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Développement durable : les forêts d’Afrique centrale réclament 983 milliards de Fcfa aux pays du nord.

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Cette dotation promise depuis la cop 26 reste toujours attendue, tandis que les pays de la sous-région revendiquent une reconnaissance du rôle Bassin du Congo dans la régularisation du climat mondial.

La Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) est montée au créneau lors de la Cop 27 qui vient de se refermer en Egypte. Elle demande l’affectation d’une quote-part proportionnelle à l’importance de la contribution du Bassin du Congo au maintien des équilibres de la planète et en contrepartie des efforts de préservation et de gestion durables consentis. En effet, la zone composée de 11 pays d’Afrique centrale, compte 24 millions d’hectares de forêts aménagées dont 5,3 millions d’hectares certifiés suivant les standards de gestion responsable. Son taux de déforestation est évalué à moins de 1%, et en fait l’un des plus grands des trois Bassins de forêts tropicales avec une moyenne d’émissions de gaz à effet de serre de 530 millions de tonnes tandis que la moyenne de l’absorption atteint 1,1 milliard de tonnes de carbone. Elles absorbent donc 31 milliards de tonnes de carbone. Ce qui fait de ces forêts un maillon central dans l’équilibre climatique mondial.

Seulement, regrette le président en exercice de la Comifac, le rôle de cette zone est peu reconnu. Le ministre camerounais Jules Doret Ndongo affirme que le financement promis depuis la dernière conférence sur le climat n’est toujours pas disponible. « Il y a un an à Glasgow, les pays du Nord ont promis 1,5 milliards de dollars pour soutenir le financement du climat dans les pays du bassin du Congo. Depuis lors, nous n’obtenons que de paroles et aucun financement concret. Il est temps de payer, car l’Afrique souffre énormément de l’impact du changement climatique », a-t-il déclaré. Le montant de 1,5 milliards de dollars, soit plus de 980 milliards de Fcfa était destiné au développement des peuples autochtones et communautés locales dans leurs efforts de protection des forêts tropicales.

Aujourd’hui, la Comifac revendique ces fonds, et surtout une meilleure prise en compte de l’importance du bassin du Congo, et même de nouveaux mécanismes de gestion. « Nous lançons un appel pour la mise en place d’un marché carbone souverain, le marché volontaire n’ayant pas apporté les fruits dans les pays des forêts tropicales. Nous dénonçons enfin la politique du deux poids, deux mesures, les pays de la Comifac faisant l’objet des critiques systématiques de la part des Ong des pays occidentaux chaque fois qu’ils ont recours à la forêt comme moyen de développement ; et dans le même temps un silence complice voire approbateur des mêmes pays et des mêmes Ong lorsque les autres pays ont recours gaz de schistes et au charbon qui sont pourtant deux pollueurs de l’environnement », a déclaré Jules Doret Ndongo.

Le bassin du Congo compte 10000 espèces de plantes ; plus de 400 es pèces d’essences ligneuses et plus de 1400 espèces d’animaux. On y dénombre aussi 206 aires protégées toutes catégories confondues. La zone n’est pas la seule à faire des revendications. Globalement, la voix de l’Afrique à cette conférence sur le climat a laissé entendre qu’elle n’avait pas accès aux financements dont elle a besoin pour s’adapter au changement climatique, et respecter les contributions déterminées au niveau national. Pourtant, le continent émet seulement 4% des gaz à effet de serre mais est soumise à plus de chocs liés au changement que les autres continents.

Lions indomptables : Brassard cherche-t-il preneur ?

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Qui portera le brassard des Lions indomptables ce matin ? La question semble banale, mais s’impose dans l’équipe nationale de football fanion du Cameroun. Vincent Aboubakar est pourtant officiellement le capitaine de la sélection. Et l’ex joueur de Coton sport est l’intermédiaire du président de la République auprès des joueurs. Il est également celui qui a parlé au nom des joueurs lors de l’assise présidée par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) hier.

