mercredi, juin 10, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 380

Exploit: le Cameroun a une chance d’aller au Mondial féminin 2023

0

Nchout Njoya Ajara mérite amplement son titre de femme du match Cameroun-Botswana. L’attaquante des Lionnes indomptables a été l’auteure du but victorieux du Cameroun dans cette partie. L’unique but inscrit dans ce match de classement qui opposait deux Nations qui ne se sont jamais rencontrées. Deux équipes qui n’avaient pas le même pédigrée en arrivant au Maroc. Si le Botswana était à sa première CAN et ne faisait pas partie des foudres de guerre malgré ses individualités remarquables sur le continent, le Cameroun est un vieux routier de la CAN, qui a déjà tutoyé les cimes sans atteindre le Graal, mais qui ne présentait pas un visage de ses années de gloire.

Du coup les deux formations se sont neutralisées sur le terrain. Avec une sélection botswanaise menaçant de réduire à sa plus simple expression un adversaire se battant à sauver son honneur ternie par une impréparation consécutive à une transition mal négociée. Mais Nchout Ajarra Njoya qui fait partie des meilleures joyeuses africaines de l’heure à fini par faire la différence, après avoir manqué trois fois de loger le cuir dans les filets adverses. Offrant cette victoire impérieuse à son pays.

Mais la sociétaire de l’Inter Milan qui avait la lourde responsabilité de porter le brassard de capitaine dans ce match de classement, a le triomphe modeste.  »Je suis un peu déçue parce qu’on n’a pas pu se qualifier directement », a regretté la vedette des Lionnes indomptables. Pour autant, par cette victoire, le Cameroun se rattrape de cette CAN manquée qu’elle termine 6ème sur 12. La sélection de Gabriel Zabo jouera les barrages intercontinentaux, tout comme le Sénégal qui a battu en lever de rideau celle de Tunisie pour terminer 5ème. Les deux pays africains participeront en février 2023 à ce tournoi de dix pays d’autres confédérations. Pour deux places en repêchage pour la Coupe du monde Australie-Nouvelle Zélande 2023. Un tournoi que Nchout Ajara attend sereinement : »nous nous battrons, quel que soit l’adversaire », a promis la serial buteuse des Lionnes indomptables.

Secteur brassicole : Jean Michel Nintcheu dénonce l’accord Castel-Diageo qui consacre le monopole des Brasseries du Cameroun

0

En réaction à l’annonce d’un Accord sur vente conclu entre le groupe Castel et Diageo pour le rachat par le brasseur français de Guinness Cameroun, le député du Social democratic front (SDF) dénonce un acte de nature à tuer la concurrence, en ce que cela consacre un quasi-monopole de la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC). Lire le communiqué de l’élu de la nation.

 »En date du 14 juillet 2022, dans un communiqué rendu public, il nous a été annoncé que le groupe Castel prenait désormais le contrôle de DIAGEO. Si nous ne pouvons nous opposer à la croissance des multinationales installées chez nous, encore faudrait-il que leurs actes de fusion soient conformes non seulement à la législation en vigueur dans notre pays, mais également dans la zone CEMAC, en Afrique
et surtout que ces actes ne soient pas contraires à l’éthique des affaires telle que reconnue dans leurs pays.
Cette opération va désormais conférer au groupe Castel, à travers sa filiale SABC, un quasi-monopole dans le secteur brassicole dans notre pays. Puisque SABC et DIAGEO représentent 80% des parts de marché. C’est pour cela que j’appelle la Commission nationale de la concurrence de mener les investigations nécessaires pour s’assurer que l’opération dont il s’agit respecte les règles de saine et libre concurrence profitable au consommateur final et tout au moins qu’il ne s’agit pas d’un abus de position dominante et de pratique commerciale anti-concurrentielle.

Dans ce communiqué, il est mentionné que  » sous réserve des applications nécessaires en matière de concurrence, la vente devrait être finalisée au plus tard… 2022″. Si une telle mention y est inscrite, c’est parce que les co-contractants sont manifestement conscients qu’il y a un problème d’éthique commerciale lié aux pratiques en la matière. Je saisis de ce fait la commission de la CEMAC chargée des problèmes de concurrence afin qu’elle examine les conditions de réalisation de cette opération de rachat et qu’elle s’assure que les intérêts des entreprises concurrentes ne seront pas lésés ultimement. Une correspondance sera adressée par mes soins à ces différentes instances.

Pour terminer, je trouve curieux que ce rachat intervient au moment où, bien que n’étant pas confirmée, les médias annoncent la visite du président français Emmanuel Macron dans les prochains jours. Il me souvient qu’après la visite de son prédécesseur François Hollande venu au Cameroun avec un émissaire du groupe Bolloré, alors que tout était pratiquement bouclé pour rompre avec DIT, filiale du groupe Bollore, il y a eu par la suite un rebondissement spectaculaire sur ce dossier. Faudrait pas perdre de vue que la signature de ce contrat est intervenu le 14 juillet, date chargée de symbole pour la France ».

