mercredi, juin 10, 2026
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CAF awards 2022: Njoya, unique ambassadrice du Cameroun en finale

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Désormais Nchout Njoya Ajara est la seule Camerounaise en finale des CAF awards 2022. Elle était déjà présentée par Newsducamer.com comme la meilleure chance de victoire du Cameroun. Les pronostics de notre rédaction ont été confirmées. L’attaquante des Lionnes indomptables figure parmi les trois candidates femmes sur la dernière ligne droite. Avec cette fois-ci, la Zambienne Grâce Chanda. Mais c’est surtout la joueuse de l’Inter Milan qui semble bien partie pour empêcher la quadruple championne Asisat Oshoala du Nigeria de remporter le titre cette année encore.

Dans les catégories Joueur de l’année (masculin) et entraîneur de l’année (féminin) où le Cameroun alignait encore des candidats à l’avant-dernière sélection, trois autres Camerounais résistaient. Dans la première catégorie, Karl Toko Ekambi et Vincent Aboubacar étaient déjà moins lourds que Sadio Mane et Mohamed Salah ; et dans la seconde catégorie, Gabriel Zabo forçait une place. Tous ont sauté parmi les sept qui devaient être recalés dans chaque catégorie. Ainsi, le Cameroun n’a ligne plus que la vice-capitaine des Lionnes indomptables et la sélection nationale masculine pour la sélection finale. Le verdict du jury est attendu ce soir à Rabat au Maroc.

CAF awards 2022: Quelles chances pour le Cameroun ?

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La Confédération africaine de football (CAF) a rendu public le 14 juillet la liste définitive des finalistes dames aux CAF awards 2022, trois jours après celle des hommes. Dans ces short list, on y retrouve généralement les concurrents des trois dernières années. Le Cameroun pour sa part, aligne chez les hommes Toko Ekambi et Vincent Aboubacar ; et chez les dames Nchout Njoya Ajara, ainsi que Rose Bella et Gabriel Zabo.

Karl Toko Ekambi est sans doute le Camerounais le plus proche du graal. Avec 18 buts inscrits en 40 matchs avec l’Olympique lyonnais cette saison, le Lion indomptable a été un élément clé de son club qui n’a pas eu une saison prolifique. Et en sélection, le natif de Douala aura été l’acteur des moments étincelants d’une équipe des Lions indomptables qui a failli passer à côté du Mondial 2022. Co-meilleur buteur avec son coéquipier Vincent Aboubacar (7 buts) de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) organisée par son pays en début d’année, l’homme a plusieurs fois sauvé la patrie en cours de naufrage sous la conduite du Portugais Antonio Conceiçao. Plus important, il est le dompteur des Fennecs qu’il a crucifiés à Blida en match retour des barrages de la Coupe du monde. En terre algérienne, l’attaquant qui a pourtant manqué son match, a trouvé la faille nécessaire en fin de rencontre, pour assommer la sélection locale qui venait de marquer le but de la victoire et qui n’avait pas fini de jubiler.  

Sadio Mané plus proche

Vincent Aboubacar semble moins capé pour aspirer au sommet du football africain. En club, le sociétaire d’Al Nassr n’a trouvé le chemin des filets que huit fois cette saison. Mais c’est en sélection que l’attaquant s’est le plus illustré, et notamment lors de la CAN 2021. Capitaine d’une équipe peu parlante sur le plan offensif, le leader s’est parfois surpassé pour porter à la victoire son pays. Face aux errements du sélectionneur d’alors, l’homme qui comptait alors 11 ans dans cette équipe, s’est parfois laissé aller dans une liberté de ton qui a risqué de saper le peu de cohésion qu’il y avait au sein du groupe, mais le leader qui sait se faire humble, a à chaque fois su réunir les troupes face au destin commun, et est parvenu par son mental de fer, à porter le Cameroun à la 3ème place de cette CAN. Sauf que face aux concurrents, l’enfant de Garoua se sent léger.

