œuvre dès cette année. Doté de 400 milliards de francs CFA, il permettra de soutenir les petites et moyennes entreprises en leur accordant des appuis entre autres financiers, afin de les préparer à faire face à la concurrence des produits importés. La rencontre du comité national était donc une occasion de tabler également sur les modalités de mise en œuvre de cet appui dès cette année.

Tokyo 2020 : Vanessa Mballa désillusionnée

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Vanessa Mballa n'aura pas résisté longtemps face à Sayit Kayra

Ce ne sera pas pour Tokyo 2020, une première médaille olympique camerounaise en judo. L’objectif de Vanessa Mballa Atangana n’a pas été atteint. Pas cette fois-ci. La judokate camerounaise des +78kg a été battue cette nuit par la Turque Sayit Kayra par Waza-Ari (1-0). En 1/16 de finale dans sa catégorie.

Avec la sortie de la quadruple championne d’Afrique, s’évanouissent les derniers espoirs du Cameroun de remporter une médaille à ces jeux. L’athlète présentait le meilleur CV sportif au sein de la Cameroon olympic team. Après l’élimination mercredi, d’Albert Mengue Ayissi, le seul athlète camerounais qui a pu remporter un combat, avant de tomber au second tour. Hier, le super poids lourd Maxime Yegnong (+91kg) avait bouclé la boucle chez les boxeurs. Sur les 12 athlètes qui constituaient l’équipe du Cameroun, six sont déjà éliminés (trois en boxe, une en tennis de table et les deux judokates). Les regards sont désormais tournés vers les nageurs qui rentrent en scène ce jour même. Yves Charly Ndjoume et Elisabeth Milanesi sont engagés en 50m nage libre.

Complexe sportif d’Olembe : Mouelle Kombi peut sourire

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Mouelle-Kombi-a retrouvé le sourire

« Tout est ok du point de vue du cahier de charges de la Caf. Pour ce qui est de la pelouse, tout est ok depuis plusieurs mois. Les bancs de touche sont là, l’éclairage est déjà conforme aux exigences de la Caf ; il reste à installer 12 projecteurs sur la partie inférieure, et en quatre jours tout sera installé et fonctionnel. Pour l’intérieur, la mise en eau a été effectuée, les derniers réglages sur la climatisation sont en cours. Le plus gros du travail reste sur les extérieurs ; il reste encore à peu près trois semaines de travail, en sachant que la zone broadcast sera rendue à la Crtv dans une dizaine de jours. Tous les ascenseurs sont fonctionnels, mais ont besoin d’être validés par un bureau de contrôle. Les écrans géants sont à l’entrée de Yaoundé au moment où je vous parle, et nous attendons les modules, ce qui représente à peu près 72 caisses. La semaine prochaine, nous embarquons la structure en Turquie, il y a dix jours d’installation ». C’est le point que fait Yohan Ropital, chef de projet à Magil. Au sujet de l’ouvrage principal du Complexe sportif d’Olembe. A l’occasion de la visite effectué ce 29 juillet par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep).

Le président du Comité local d’organisation de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Cameroun 2021, est allé se rassurer de l’état des lieux avant la visite d’inspection de la Confédération africaine de football (CAF) qui est prévue du 1er au 8 août. ce sera l’occasion pour les émissaires de Patrice Motsepe, de se faire une idée définitive de l’évolution de ce chantier qui piétine depuis des années. Et qui a même en partie justifié le retrait de l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun. Cette fois-ci, la Caf devrait être rassurée. Elle qui a déjà fixée le tirage au sort pour le 17 août. Après avoir reporté la date du 25 juin, dans l’incertitude.

Convention Femmes et paix au Cameroun: Les acteurs traditionnels mis à l’écart

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Sylvie Ndongmo, la présidente de Wilpf Cameroun

Le combat des femmes camerounaises pour la recherche de solutions pacifiques aux conflits et la cohésion sociale a une histoire, écrite au fil des ans, par l’engagement et la sueur de militantes pour la paix. Le temps peut remonter à plusieurs décennies, mais la constance pour un Cameroun paisible est restée pour les femmes camerounaises le ferment de générations de plus en plus nombreuses d’artisanes de la paix. Cependant les défis auxquels elles font face n’ont cessé de croître, avec la multiplication des conflits. Grâce au soutien des partenaires au développement et du gouvernement, les mouvements de femmes se sont structurés pour créer de plus en plus d’espaces aux femmes.