Sauf que les derniers événements en sélection et certains indices semblent éloigner l’homme du brassard. Déjà, le capitaine que le Team press officer a annoncé aux côtés du sélectionneur manager, n’est finalement plus celui qui était à la conférence de presse d’avant-match. Sans explication. Du coup, ce faux bond a suscité des interrogations dans la presse. Même s’il jure qu’  » il n’y a pas un problème de brassard » chez les Lions indomptables, Rigobert Song Bahanag a malgré lui amplifié les  »rumeurs » sur la question :  »’ Vous découvrirez mon onze entrant et qui sera mon capitaine demain », a-t-il répondu aux journalistes. S’empêcher de trancher un débat sur un brassard dont le titulaire est pourtant connu depuis des années.

Le débat se pose depuis le retour de Nicolas Nkoulou, ex capitaine adjoint de la sélection, et surtout avec les performances irrégulières de Vincent Aboubakar tant en club qu’en sélection. Déjà sept matchs sans but chez les Lions indomptables pour le capitaine. Pendant que ses coéquipiers, même s’ils sont généralement aussi muets en sélection, brillent tout de même en clubs. Du coup, l’équation de l’attaque camerounaise est pour le moins compliquée à résoudre car le capitaine des troupes est menacé de regagner le banc de touche pendant ce Mondial. Et lors du dernier match amical du Cameroun, contre le Panama, c’est à Nicolas Nkoulou que Vincent Aboubakar a remis le brassard plutôt qu’au vice-capitaine officiel qu’est Choupo Moting.

Cinquantenaire de La Beac : le CPM satisfait des progrès enregistrés en 50 ans.

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Au cours de sa première session extraordinaire de l’année, le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) s’est montré optimiste vis-à-vis de sa politique monétaire, qui a, au cours d’un demi-siècle, produit des résultats reluisants.

Le cinquantenaire de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale se tient à N’Djamena au Tchad depuis le 18 novembre 2022. En marge de ces festivités le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Béac a tenu sa première session extraordinaire de l’année vendredi dernier. Cette session a permis au Comité de Politique Monétaire (CPM) de faire la revue de la politique monétaire de la Beac au cours des cinquante dernières années. Selon le communiqué final produit à l’issue de cette session extraordinaire, l’on apprend que « les réformes réalisées au cours des cinquante dernières années ont produit des résultats globalement satisfaisants ». Le CPM note « un taux de couverture extérieure de la monnaie significativement au-dessus du minimum statutaire de 20 %, s’élevant actuellement à plus de 70 %; des réserves de change représentant environ 4 mois d’importations de biens et services ; une inflation très largement maitrisée et bien en dessous de la moyenne des économies d’Afrique subsaharienne ». Les reformes des cinquante dernières années ont en outre « porté sur le renforce ment du cadre opérationnel de politique monétaire, favorisant ainsi une nette amélioration de sa transmission sur les secteurs réel et financier et un marché interbancaire de plus en plus intégré qui permet de renforcer progressivement le rôle de la Banque Centrale en tant que prêteur de dernier ressort », lit-on sur le communiqué final.

Au niveau macroéconomique, en lien avec le régime de change fixe, « les évolutions de la politique monétaire ont contribué à la stabilité du cadre macroéconomique dans la Cemac, favorisant ainsi la croissance et la résilience des économies dans un contexte d’incertitudes croissantes ».

Défis actuels

Le CPM a noté que la Banque Centrale fait face à certains défis qui conditionnent l’efficacité de son action. Ces défis sont entre autre : « la forte concentration de la liquidité bancaire, qui limite encore quelque peu la transmission de la politique monétaire ; la nécessité d’une coordination renforcée entre la politique monétaire commune et les politiques budgétaires nationales; la digitalisation accrue du système financier et le développement des fintechs ; l’approfondisse ment de l’inclusion financière et du financement des économies et la prise en compte des enjeux climatiques et environnementaux dans le cadre de politique monétaire de la Beac ».