Hon Jean Michel NINTCHEU
Député

Fecafoot : Guibaï Gatama relance le débat sur l’illégalité de Samuel Eto’o

0

Dans une lettre adressée à Céline Eko le 21 juin 2022, jusqu’ici reste confidentielle, avec pour objet « Sommation à assurer l’intérim en raison de la vacance de la présidence de la Fécafoot », Guibaï Gatama appelle la première vice-présidente de la Fédération camerounais de football (Fécafoot), à prendre le contrôle de la fédération. « En cohérence avec mon engagement, mieux mon combat pour le respect des textes de la Fédération camerounaise de football, et en attendant que le droit soit dit sur la procédure en cours concernant l’illégalité des vice-présidents du Comité exécutif en fonction, que je conteste du reste devant la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Cnosc, j’ai l’honneur de vous demander, en tant que Première vice-présidente de fait, de bien vouloir dès à présent assurer et assumer les fonctions de présidente par intérim de la Fécafoot en raison de la vacance consécutive à la condamnation sus-évoquée». Ce au lendemain de la condamnation par la justice espagnole, de Samuel Eto’o à une peine d’emprisonnement ferme de 22 mois, pour « fraude fiscale ». Le journaliste et membre du Comité exécutif de la Fécafoot s’appuie sur deux articles des Statuts de la Fécafoot. D’abord l’article 36 qui traite des Conditions générales d’éligibilité au poste de membre du Comité exécutif de la Fécafoot, dispose en son alinéa 1, respectivement dans les points C, D et E, que le candidat doit « n’avoir pas été condamné à une peine définitive privative de liberté sans sursis supérieure à trois (03) mois», « n’avoir pas été condamné à une peine définitive privative de liberté assortie de sursis simple ou avec probation supérieure à six (06) mois », « ne pas avoir été condamné dans les cinq ans qui précèdent l’Assemblée Générale élective à une sanction de suspension de deux (02) ans minimum relative à des faits disciplinaires et/ou de violation de l’éthique sportive par un organe juridictionnel ». Mieux, Guibaï Gatama a convoqué l’article 47, alinéa 1 des mêmes statuts : « le poste de Président sera considéré comme vacant en cas de décès, de démission, d’exclusion, ou si ledit Président se retrouve en situation d’incompatibilité ou d’inéligibilité en cours de mandat, ou encore si le Président ne participe pas sans justification à six (6) séances consécutives du Comité exécutif ».

RENDEZ-VOUS LE 30 JUILLET 2022 AU TAS

Cette lettre qui n’a pas fait l’objet d’une publicité particulière, rebondit cette semaine, à la faveur de nouveaux développements. Stéphane Edzigui, un des communicants de Samuel Eto’o, juriste de formation, bat en brèche l’argument soulevé par Guibaï Gatama. « Samuel Eto’o n’est plus candidat à une élection à la Fécafoot», brandit-il. En son temps, autant Serge Branco, ancien Lion indomptable et proche de Samuel Eto’o, avait minimisé l’affaire sur les antennes de 100% foot, une émission d’Equinoxe television. En arguant que « la justice espagnole prévoit que lorsque vous êtes condamné à moins de 24 mois de prison ferme, vous n’allez pas en prison, et vous commuez la peine en pénalités financières ». Des arguments utilisés par nombre de « défenseurs » du président actuel de la Fécafoot. La Fécafoot elle-même n’y avait accordé aucune importance dans le communiqué commis à cet effet, en rejetant la faute sur son conseil fiscal. Feignant d’ignorer l’article 47. Alors que le débat fait rage, Me Christian Ntimbane Bomo, avocat au Barreau de Paris, livre une analyse qu’il dit « objective » de la lettre de Guibaï Gatama : « Monsieur Guibaï Gatama a parfaitement raison sur le plan juridique de soulever le cas de la vacance à la présidence de la Fécafoot. En effet, monsieur Samuel Eto’o étant devenu inéligible à la fonction de président d la Fécafoot, il y a vacance de droit à la présidence de la Fécafoot». Indiquant au passage que « les sentences pénales étrangères produisent leurs effets au Cameroun conformément à l’article 14 du Cod pénal ». Et donc que « tout acte qu’il pose depuis sa condamnation à 22 mois de prison ferme est nul et de nul effet. Il met dorénavant la Fécafoot et les intérêts du football camerounais en danger ». Déjà, l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACFAC) met en garde « toutes les parties concernées sur les risques auxquelles elles s’exposent en contractant avec la Fécafoot avant que la situation juridique de l’actuel exécutif ne soit clarifiée de manière définitive par le Tribunal arbitral du sport ». Au-delà de la condamnation par la justice espagnole, Guibaï Gatama a déjà attaqué certains actes du président de la Fécafoot devant les juridictions sportives. Et l’élection de Samuel Eto’o a été invalidée déjà par la Chambre de conciliation et d’arbitrage dans le cadre de plusieurs affaires. Si Emmanuel Maboang Kessack s’est désisté dans sa procédure, deux autres procédures sont en cours devant le TAS, portées par des clubs amateurs et l’Assemblée générale de 2009. Après plusieurs reports, le TAS a donné rendez-vous le 30 juillet prochain pour le verdict. Céline Eko, elle, n’a pas réagi officiellement à la lettre de Guibaï Gatama. La première vice-présidente qui a les faveurs de Samuel Eto’o, qui la préfère aux autres vice-présidents dans ses missions.