Face aux ambassadeurs des Lions indomptables, il y a surtout Sadio Mané. Le Lion de la Téranga n’a pas volé sa place de meilleur joueur de la CAN 2021. En jouant un rôle moteur dans cette CAN que le Sénégal a remportée pour la première fois, le désormais ex joueur de Liverpool a tu les fanatiques sénégalais qui lui exigeaient d’être à la hauteur de son talent en club. Peu prolifique face aux buts, l’homme aura su travailler pour le collectif. Achevant de convaincre de cette humilité qu’il a toujours démontrée en acceptant le choix d’Aliou Cissé de ne pas être le capitaine de la sélection. La CAN lui a souri, le ballon d’or lui est plus proche. Aux coudes à coudes avec son ancien coéquipier Mohamed Salah qui certes à presque tout manqué cette année : les finales de la CAN 2021 (perdue devant Mané) et de la Ligue des champions, la qualification du Mondial (face au même Sénégal) et le titre de Premier league ; mais qui reste un candidat sérieux au titre africain. Entre les deux ex coéquipiers, il y a Edouard Mendy. Le meilleur gardien FIFA 2021 a tenu son rang cette saison encore, et notamment lors de la CAN remportée par son pays. Le dernier rempart s’est montré adroit lors des séances de tirs aux buts en finale, pour être sacré meilleur gardien du tournoi. De quoi amenuiser davantage les chances des deux Camerounais en lice de rêver. En mal de repentance, le Cameroun n’aligne de candidats ni dans les clubs, ni chez les jeunes, tant chez les hommes que chez les dames. En revanche, le vert-rouge-jaune pourrait être hissé plus haut chez les sélections messieurs.

L’année de Nchout Njoya ?

Chez les dames, Nchout Njoya est une cliente de première classe pour le titre. Après le dernier tri, le numéro 3 des Lionnes indomptables est restée seule dans la catégorie. Grâce Ngock Yango, Rose Bella et Aboudi Onguene n’ont pas résisté aux mailles du tamis. La Lionne indomptable la plus prolifique de l’heure est passée à côté du sujet deux fois déjà. Déjà dans le 11 type du premier tour, la sociétaire de l’Inter Milan croit pouvoir déloger Oshoala cette fois-ci. L’attaquante nigériane du FC Barcelonne qui a terminé la saison co-meilleure buteuse. Déjà sacrée quatre fois joueuse de l’année en Afrique, la plus talentueuse des Super Falcons qui est forfait depuis la deuxième journée de la CAN féminine 2022, pourrait se consoler et sauver sa saison avec un 5ème titre continental. Le Cameroun pourra également oser le rêve avec Bella Rose qui a quitté la meilleure catégorie pour rentrer dans celle des joueuses interclubs grâce à ses prouesses au sein des Malabo kings, un des meilleurs clubs de football féminin en Afrique.

La CAN féminine qui se joue actuellement au Maroc comptera dans certaines catégories chez les dames. Ainsi, CAF a indiqué qu’« en raison de l’absence d’une absence d’une grande compétition féminine au cours de la période sous revue, l’équipe organisatrice des CAF awards 2022 a revu le processus de sélection pour la catégorie ‘’ équipe nationale’’. La Coupe d’Afrique des nations sera prise en compte comme l’un des critères de sélection d’un vainqueur digne du statut du prix et du football en général ». De même, dans la catégorie ‘’entraîneur’’, la phase de groupes de la CAN a influencé le choix des dix finalistes. Ainsi, Gabriel Zabo également garde une chance pour le sacre. Le technicien camerounais très critiqué pour son rendement dans ce tournoi, a tout de même pu atteindre les quarts de finale avant d’être éliminé par le puissant Nigéria. Mais nul doute que les arguments que peut présenter le successeur de Joseph Ndoko sont faibles face à plus capés comme Desirée Ellis d’Afrique du sud ou encore Randy Waldrum du Nigéria. Le verdict de ce challenge à distance piloté par des mains d’experts triés parmi les entraîneurs, les légendes CAF et des représentants de médias, sera rendu le 23 juillet prochain à Rabat au Maroc.

Candidats*

Hommes

Riyad Mahrez (Algérie/Manchester city)

Karl Toko Ekambi (Cameroun/Olympique lyonnais)

Vincent Aboubacar (Cameroun/AL NAssr)

Sébastien Haller (Côte d’ivoire/Ajax)

Mohamed Salah (Egypte/Liverpool)

Naby Keita (Guinée/Liverpool)

Achraf Hakimi (Maroc/PSG)

Edouard Mendy (Sénégal/Chelsea)

Kalidou Koulibaly (Sénégal/Napoli)

 Sadio Mane (Sénégal/Bayern Munich)

