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Nouveaux Droits de l’Homme en croisade contre les violences faites aux femmes.

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Une campagne de 16 jours a été lancée à cet effet dans le but de construire des approches qui permettent d’augmenter la conscience sur les questions des violences basées sur le genre.

Entre 2019 et 2020, au moins 130 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints et 60 % de femmes sont victimes de violences conjugales. 43,2% des femmes en union sont confrontées aux violences conjugales dont 39,8% d’entre elles sont respectivement les victimes de violences émotionnelles et sexuelles du fait des conflits. À l’échelle nationale, 20,1% des femmes auraient été forcées lors de leur premier rapport sexuel. En tout, 56,4% des femmes en union ont été confrontées à au moins l’une de ces formes de violences.

Face à ces chiffres l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme et ses partenaires ont décidé de prendre le taureau par les cornes. En emboitant le pas à la campagne internationale lancée par le secrétaire général des Nations Unies et intitulée « 16 jours d’activismes contre les violences basées sur le genre ».  Ainsi une conférence débat sur le thème : « comprendre les violences basées sur le genre » a été organisée vendredi dernier à Yaoundé.  Son objectif : renforcer la sensibilisation des populations sur les droits des femmes, en vue de prévenir les éventuelles violences basées sur le genre.

Expliquant le pourquoi d’une telle campagne, Cyrille Rolande Bechon, directrice exécutive de Nouveaux Droits de l’Homme, a indiqué « il n’est pas possible de penser le développement durable, sans le plein épanouissement de la femme et de la jeune fille. C’est pour cela qu’il faut en parler, et reparler à chaque fois que c’est possible pour que le gouvernement lève toute les barrières sociales et culturelle, juridiques et politiques, permettant aux femmes de s’épanouir et de contribuer au développement de leur pays », a-t-elle martelé.

Limiter les violences basées sur le genre

Aude Cuzon Gatcho, coordinatrice du service civique pour la paix, pense que pour limiter les violences basées sur le genre : « il faut construire des approches qui permettent d’augmenter la conscience sur les questions des violences basées sur le genre, d’attirer l’attention à la fois des citoyens et des citoyennes et aussi des pouvoir publics sur ces questions, et aussi de soutenir les victimes et leurs proches, par des accompagnements juridiques, mais aussi psycho sociaux », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter que « la question des violences faites aux femmes n’est pas une question de femmes, mais une question des hommes et des femmes, puisque cela impacte tout le monde, la femme victime n’étant plus à mesure d’assumer ses responsabilités dans sa famille et dans la société en raison de ce qu’elle a vécu ».

Au cours des 16 jours d’activismes qui partent du 25 novembre au 10 décembre, l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme entend aussi organiser des causeries éducatives avec des personnes handicapées, des causeries dans les lycées et collèges, des cliniques d’écoutes en vue d’apporter aux personnes victimes un appui psychologique et juridique.

Selon la définition officielle, Les violences basées sur le genre sont toutes les violences commises envers un individu en considération de son ou de ses orientations sexuelles. Beaucoup plus relevées chez les femmes et les filles, ces violences reposent sur un ensemble de facteurs historiques, culturels, sociaux et psychologiques. Parmi les catégories de violences faites aux femmes, l’on cite « les violences conjugales, domestiques, sexistes, sexuelles, violences physiques, morales, etc ».

Qatar 2022 : André Onana écarté du mondial.

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Selon les informations de l’AFP, le gardien de but des lions indomptables, «  André Onana a été écarté pour des raisons disciplinaires à quelques heures seulement du match Cameroun-Serbie ».

André Onana, titulaire à la Coupe d’Afrique des nations en janvier-février sera remplacé par Devis Epassy, le portier d’Abha (Arabie Saoudite). La Fédération camerounaise de football a annoncé ce lundi que le gardien titulaire du Cameroun, a été écarté du groupe pour raisons disciplinaires. Sans préciser le motif ni la durée de cette mise à l’écart. Une décision qui intervient quelques heures avant le match contre la Serbie au Mondial 2022.Rigobert Song Bahanag, « André_Onana est un maillon important mais je dois privilégier le groupe. Il a voulu prendre un peu de recul. Il faut être discipliné. On doit privilégier le groupe et pas les individualités. On ne remet pas en cause ses performances. Il est à l’écart du groupe. J’ai demandé qu’il attende et on verra si c’est possible qu’il revienne. Ça dépendra aussi de lui ».

