mercredi, juin 10, 2026
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Route Babadjou – Bamenda : deux nouveaux contrats signés

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Route Babadjou - Bamenda
Route Babadjou - Bamenda

Conformément au chronogramme du projet, les contrats pour la réalisation des travaux sur les deux autres sections de la route Babadjou-Bamenda, viennent d’être signés. En effet, sur la section Matazem – Welcome to Bamenda, lot 2, un contrat attribuant les travaux a été signé au profit de l’entreprise Bun’s, tandis que les travaux d’aménagement de la voie de contournement de Bamenda ont été attribués à l’entreprise Bofas ; toutes deux, des entreprises camerounaises. Une seule section reste à présent en attente d’attribution. Il faut relever que depuis le départ de l’entreprise Soge-Satom, le Maître d’ouvrage avait proposé une réorganisation du projet qui privilégie un allotissement en quatre sections: Babadjou-Matazem (17km), Matazem – Welcome Bamenda (18km), Voie de contournement de la falaise de Bamenda (4,930km) et la section urbaine (traversée urbaine) qui s’étend sur 11,990km.


Pour la mise en œuvre du projet sur ces deux autres sections, un cadre de collaboration a été mis en place avec le ministère en charge de la Défense, dans le but d’assurer la sécurité le long de la zone d’incidence des travaux et les mesures pour le déploiement des différentes équipes sont en cours. Le Maître d’ouvrage reste préoccupé par l’état de la route en cette saison des pluies et envisage une mobilisation anticipée de l’entreprise Bun’s sur le lot 2, pour le traitement des points critiques, afin d’assurer la circulation des personnes et des biens sur cette section.


S’agissant de la traversée urbaine de la ville de Bamenda, nouvelle composante du projet, les études sont en cours. Elles devront aboutir à la sélection des partenaires qui accompagneront l’Etat dans la mise en œuvre de ce pan du projet. Sur la section Babadjou-Bamenda, le taux d’avancement général des travaux a atteint 10,66 % environ, avec un taux de consommation de 22,22 %. Les travaux en cours concernent le dégagement des emprises jusqu’au point kilométrique 17 par endroit ; les travaux de mise en œuvre des couches de forme, de fondation et d’imprégnation. Les travaux d’installations de chantier sont en cours de finalisation et la production a débuté au niveau de la carrière de Santa.

Comment l’effondrement de l’euro entraîne la chute du franc CFA

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franc CFA

Face au dollar américain, l’euro, une monnaie commune de 19 pays européens, a reculé ces dernières semaines de 1,5 %, pour atteindre son niveau le plus bas depuis deux décennies. Les raisons de cette nouvelle baisse divergent. Selon les experts, il n’est pas toujours évident d’expliquer des mouvements brusques de marché sur une période courte. Les analyses constantes semblent indiquer que les agents économiques craignent que la zone euro ne soit en récession. Mais un fait constant qu’on peut relever, c’est que l’inflation a atteint à fin juin, le niveau de 8,6%, principalement tirée par les prix de l’énergie dont les factures au niveau mondial se paient principalement en dollar US. Cette hausse généralisée des prix sur le marché mondial profite à la monnaie américaine qui est très sollicitée et sa valeur augmente.


En raison de la parité entre le franc CFA et l’euro, les pays de la zone franc de l’Afrique subissent l’impact des variations de la monnaie européenne. Depuis le début de l’année, la devise africaine est en baisse de 10 %. Elle s’est négociée, le 6 juillet, à 640,1 F CFA pour 1 dollar US, son niveau le plus faible depuis deux décennies. Un scénario imprévu par les banques centrales des deux régions de l’Afrique centrale et ouest-africaine (Cemac et Uemoa). Pour les pays exportateurs de matières premières (pétrole, or, gaz, cacao, coton), il s’agit d’une aubaine permettant d’accroître les revenus d’exportation. La Banque centrale des pays de l’Afrique de l’Ouest par exemple a récupéré ses réserves de change pour les placer majoritairement sur des actifs en dollars US, pour générer des plus-values. Mais les deux régions sont aussi importatrices de biens et services, et la zone euro, en proie à l’inflation, est un partenaire clé. Nul ne peut prédire combien de temps va durer cette situation. Si la crise en Ukraine et les ruptures sur la chaîne d’approvisionnement mondiale sont évoquées comme principales raisons de la chute de l’euro, celle-ci a débuté en janvier 2021.