Equipes nationales

Burkina faso, Cameroun, Egypte, Maroc, Sénégal

Femmes

Joueuse de l’année

Nchout Ajara Njoya (Cameroun/Inter Milan), Evelyn Badu (Ghana/Alvaldsnes), Doris Boaduwaa (Ghana/Sekondi Hasaacas), Ghizlane Chebbak (Maroc/AS FAR), Asisat Oshoala (Nigéria/Barcelone), Andile Dlamini (Afrique du sud/Mamelodi sundowns), Bambanani Mbane (Afrique du sud/Mamelodi Sundowns), Thembi Kgatlana (Afrique du sud/Athletico Madrid), Refiloe Jane (Afrique du sud/Milan AC), Grâce Chanda (Zambie/Mamelodi sundowns).

Joueuses interclubs

Andile Dlamini (Afrique du sud/Mamelodi sundowns), Bambanani Mbane (Afrique du sud/Mamelodi Sundowns), Andisiwe Mgcoyi (Mamelodi sundowns), Evelyn Badu (Ghana/Alvaldsnes), Doris Boaduwaa (Sekondi Hasaacas), Ghizlane Chebbak (Maroc/AS FAR), Sanaa Mssoudy (AS FAR), Fatima Tagnaout (AS FAR), Rose Bella (Malabo kings), Lundi Cadeau (River Angels/FC Robo).

Entraîneurs

Gaoletlhoo Nktlwisang (Botswana), Gabriel Zabo (Cameroun), Reynad Pedros (Maroc), Yusif Basigi (Hasaacas ladies), Randy Waldrum (Nigéria), Serigne Amar Mousse Niang Cisse (Sénégal), Desirée Ellis (Afrique du sud), Jerry Tsaballa (Mamelodi sundowns), Bruce Mwape (Zambie).

L’opérateur de covoiturage Yango lance un service de moto à Douala

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Yango
Service de moto Yango

Le Cameroun devient le premier marché mondial où Yango lance un service de commande de courses à moto. L’annonce a été faite le 17 juillet dernier. Selon l’entreprise, les utilisateurs de Yango pourront commander une course de moto avec l’application, en choisissant le service moto parmi d’autres options. Les motos seront disponibles dans tous les quartiers de la ville, à l’exception de ceux interdits aux motos (comme Bonanjo). Le conducteur de la moto viendra par géolocalisation de la même manière qu’un conducteur de voiture ordinaire qui a été commandé avec l’application Yango. Toutes les mêmes fonctionnalités seront disponibles pour les utilisateurs du service moto, y compris les dispositifs de sécurité et les technologies développés par Yango lui-même, qui permettent aux utilisateurs et aux conducteurs de se sentir en sécurité et à l’aise pendant chaque trajet. Par exemple, l’application affiche et suit toutes les informations nécessaires sur le chauffeur qui vient prendre la commande et permet à l’utilisateur de partager son itinéraire avec des amis ou des membres de sa famille ou de contacter les services d’urgence via l’application si nécessaire.


« Nous savons qu’une majorité de personnes vivant dans les villes ne peuvent pas effectuer leurs déplacements quotidiens sans les motos et que cela présente des risques élevés. Nous voulons donc leur apporter plus de sécurité et d’assurance dans leurs déplacements en ville à moto. Avec le nouveau service de moto, chaque passager pourra commander une moto avec un chauffeur professionnel depuis son domicile. Les prix sont plus bas et il n’est plus nécessaire de les négocier. Les motos sont capables de se faufiler dans le trafic et disposent des mêmes fonctions de sécurité que les taxis de l’application. Les citadins pourront facilement éviter le trafic et dépenser moins pour se déplacer en ville. » Explique Didier THEZE, Country Manager de Yango au Cameroun.


Le coût estimé du trajet peut varier légèrement car les motos se faufilent dans le trafic plus rapidement que la plupart des voitures et les passagers peuvent parfois arriver à destination encore plus vite que prévu, souligne l’application. Yango est un service international de covoiturage qui opère dans 20 pays en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique. L’application Yango utilise son propre système de cartographie, d’acheminement et de navigation, ainsi qu’un système de distribution des commandes.