Au cours de la réunion présidée par le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamt Tolli, le CPM a salué « les efforts inlassablement fournis par la Beac depuis 50 ans pour promouvoir l’intégration économique et financière ». Il l’a ensuite encouragé à continuer à œuvrer pour un développement économique harmonieux de la sous-région.

Budget de L’Etat : Les lignes 65 et 94 au scanner.

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Dette
Minfi

Ces chapitres budgétaires qui supportent les dépenses imprévues de l’Etat font l’objet de supputations et d’analyses erronées. Face au parlement, le ministre des Finances a apporté des clarifications.

L ’audit diligenté par le chef de l’Etat Paul Biya sur les chapitres budgétaires 65 et 94 a laissé libre cours à toutes sortes de supputations et de dénigrement aussi bien au sein de l’opinion que des milieux politiques. Plusieurs ministres, et plus particulièrement celui des Finances (Minfi) et son collègue de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) régulièrement interpellés. C’est donc pour apporter des clarifications et taire les polémiques qui enflent, que le Minfi était face aux députés le 19 novembre 2022. Objectif : « tordre le coup à toutes les fausses informations qui circulent », dira Louis Paul Motaze, interpellé par les Honorables Jean Michel Nintcheu du SDF et Cabral Libii du Pcrn.

Ainsi, l’on apprend en guise de premier enseignement à tirer de ces échanges, que les chapitres 65 et 94 sont des lignes budgétaires qui supportent les dépenses imprévues de l’Etat. Ils servent respectivement à couvrir les charges non réparties de l’État en fonctionnement et à assurer la disponibilité des fonds de contrepartie et couvrir les autres charges non réparties de l’Etat en investisse ment. Pour que les chapitres 65 et 94 puissent intervenir, « il suffit seulement qu’il y ait des dépenses qui ne peuvent pas être affectées à un chapitre particulier », a expliqué le Minfi. Louis Paul Motaze cite à titre d’illustration, deux cas précis. « Dernièrement dit-il, un pont s’est effondré à Maroua. Qui a prévu qu’un pont allait s’écrouler ? C’est vrai que c’est de la responsabilité du ministère des Travaux publics. Mais est-ce que le ministre des Travaux publics, dans son budget, aurait pu prévoir qu’un pont allait s’effondrer ? Non ! Il ne peut pas le prévoir ».

Autre exemple : « Nous avons une guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le budget attribué au ministère de la défense ne peut pas permettre de faire face à toutes ces dépenses ». Et donc : « ce sont les chapitres 65 et 94 qui financent ces imprévus : le chapitre 94 pour l’investissement et le chapitre 65 pour le fonctionnement. Ce sont des chapitres communs ; c’est à dire qui peuvent servir à tous, y compris ce qui n’a pas été prévu », a martelé Louis Paul Motaze, laissant entendre que même des élus de la nation ont re cours aux ressources de ces chapitres budgétaires pour le financement de certains projets dans leurs circonscriptions respectives. « Lorsqu’on estime que le projet est bon et qu’il a une portée sociale, on finance. C’est de la responsabilité du gouvernement et nous l’assumons », dixit le Minfi.

Pourquoi un audit des chapitres 65 Et 94 ?

L’autre point culminant de ce débat avec les élus de nation a tourné au tour des raisons de l’audit mené par les inspecteurs du Contrôle Supé rieur de l’Etat (Consupe). S’il estime que certaines questions du député Jean Michel Nintcheu avait une « connotation personnelle » dirigée vers lui, Louis Paul Motaze tempère. « Les audits en question concernent en partie une période pendant laquelle, le ministre Motaze n’était ni ministre des Finances, ni ministre de l’Economie. Il était secrétaire général dans les services du Premier ministre », dit-il. En plus des personnalités qui se sont succédé entre 2010 et 2021 à la tête des ministères des Finances et de l’Economie, plusieurs responsables de ces deux départements ministériels en poste pendant la période visée par l’audit (2010-2021) pourraient aussi être sur le gril. Dans une correspondance signée le 30 septembre 2022, Louis Paul Motaze invitait 1790 agents de son ministère à justifier des frais de mission engagés sur la ligne 65 dont le Minfi a la charge, au cours des exercices visés par cette audit.