Selon des sources divergentes, l’homme aurait contesté le choix de Rigobert Song, d’aligner Nicolas Nkoulou dans l’axe de la défense. Pour d’autre, il s’agit d’un problème entre le responsable de la communication de la Fécafoot et le gardien de but. Une sanction concernant des ébats sexuels est aussi évoquée.

Les 11 entrants

Dans les buts, on retrouve Devis Epassy. La défense camerounaise reste inchangée alors que Kunde Malong fait son entrée en milieu. En attaque, Choupo-Moting est associé à Karl Toko Ekambi et Bryan Mbeumo. Aboubakar Vincent sur le banc.

Éboulement de terrain de Damas : le bilan s’est alourdi.

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Plusieurs heures après le glissement de terrain qui a englouti les membres d’une réunion à Yaoundé au quartier Damas, le bilan de ce matin fait état de plus dizaine de morts. 

Selon les explications apportées par, le gouverneur de la région Centre, Naseri Paul Bea, sur les ondes de la CRTV , il s’agit d’«  une réunion de gens qui voulaient pleurer des membres (de leurs familles) qui sont partis avant eux. Certains étaient assis sous une tente où il y a eu un glissement de terrain en début de soirée ». Il ajoutait alors que « Pour le moment nous avons 11 corps, les recherches se poursuivent pour trouver d’autres corps sous la terre ».

Après plusieurs fouilles, il en ressort que jusqu’à 9h00, ce lundi 28, le bilan faisait état de 14 morts.

Coupe du monde 2022 : ça passe ou ça cassé pour le Cameroun

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En foulant la pelouse du stade Al Janoub ce 28 novembre 2022, le Cameroun joue sa dernière carte dans ce Mondial. Une victoire est impérative pour s’assurer de pouvoir disputer avec le moins de stress possible le dernier match de groupe ; en revanche, un nul est le minimum requis pour espérer terminer absolument par une victoire. De toutes.les façons, une défaite est interdite ce lundi aux Lions indomptables s’ils veulent traverser le premier tour qui leur échappe depuis l’exploit de 1990 (le Cameroun avait atteint les quarts de finale); et surtout signer sa première victoire en Coupe du monde depuis vingt ans. Et aussi bien le staff que les joueurs en sont conscients.  » Nous savons ce qu’il y a à faire  », assure Rigobert Song le sélectionneur manager.  » Nous n’avons plus droit à l’erreur  », ont compris les joueurs, selon Faï Collins.  » Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour espérer aller au second tour  », a promis le défenseur.

Le premier match hante encore les esprits. Cette défaite (1-0) face à la Suisse.  » On a des regrets », ont repris les deux hommes qui ont animé la conférence de presse d’avant-match.  » Nous avons hésité quelques dix minutes, le temps de retrouver nos repères, puis on a pris le contrôle du jeu; mais on n’a pas concrétisé les occasions que nous avons eues », se remémore le patron de l’encadrement technique.  » On apprend tous les jours ; c’est la haute compétition, toute faute se paie cash », a compris Faï Collins. Et surtout,  » nous connaissons l’enjeu de ce match  », insisté le latéral droit

Lors de la première journée, alors que le Cameroun se faisait surprendre par la Suisse, le Brésil l’emportait difficilement sur la Serbie (2-0). Aujourd’hui, les Lions indomptables se frotteront à cette sélection des Orlovi. Les poulains de Dragan Stojkovic sont autant blessés et ont une fierté à défendre dans ce tournoi qui ne les a vus que trois fois, malgré qu’ils soient de vieux routiers du football. Ce sera un match particulièrement disputé entre ces deux derniers du groupe G, pour la seconde place. Au cas où le Brésil sans Neymar (blessé et qui ne devrait rejouer qu’en 8ème de finale au cas où son pays y parvient) domine la Suisse.