Tennis: la Davis cup se déporte au Cameroun

0

Le Complexe sportif Mundi de Yaoundé abrite du 25 au 30 juillet prochains un tournoi international de tennis. Le tournoi Davis cup by Rakuten rassemblera les pays de la zone IV qui regroupe les plus grandes nations de tennis du continent africain ; à savoir le Cameroun, le Burundi, l’Ethiopie, le Ghana, le Gabon, l’Ile Maurice, le Nigéria et le Sénégal. L’enjeu de ce tournoi qui s’organise au Cameroun pour la première fois, avec le concours de la Fédération internationale de tennis (Itf) est de désigner la première de la zone, mais aussi le passage à la zone III. Un tournoi qui se déroulera en deux poules de quatre. Les matchs de poule devant se jouer en deux simples et un double ; et se gagneront au meilleur des trois sets, avec jeu décisif dans les trois manches. En phase finale, un classement des équipes sera établi au terme des duels entre adversaires de même niveau.

En l’abritant, le Cameroun nourrit l’ambition de l’emporter et donc d’évoluer au Groupe III. A cet effet, les autorités camerounaises ont mis le paquet pour cet objectif. Ainsi, un stage externe engagé au mois de juin, vient de s’achever au Tennis club de Yaoundé. La dernière ligne droite approchant, un stage interne s’ouvre ce 17 juillet 2022 dans l’antre même du complexe Mundi, où est prévu le tournoi.

Créée en 1900 par Dwight Davis, la Davis cup est la plus prestigieuse des compétitions internationales annuelles masculines de la discipline par équipes. Depuis 2019, le tournoi s’est métamorphosé et a été rebaptisé Rakuten, du nom du géant japonais de l’électronique. En abritant ce tournoi qui sera dirigé par Cédric Wouobong, le Cameroun n’a pas que le souci de gagner sur le terrain de jeu, mais également sur le terrain organisationnel : « notre souhait le plus ardent est que ce passage de la Davis cup by Rakuten soit un succès, contribuant, non seulement au rayonnement du Cameroun, terre de sport, mais également par son héritage en termes de savoir-faire organisationnel, à la relance du tennis camerounais», aspire-t-on à la Fédération camerounaise de tennis.

CAN 2022: Le Cameroun éliminé

0

« Dans un passé lointain, il y avait un gros écart entre le Nigeria et le Cameroun mais au fil des années cet écart s’est rétrécit ca veut dire que le Cameroun progresse. Il est temps qu’on dise au Nigeria que nous avons grandi et que nous allons mettre leur dos au sol ». Gabriel Zabo n’a pas réussi son ambition de briser le signe indien. Sans Asisat Oshoala et Désire Oparanozie, les Super Façons ont encore battu les Lionnes indomptables (1-0). En quart de finales de la CAN 2022.

Du coup, le Cameroun n’ira pas plus loin que cette étape du rendez-vous du Maroc. Une reculade tant le pays a régulièrement atteint le carré d’as ces dernières années. Après quatre finales perdues face au Nigeria, le Cameroun est cette fois-ci éliminé plus tôt que prévu. Et perd d’office l’une des quatre places directement qualificatives pour la Coupe du monde 2023.

En revanche, tout n’est pas perdu. Les 5eme et 6eme du tournoi participeront à un repêchage Intercontinental avec la Nouvelle Zélande et l’Australie. Ainsi, dimanche soir le Cameroun affrontera le Botswana, après le duel Sénégal contre le perdant du match Afrique du Sud-Tunisie.

Secteur brassicole: le Groupe Castel rachète Guinness Cameroun

0

Par un communiqué rendu public ce 14 juillet 2022, l’on apprend que Diageo Cameroun et le groupe Castel ont conclu un accord commercial ce jour, sur la vente de Guinness Cameroun S.A (GCSA) au brasseur français au Cameroun. Il y est dit que désormais la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC), filiale camerounaise du Groupe Castel, assurera « la production et la distribution de Guinness au Cameroun au niveau national », s’assurera d’« une augmentation de la capacité de production et de distribution pour poursuivre la croissance de Guinness au Cameroun ». En clair, les produits Guinness ne disparaitront pas sur le marché camerounais ; mais seront désormais brassés sous le label de son principal concurrent national, dans le cadre d’accords de licences de marque.

En revanche, les accords ne sont pas d’application immédiate. «La vente est toutefois soumise aux approbations réglementaires et concurrentielles locales», ont prévu les parties contractantes. Et donc si Diageo, attendent « les approbations nécessaires en matière de concurrence », pour enfin réaliser la vente définitive. Par ailleurs, les deux parties indiquent travailler ensemble « pour assurer une transition fluide et la poursuite des projets Guinness », mentionne le communiqué.