Une implication ancrée dans l’Histoire

Bien avant la Convention de juillet 2021, pendant et après l’avènement de l’indépendance du Cameroun en 1960, les femmes ont participé à la vie politique et à l’apaisement dans le pays. La détermination des pionnières a contribué à l’émergence des femmes militantes qui se sont frayées un passage à divers niveaux d’activités et de responsabilités, donnant l’opportunité de l’expression des mouvements de femmes, à l’instar du Collectif pour le Renouveau créé en 1982. La dynamique de l’expression des femmes a favorisé la célébration pour la première fois de la Journée des droits des femmes le 8 mars au Cameroun en 1984, la création du Ministère de la Condition Féminine, et bien d’autres avancées.

En 2004, « le CRI des Femmes Camerounaises », mouvement de conscientisation collective par des activités et des conférences à travers le pays, a vu le jour comme mémorandum aux problèmes prioritaires des femmes, suite à un séminaire organisé par la Fondation Friedrich Ebert au profit des femmes des partis politiques. Le CRI est devenu le principal moyen de mobilisation et de sensibilisation des femmes au Cameroun.

A la suite de ce travail des femmes, l’agenda des Nations unies sur Femmes, Paix et Sécurité (FPS) a pris corps au Cameroun, dans un contexte de multiplication des conflits armés dans les pays voisins. En vue de prévenir les conflits sur la base de la Résolution 1325 du CSNU, la réflexion sur la question a commencé au Cameroun en 2012, lors d’un atelier de formation sur la contribution des femmes à l’édification de la paix dans un pays en conflit latent organisé à Douala du 29 au 30 mars. La société civile s’est alors résolue à s’enquérir de l’état des lieux de la Résolution 1325 au Cameroun et initiait un plaidoyer en vue de l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan d’Action National (PAN).

Les femmes camerounaises et la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

Avec la montée de la violence et des crises ces dernières années au Cameroun, les femmes se sont régulièrement levées pour demander la paix. En l’occurrence, le 7 septembre 2018, des femmes camerounaises originaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont organisé un sit-in à Bamenda et Buéa, brandissant des photos des leurs proches tués ou disparus, qu’ils soient des rangs des forces de l’ordre ou des séparatistes ou des civils.

Le 24 octobre 2020, des écoliers ont été tués à Kumba, suscitant un émoi qui s’est répandu au-delà des frontières nationales. Puis, des enseignants ont été enlevés à Kumbo, une école a été brûlée à Limbé dans la région du Sud-Ouest après que les enseignants et les élèves aient été dénudés. La violence s’est poursuivie sans interruption. A la suite de ces actes barbares et bien d’autres, les femmes camerounaises se sont mobilisées en grand nombre une semaine après les tueries des écoliers, pour exiger le retour à la paix à travers une marche et une déclaration publique.

Dès l’appel au dialogue national le 10 septembre 2019, la plateforme de Consultation des Femmes pour le Dialogue National a été mise sur pied et a organisé avec d’autres partenaires, des consultations des associations et groupes de femmes du pays et de la diaspora afin de discuter de la démarche à suivre collectivement pour faire entendre la voix des femmes lors du dialogue national annoncé. La concertation pré-dialogue s’inscrivait en droite ligne du Plan d’Action National de mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU).

Salle de veille électorale de la Société civile

Participation au Grand dialogue national

Cette plateforme visait entre autres à engager les femmes dans l’élaboration de solutions durables de consolidation de la paix pour tous les conflits qui secouent actuellement le Cameroun, en mettant un accent particulier sur la construction d’une culture de la paix dans tout le pays. Ainsi, elle va élaborer et soumettre à la table du dialogue, un Mémorandum contenant quelques préalables pour la conduite d’un autre dialogue national en tenant compte des différents conflits et problèmes qui affectent le Cameroun. Ce mémorandum n’a malheureusement pas été pris en compte à la hauteur des attentes, car les parties prenantes principales et la voix des femmes n’a pas suffisamment été prise en compte.