Climat des affaires : près de 2 milliards pour recenser les entreprises

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La réalisation du Recensement Général des Entreprises (RGE-3) est une étape essentielle pour le suivi des statistiques économiques au Cameroun, nécessaire à l’évaluation du niveau de mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce) 2010-2020. Financée à hauteur de 1,9 milliards de francs CFA par l’Etat du Cameroun avec l’aide des partenaires au développement, l’opération vise les entreprises individuelles (formelles et informelles) et les entreprises sociétales (privées et publiques). Selon le chronogramme examiné par Défis Actuels, les activités du RGE-3 s’étalent sur le triennat 2020-2023. En effet, l’Institut National de la Statistique (INS), qui a pour mission principale, la collecte, l’exploitation, l’analyse et la diffusion des informations statistiques d’intérêt national, a déjà exécuté deux éditions du RGE. La première l’a été en 2009 et a permis de recenser 93 969 unités économiques. La deuxième réalisée en 2016, a actualisé le tissu productif en géolocalisant près de 210 000 unités, soit une augmentation de près de 123 % en l’espace de 7 ans. Il faut donc adapter ces données. « L’opération est en cours. Il est question dans le cadre du RGE-3 de collecter les données pour actualiser le répertoire national des entreprises en activité au Cameroun ; calculer les indicateurs structurels sur le secteur productif et fournir une base informationnelle pour le suivi-évaluation du système productif. Mais aussi calculer les indicateurs de démographies des entreprises puis fournir des données pour l’amélioration des comptes nationaux du pays » a confié Joseph Tedou, directeur général de l’INS.


Les leçons du RGE-2


Avec 84,2 % d’unités recensées opérant principalement dans le commerce, le secteur tertiaire confirme sa très forte représentativité, contre 15,6 % pour le secteur secondaire (industrie) et 0,2 % pour le secteur primaire. « Bien que le commerce reste l’activité dominante en termes de nombre d’entreprises, on note une forte dynamique démographique dans les industries manufacturières (notamment l’agroalimentaire), et dans le secteur financier (les banques et assurances), l’hôtellerie, la restauration et l’immobilier », peut-on lire dans le document. Selon le RGE-2, les villes de Douala et Yaoundé concentrent à elles seules 60 % des entreprises, 61,6 % des emplois permanents et 76,4 % du chiffre d’affaires. Le chiffre d’affaires global des entreprises affiche 13 347 milliards de franc CFA (20,3 millions d’euros) en 2015, contre 10 225 milliards en 2008, soit une progression de 30,5 %, tandis que le chiffre d’affaires moyen a chuté de 116 millions de F CFA (177 000 euros) en 2008, à 65,6 millions de franc CFA en 2015. Si les moyennes et les grandes entreprises ont dégagé 82,2 % du chiffre d’affaires global en 2008 et 75,8 % en 2015, elles n’ont employé que 32,9 % des effectifs en 2015 contre 46,4 % en 2008. Les statistiques soulignent aussi, les préoccupations d’ordre fiscal qui demeurent importantes, même si elles se sont atténuées par rapport à 2009. 59 % des chefs d’entreprise les avaient citées comme des obstacles à l’entrepreneuriat, contre 54 % en 2016. Si, lors du précédent recensement, les entrepreneurs se plaignent ensuite des problèmes de financement (à 55,6 %) et de la corruption (à 50,6 %), ce sont les formalités administratives qui constituent l’apothéose.

Par Axel Abanda

Le secteur de l’éducation cumule 61,3 % de la dette salariale de l’État

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Le secteur de l’éducation cumule 61,3 % de la dette salariale de l’État
Minfopra

Les ministères des Enseignements secondaires (Minesec) et de l’Éducation de base (Minedub) concentrent à eux deux, la plus grande partie de la dette salariale de l’Etat. Dans le classement le ministère de l’Éducation de base (Minedub) arrive en seconde position avec une dette salariale de 51,8 milliards (16,3 %). Et celui des Enseignements secondaires, tient le haut du pavé avec une dette due au personnel qui se chiffre à 142,5 milliards, soit près de 45 % de la dette salariale de l’État. « Ces deux administrations cumulent ainsi à elles seules 61,3 % de l’ensemble de la dette salariale », peut-on lire dans le DPEB pour le triennat 2023-2025.