Lignes 65 et 94 : missions spéciales

Respectivement intitulées « dépenses communes » et « interventions en investissements », les lignes 65 et 94 servent en effet respectivement à couvrir les charges non réparties de l’État en fonctionnement et à assurer la disponibilité des fonds de contrepartie et couvrir les autres charges non réparties de l’État en investissement. Concrètement, ces deux chapitres budgétaires financent les dépenses non inscrites dans les budgets des institutions, des ministères et des autres entités de l’Etat. Tout comme la répartition des dépenses par type, la liste des bénéficiaires est également tenue secrète.

Cependant, la nature des charges couvertes par ces deux chapitres budgétaires montre que ceux-ci se recrutent dans toutes les institutions et administrations, de même que dans le secteur privé et la société ci vile. Louis Paul Motaze indiquait déjà en décembre 2021, toujours devant les élus de la nation, que « certaines informations » liées à ces dépenses « revêtent un caractère extrêmement confidentiel », rap porte le site d’informations SBBC. « Il peut arriver que ces chapitres de dépenses communes financent des opérations qui ont trait à la sécurité nationale », avait-il ajouté. Et de préciser que ce qui intéresse le gouvernement lorsqu’il est saisi par un agent économique qui sollicite une subvention, c’est l’impact que le projet aura pour le bien-être des populations camerounaises.

Suisse-Cameroun : le Cameroun en quête d’une victoire 20 ans après

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En cette fin de matinée, le Cameroun entre en scène à la Coupe du Monde, contre la Suisse au stade Al Janoub de Doha Un match important pour les Lions indomptables qui ont un défi à relever : offrir aux Camerounais leur première victoire en Coupe du monde depuis 2002, année de leur dernière victoire en Coupe du monde. C’était contre l’Arabie Saoudite (1-0). Samuel Oum Gouet en est conscient, mais pas question de promesses sans assurance :  » la seule chose que nous pouvons faire c’est de donner le meilleur de nous-mêmes. Nous allons mouiller le maillot, comme on dit dans notre jargon  », s’est contenté le milieu de terrain. Pour sa part, Rigobert Song Bahanag donne rendez-vous sur le terrain :  » On est prêts ; on attend juste demain (aujourd’hui) pour démontrer de quoi nous sommes capables  », a embrayé le sélectionneur manager.
En face, la Suisse, favorite de par sa position au classement FIFA (15ème), redoute pourtant le Cameroun moins bien côté (45ème).  » Le Cameroun a des attaquants de haut niveau », a constaté Murat Yakin, l’entraîneur de la Nati, la sélection nationale de la Suisse. Mieux,  » le Cameroun a une bonne équipe plus forte en attaque qu’en défense  », affine Remo Freuler, milieu de terrain suisse.  » Nous devons nous concentrer sur nos forces », a-t-il ajouté. De toutes les façons,  » nous serons vigilants et concentrés, mais pas seulement défensifs, nous devons être agressifs  », a envisagé le sélectionneur de la Nati.

Questions de primes, un lointain souvenir

Sur le plan administratif, le Cameroun ne s’est plus inscrit à l’école des faits divers comme le voulait souvent une certaine tradition.  » Il y a des erreurs qui ont été commises par le passé ; on a évité qu’elles puissent être répétées’‘, s’est réjoui Rigobert Song. De toutes les façons,  » on n’a pas un problème de primes. Il n’existe même plus », a insisté l’ex capitaine des Lions indomptables. Chantant les louanges de Samuel Eto’o, son coéquipier en sélection, devenu aujourd’hui président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), et qui selon lui, se démène pour que tout soit réglé. L’Etat du Cameroun a tout accordé au patron technique du football camerounais. L’homme et ses protégés sont attendus au lendemain du 18 décembre, comme ils l’ont promis. Mais il faudra déjà gagner la Suisse. Pendant ce temps, le Brésil et la Serbie s’expliqueront de l’autre côté.