Pendant que la banque centrale des États-Unis a commencé à donner des signaux d’une suspension de son programme, les pays européens ont tenté de trouver des mesures d’adaptation pour soutenir la dette de certains pays (France et Italie) pour permettre une relance post-Covid. Cette stratégie ne semble pas avoir eu que des implications positives. Les agents économiques de la Cémac et de l’Uemoa sont aujourd’hui obligés de subir les effets de ces choix, sans que leurs avis, et surtout leurs intérêts, ne puissent compter dans la recherche des solutions aux défis actuels. Déjà en avril, la valeur de l’euro avait reculé de 14,2% face au dollar US, entraînant dans son sillage la baisse du franc CFA. La situation ne semble pas prête de s’arranger. La difficulté provient du fait que la Banque centrale européenne continue de maintenir une politique de rachat des actifs sur le marché de la monnaie.


Les conséquences du recul de la valeur du F CFA


Le recul de la valeur du franc CFA face au dollar a un avantage pour les exportations. En monnaie locale, le chiffre d’affaires des entreprises devrait augmenter. Le défi pour les régions qui l’utilisent réside au niveau du volume des importations, car il faudra dépenser plus en monnaie locale pour le paiement des factures internationales. Seulement, pour l’économiste togolais Yves Ekoué Amaïzo cité par RFI, les Etats africains pourraient également avoir des difficultés à rembourser leur dette et à payer pour les importations. Cependant, les exportateurs africains de matières premières seraient alors gagnants de cette parité monétaire Euro-F CFA.


L’autre conséquence du repli du franc CFA face au dollar est le recul de sa valeur face au yuan, la monnaie chinoise, et au dirham des Emirats arabes unis, deux pays des gros fournisseurs des zones Uemoa et Cémac. Cette perte de valeur a pénalisé les performances de l’année 2021, se traduisant par des résultats plutôt stables. Ce qui est de nature à alerter les investisseurs, attentifs aux risques de perte de change lorsqu’ils évaluent les opportunités de placement dans les deux régions. La situation actuelle a poussé la Banque centrale européenne (BCE) à envisager de relever ses taux pour la première fois depuis 11 ans, lors de sa réunion du 21 juillet prochain

Le Cameroun va emprunter 178 milliards au 3e trimestre 2022

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Beac
Beac

Le directeur général du Trésor, de la Coopération financière et Monétaire du
ministère des Finances Moh Tan-ghongo Sylvester a publié le calendrier prévisionnel des émissions des titres publics du gouvernement pour le troisième trimestre de l’exercice en cours. Selon le document donc Défis Actuels a obtenu copie, l’Etat du Cameroun va effectuer au total cinq émissions sur le marché de la Beac entre juillet et fin septembre 2022. Si la première opération a eu lieu le 11 juillet dernier et a permis de lever 83 milliards de francs CFA pour le remboursement d’un emprunt du même montant, l’on apprend que l’Etat ambitionne de mobiliser une enveloppe de financements d’un montant global de 178 milliards de FCFA au terme de ces cinq opérations sur le marché des titres publics de l’institut d’émission commun aux six Etats de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée Equatoriale).