A en croire le communiqué qui annonce l’accord sur vente, Guinness Cameroun n’est pas sous le coup d’une faillite. « Au vu des fortes performances de Guinness, ses besoins dépassent les capacités de sa brasserie actuelle de Douala. Grâce à ce nouvel accord, la marque bénéficiera de capacités de production et de distribution accrues », justifie Dayalan Nayager, président de Diageo Africa. Les SABC disposant de cinq sites de production sur le territoire national camerounais et du réseau de distribution le plus dense du secteur sur le plan national. Aussi, le label anglais ne disparait pas par absorption. «Guinness a une longue et belle histoire au Cameroun, la marque ayant continué à gagner en popularité au cours des dernières années. Cette vente signe la prochaine étape de la croissance de Guinness», assure Andrew Ross, directeur général de Guinness Cameroun. D’ailleurs Diageo gardera certains pans de la gestion de sa marque. «La marque continuera à faire partie de la famille Guinness au niveau mondial grâce à une supervision directe du marketing. Nous souhaitons que cet accord avec Castel permette de libérer encore plus son potentiel, tout en préservant l’inimitable goût Guinness à travers le Cameroun », espère-t-il. Gil Martignac du groupe Castel, lui, peut se frotter les mains : «L’acquisition de Guinness Cameroun est un nouveau jalon dans l’histoire de son développement, en Afrique comme au Cameroun où il est solidement implanté et sert des millions de clients à travers des marques iconiques. Cette acquisition lui permet d’étendre son portefeuille au marché stratégique de la bière brune et renforce le partenariat historique avec Diageo dans de nombreux autres marchés», se félicite-t-il.

C’est une grosse affaire que le groupe Castel vient de réaliser, en rachetant les produits de son principal concurrent. Le propriétaire des SABC est certes leader sur le marché camerounais des brasseries, mais avait perdu des parts de marché avec l’explosion du secteur des eaux minérales. Et au moment de retrouver de l’embellie, les SABC ont vu les produits Coca cola leur filer entre les doigts pour Sylvie Jacqueline Ndongmo qui devra très bientôt reprendre la production et la distribution des produits SABC de marque américaine. En mars 2022, Diageo annonçait avoir investi 15 milliards de francs CFA en quatre ans, notamment dans l’outil de production et la production d’intrants agricoles. Par ailleurs la filiale camerounaise s’est renforcée ces dernières années dans les spiritueux.

Football : le coup d’envoi du Grand Tournoi de Rassemblement de Fibot-Eyeng sera donné le 16 juillet prochain

0

Les vacances seront belles pour les jeunes des  localités de Fibot-Eyeng dans le département du Déjà et Lobo par zoételé. Un grand tournoi de rassemblement est annoncé du 16 juillet au 13 août prochain. Ce sont au total 8 équipes qui vont croiser le fer dans les trois stades que compte la localité (les stades Jean Barthélemy de Fibot. Stade d’Enyeng et Ebamina).

Selon le président du comité d’organisation du tournoi,  le conseiller régional Charles Abessolo Monefong, la compétition a pour objectif :  » de promouvoir le football afin de raffermir les liens entre les fils de Fibot-Eyeng en général et du Cameroun en particulier ; encadrer les jeunes pendant les vacances ; préparer la relève au sein de l’Elite footballistique nationale ; pérenniser et magnifier les œuvres pluridimensionnelles des parents et des ainés des villages Fibot Eyeng ». L’élu appelle ainsi tous les fils et filles du Cameroun à s’associer à l’élite de Fibot-Eyeng pour la réussite de cet événement.

Et pour rendre la fête belle, les élites de Fibot- Eyeng ont fait appel à Serge Branco, une icône du football camerounais. Ancien Lions indomptables, il a été de l’expédition qui a gagné les Jeux olympiques de Sydney 2000. C’est lui qui a été choisi pour parrainer l’événement.

Pour Steve Armand Belinga, le président de la Sous-Section Fibot Eyeng, la fête s’annonce déjà belle. Le patron politique de la sous-section Rdpc de Fibot Eyeng  voit en cette compétition, « un tournoi amical et fraternel qui resserre les liens et promeut le vivre-ensemble tel que voulu par le président de la République ».

 Il faut noter que le Grand Tournoi de Rassemblement de Fibot-Eyeng est à sa deuxième édition. La précédente édition qui a été remportée par  Santos de Fibot a été marquée par la convivialité entre  les fils et filles   Fibot-Enyeng. Rendez-vous le 16 juillet prochain.

Lions indomptables : Eto’o fait le ménage

0

Bill Tchato n’est plus le coordonnateur des sélections nationales. En lieu et place, ce sera désormais Benoît Angbwa. Comme agent de liaison, Pierre Arnold Ebolo Abada en remplacement de Ferdinand Makota, un proche du ministre en charge des sports Narcisse Mouelle Kombi que le nouveau président de la Fecafoot avait suspendu de ses fonctions en raison de problèmes de mœurs. Ainsi en a décidé Samuel Eto’o. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a procédé à des nominations au sein de la tanière des Lions indomptables ce 12 juillet 2022.