Centrafrique : la MINUSCA distribue-t-elle des armes aux ex rebelles de l’UPC ?

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Selon la presse locale, de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) se livrerait à des pratiques peu orthodoxes avec les ex rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique, qui s’étaient pourtant engagés à quitter la coalition rebelle en 2021.

Les jours passent et les accusations se multiplient en Centrafrique contre la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca). Selon la presse locale, « il a été établi récemment que le contingent zambien de la Minusca utilise les routes rurales de la région de la ville d’Ippy pour distribuer de la nourriture, des armes et des munitions aux éleveurs peuls de l’ex groupe armé l’Union pour la Paix en Centrafrique(UPC)pour maintenir l’insécurité et l’instabilité », regrette un responsable de la société civile.


Des informations confirmées par les autorités militaires du pays. Selon les sources militaires, les casques bleus zambiens, basés dans la région d’Ippy, fournissent des armes aux rebelles que sont les éleveurs peuls de l’ex UPC. Des sources au sein de la population locale, citées par les medias locaux, témoignent qu’un récent affrontement entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et des rebelles dans la localité de Ngouaboudou, à 45 kilomètres de Bria sur la route d’Ippy, est directement lié à ce fait. En plus de cette dernière actualité, les casques bleus de la Minusca sont également accusés pour leur implication « dans divers types d’activités illégales sur le territoire de la République centrafricaine comme trafic d’armes, de drogue, de l’or et du diamant, viol, et assassinat », dénoncent les mouvements de la société civile.


Ces accusations interviennent dans un contexte où le Conseil de sécurité des Nations Unies a renouvelé jusqu’au 15 novembre 2023, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Un renouvellement vivement critiqué par les Centrafricains, qui estiment que « les casques bleus ne s’acquittent pas efficacement de leur mandat de protection des civils. De plus, de nombreux soldats de la paix ont eux-mêmes été vus à plusieurs reprises dans les tentatives de la déstabilisation de la RCA en coopérant avec les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ». Pour plusieurs centrafricains donc, « plutôt que de participer à la paix en Centrafrique, les Casques bleus participent plutôt à maintenir l’instabilité ». C’est pourquoi, dit-on au sein de la population, « la prochaine fois, le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir compte des souhaits du peuple Centrafricain, qui exige depuis longtemps le départ de la Minusca ».

Budget 2023 : 6 345,1 milliards de FCFA en prévision.

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Le projet de loi portant loi de Finances déposé le 24 novembre 2022 à l’Assemblée nationale, concernant la proposition de budget du Cameroun pour l’année 2023 vise la somme de 6 345,1 milliards de Fcfa contre 6 080,4 milliards en 2021.

Cette enveloppe tablera sur la filière locale et son développement qui occupent une place prépondérante. En fait pour atteindre les objectifs de 2023, le gouvernement estime à 4,6 % la croissance, contre 4 % en 2022. Autre changement observé, la croissance du secteur non-pétrolier est évaluée à 4,8 % en 2023, un peu au-dessus des 4,2 % de l’exercice en cours (2022). Le secteur pétrolier quant à lui, va se situer au niveau de 0,5 % alors qu’il était déficitaire de -2,3 % en 2022.

Il faut préciser que, « le projet de budget 2023 du Cameroun est équilibré en recettes et dépenses à la somme de 6 345,1 milliards de FCFA. Un montant en augmentation de 264,7 milliards de FCFA en comparaison des 6 080,4 milliards de FCFA de l’année finissante. Les projections macroéconomiques de ce projet de loi prévoient une croissance de 4,2% contre 3,7% en 2022. Ces projections fixent le montant des recettes internes et des dons à 4 676,4 milliards de francs CFA. L’essentiel de cette enveloppe étant constitué des recettes fiscales et douanières, estimées à 3 500 milliards de francs CFA ». Bien plus, ce projet de loi prévoit la création d’un compte d’affectation spéciale pour le soutien à la reconstruction des régions en proie à la crise sécuritaire, financé à hauteur de 15 milliards de francs CFA.