Dans le détail, 118 milliards de francs CFA seront mobilisés par émissions de Bons du Trésor Assimilables (BTA), c’est-à-dire des titres dont la maturité n’excède pas un an ; tandis que les 60 milliards restants seront levés à travers des Obligations du Trésor Assimilables (OTA), qui sont des titres de longs et moyens termes. Ainsi, après la première émission qui s’est faite le 11 juillet à travers une syndication domestique de BTA à 26 semaines de maturité, le gouvernement camerounais retourne sur le marché le 25 juillet prochain. Cette deuxième opération qui se fera à travers les BTA vise à mobiliser 15 milliards de francs CFA pour une maturité de 52 semaines. Deux autres émissions de Bons du Trésor Assimilables (BTA) à 52 et 13 semaines de maturité sont respectivement prévues les 8 et 22 août.

Ces émissions de titres de court terme visent à lever 20 milliards de F CFA au total, soit 10 milliards de F CFA par opération. Passé ces opérations, le Cameroun lancera ensuite sa première émission d’Obligations du Trésor Assimilables (OTA) pour le compte du troisième trimestre 2022 le 29 août. A travers des titres de 6 ans de maturité, le Trésor public va tenter de mobiliser 20 milliards de F CFA auprès des investisseurs. Le pays reviendra sur le marché le 15 septembre 2022, pour une émission d’OTA à 7 ans de maturité, pour une levée de 40 milliards de F CFA. Pour rappel, dans la loi de finances rectificative validée par le Parlement camerounais en juin 2022, le chef de l’Etat porte à 550 milliards de F CFA le seuil d’endettement de l’État par émissions des titres publics. Ce qui consacre une augmentation de l’enveloppe de 200 milliards de F CFA, par rapport à la loi de finances initiale, votée en novembre 2021.

Finances publiques : l’État solde une dette de 83 milliards de F CFA

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Le Trésor public camerounais a procédé le 15 juillet 2022 au remboursement d’un emprunt d’un montant global de 83 milliards de francs CFA effectué 26 semaines plus tôt auprès des investisseurs sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Pour mobiliser cette enveloppe, le gouvernement camerounais a dû contracter un autre emprunt du même montant (83 milliards de F CFA) à travers une nouvelle émission de Bons du Trésor Assimilables (BTA) d’une maturité de 26 semaines, le 11 juillet 2022. L’information est contenue à la fois dans le calendrier prévisionnel des émissions de titres publics du troisième trimestre 2022 publié par le directeur camerounais du Trésor, et dans le tableau de bord des opérations du marché des valeurs du Trésor publié par la Beac pour le compte de la semaine du 11 au 15 juillet 2022.


L’institut d’émission commun aux six Etats de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée Equatoriale) informe que cette nouvelle opération de levée de fonds de l’Etat du Cameroun s’est faite au travers d’une syndication domestique. Il s’agit d’une procédure validée en novembre 2021 par la Banque centrale à travers la signature d’un texte d’application. Elle consiste à émettre des valeurs du trésor par l’intermédiaire d’un groupe formé exclusivement de Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), appelé syndicat pour la circonstance, et dirigé par un chef de file. Ces SVT faisaient tous partie du réseau de l’Etat camerounais. A la différence des émissions par adjudication, en plus de réduire les participants à un groupe de SVT trié sur le volet, et de permettre de mobiliser des montants plus importants, la syndication domestique a la particularité de garantir le succès de l’opération avant même son lancement. Ceci dans la mesure où l’émetteur et les SVT sélectionnés négocient et s’accordent à l’avance sur toutes les conditions de l’emprunt (taux d’intérêt, montant à mobiliser par chacun des SVT, maturité des titres, etc.).


Un niveau d’endettement stable


En procédant par une levée de fonds sur le marchés des titres publics de la Beac pour rembourser un autre emprunt, le niveau d’endettement public du Cameroun reste donc inchangé et stable. Selon la note de conjoncture trimestrielle de mars 2022 de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA), l’encours de la dette du secteur public camerounais est estimé à 11 456 milliards de F CFA (soit 45,0 % du PIB) et est en augmentation de 0,8 % par rapport au trimestre précédent et de 7,4 % en glissement annuel. Cet encours apprend-on, comprend : la dette extérieure estimée à 7 639 milliards de F CFA ; la dette intérieure estimée à 2 954 milliards de F CFA y compris les 170 milliards de F CFA de restes à payer de plus de trois mois (ces restes à payer sont identiques à ceux des trois derniers mois en attente d’une mise à jour des informations par le trésor public) ; et la dette directe des entreprises publiques estimée à 862 milliards de F CFA (avec la prise en compte progressive des informations issues de l’enquête de notification).