Un changement notable dans le staff de cette sélection fanion : la nomination de Thierry Ndoh comme Team press officer. Le journaliste de sport en service à Sky one radio remplace Serge Guiffo, son confrère de la Cameroon radio television (CRTV). Un clin d’œil que Samuel Eto’o adresse à la presse privée généralement ignorée dans les nominations au sein des équipes nationales de football. La brèche ouverte par Tombi à Roko en son temps à vite été refermée par ses successeurs. La nomination de Thierry Ndoh peut également être vue sous l’angle de la réconciliation tant prônée par le nouveau président de la Fecafoot, mais qui s’est grippée dès son implémentation. Ce journaliste connu à travers son émission Mfandena, a longtemps cheminé avec les opposants aux exécutifs de la Fecafoot depuis bientôt dix ans.

Si les postes principaux restent inchangés chez les A, outre les deux postes ci-haut cités, plusieurs autres petits réajustements. Le Dr Fotso Gwarap Patrick est le nouveau médecin, tandis que Elias Kaleguem Fomekong est kinésithérapeute N°3. Eko Pearl Mokasse est kit matériel N°3 et Ulrich Simo qui officiait déjà dans la tanière assure la photographie.

Chez les U20, Augustine Simo est le nouvel entraîneur, avec comme adjoint Yvan Loïc Kenmoe Simo. L’entraineur des gardiens ici est André Joël Eboué Eboué et Ndikum Blaise Tengoh le nouveau préparateur physique.

Crise: Le Coq sportif veut attaquer la Fecafoot en justice

0

 »Nous vous informons d’ores et déjà que nous avons d’ores et déjà mandaté notre conseil habituel, afin d’engager toutes les procédures judiciaires nous permettant d’obtenir réparation du préjudice subi… » Marc-Henri Beausire, le président de Le Le Coq sportif est en route pour la justice. Une action est en vue contre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) qui a décidé unilatéralement de rompre le contrat qui l’a liait à l’équipementier français. A travers une communication de Blaise Djounang, le Secrétaire général de la Fecafoot rendue publique le 1er juillet dernier. Et cinq jours plus tard, Samuel Eto’o, le président de la Fecafoot a lancé un appel d’offre en vue de trouver un nouvel équipementier aux sélections nationales de football du Cameroun. Dans le courrier que lui adresse le patron de Le Coq sportif, on apprend que les deux parties ont eu des échanges qui n’ont pas abouti. Et Marc-Henri Beausire indique avoir essayé en vain de ramener Samuel Eto’o à de meilleurs sentiments.

Dans son communiqué annonçant la rupture de la collaboration, la Fecafoot laisse croire que Le Coq sportif n’avait pas honoré ses engagements vis-à-vis du Cameroun.  »Nous vous rappelons une nouvelle fois que nous n’avons manqué à aucun des engagements qui nous incombent en qualité d’equipementier de la Fecafoot depuis plus de trois ans ». En se référant aux termes de l’appel d’offre, Le Coq sportif soupçonne la Fecafoot d’être en quête d’un partenaire moins coûteux pour elle  »à quelques mois de la Coupe du monde » 2022 à laquelle le Cameroun prend part après avoir manqué le rendez-vous de 2018. Le partenaire semble ainsi comprendre son partenaire qui semble connaître à son sens quelques soucis financiers. Lui qui semble avoir par ailleurs retrouvé une place au soleil grâce au Cameroun avec lequel il avait déjà engagé l’idylle en 1982 du temps de sa splendeur. Alors que Le Coq sportif commençait à s’en remémorer, Samuel Eto’o leur a tourné le dos. Pour autant, la firme française n’entend pas laisser filer le Cameroun et continue de tendre la main.  »Nous souhaitons une dernière fois vous inviter, monsieur le Président, à revoir votre position afin de nous permettre de poursuivre sereinement la préparation des commandes de repliquas d’ores et déjà engagés pour votre fédération », tente-t-il de supplier un interlocuteur qui veut hisser la barre plus haut. Des sources proches de la Fecafoot annoncent Nike en course.

Du coup, la voie judiciaire semble inévitable.  »En ce sens, nous attirons encore votre attention sur le fait que dans l’hypothèse où tout tiers et notamment tout équipementier viendrait à porter atteinte aux droits dont nous sommes titulaires, nous ne manquerons pas d’engager immédiatement toute procédure judiciaire appropriée à son encontre  », menace-t-il.

La lettre de l’équipementier à la Fécafoot

Sur le même sujet:

Lions indomptables : Eto’o Fils rompt le contrat de Le Coq sportif

Fecafoot : vers un nouveau front judiciaire au sujet de l’équipementier

Emmanuel Noubissie Ngankam : « Il faut adapter la Snd30 au contexte du Covid-19 et de la guerre Russo-ukrainienne »