Il est à noter que le projet de loi de finance 2023 du Cameroun réitère l’élargissement de l’assiette fiscale, tout comme le supposé projet de loi qui a circulé en début de semaine sur la toile. Par ailleurs, le pays pourrait connaître une augmentation du prix du timbre fiscal, passant de 1000 à 1500 Fcfa. Ceci, en vue d’encourager l’utilisation des matières premières et intrants locaux, au détriment de ceux importés. En outre, l’inflation qui se situe à 4,4 % au mois d’août 2022, devra être maîtrisée pour retrouver le niveau tel qu’indiqué par la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) qui prescrit une inflation en deçà de 3,6 %.

Vision 2035 : où en sommes-nous à mi-parcours?

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Au cours d’une interview accordée à Yves Mourousi de Radio Monte Carlo le 21 juillet 1990, le Président Paul Biya a déclaré qu’il voudrait que l’histoire retienne de lui l’image de l’homme qui a apporté à son pays la démocratie et la prospérité. Cette déclaration restée mémorable, résonne encore comme un engagement pris devant la postérité et sur lequel Paul Biya sera jugé aux termes de sa mission à la tête de l’Etat. Cet engagement a pris corps et s’est cristallisé dans un document de prospective qui détaille la vision du Chef de l’Etat dont l’ambition ultime est de faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035. Ela borée en 2009 et mise en œuvre à partir de 2010, la « Vision 2035 » avait quatre objectifs majeurs :

1. Réduire la pauvreté à un niveau sociale ment acceptable : Eradiquer la pauvreté consistera à la ramener à un niveau résiduel socialement tolérable, c’est à dire inférieur à 10 %. De manière spécifique, il s’agira, au-delà des politiques de croissance et d’emploi, d’intensifier et de généraliser la disponibilité et la qualité des services de santé, d’éducation, de formation et des infrastructures (énergie, routes, eau potable, etc.) ;

2. accéder au statut de pays à revenu inter médiaire : L’ambition du Cameroun de devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure se décline par la nécessité pour le pays d’accélérer et de conforter le rythme de croissance économique, en mettant l’accent sur ses atouts immédiats (agriculture, extraction minière, …) et en veillant à une répartition moins inégalitaire desdits revenus ;

3. devenir un nouveau Pays industrialisé : La principale caractéristique d’un Nouveau Pays Industrialisé (NPI) est une industrialisation rapide par une évolution accélérée du secteur manufacturier, et un développement harmonieux du domaine des services notamment dans ses composantes commerce, transport et tourisme. Dans cette perspective, la Vision ambitionne d’atteindre une croissance de qualité, marquée par une large diversification des sources de la croissance, l’intégration plus dense des différentes branches d’activités, l’accroissement sensible du poids des produits issus de l’industrie manufacturière dans le PIB et dans les exportations, le développement des services et notamment des services financiers capables de mobiliser les ressources financières nécessaires pour accroître la demande intérieure en général et la demande de capitaux d’investissements en particulier ;

4. Consolider le processus démocratique et renforcer l’unité nationale : L’ambition du Cameroun est de renforcer les idéaux de paix, de liberté, de justice, de progrès social et de solidarité nationale. Le sentiment d’appartenance à une même Nation doit transparaître dans les comportements individuels et collectifs.

Dans un horizon de 25 ans, la mise en œuvre de la vision a été initialement déclinée en trois phases dites indicatives a La phase i (2010-2019) avec pour objectif global de moderniser l’économie et accélérer la croissance ; a la phase ii (2020-2027) dont l’objectif global est d’atteindre le niveau de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ; a La phase iii (2028-2035) avec pour objectif global de devenir un nouveau pays industrialisé et un pays émergent (en portant la part du secteur secondaire à plus de 40 % du PIB).