PNDP : près de 7000 projets au bénéfice des communes

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PNDP
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2004-2022. Dix-huit années déjà que le Programme National de Développement Participatif (Pndp) se déploie dans les dix régions. Au moment où la troisième phase de cet important instrument de développement local amorce sa fin, l’heure est au bilan. « Je dirais modestement que le Pndp a apporté une contribution remarquable au processus de décentralisation et de promotion du développement local. Sans être exhaustive, je vais citer l’amélioration du cadre juridique et règlementaire en matière de décentralisation, marquée par l’appui au processus de préparation et d’adoption en 2009 des instruments tels que : les lois sur la fiscalité locale, le régime financier des Collectivités Territoriales Décentralisées et l’arrêté portant tableau des emplois type communaux, assorti d’un modèle d’organigramme des communes », a expliqué Marie Madeleine Nga dans une interview parue dans l’édition de juin 2022 du magazine d’informations du ministère de l’Economie.


Selon la coordonnatrice nationale du Pndp, le programme a aussi permis à 340 communes, dont 11 communes d’arrondissement de disposer aujourd’hui de leur Plan Communal de Développement (PCD). Alors que 20 PCD sont en cours d’élaboration concernant les communes d’arrondissement, afin de les doter, comme les autres municipalités, d’une boussole de développement sur un horizon de cinq ans. « La structuration et la généralisation de la planification locale aboutissant à la reconnaissance du plan communal de développement comme principal outil d’identification des projets de développement local par tous les acteurs, est également à mettre à l’actif du Pndp », se félicite Marie Madeleine Nga. Plus concrètement, explique la coordonnatrice, près de 7000 projets ont été mis en œuvre au bénéfice des communes de toutes les régions du pays, dont plus de 900 spécifiquement au bénéfice des localités abritant des réfugiés. Ces réalisations couvrent divers secteurs à savoir : l’hydraulique, l’assainissement, l’éducation, la formation, le transport et l’économie, notamment les infrastructures socio-marchandes. Près de 900 cadres communaux à cet effet ont été recrutés. Ces derniers, informe Marie Madeleine Nga, bénéficient du renforcement permanent de leurs capacités opérationnelles d’intervention en matière technique, de gestion financière, budgétaire et comptable, et d’animation communautaire. « Nous avons également le plan de développement des peuples pygmées qui a permis d’appuyer cette couche sociale pour 37 communes dans différents domaines que sont : la santé, la citoyenneté, l’agriculture, l’éducation et d’autres pans comme la gestion des produits forestiers non ligneux », poursuit-elle.


Près de 10 000 emplois directs créés


Toujours au titre des résultats obtenus par le Pndp, l’on apprend que plus de 70 communes disposent aujourd’hui de leurs comptes de gestion à la Chambre des comptes, de même qu’à la comptabilité publique du ministère des Finances. « C’était moins de 10 %, il y a de cela quatre ans. C’est une progression remarquable dans l’amélioration de la gouvernance locale, note Marie Madeleine Nga, non sans oublier de mentionner le « près de 10 000 emplois créés grâce à l’approche Haute Intensité de Main d’Œuvre (Himo), elle-même soutenue par une ingénierie sociale qui a permis la réinsertion de plus de 5000 ouvriers dans des métiers divers par groupes ou de manière individuelle ». Ces jeunes ainsi recrutés et réinsérés à travers l’opération Himo, précise-t-elle, améliorent leurs conditions de vie et celles de plusieurs autres personnes. Pour mémoire, l’Objectif de développement du Pndp dans sa troisième phase est de renforcer la gestion des finances publiques locales ainsi que les processus participatifs de développement au sein des communes en vue de garantir la fourniture des infrastructures et des services socio-économiques durables et de qualité.