0
Snd30
Emmanuel Noubissie Ngankam

Pour l’économiste que vous êtes, qu’évoque le Made in Cameroon?
Dans l’acception populaire, Made in Cameroon qui renvoie à «Fabriqué au Cameroun», charrie une charge émotionnelle teintée de patriotisme. Au plan géoéconomique, cette charge est beaucoup plus dense dans ce sens qu’elle a un caractère stratégique. Cette dimension stratégique prend davantage du sens aujourd’hui plus qu’hier, dans un contexte où le Cameroun subit les affres de deux chocs exogènes. La conjonction dévastatrice de la pandémie du Covid-19 qui n’est pas encore éradiquée et l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui s’inscrit dans la durée alors même qu’elle avait au départ tous les signes d’une rapide expédition punitive. Comme le souligne une récente note du Fonds monétaire international, «l’économie mondiale vit ce qui pourrait bien être sa plus grande épreuve depuis la Seconde Guerre Mondiale». Dans un tel contexte, le Made in Cameroon est plus que le bruit du tocsin, il a une dimension programmatique et stratégique. Et puis, bien au-delà des considérations économiques, le Made in Cameroon a une portée beaucoup plus grande. J’espère que nous en parlerons.

Nous en parlerons certainement mais avant, pourriez-vous élaborer davantage? En quoi le Made in Cameroon devient-il, comme par enchantement, une préoccupation programmatique et stratégique?

Par enchantement? Non! Il est vrai que cette notion qui était sous-jacente dans les politiques publiques et les orientations économiques dans les années 70 s’est quelque peu affadie au fil des années, mais la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (Snd30) l’a reprise à son compte en réaffirmant la nécessité «d’irradier le marché national, sous-régional et régional par les produits estampillés Made in Cameroon» (para 120). Bien plus, l’une des «trois orientations fondamentales» de la Snd30 porte sur «un mix entre import/substitution et promotion des exportations…» (para 76). Cependant, il convient de rappeler qu’au-delà des déclarations d’intention, la Snd30 a été adoptée en novembre 2019, c’est à dire avant la survenance du Covid-19, et personne ne pouvait anticiper la guerre Russo-ukrainienne. Ces deux événements ont les caractéristiques de la célèbre «théorie du cygne noir» développée par le statisticien Nassim Nicholas Taleb, théorie portant sur un certain événement imprévisible qui a une faible probabilité d’advenir et qui, s’il se réalise, a des conséquences d’une portée considérable et exceptionnelle. Dès lors, les impacts de cette double épreuve induisent à la fois des leçons et un changement profond de paradigme dont la matrice doit être bâtie autour du Made in Cameroon.


Pensez-vous que le Cameroun ait tiré toutes les leçons de ces crises? Ces crises constituent-elles de votre point de vue, une chance, un challenge ou une opportunité?

Certes, il existe une abondante littérature et une foisonnante analyse des conséquences de ces crises tant au plan global que sur l’économie camerounaise. Mais avant de répondre très explicitement à cette question, je voudrais rappeler quelques-unes de ces conséquences. La conjonction de la pandémie du Covid-19 et de l’invasion de l’Ukraine a induit: une fragmentation géoéconomique annonçant le crépuscule de la mondialisation. Les relents de repli protectionniste observés vers la fin de l’année 2020 du fait de la pandémie ont été exacerbés par la guerre Russo-ukrainienne, poussant de nombreux pays à mettre en place des restrictions commerciales sur les denrées alimentaires, l’énergie et d’autres produits de base essentiels. On assiste dès lors à une désintégration des économies dont les effets sont dévastateurs surtout pour les pays en développement; une crise alimentaire qui n’est qu’à ses prémices. Les restrictions commerciales évoquées plus haut portent non seulement sur des denrées alimentaires mais également sur les fertilisants dont la Russie et l’Ukraine sont de grands producteurs. À titre d’illustration, au Cameroun, le sac de 50kg d’urée est passé en moins de trois mois de 15 000 environ à 45 voire 50 000 francs Cfa. Au regard des anticipations rationnelles, nous ne sommes qu’au début de la crise et l’augmentation du prix de la baguette de pain n’est qu’un épiphénomène, un signe avant-coureur d’un désastre alimentaire. Au prix que coutent les fertilisants, ce sont plusieurs campagnes agricoles qui sont compromises au regard des carences structurelles de l’agriculture camerounaise constituée essentiellement de petites exploitations familiales; une crise de l’énergie qui s’est traduite par une flambée des prix sur le marché international. Le baril de pétrole brut a tutoyé 130 dollars en mars 2022, un pic jamais atteint depuis plus de sept ans. Cette flambée de prix a généré un bonus pour les pays producteurs de pétrole, notamment le Cameroun qui vient de procéder à une modification de la loi de finances 2022 par une augmentation du budget de 5,7%. En toute logique, les prix des produits raffinés auraient dû suivre la trajectoire du cours du pétrole brut, mais au Cameroun, les autorités ont fait le choix «d’acheter la paix sociale» en maintenant les prix à la pompe inchangés, ce qui a impliqué un accroissement substantiel de 360 milliards de francs Cfa de la subvention destinée à soutenir ces prix; des tensions inflationnistes désastreuses pour le pouvoir d’achat. Les économistes disent de l’inflation qu’elle est l’impôt des pauvres. Au-delà des chiffres officiels publiés par l’Institut national de la statistique, l’observation empirique faite par les consommateurs que nous sommes tous, augure de ce que l’augmentation généralisée des prix va au-delà de la précédente crise de 2008.
Faut-il craindre le pire? un durcissement des conditions de financement. Face à la poussée inflationniste, de grandes banques centrales notamment la Fed (la banque centrale américaine), la Bce (Banque centrale européenne) et la Banque d’Angleterre ont revu leurs taux directeurs à la hausse, mettant ainsi fin à un long cycle d’argent bon marché et rendant les grandes places financières mondiales particulièrement frileuses; l’accélération du dérèglement climatique. Cette dimension, généralement peu perceptible dans l’immédiat, a des effets irrémédiables à long terme. La crise énergétique à laquelle fait face la planète induit, hélas, l’accroissement de l’exploration et de l’exploitation des énergies fossiles (principalement pétrole et gaz), responsables de l’émission du dioxyde de carbone, vecteur du réchauffement climatique. Le monde entier s’expose à ce qui pourrait s’apparenter à un feu de brousse.