Dans la perspective de la mise en œuvre de la première phase (2010-2019), un document cadre a été élaboré, en l’occurrence le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). Ce document s’est voulu véritablement endogène dans ce sens qu’il se démarquait de son devancier, le fameux DSRP (Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté) caractérisé essentiellement par la forte emprise de la Banque mondiale dans sa conception et son élaboration. Pour raisonnablement ambitieux qu’il a été, le DSCE visait à :

· Porter la croissance du PIB à 5,5% en moyenne annuelle dans la période 2010-2020 ;

· Ramener le sous-emploi de 75,8% à moins de 50% en 2020 avec la création de dizaines de milliers d’emplois formels par an dans les dix prochaines années ; et

·Ramener le taux de pauvreté monétaire de 39,9% en 2007 à 28,7% en 2020.

Réaliser un taux de croissance annuel de 8,1% En moyenne entre 2020 Et 2030, une gageure

La seconde phase qui a été repensée pour couvrir une autre décennie, est mise en œuvre sous la bannière de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), prenant ainsi le relai du DSCE. Tout en maintenant le cap de l’émergence à l’horizon 2035, la SND30 s’appuie sur un certain nombre de piliers dont le plus mis en avant est la transformation structurelle de l’économie. Bien plus, cette stratégie se fixe un certain nombre d’objectifs mesurables notamment :

· Réaliser un taux de croissance annuel de 8,1% en moyenne entre 2020 et 2030,

· Ramener le taux de pauvreté de 37,5% en 2014 à moins de 25% en 2030 ;

· Ramener le sous-emploi de 77% en 2014 à moins de 50% en 2030 ;

· Porter la part du secteur secondaire dans le PIB de 28,2% en 2018 à 36,8% à l’horizon 2030 · Porter l’Indice du Capital Humain de 0,39 en 2018 à 0,55 et l’Indice de Développement Humain de 0,52 en 2016 à 0,70 en 2030.

En 2022, à mi-parcours de la mise en œuvre de la Vision 2035, la bonne pratique recommanderait de marquer une pause et de procéder à une évaluation en vue (i) d’apprécier les réalisations par rapports aux objectifs initiaux, (ii) tirer les leçons du chemin parcouru et (iii) affiner si besoin est les stratégies dans la perspective de l’atteinte des objectifs ajustés ou maintenus. En somme, cette démarche consiste rait à se poser la bonne question : Où en sommes-nous à mi-parcours de la mise en œuvre de la Vision 2035 ?

Le passage en revue de chacun des quatre grands objectifs de la Vision permet de se rendre compte du travail titanesque qu’il reste à faire pour que les dits objectifs soient atteints.

Ramener le taux de pauvreté de 40% à 10% s’apparente l’un des travaux d’hercule

La Vision 2035 ambitionne de ramener le taux de pauvreté à environ 10%. L’étape intermédiaire conte nue dans la SND30 envisage de réduire le taux de pauvreté au Cameroun à environ 25% à l’horizon 2030. Certes les dernières données officielles disponibles datent de 2014 avec un taux de pauvreté de 37,5% (Enquête Camerounaise Auprès des Mé nages-4), mais diverses sources notamment les Nations Unies et la Banque mondiale estiment de manière empirique que ce taux stagne autour de 40% avec de fortes disparités régionales. L’Extrême Nord, Région la plus peuplée, étant la plus pauvre avec un taux de pauvreté d’environ 74%. Les récentes inondations survenues dans la vallée du Lo gone et particulièrement dans le département du Mayo Danay concourent à exacerber une situation déjà fortement compromise. Au-delà de ces disparités, au plan national, la question de fond est de savoir comment réduire le taux de pauvreté de 15 points de pourcentage d’ici 2030 (c’est-à-dire dans 7 ans) et de 25 points d’ici 2035 pour atteindre les objectifs de la SND30 et de la Vision 2035 ? Ceci s’apparente à un des travaux d’Hercule.