Selon des statistiques produites par le ministère des Finances (Minfi), 360 789 personnes étaient prises en solde en avril 2022, pour une masse salariale d’un peu plus de 90 milliards de francs CFA. Le Minesec à lui seul concentre plus de 27 % de ces effectifs pour une masse salariale de 31,35 %. Le part du Minedub est loin d’être négligeable avec 16,46 % des effectifs pour une masse salariale de 14,98 %. La dette salariale de l’État représente en grande partie le traitement de l’évolution des carrières du personnel de l’État, elle prend également en compte les retards observés dans la prise en solde des nouvelles recrues. Dans les recrutements de l’Etat en général, le secteur de l’éducation absorbe le plus grand nombre. Entre janvier et avril 2022, 54,13 % des recrutements concernaient le Minesec et le Minedub.


Au 31 décembre 2021, la dette salariale de l’État était chiffrée à 317,33 milliards de FCFA, selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (DPEB) pour le triennat 2023-2025.

Le gouvernement veut stabiliser la masse salariale des agents publics

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Le gouvernement camerounais projette de porter son ratio de soutenabilité de la masse salariale des agents publics à 33,8% d’ici 2025. Cette projection est contenue dans le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2023-2025). Le Cameroun entend ainsi enregistrer sa première bonne performance depuis 16 ans sur le ratio de soutenabilité de la masse salariale édicté par la Cemac au titre des critères de surveillance multilatérale.


Au sein des pays de la Cemac, le ratio de soutenabilité de la masse salariale de l’État est fixé à un maximum de 35%. Il représente le rapport entre le volume des recettes fiscalo-douanières collectées au cours d’une année et les dépenses des personnels de l’État. Dans un document officiel annexé à la loi de finances 2022, le gouvernement camerounais révèle que ce ratio plafonné à 35% n’a jamais été respecté depuis l’année 2009 en raison de l’explosion des recrutements à la Fonction publique qui ne sont pas proportionnelles avec les départs à la retraite.


Entre l’année 2011 et fin juin 2021, apprend-on du document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2023-2025), les effectifs de la Fonction publique camerounaise sont passés de 206 212 à 346 557 personnes, soit une hausse de 68%. Les charges de l’Etat pour assurer les salaires des personnels sont passées de 681,4 milliards de francs CFA en 2011 à plus de 1 000 milliards de francs CFA en 2022. Pour rétablir le seuil du ratio de soutenabilité de la masse salariale de l’État à moins de 35% en 2025, le Cameroun prévoit de renforcer les mécanismes de contrôle et de poursuite de l’assainissement du fichier solde de l’État, selon le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2023-2025). Il est aussi question de réformer le processus de recrutement et de gestion des ressources humaines de l’État, afin de garantir la maitrise des effectifs et d’assurer la cohérence entre la qualité des recrutements et les besoins en personnels indispensables pour dynamiser les secteurs prioritaires en adéquation avec la SND30.


L’État entend aussi accélérer les conditions de mise en place effective du nouveau système de gestion du personnel et de la solde, notamment le Sigipes II et mettre fin, selon une correspondance officielle à l’intégration automatique à la Fonction publique des enseignants formés dans les Écoles normales supérieures (ENS) et les Écoles normales supérieures de l’enseignement technique (Enset).

Décentralisation : Dion Ngute plaide pour la titrisation de la dette des communes

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Décentralisation
Joseph Dion Ngute

La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale et les Communes se déchirent au sujet de la dette sociale. Pour calmer le jeu, le Premier ministre Dion Ngute a convoqué une réunion interministérielle le 12 juillet 2021. Au sortir de cette réunion le Premier ministre, Joseph Dion Nguté, a évoqué la titrisation de la dette sociale des communes comme solution permettant d’éviter la crise qui oppose actuellement le fonds de pension public à certaines communes du pays.

En attendant une éventuelle implémentation de cette mesure de titrisation, apprend-on dans le communiqué publié par les CVUC, après la réunion du 12 juillet 2022, « la CNPS a accepté désormais la possibilité de recouvrer les charges sociales dans les avoirs des communes à la trésorerie générale ». Par ce procédé la CNPS devrait capter directement les cotisations sociales requises, mais aussi éviter des recouvrements forcés qui parfois aboutissent à la pose de scellés sur les bureaux des mairies insolvables. Comme ce fut le cas de plusieurs mairies dont celle d’Ebolowa (Sud), qui serait redevable de 250 millions de francs CFA auprès de la CNPS, et de Diang (Est), à laquelle la CNPS réclame 38 millions de francs CFA d’impayés de cotisations sociales. Un montant contesté par cette Collectivité Territoriale Décentralisée d’où la proposition faite par CVUC d’auditer préalablement la dette réclamée aux communes par le fonds public de pension, avant l’implémentation des mesures visant à la recouvrer.