Qu’en est-il des leçons tirées ou à tirer?


En effet, les leçons et le changement de paradigme sont les préoccupations de l’heure. Comme une rivière qui ne remonte pas à sa source, les crises sont certes irréversibles, mais elles offrent parfois de fabuleuses opportunités dans ce sens qu’elles véhiculent des leçons salutaires pour l’avenir. Je retiendrai quelques-unes sous-tendues explicitement par le Made in Cameroon: La crise alimentaire et les poussées inflationnistes sonnent le tocsin de l’inadéquation entre le potentiel agricole du Cameroun et les politiques mises en œuvre dans ce secteur. Il devient urgent de repenser la politique agricole nationale dans toutes ses dimensions (financement, foncier, filières, infrastructures, subventions, etc.) en s’inspirant du modèle des Exploitations agricoles de moyenne importance (Eami) développé au milieu des années 80 par le très éphémère (hélas!) ministre de l’Agriculture Jean-Baptiste Yonkeu de regrettée mémoire. L’inflation dite importée a des effets dévastateurs à court et moyen terme. Ces effets vont, entre autres, saper les bases de la productivité et partant de la compétitivité des produits agricoles. Avec les prix des fertilisants qui ont été multipliés par trois voire plus, il devient prohibitif pour la petite exploitation agricole familiale de faire de l’épandage d’engrais ou tout autre traitement phytosanitaire. Les campagnes agricoles à venir sont désormais fortement compromises, ce qui pourrait exacerber la dépendance de l’extérieur. Le spectre de l’insécurité alimentaire et de la famine est une réalité qui hante les populations les plus vulnérables des campagnes comme des villes. La déclaration de Malabo de l’Union africaine de juin 2014 avait fixé un objectif ambitieux d’éliminer la faim en Afrique avant
2025; et pour y parvenir, les États devraient consacrer au moins 10% des dépenses publiques à l’Agriculture. Le Cameroun en est très loin puis qu’il alloue (seulement) 2,2% (134 milliards de F CFA) du budget de l’État en 2022 (6 080,4 milliards) à l’Agriculture prise au sens le plus large (ministère de l’Agriculture et du Développement rural [88 milliards] et ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales [46 milliards]) Comment concilier la nécessité de stabilité macroéconomique avec les exigences sociales en contexte de crise? Tous les phénomènes du cygne noir ou tout ce qui s’y apparente mettent le gouvernement au centre des questions économiques et sociales et l’interpellent sur sa capacité à concilier la nécessité de stabilité macroéconomique avec les exigences de cohésion sociale en contexte de crise imprévisible. Ce contexte induit des choix difficiles et même parfois cornéliens au plan politique et social. Dès lors, le levier monétaire étant hors de portée, la politique budgétaire reprend toute sa place en tant que principal levier de politique économique. La programmation budgétaire devrait revenir au centre des questions économiques, notamment sa mise en cohérence avec les objectifs de la Snd30 et l’amélioration de la gestion de l’investissement public. Conçue dans un contexte spécifique, cette Snd30 demande à être revue dans ses fondements afin de l’adapter au nouveau contexte imposé au Cameroun par la pandémie du Covid-19 et la guerre Russo-ukrainienne. L’orientation fondamentale import/substitution devrait être reprécisée en mettant un accent particulier sur le Made in Cameroon et surtout la promotion des champions nationaux dans tous les secteurs. Plus que jamais, la transformation structurelle de l’économie camerounaise prend tout son sens, le défi majeur étant d’accroitre considérablement la part de l’industrie manufacturière dans le Pib (actuellement de 18% environ). Pour y parvenir, l’amélioration du climat des affaires et son corollaire qu’est l’attrait de l’investissement privé sont des passages obligés afin de faire du Cameroun «le commutateur (fournisseur d’énergie électrique), le nourricier (fournisseur des produits agroindustriels) et l’équipementier (fournisseur de biens d’équipement) de la Ceeac et du Nigeria» dont les 215 millions d’habitants sont une aubaine pour le Cameroun. En somme, le secteur privé doit être la locomotive de la Snd30. Le changement de paradigme porte également sur le futur du travail grâce au développement vertigineux du numérique. La survenance du Covid-19 et le confinement presque généralisé a accentué ce changement de paradigme en imposant le télétravail comme mode alternatif de continuation de fonctionnement des entreprises et des organisations. Le travail à distance qui allie à la fois flexibilité, efficacité, productivité et harmonie familiale, est au cœur du futur du travail. Pour s’arrimer à la nouvelle donne, le Cameroun doit accélérer le développement du numérique en améliorant et en démocratisant l’accès à internet dont le coût reste encore très élevé et la qualité relativement médiocre. La fibre optique dont Camtel a le monopole est pourtant un atout. Je m’en voudrais si je n’évoquais pas la question monétaire notamment le francs Cfa qui charrie une certaine polémique au regard de la rhétorique portée par une nouvelle classe de panafricanistes adeptes du changement radical sur la base d’arguments dont certains sont fondés. Cependant, la crise actuelle et son corollaire qu’est la forte poussée inflationniste planétaire devrait amener à être plus circonspect sur la tendance à vouloir jeter l’eau du bain avec le bébé. Qu’aurait été le niveau d’inflation dans les pays de la Zone Franc (dont le Cameroun) si ces pays n’avaient pas la stabilité monétaire induite par les mécanismes régissant la Zone Franc? La question mérite d’être posée et la leçon retenue. À titre d’illustration, en mai 2022, l’inflation était d’environ 30% au Ghana et le taux directeur de la Banque centrale à 19%. No comment!
Pour revenir à notre préoccupation centrale, le Made in Cameroon doit être au cœur de la réflexion et des actions induites par la vulnérabilité du Cameroun aux chocs exogènes.