Le second objectif de la Vision 2035 est de faire accéder le Cameroun au statut de pays à revenu inter médiaire de la tranche supérieure. Pour la Banque mondiale les pays de cette catégorie ont un Revenu National Brut par habitant (RNB/h) compris entre 4256 et 13205 Dollars selon une méthode de calcul dite Atlas. Or sur la base de cette méthode de calcul, le RNB/h du Cameroun est de 1590 Dollars en 2021. Pour accéder au statut anticipé dans la Vision 2035, le RNB/h du Cameroun devra donc être au minimum multiplié par trois. Une telle prouesse suggère un taux de croissance réel du PIB d’environ 8 à 9% par an au cours des 13 prochaines années qui nous séparent de l’horizon 2035. Comment y parvenir alors que les prévisions les plus optimistes (données du FMI) projettent un taux de croissance du PIB de 3,8% en 2022, 4,6% en 2023, le trend se maintenant sensiblement à ce niveau jusqu’en 2027 où la croissance devrait progresser de 4,9%. Bien évidemment ces données ne sont que des projections qui peuvent subir une variation à la hausse comme à la baisse selon des évènements non anticipés.

Le bateau Cameroun s’éloigne de La Vision 2035 comme si la Boussole avait perdu le nord

La Vision 2035 de par son troisième objectif ambitionne de faire du Cameroun un « Nouveau pays industrialisé ». Cet objectif est repris par la SND30 dont le principal pilier est la transformation structurelle de l’économie explicitement conçue comme « une démarche et des actions qui seraient implémentées pour parvenir à un accroissement substantiel de la part du secteur secondaire et la diversification de l’économie ». Or selon les comptes nationaux publiés par l’INS (Institut National de la Statistique) en aout 2022, la contribution du secteur secondaire au PIB du Cameroun n’est que de 24,5%. La SND30 ambitionne de porter cet indicateur à 36,8% à l’horizon 2030 et la Vision 2035 le projette à 40%, ce qui s’impose comme un impératif catégorique tant l’un des défis majeurs auxquels est confronté le Cameroun est la transformation des produits du cru en vue de doper la création de la valeur ajoutée. Mais comment y parvenir dans un contexte où l’environnement des affaires reste contraint pour le secteur privé, moteur de la création de la plus-value ?

La consolidation du processus démocratique et le renforcement de l’unité nationale constituent le quatrième pilier de la Vision 2035. Les faits parlent d’eux-mêmes et l’un des marqueurs tangibles est la situation dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO), situation qui a fini de démontrer que la quête de l’unité nationale au Cameroun reste une gageure pour ne pas en dire plus.

A l’évidence, une évaluation plus fine de la Vision 2035 à mi-parcours de sa mise en œuvre permettrait de mieux apprécier à quel point le Cameroun s’est éloigné des perspectives de l’émergence c’est-à-dire d’un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ou d’un pays industrialisé. Certes, plusieurs facteurs dont certains exogènes y ont contribué notamment la crise financière de 2008, l’effondrement des cours des hydrocarbures en 2014, le choc sanitaire lié du Covid-19, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les affres du dérèglement climatique etc. Mais ces facteurs n’exonèrent pas nos dirigeants de leurs responsabilités et de leurs errements. La boussole aurait-elle perdu le Nord ? Toujours est-il que le bateau Cameroun s’éloigne de la Vision 2035pendant que certains de ses occupants continuent de danser sur le pont comme pour se donner bonne conscience. Ils ne veulent pas quitter la table du festin et pourtant l’iceberg n’est pas loin. Il est encore temps d’agir.

Par Emmanuel Noubissie Ngankam, analyste économique, ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale.

Conseil national de la jeunesse : le mandat du bureau exécutif en voie d’expiration.

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Le 23 novembre 2022, lors d’une conférence de presse tenue à Yaoundé, le ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, Mounouna Foutsou, a dévoilé le calendrier électoral, du nouveau bureau exécutif .

La date du 10 décembre 2022, a été arrêtée pour l’élection du nouveau bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse. Il a s’agit lors de la conférence de presse, de présenter la liste des opérations qui s’ouvre le 30 novembre. Selon le calendrier, le processus débutera d’abord aux niveaux des communes avec l’élection des membres des bureaux exécutifs, des commissaires aux comptes et des membres des réseaux thématiques au niveau des communes. Ensuite celle des mêmes organes au niveau des départements le 3 décembre et l’élection des membres du bureau au niveau régional le 7 décembre, pour enfin finir avec l’élection des membres du bureau exécutif national et des commissaires aux comptes.