A la suite du GDN, la plate-forme s’est engagée dans un nouveau plaidoyer pour la tenue d’un nouveau dialogue national plus inclusif des principales parties prenantes et qui prend davantage en compte la voix des femmes. A cet effet, la convention qu’organise FES est apparue comme une opportunité extraordinaire, un véritable catalyseur qui aurait pu favoriser la capitalisation par le gouvernement des initiatives telles que le «Cri des femmes camerounaises».

La nécessaire inclusivité

Au regard de cette histoire longue, difficile, mais surtout pleine d’enseignements et d’acquis qui peinent pourtant à être reconnus à leur juste valeur et à être capitalisés par certains tenants de la Convention nationale des femmes pour la paix au Cameroun et d’autres acteurs (étatiques ou non), la Plateforme de Consultation des Femmes Camerounaises pour le Dialogue National s’interroge : peut-on bâtir le futur et construire une paix durable en reniant l’histoire de la lutte pour l’inclusivité et ses principaux acteurs ? Pour quelle raison devrait-on reprendre ce qui est déjà fait, reprendre ce qui est déjà en cours sans les acteurs qui en ont impulsé l’action ? N’est-il pas plus indiqué de capitaliser les acquis ? De renforcer l’existant ? N’est-il pas temps de dépasser les querelles de personnes et construire ensemble ?

Notre position au regard de l’ampleur et de la complexité actuelle de la situation du Cameroun mise en exergue par l’Analyse de la dimension genre dans les conflits (GCA de WILPF, 2019) est que :
– toute initiative qui se veut d’envergure dans la thématique « Femmes, Paix et Sécurité » gagnerait à prendre en compte la longue et riche histoire de l’engagement des femmes camerounaises pour la paix ; ceci en vue d’optimiser les différentes contributions pour une paix durable et la cohésion sociale au Cameroun. Valoriser le travail acharné des femmes au fil des années en faveur de la paix, c’est donner une chance que nos propres efforts soient également valorisés pour une plus grande efficacité de la lutte ;

– toute initiative qui se veut d’envergure dans la thématique « Femmes, Paix et Sécurité» devrait être une opportunité pour mettre en œuvre une synergie globale autour de la paix ; les divergences somme toute normales dans les approches ne doivent pas faire perdre de vue sur l’essentiel : la fin des conflits et la restauration de la paix ;

– la Résolution 1325 et le PAN devraient être adoptés tout naturellement comme instruments majeurs de planification et d’évaluation des activités ;

Les enjeux de l’heure nous renforcent dans l’idée que le combat pour l’inclusivité débuté il y a si longtemps est loin d’être à son terme. Il finira par aboutir et nous permettre à toutes de mieux impacter les conflits au Cameroun : l’on ne peut prêcher la paix et l’unité en répandant les germes de la division ! C’est ensemble que nous sommes plus fortes.
Ensemble, en Paix et en Solidarité.

#PlusFortesEnsemble

#StrongerTogether

Yaoundé, 28 juillet 2021
Plateforme de Consultation des Femmes Camerounaises pour le Dialogue National,

JO 2020 : Le dernier boxeur camerounais éliminé

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Yegnong_Maxime, le dernier boxeur tombé aussi

Les combats se suivent et se ressemblent pour les Camerounais. Après Wilfried Seyi et Albert Ayissi Mengue, c’est au tour de Maxime Yegnong de quitter la compétition. Le boxeur des +91kg vient de se faire battre par Maxime Yegnon dès son premier combat, en 1/8 de finale. Si l’homme a pu résister sur les trois rounds, il a perdu aux points, au décompte des cinq juges. C’était le dernier boxeur de la Cameroon olympic team qui quittait ainsi la scène.