Le contexte, on le sait, est marqué d’une part par la mise en œuvre de la Snd30, et d’autre part la conduite encadrée des accords avec le Fmi adossés sur des instruments tels que la Facilité élargie de crédit et le Mécanisme élargi de crédit 2021-2024. Le Cameroun a-t-il les coudées franches pour le pilotage d’une politique économique endogène?

Dès lors qu’un pays est sous programme avec le Fmi, l’élaboration et la mise en œuvre de ses politiques publiques se font sous étroite surveillance des partenaires techniques et financiers. Ne nous voilons pas la face: dans un tel contexte, le pays n’a plus les coudées franches. Les programmes du Fmi s’accompagnent (d’un peu) de ressources financières à taux réduit. Bien plus, ils ont des aspects vertueux dans ce sens qu’ils incitent à plus de discipline, notamment budgétaire et monétaire. Cependant, certaines conditionnalités déguisées sous le vocable lénifiant de «repères structurels et actions prioritaires» devraient être âprement négociées par le pays bénéficiaire afin d’éviter une immixtion dans des problèmes qui peuvent et doivent être résolus localement sans intervention extérieure. En ce qui concerne le Cameroun, je note par exemple que l’un des repères structurels du programme en cours est «le renforcement du format de consultation entre les secteurs public et privé en intégrant des groupes thématiques avec au moins des rencontres semestrielles en vue de suivre la mise en œuvre des recommandations du Cameroon Business Forum». Avions-nous besoin d’une injonction du Fmi pour mettre de l’ordre dans le dialogue entre les secteurs public et privé qui sont deux partenaires aux intérêts a priori convergents? Autre exemple, «Finaliser et publier les textes d’application de la loi 2016/017 du 14 décembre 2016 portant code minier». D’où vient-il que l’on ait attendu que le Fmi exige les textes d’application d’une loi adoptée il y a six ans? Le Cameroun a certainement besoin du partenariat du Fmi qui dispose d’une expertise avérée, mais pas pour des peccadilles qui peuvent se gérer de manière endogène si nous étions un peu plus disciplinés.


Au début de notre entretien, vous avez indiqué que le Made in Cameroon a une portée plus grande que la sphère économique.


Tout à fait. Le Made in Cameroon n’est pas qu’économique. Il est également culturel, sportif, scientifique, des domaines qui ont porté l’aura du Cameroun au firmament du monde. Quel pays africain peut se targuer d’être au confluent des talents de Manu Dibango, Richard Bona, Francis Bebey, Armand Sabal-Lecco, Etienne Mbappe, Jean Dikoto Mandengue, Roger Milla, Samuel Eto’o, Joel Embiid, Achille Mbembe, Calixthe Beyala, Hemley Boum, Djaïli Amadou Amal, Ernest Simo, John Nkengasong, Vera Songwe, Jacques Bonjawo, Joseph Tchuindjang Pouemi, Sirry Alang, Jules Ngankam et bien d’autres? C’est cela aussi le Made in Cameroon, peut-être la dimension la moins magnifiée. Que dire de nos savoirs patrimoniaux dans le domaine de la médecine récemment mis en exergue par Mgr Samuel Kleda dans le cadre de la lutte contre le Covid-19! Le Cameroun est si riche et si diversifié. Mais alors comment transformer le potentiel en sources de croissance et d’amélioration du bien-être de l’immense majorité de la population? C’est cela la finalité du Made in Cameroon.

- Publicité -
Google search engine