Beac: 50 ans en un clic.

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Créée le 22 novembre 1972, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est la banque centrale commune aux six Etats qui constituent la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Le 22 novembre 2022, la BEAC a célébré son cinquantenaire consacré aux innovation et bien-être des populations de la CEMAC en dévoilant les nouveaux billets de banque de la sous-région.

22 novembre 1972 : Création de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) en remplacement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Equatoriale et du Cameroun (BCEAEC) et création du Francs de la Coopération Financière en Afrique Centrale (FCFA). Son capital social souscrit en indivision entre les Etats membres est de 1 250 000 FCFA.

1er février 1973 : Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Douanière et Economique des Etats de l’Afrique Centrale (UDEAC) à Fort Lamy (actuellement N’Djamena) ayant désigné le pays du Siège (Cameroun) et la répartition des postes de responsabilité entre Etats membres.

13 mars 1973 : Tenue du 1er Conseil d’Administration de la BEAC à Libreville sous la présidence de Monsieur Paul MOUKAMBI, Ministre des Finances de la République gabonaise, Premier Président du Conseil d’Administration

Nomination de MM. Christian JOUDIOU de nationalité française et Jean-Edouard SATHOUD de nationalité congolaise aux postes de Directeur Général et de Directeur Général Adjoint de la BEAC.

02 avril 1973 : Début des activités de la BEAC.

25 juin 1973 : Nomination des trois premiers Directeurs Centraux : Enoch DERANT LAKOUE (Centrafrique), Gaston BOUCKAT-BOU-NZIENGUI (Gabon) et BOUKAR BELINGAR (Tchad) et des cinq premiers Directeurs Nationaux :Marcel YONDO (Cameroun) ;François PEHOUA (Centrafrique) ;Gabriel BOKILO (Congo) ;Casimir OYE MBA (Gabon);Nicolas YAMOKO (Tchad).

12 avril 1975 : Adoption du statut du personnel par le Conseil d’Administration.

04 novembre 1975 : Ouverture de l’Agence de Pointe-Noire.

15 février 1976 : Démonétisation des billets de 5 000 et 10 000 F à l’effigie de l’ex-Président du Tchad NGARTA TOMBALBAYE.

Pose de la première pierre du premier immeuble des Services Centraux de la BEAC à Yaoundé.

1er janvier 1977 : Transfert du Siège des Services Centraux de la BEAC de Paris à Yaoundé.

1er mars 1978 : Nomination de MM. Casimir OYE MBA et Jean-Edouard SATHOUD respectivement de nationalité gabonaise et congolaise au poste de Gouverneur et Vice-Gouverneur de la BEAC.

25 novembre 1977 : le capital est porté de 2 500 000 000 à 5 000 000 000 FCFA.

12 décembre 1979 : Inauguration de l’Immeuble de la Direction Nationale de Bangui.

1er mars 1980 : Ouverture du Centre de Formation et de Perfectionnement de la BEAC.

23 novembre 1981 : Inauguration de l’Immeuble de la Direction Nationale de Libreville.

29 janvier 1982 : Inauguration de l’Immeuble de la Direction Nationale de Yaoundé.

25 mars 1982 : Le capital de la BEAC est porté de 5 à 10 milliards de FCFA.

13 décembre 1983 : Le capital de la BEAC passe de 10 à 20 milliards de FCFA.

1er janvier 1985 : Entrée de la République de Guinée Equatoriale au sein de la BEAC.