Avant la boxe, c’est le tennis de table qui avait déjà ouvert le bal des éliminations en série. Les espoirs du Cameroun reposent désormais sur le judo. Même si Arrey Sophina a mal engagé la page de la discipline, en se faisant battre par ippon (arrêt de l’arbitre), Vanessa Mballa Atangana demeure une Lionne qui dégage la rage de rugir. La quadruple championne d’Afrique s’est donné pour objectif d’offrir au Cameroun sa première médaille olympique. Elle descend dans l’arène demain aux premières heures.
Maxime Yegnong vient d’être battu par le Russe Ivan Veriasov.

Suite du programmes des athlètes camerounais

Vendredi, 30 juillet
Judo: Vanessa Mballa-Sayit Kayra (+78kg)
Natation/50m libre hommes : Yves Charly Ndjoume
Natation/50m libre femmes : Elisabeth Milanesi

Dimanche, 1er août

Haltérophilie : Jeanne Gaëlle Eyenga (76kg/arraché/)

Lundi, 2 août
Haltérophilie : Clémentine Noumbissi (87kg/arraché)

Mercredi, 4 août
Athlétisme/200m : Emmanuel Eseme

Samedi 6 août
Lutte : Essombe Tiako-adversaire non déterminé (53kg)

Cyrille Tchatchet II : « Du désespoir au rêve »

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Cyrille Tchatchet II défend les couleurs du HCR

Cyrille Tchatchet est peut-être une chance de médaille. Il est Camerounais ; mais ne compétit pas pour son pays. L’haltérophile engagé dans les -96kg a été découvert lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2020, portant la bannière olympique, dans la délégation du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Réfugié exilé en Grande Bretagne qu’il est depuis sept ans.

C’est un bonheur pour ce natif de Yaoundé, de prendre part aux jeux olympiques (JO), consécration pour un athlète de haut niveau. Lui qui a disparu de la scène internationale depuis 2014 et qui a été enrôlé depuis juin dernier, au sein de l’équipe internationale des réfugiés. «J’ai l’impression que ça m’a un peu ramené à la vie », confesse-t-il à TV5 qui présente un jeune homme qui a pensé à se suicider, face aux difficultés de la vie, en 2014. C’est que, « En 2014, il se rend au Royaume uni pour participer aux jeux du Commonwealth, il ne retournera jamais dans son pays, trop dangereux pour lui», rapporte le reporter de la chaîne francophone. Sans donner de détails sur les raisons de cette fugue. Se contentant de dire à BBC qu’il ne sentait plus « en sécurité ».

Toujours est-il qu’à l’âge de 19 ans, le jeune Camerounais engage une aventure dans les rues britanniques. Le choix est difficile à porter. Dans la rue, sans moyens, l’aventurier survit au quotidien aux vicissitudes de la vie. « Je vivais sous un pont, dans une nouvelle ville d’un nouveau pays. Je ne connaissais personne », se souvient-il. Très vite, s’annonce la dépression. La vie changera de couleur lorsque le garçon de rue sera pris en charge par Les Samaritains, une association qui l’aide à obtenir une demande d’asile. Sésame qu’il obtiendra en 2016. Avec la bénédiction des médecins qui lui prescrivent des antidépresseurs, mais surtout de renouer avec le sport qui serait une thérapie de plus pour celui qui souffre de dépression.

Une bouffée d’oxygène pour le sportif de 25 ans qui reprend les entraînements et s’engage dans des compétitions nationales. Le talent répondant, les records personnels et nationaux s’enchaînent. L’homme qui court encore après la nationalité anglaise qu’il convoite, doit se contenter de courir pour le compte du HCR. « J’ai hâte de retrouver la scène internationale non seulement pour moi-même, mais pour représenter 80 millions de déplacés dans le monde», confie celui qui fait partie d’une délégation plus forte que celle de son pays, 29 athlètes, presque tous dotés de qualités techniques et athlétiques de haute qualité.

En attendant de trouver une stabilité, l’homme a déjà pensé à sa reconversion, en obtenant un diplôme en sois infirmiers, option « santé mentale ». Ce qui lui confère l’expertise nécessaire pour être un coach personnel. De quoi faire dire à Téa Bazdarevic de Tv5 pense que Cyrille Tchatchet « renaît de ses cendres ». Dans un portrait intitulé « Du désespoir au rêve». Le réfugié de nationalité camerounaise entre en scène ce samedi.

Source: TV5.com

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