Processus

Selon le ministre Mounouna Foutsou, les équipes de coordination sont mises en place dans chacune des 10 régions et une équipe de veille au niveau central. C’est le personnel du Minjec et des structures sectorielles partenaires, ayant pour mission générale de guider les collaborateurs de terrain dans l’intérêt d’assurer une bonne conduite et le succès de la procédure électorale. Par ailleurs, le conseil prévoit le remplacement du secrétariat permanent par des commissions plus opérationnelles, calquées sur le modèle de la décentralisation ; l’attribution du statut de volontaire aux membres des exécutifs des différents organes, afin de les doter de minimum de ressources de subsistance et d’action dans leurs missions ; la prise en compte des jeunes de la diaspora, avec la création d’un poste de 3eme vice-président à eux dédié ; et la révision à la baisse des effectifs de l’assemblée générale.

Pour faire évoluer le travail, le bureau exécutif du CNJC a créé une plateforme numérique permettant de gérer les associations et les mouvements de jeunesse membres du collège électoral du CNJC. « Cette initiative permettra à coup sûr au Gouvernement, à travers les numéros d’identifiants uniques qui seront générés, d’avoir une parfaite connaissance du mouvement associatif jeune au Cameroun. Ce qui contribuera à la transparence et à la crédibilité du processus de renouvellement des organes du CNJC en cours », indique le ministre.

CNJC : missions et objectifs

Le CNJC est mis sur pieds en 2009 par le gouvernement, ceci pour favoriser le dialogue entre les jeunes, les pouvoirs publics, la société civile, les organismes étrangers et internationaux, et assurer la prise en compte de leurs aspirations et la prise en charge de leurs besoins.

Mettre en synergie les organisations de jeunesse du Cameroun afin d’accroître la créativité des jeunes et d’optimiser leur potentiel d’action et de participation au développement ; jouer un rôle d’interface entre les organisations de jeunesse, les jeunes ou le jeune d’une part, les pouvoirs publics et les institutions internationales agissant sur les sujets relatifs à la jeunesse, d’autre part ; préparer et d’assurer la représentation des organisations de jeunesse ou des jeunes aux concertations locales, nationales et internationales.

Secteur Minier : L’appel de la société civile pour une justice fiscale.

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La Coalition Camerounaise Publish What You Pay interpelle une fois de plus les autorités à renforcer les politiques publiques afin que les populations puissent tirer profit de l’exploitation minière, surtout au moment où une autre validation de l’itie est prévue l’année prochaine.

Des organisations de la société civile insistent sur l’importance de la transparence dans la gouvernance du secteur mi nier. Réunies au sein de la Coalition Camerounaise Publish What You Pay (PWYPCameroon), ces organisations qui viennent de tenir leur assemblée générale, militent pour un secteur extractif ouvert et redevable, afin que les revenus tirés ces activités soient mis au service de l’amélioration des vies des populations. « Il est question de justice fiscale par ce que si vous avez une exploitation minière dans votre environnement, vous subissez des impacts et notre revendication c’est que nous voyons comment ces impacts sont pris en charge pour être réparés. A l’est avec les nombreux trous qui sont laissés, les cours d’eau polluées ; il faudrait que les politiques publiques interviennent pour une vie paisible et durable », explique Dupleix Nkuenzob, membre de la coalition. En effet, d’après les études présentées par la coalition, les minerais tout comme les hydrocarbures, sont souvent favorables à l’émergence de flux financiers illicites. Notamment l’évitement fiscal. « Les acteurs du secteur extractif, entreprises et agents publics, ont su s’adapter et faire preuve de créativité pour contourner, détourner et manipuler les instruments adoptés afin de perpétuer les flux financiers illicites. Ils recourent également à l’ingénierie juridique et financière qui leur fournit un arsenal d’outils et mobilise des experts maîtrisant à la perfection l’environnement juridique, politique et financier dans lequel les acteurs du secteur extractif évoluent », souligne-t-elle.