Il faut noter que la solution proposée par le Premier ministre de titriser la dette des communes va en droite ligne avec celle faite par l’association des communes du pays (CVUC). Il y a quelques semaines, l’association dirigée par le maire Augustin Tamba avait proposé d’échelonner sur une période de 15 ans le paiement de cette dette sociale des communes. Une dette dont le montant total n’a pas été révélé.

Lions indomptables U23: Samuel Eto’o remplace Rigobert Song

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Rigobert Song Bahanag n’est plus l’entraîneur national des Lions indomptables Espoirs. Dans une décision signée le 19 juillet 2022, Samuel Eto’o a nommé au poste Guy Feutchine. L’ancien Lion indomptable était l’adjoint de Rigobert Song. Lequel titulaire était resté en poste depuis qu’il a été nommé à la tête des Lions indomptables fanion. Une double casquette qui a duré un peu plus de trois mois. Finalement, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a décidé de décharger Magnan de sa casquette de patron de l’encadrement technique des Espoirs.

Guy Feutchine qui a fourbi ses armes jusqu’ici en Europe dans divers clubs, aura comme adjoint Laurent Djam qui est à la tête de l’encadrement technique de Léopard de Douala. Robert Mbah Jama assurera les fonctions de team manager. Pierre Ebede, ancien gardien du Tonnerre kalara club de Yaoundé, entraînera les gardiens, pendant que Sang Wang Digue s’occupera de la préparation physique.

La décision Samuel Eto’o

CEMAC : les mesures pare-feu de la Beac

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CEMAC
Cemac

Le marasme économique dans lequel est actuellement plongé la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) préoccupe la Banque centrale. Un contexte qui a poussé l’institution à convoquer le 14 juillet 2022 à Douala, la 2e session du Comité de Politique Monétaire (CPM) pour le compte de l’année en cours. L’enjeu portait sur la préparation du dispositif financier devant lui permettre d’apporter en urgence des liquidités aux banques de l’espace Cemac pour contribuer à pallier le déficit de trésorerie des institutions financières dans la zone. Ce, en réponse du Cameroun, du Gabon et du Tchad qui engageaient le 24 juin 2022, une action de mobilisation de quelques 50 milliards de francs CFA sur le marché des titres publics de la Banques des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) dont la date de valeur est prévue le 31 août prochain.


Dans le fond, le dispositif mis en place est l’une des solutions anticipatives aux situations de crise pouvant survenir avant le mois de décembre. De la bouche du gouverneur Abbas Mahamat Tolli, président statutaire de la CPM, en dépit des mesures correctives entreprises par les différents Etats, « la tendance baissière des réserves est encore plus loin de tourner ». En conséquence, l’une des nouvelles mesures phares se trouve être « la réduction de 20 % des objectifs de refinancement de deux pays dont la position en compte d’opération est débitrice ». En clair, il apparait à la lecture des indicateurs des membres de cette zone économique et monétaire que le taux de croissance économique devrait s’établir à 3,5% au cours de l’année 2022 et à 3,3% en 2023. Cette nouvelle prévision pour l’année 2022, est en hausse de 0,4 point par rapport à celle faite en mars 2022 (3,1%).


Résilience économique


Selon le rapport annuel 2022 du CPM, les pays de la Cemac ont enregistré en 2020, un taux de croissance de leur PIB réel de – 1,7 % (dont – 4,0 % pour le secteur pétrolier et – 1,1 % pour le secteur hors pétrole) contre + 2,9 % en 2019. En particulier, le secteur non pétrolier a perdu un total de 3,2 points de croissance en 2020, reflétant l’impact de la crise économique et sanitaire qui a frappé l’ensemble de l’économie mondiale et qui s’est notamment traduit par un taux de croissance du PIB mondial négatif, à – 3,4 % en 2020 contre + 2,8 % en 2019. En juin 2020, au plus fort de la crise sanitaire, le taux de croissance prévisionnel du PIB de la Cemac était de 3,7 %, dont – 1,9 % pour le secteur pétrolier et – 4,1 % pour le secteur hors pétrole. Les résultats définitifs enregistrés à la fin de l’année, qui sont en amélioration par rapport à ces prévisions antérieures, sont la preuve que les économies de la Cemac ont mieux résisté que prévu au double choc sanitaire et économique, grâce aux efforts considérables d’ajustement et de soutien fournis par les différents gouvernements, avec l’appui du FMI et des partenaires au développement. « Le taux de couverture extérieure de la monnaie remonterait s’élève à 74,4% en 2022, après 64% en 2021, tandis que les réserves de change croîtraient légèrement à 3,59 mois d’importations de biens et services à fin décembre 2022, contre 3,55 mois à fin décembre 2021 », souligne le CPM, malgré la perde de la valeur du F CFA vis-à-vis du dollar (15% depuis le début de l’année).