15 mars 1985 : Le capital de la BEAC passe de 20 à 24 milliards de FCFA.

29 mars 1985 : Ouverture de l’Agence de Bafoussam (Cameroun).

29 juillet 1985 : Entrée dans le patrimoine de la Banque de deux bâtiments à usage de Bureaux à Malabo et Bata appartenant à l’ancienne Banque de Guinée Equatoriale.

30 juillet 1985 : Inauguration du nouvel immeuble de Port Gentil (Gabon).

1er septembre 1985 : Démonétisation des billets de 5 000 et 10 000 FCFA à l’effigie de l’ancien Président AHIDJO du Cameroun.

30 novembre 1985 : Inauguration du nouvel immeuble de l’Agence de Garoua (Cameroun).

26 novembre 1986 : Pose de la 1ère pierre du nouvel immeuble des Services Centraux à Yaoundé.

26 novembre 1987 : Le capital de la BEAC est porté à 36 milliards de FCFA.

07 janvier 1988 : Inauguration du nouvel immeuble des Services Centraux à Yaoundé (Cameroun).

07 janvier 1990 : Ouverture de l’Agence d’Oyem (Gabon).

24 juillet 1990 : Nomination de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT de nationalité gabonaise au poste de Gouverneur de la BEAC en remplacement de Monsieur Casimir OYE MBA, nommé Premier Ministre en République Gabonaise.

16 octobre 1990 : Importantes réformes monétaires et création de la COBAC.

12 janvier 1994 : Dévaluation du FCFA au taux de 1 FCFA = 0,01 FF.

14 mars 1994 : Inauguration du nouvel immeuble de la Direction Nationale de N’Djamena (Tchad).

1er juillet 1994 : Lancement du marché monétaire en Afrique Centrale.

1er août 1995 : Reconduction de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT dans les fonctions de gouverneur de la BEAC pour un deuxième mandat de cinq ans.

24 novembre 1995 : le capital de la BEAC passe à 45 milliards de FCFA.

17 mars 1998 : Nomination de Monsieur Rigobert Roger ANDELY de nationalité congolaise au poste de Vice-Gouverneur de la Banque en remplacement de Monsieur Jean-Edouard SATHOUD, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

1er juillet 1998 : Nomination de Monsieur GATA NGOULOU de nationalité tchadienne au poste de Secrétaire Général de la BEAC.

1er janvier 1999 : arrimage du FCFA à l’Euro au taux de 1 euro = 655,957 FCFA.

05 janvier 1999 : Création de la Caisse Retraite de la Banque Centrale ‘’CRBC’’.

14 décembre 1999 : Entrée en vigueur des nouveaux statuts de la BEAC faisant du Gouverneur de la BEAC le Président du Conseil d’Administration. Les Ministres ne siègent plus au Conseil d’Administration de la BEAC composé uniquement de hauts fonctionnaires et présidé désormais par le Gouverneur.

30 juin 2000 : Changement de dénomination du Comité National de Crédit en Comité Monétaire et Financier National ‘’CMFN’’.

1er août 2000 : Reconduction de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT dans les fonctions de Gouverneur de la BEAC pour un troisième mandat de cinq ans.

8 septembre 2000 : Mise en chantier du projet de réforme du système de paiements dans les pays de la CEMAC.

27 novembre 2000 : Agrément unique des établissements de crédit dans la CEMAC.

14 décembre 2000 : Libreville choisie par le sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC pour abriter le Siège du futur de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC).

1er janvier 2001 : L’exercice comptable de la BEAC est aligné sur l’année civile (du 1er janvier au 31 décembre) au lier du 1er juillet au 30 juin.

25 avril 2002 : Création du Comité d’Audit à la BEAC

18 juin 2002 : Mise en chantier du projet sur l’émission et la gestion des titres publics à souscription libre.