Pour faire face à ces pratiques, la coalition pense que les politiques publiques devraient être renforcées. Le gouvernement devrait surtout respecter les engagements pris dans le cadre de l’Itie. Celui notamment de rendre public le texte intégral de tout contrat, licence, concession ou autre accord régissant l’exploitation des ressources minières. La divulgation de ces contrats permettrait de savoir si les entreprises respectent leurs obligations juridiques et fiscales. Ou encore les subventions et les in citations fiscales dont bénéficient les entreprises. Ce qui devient alors, un important outil pour les communautés touchées par les opérations ex tractives d’avoir une idée des revenus qui seront versés par les entreprises et également connaître la nature des subventions et des in citations fiscales accordées aux entreprises. Les citoyens peuvent sa voir quelles sont les obligations imposées etc.

La coalition mène à ce titre des sensibilisations en faveur des communautés. « Nous avons démocratisé l’information en la portant auprès des communautés locales. Au point où aujourd’hui, elles sont capables de parler de l’exploitation minière en termes de connaissance des acteurs autour et de ce dont elles ont droit », ajoute Dupleix Nkuenzob. Mais, le Cameroun gagnera à mieux faciliter la transparence dans ce secteur. Surtout qu’elle accuse un retard en matière de divulgation des licences et contrats. Et ce, alors qu’un ensemble de mesures correctives lui ont été adressées et feront l’objet d’une évaluation au cours de la prochaine Validation qui débutera en Octobre 2023.

Suisse-Cameroun: Embolo crucifie le Cameroun et se fait maudire à Yaoundé

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 » Embolo est maudit jusqu’à sa 18ème génération », s’est révolté un fan des Lions indomptables, frustré que le Camerounais d’origine soit le buteur assassin pour la Suisse dans cette rencontre qui  » comptait beaucoup pour le Cameroun  ». La seconde mi-temps vient de commencer et le Cameroun qui menait au jeu lors des quarante-cinq premières minutes, vient d’encaisser. Un but du Camerouno-suisse Embolo.  » Voilà un gars qu’on devait avoir dans notre sélection, mais on l’a laissé jouer pour la Suisse et c’est lui qui nous crucifie », regrette un observateur avisé.
Malgré cette avance au score de la Nati, les Supporters des Lions indomptables réunis ici à Olembe par Yaoundé, y croient. Mais un remplacement est annoncé. Choupo Moting cède sa place à Vincent Aboubakar :  » Pourquoi remplacer Choupo? »s’interroge un fan.  » Et pourtant il anime beaucoup l’attaque », réagit un autre. Rigo n’est pas au courant.  »Attendons de voir. C’est souvent un bon joker », se ravise-t-il.


Il n’en sera rien. La déception est perceptible sur les visages. Ils étaient une cinquantaine d’inconditionnels des Lions indomptables à avoir opté de regarder le match ensemble au quartier Olembe à Yaoundé. Supporters organisés qu’ils sont.  »Nous aimons regarder les matchs des Lions en groupe, autour d’une bière. La réussite n’était pas au rendez-vous ce jour », admet un d’entre eux. Si Embolo est mal vu par certains  », le temps n’est pas à la recherche d’un bouc-émissaire ; nous n’avons pas démérité, mais il nous a manqué de la réussite », se montre fair-play Éric Mbia, capitaine du fan club.


Pas question de se décourager :  » ce n’est qu’un premier match ; il faut seulement le sélectionneur tire les leçons de cette défaite pour mieux préparer le prochain match car nous jouons le dernier match contre le Brésil et ce ne sera pas facile », entrevoit Mbida Messi. De toutes les façons,  » le président Samuel Eto’o a dit que nous avons sept matchs en Coupe du monde, et ici, nous nous sommes préparés pour sept matchs », croit fermement Martin Mvogo, le président de ce club des supporters des Lions indomptables.


Le Cameroun aura eu son temps de  »gloire » qu’il n’a pas mis à profit : la première mi-temps. Multipliant des offensives restées stériles. Il faudra attendre le match contre la Serbie pour savoir si le séjour camerounais peut se prolonger au-delà du premier tour.

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