Recettes fiscales non pétrolières : Plus de 1 137 milliards collectés au 1er semestre

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Recettes fiscales non pétrolières
Direction Générale des Impots

La Direction Générale des Impôts (DGI) maintient le cap de la performance. En effet, sur un objectif de 1.110 milliards de francs CFA fixé par la loi de finances au titre du 1er semestre 2022, l’administration fiscale a mobilisé 1.137,3 milliards de francs CFA de recettes fiscales non pétrolières. Une performance en hausse de 27,3 milliards sur les prévisions, soit un taux de réalisation de 102,5 %. Comparées aux réalisations des six premiers mois de l’exercice 2021, l’on observe une hausse significative de 139,2 milliards de francs CFA en valeur absolue et de +13,9 % en valeur relative.


Les chiffres ont été révélés au cours d’une réunion de coordination des Services Centraux et Déconcentrés de la Direction Générale des Impôts au titre du mois de juin tenue le 14 juillet 2022 dans la salle de réunion du Complexe Multifonctionnel Mundi de Yaoundé. Il s’agit, selon Modeste Mopa Fatoing d’une autre belle moisson pour la DGI, malgré un contexte difficile marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Selon le directeur général des impôts, la clé de succès de ce résultat repose sur plusieurs piliers notamment : l’implémentation de la Taxe sur les Transferts d’Argent (TTA) ; la fiscalisation des contribuables du nouveau régime des Organismes à But non Lucratif (Obnl) ; la poursuite de la mise en œuvre du paradigme de l’agent intégré, permettant d’élargir l’assiette et réduire la taille de l’informel, de faciliter la fiscalisation du plus grand nombre des opérateurs de ces secteurs et d’améliorer du rendement de la TVA.


Les résultats obtenus par la DGI au terme du premier semestre 2022 sont aussi à mettre à l’actif de la poursuite de la professionnalisation du contrôle fiscal sur la base des recommandations de la dernière mission d’assistance technique du Fonds Monétaire International (FMI). Notamment à travers : l’extension de l’exploitation de l’outil FUSION aux Centres Régionaux des Impôts ; le recours systématique à l’expertise en matière de contrôle fiscal. Et aussi : le suivi automatisé de l’exécution des opérations de contrôle fiscal ; la généralisation du télépaiement comme modalité exclusive de paiement des impôts et taxes ; la consolidation des acquis de la mise en place des Centres Divisionnaires des Impôts rénovés afin de contribuer à la modernisation et à la dématérialisation des procédures de gestion des petites et micro entreprises.


Hors mis les recettes du budget de l’Etat central, la DGI a également mobilisé au cours de ces six premiers mois de l’année, 88,7 milliards de francs CFA au profit des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et 35,1 milliards de francs CFA pour certaines entités publiques, apprend-on. La DGI compte poursuivre sur cette lancée au deuxième semestre 2022 comme l’a mentionné Modeste Mopa Fatoing, en projetant de réaliser 1.047,5 milliards de F CFA de recettes fiscales non-pétrolières au titre du second semestre, soit un total de 2.184,8 milliards de F CFA au titre de l’exercice 2022.