Par Axel Abanda

Insécurité alimentaire : la BAD octroie 42 milliards de F CFA au Cameroun

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BAD
Agriculteurs

L’Etat du Cameroun a décroché un financement d’urgence d’un montant de 42 milliards de F CFA auprès du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce financement rentre dans le cadre de la facilité de 927,5 milliards de F CFA annoncée en mai 2022 par la Banque pour aider les pays africains à prévenir une crise alimentaire résultante du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Le montant de cet appui financier destiné aux agriculteurs a été révélé au cours d’une session extraordinaire du Comité de pilotage (Copil) et d’orientation de la mise en œuvre des subventions agricoles à Yaoundé. « Cet appui fait suite à une demande du gouvernement à la BAD, pour mettre en place un plan d’urgence de production agricole, afin d’enrayer les effets négatifs de la crise russo-ukrainienne, de l’augmentation du prix du gaz en Europe et de l’après-Covid-19 », a expliqué le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe.


A en croire le membre du gouvernement, cette session extraordinaire avait pour but, de déterminer les filières prioritaires devant recevoir les appuis issus du financement de la BAD, choisir les types d’engrais à subventionner, et répartir la production des semences par zones. Concrètement, il s’agissait a-t-on appris, d’arrêter non seulement les filières prioritaires (Riz, mil, maïs, sorgho, pomme de terre et l’huile de palme). Mais aussi de répartir les productions de semences par zones agroindustrielles et de choisir les formulations d’engrais à subventionner pour permettre aux agriculteurs des régions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord et celles des régions méridionales de bénéficier du soutien. Il était également question de statuer sur la répartition des quantités de semences de prébase et base requises dans le cadre de la relance et la répartition des quantités des engrais par région.


L’ambition visée étant l’augmentation de la production agricole d’au moins 30% afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à travers la mise à la disposition des producteurs des semences améliorées. Selon Adesina Akinwumi, président du groupe de la BAD, cette facilité de production alimentaire d’urgence est une initiative globale sans précédent qui permettra la fourniture des semences certifiées à 20 millions de petits exploitants agricoles du continent notamment le Cameroun. Elle élargira l’accès aux engrais et leur permettra de produire rapidement 38 millions de tonnes de denrées alimentaires. Il s’agit notamment de 11 millions de tonnes de blé, 18 millions de tonnes de maïs, 6 millions de tonnes de riz et 2,5 millions de tonnes de soja. La facilité créera également une plateforme pour plaider en faveur de réformes politiques essentielles, afin de résoudre les problèmes structurels qui empêchent les agriculteurs de recevoir des intrants modernes. Cela inclut le renforcement des institutions nationales chargées de superviser les marchés des intrants. « L’aide alimentaire ne peut pas nourrir le Cameroun. Au contraire, le pays a besoin de semences agricoles et de moissonneuses mécaniques pour récolter les denrées alimentaires produites en abondance localement. Le Cameroun se nourrira par lui-même avec fierté, car il n’y a aucune dignité à mendier de la nourriture… », déclare-t-il. D’après les données de la Banque, le prix du blé a grimpé de plus de 45 % en Afrique depuis le début de la guerre en Ukraine. Les prix des engrais ont augmenté de 300% et le continent est confronté à une pénurie d’engrais de 2 millions de tonnes. De nombreux pays africains, dont le Cameroun, ont déjà enregistré une hausse des prix du pain et d’autres produits alimentaires. Si ce déficit n’est pas comblé, la production alimentaire en Afrique chutera d’au moins 20% et le continent pourrait perdre plus de 11 milliards de dollars (6 818,3 milliards de F CFA) en valeur de production alimentaire, selon l’institution financière africaine.

Par Axel Abanda

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