Minette Libom Li Likeng, Minpostel : « C’est une plateforme centralisée de gestion des opérations de sécurité »

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minpostel
Minette Libom Li Likeng

«C’est une visite et non encore l’inauguration que j’ai effectué le 13 juillet dernier en compagnie des membres du gouvernement. Il s’est agi au cours de cette visite de nous assurer de la fonctionnalité de l’infrastructure au terme des travaux et déterminer par la suite les conditions de l’opérationnalisation du projet. La cérémonie consacrait l’aboutissement d’une étape importante des travaux de réalisation du projet du Réseau National des Télécommunications d’Urgence. En effet, suite à un Survey élaboré en 2009 sur toute l’étendue du territoire par le ministère des Postes et Télécommunications, que l’état des lieux y afférent avait relevé des insuffisances notoires dans le système national des télécommunications, pour la prévention et la gestion des situations d’urgence de toutes natures et autres catastrophes au Cameroun. Ainsi, un plan national des télécommunications d’urgence avait-il été élaboré, non seulement pour pallier le déficit en moyens des télécommunications dont souffraient les principales administrations en charge de ces problématiques, mais aussi pour garantir la disponibilité en tant que de besoin, des télécommunications opérationnelles sur toute l’étendue du territoire. Et parmi les projets identifiés dans ce cadre, la réalisation d’un réseau national des télécommunications d’urgence s’est avérée prioritaire. Pour ce qui est de la mise en œuvre de cette infrastructure de télécommunications, socle de l’économie numérique, le gouvernement s’est déjà engagé dans le développement d’une infrastructure de télécommunications adéquate en vue de l’industrialisation du Cameroun. Ainsi les infrastructures des TIC ont connu ces dernières années une forte amélioration en termes de densification et d’accès. La réalisation d’un centre national des télécommunications d’urgence vient donc accroître le potentiel du Cameroun en matière de transformation digitale de la société, et de poursuivre des objectifs de l’émergence du pays. Au-delà de la résilience des infrastructures et services de télécommunications, l’efficacité de la gestion des urgences dépend surtout des stratégies de communication et d’échange d’informations entre toutes les entités publiques, à tous les niveaux, au sein des communautés et entre organisations publiques et privées. Je lance donc un appel à toutes les administrations et organisations compétentes, pour une opérationnalisation efficace du Rntu. Je voudrais en ce qui me concerne, rassurer de la disponibilité constante de mon département ministériel, à rechercher dans le cadre d’une concertation franche avec toutes les parties prenantes, les approches de solutions visant à garantir le succès de ce projet d’envergure ».

Télécommunications : Le Cameroun se dote d’un réseau sécurisé

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Le Cameroun se dote d'un réseau sécurisé

Il s’agit d’une infrastructure de télécommunications à ressources partagées baptisée, Réseau National des Télécommunications d’Urgence (Rntu). Celle-ci consiste à fédérer les communications des administrations intervenant dans la prévention et la gestion des catastrophes au Cameroun. Coût du projet construit par ZTE corporation : 77,7 milliards de francs CFA, fruit d’une convention de financement signée le 29 octobre 2013, entre le ministère en charge de l’Economie et la banque d’export-import de Chine (Eximbank-Chine). Ainsi, le Rntu est constitué d’un Centre des Opération d’Urgence (Cnou) à Yaoundé avec un backup à Douala, et est interconnecté à huit centres régionaux dans chacune des autres régions du pays. Ce projet structurant apprend-on s’inscrit dans la politique des grandes réalisations qui engage le Cameroun dans sa marche vers l’émergence. « La mise en œuvre du Réseau National des Télécommunications d’Urgence (Rntu) contribuera de manière significative à améliorer le système national de prévention et de gestion des catastrophes, ainsi que les autres situations nécessitant des secours d’urgence, en vue de protéger les populations et leurs biens » a expliqué la ministre des Postes et Télécommunications Minette Libom Li Likeng, lors d’une visite au siège de l’infrastructure le 13 juillet dernier à Yaoundé. A la croire, il s’agit d’un projet gouvernemental qui a été mis en œuvre à la suite de la visite qu’a effectuée le président de la République en Chine en juillet 2011, dans l’optique de répondre aux catastrophes notamment par la mise en place d’un dispositif de communication adéquat pour un Système d’Alerte Précoce efficient.


Sécurité

Lors de la présentation qui a été faite, l’on apprend que le Réseau National Des Télécommunications d’Urgence comprend 5 grandes composantes. La première, c’est le Réseau de Radiocommunication à Ressources Partagées (Rrrp). Il s’agit d’un réseau sans fil doté des services modernes notamment l’itinérance transparent, l’interopérabilité ainsi qu’un niveau de fiabilité très élevé. Ce système est construit pour mettre à la disposition des différentes structures. Cette composante permet aux équipes du gouvernement de gérer les urgences de manière confidentielle et sécurisée sans avoir besoins de passer par un réseau public. La deuxième composante est appelée : Système de Communications d’Urgence (Cers), un système intégré de gestion des appels d’urgence qui vise à assurer la prise en charge des appels de détresse provenant de n’importe quel abonné détenteur d’un terminal mobile avec ou sans puce. C’est un outil efficace de gestion d’urgence qui permet d’automatiser et d’affiner les fonctions de gestion des urgences, notamment par une prise en charge rapide et précise des incidents, et l’accès à des informations telles que des bases de données. Il permet également les communications bidirectionnelles entre les répartiteurs et les unités mobiles.


Vidéosurveillance


Il y a ensuite le Système de Vidéosurveillance (VSS). Celui-ci vise à assurer la protection des biens et des personnes en véhiculant, enregistrant et en exploitant les images prises par un ensemble de caméras installées dans tous les chefs-lieux de région du Cameroun avec écrans de visualisation, de supervision et de traitements de données logés dans les centres de Télécommunications d’Urgence. L’autre composante du Rntu c’est le Système de Vidéoconférence (VCS). Il s’agit d’une technologie qui permet, depuis un micro-ordinateur, de communiquer avec un interlocuteur distant et de le voir en temps réel dans une fenêtre virtuelle à l’écran. Enfin, il y a le Système e-police. Une plateforme technologique centralisée de gestion des opérations de sécurité qui offre plusieurs services, notamment : la gestion des informations policières, la gestion des informations des criminels, la gestion des affaires pénales, la gestion des individus recherchés, le portail de gestion du système, le renforcement des capacités des policiers.

Par Axel Abanda

Cemac : Huawei veut mettre en place une digitalisation réussie au Cameroun

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Le 1er sommet annuel d’échange entre Huawei et ses partenaires de la zone CEMAC vient de s’achever à Douala. Selon les organisateurs, Cette rencontre vise à établir un écosystème de numérisation fort au Cameroun.

« Nous voulons améliorer la fidélité des partenaires, élargir le paysage de la coopération, renforcer l’alignement stratégique avec les participants de haut niveau des partenaires et de leur permettre de générer plus d’opportunités commerciales » a indiqué SUN WEI, Directeur Général Adjoint de Huawei Zone CEMAC.

Selon Mme Edmonde TEBOH, directrice des Relations Publiques et Channel Huawei Zone CEMAC « cet évènement a été l’occasion pour Huawei de partager avec ses partenaires locaux, ses dernières stratégies et dernières politiques. Nous avons échangé sur des sujets d’actualité tels que la numérisation et l’innovation industrielle facilités en partie par des entretiens de Haut niveau avec des partenaires et des invités de premier plan de l’industrie ». 

Huawei veut ainsi favoriser la transformation des services numériques pour leurs clients provenant de diverses industries. Ils sont engagés à les aider à réussir dans un monde qui évolue en créant une nouvelle valeur dans tous les secteurs.

Pour Valentin KOUADIO Ingénieur chez Hyperdist « Les experts de Huawei nous ont permis de comprendre que les entreprises qui réussissent leur transformation digitale peuvent multiplier au maximum leur chiffre d’affaires. A la sortie d’ici, nous sommes confiants car nous allons nous améliorer en qualité de service, en qualité de gestion de clientèle, d’innovation, de rendement et surtout de contrôle de l’activité ».

En zone CEMAC, Huawei se positionne comme le partenaire qui possède des solutions « end to end » dans le processus de transformation numérique différemment des autres pour toutes les industries que ce soit dans le domaine du transport, de la banque, de l’énergie, de l’éducation, … Un ensemble de solutions qui touchent les problématiques de toutes ces industries est disponible pour pouvoir accompagner la transformation numérique durable du Cameroun.

Industrie brassicole : Pourquoi Diageo cède Guinness à la SABC

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Guinness SABC
Boissons alcoolisées

La société Guinness Cameroun, filiale du groupe britannique Diageo, est désormais la propriété de groupe français Castel. Les deux multinationales ont conclu un accord commercial y relatif le 14 juillet. En effet, une revue stratégique des options pour soutenir la croissance continue de Guinness au Cameroun a identifié des contraintes de capacité au niveau local. « Cet accord fournit donc une plateforme solide pour Guinness, à la distribution, via les cinq sites de production de Sabc et son réseau de distribution national », peut-on lire dans le document qui annonce la vente. Même si le montant de la transaction financière n’a pas été révélé, l’agence de presse Reuters situe le coût à 300 milliards de francs CFA (459 millions de dollars).


Une opération plus ou moins attendue

Pour l’heure, l’opération est encore soumise à l’approbation des autorités règlementaires et celles en charge de la concurrence. « Au lieu de se lancer dans un vaste, long et coûteux programme d’extension de ses capacités de fabrication, au lieu de s’encombrer des contingences de l’importation des produits, Diageo confie sa production à une entreprise qui a de la capacité de production disponible, qui dispose d’une couverture territoriale inégalable ainsi que d’un réseau de distribution à l’avenant. C’est une décision tout à fait compréhensible. La démarche actuelle des deux entreprises relève tout simplement du bon sens », explique un expert en marketing. « Il faut noter que le Cameroun est l’un des rares pays du réseau où Guinness était encore en concurrence avec le groupe Castel. Partout ailleurs, la Guinness est produite et distribuée par le groupe Castel »,fait-il remarquer.


Clauses et deal

Dans le fond, l’opération conclue prévoit des accords de production et de distribution de Guinness au Cameroun à l’échelle nationale ; une augmentation de la capacité de production et de distribution pour poursuivre la croissance de Guinness au Cameroun et une collaboration étroite de Sabc (Castel) et Guinness Cameroon S.A dans les mois à venir pour assurer une transition fluide et la poursuite des projets de Guinness. Si donc l’acquisition est confirmée, cela va permettre à Castel de consolider ses parts de marché au Cameroun, passant de 74 % à 89 %, devant la concurrence déjà existante avec l’Union Camerounaise des Brasseries (UCB), avec 10 %, mais aussi devant de nouveaux entrants, comme la Société Brasseries Samuel Foyou (Brasaf) et Gracedom Invest qui vendra les produits Coca-Cola. « Depuis sa création, Castel n’a cessé d’être en
mouvement. L’acquisition de Guinness Cameroun est un nouveau jalon dans l’histoire de son développement en Afrique
comme au Cameroun où il est solidement implanté et sert des millions de clients à travers ses 90 marques iconiques », a fait savoir Gil Martignac pour le compte du groupe Castel. Et de poursuivre : « Cette acquisition permet au groupe Castel d’étendre son portefeuille au marché stratégique de la bière brune et renforce le partenariat historique avec Diageo dans de nombreux autres marchés ».
La Sabc, leader agro-industriel régional de référence dans la production et la commercialisation de boissons est implantée sur l’ensemble du territoire national à travers 09 usines, 06 salles de brassage, 21 chaînes d’embouteillage, 05 régions commerciales et 42 centres de distribution. Depuis 75 ans, chaque produit du groupe Sabc (les brasseries du Cameroun, Sacaver, Semc, aujourd’hui Guinness), est un engagement au développement du Cameroun. Ce patrimoine national évalué à 1310 milliards de francs CFA en termes d’investissements, fait vivre des milliers de ménages.

Par Axel Abanda

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