23 Janvier 2003 : Nomination de Monsieur Pacifique ISSOIBEKA, ancien Directeur National de la BEAC pour le Congo, au poste de Vice-Gouverneur de la BEAC, en remplacement de Monsieur Rigobert Roger ANDELY, promu aux fonctions de Ministre des Finances et du Budget de la République du Congo.

12 novembre 2003 : Décision du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) de démonétiser et donc de priver du cours légal et pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire de la CEMAC, les billets des gammes 72 et 82 ainsi que les billets dits de type ancien à compter du 1er avril 2004.

Décision du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale de retirer progressivement de la circulation les billets de la gamme 92 au fur et à mesure de leur retour aux guichets de la BEAC à partir du 1er janvier 2005.

23 novembre 2003 : Mise en circulation des billets de la gamme 2002 composée de 5 coupures de 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 FCFA.

27 janvier 2004 : Le Comité Ministériel adopte le règlement portant création du Fonds de Garantie des dépôts en Afrique Centrale « FOGADAC ».

1er avril 2004 : Démonétisation des billets de Banque des gammes 1972 et 1982 ainsi que ceux de types anciens.

16 août 2004 : Inauguration du nouvel immeuble de l’Agence de Franceville (Gabon).

2005 : Nomination de Monsieur Rigobert-Roger ADELY au poste de Vice-Gouverneur de la BEAC, en remplacement de Monsieur Pacifique ISSOIBEKA, promu Ministre des Finances et du Budget du Congo.

Mars 2006 : Mise en place d’un programme des réformes institutionnelles par la Conférences des Chefs d’Etats de la CEMAC à Bata (Guinée Equatoriale).

29 mars 2006 : Mise en circulation d’une nouvelle gamme de pièces de monnaie de 1, 2, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA dans tous les Etats de la CEMAC.

24 mars 2007 : Ouverture du Bureau de Berberati (République Centrafricaine).

03 avril 2007 : Le Capital de la BEAC est porté à 88 milliards de FCFA.

25 avril 2007 : La Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC à N’Djamena décide :

d’élargir le Gouvernement de la BEAC par la création de trois postes de Directeurs Généraux ;

d’augmenter de 9 à 12 le nombre des Directeurs Centraux ;

de modifier la composition du Conseil d’Administration sur une base égalitaire à raison de deux membres par Etat ;

de créer un Comité de Politique Monétaire (CPM) à la BEAC.

20 juin 2007 : Nomination de Monsieur Philibert Andzembe au poste de Gouverneur de la BEAC, en remplacement de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT

15 octobre 2007 : Inauguration des nouveaux locaux du Bureau de la BEAC à Paris.

25 juin 2008 : La Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue à Yaoundé décide de nommer Messieurs Lucas ABAGA NCHAMA, René MBAPPOU ENDJENGUELE et Théodore DABANGA, respectivement de nationalité équato-guinéenne, camerounaise et centrafricaine aux postes de Directeurs Généraux de la BEAC.

La Conférence décide également de remplacer Monsieur GATA NGOULOU, arrivé au terme de son second mandat de Secrétaire Général de la BEAC, par Monsieur Abbas Mahamat TOLLI, ancien Ministre des Finances de la République du Tchad.

30 mars 2009 : Ouverture de l’Agence de la BEAC à Ouesso (Congo).

8 avril 2009 : Pose de la première du futur immeuble de la Direction Nationale de la BEAC à Bangui (République Centrafricaine).

8 juillet 2009 : Le Conseil d’Administration, décide d’ériger le Bureau de Oyem en Agence, compte tenu du développement des activités économiques, monétaires et financières dans la province gabonaise du Woleu-Ntem et dans la localité où ce Centre est situé.

17 Janvier 2010 : La Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC, tenue à Bangui décide :

d’instituer le principe de la rotation, par ordre alphabétique des Etats membres, au niveau de toutes les Institutions, Organes et Institutions spécialisées de la Communauté, mettant ainsi fin au consensus de Fort Lamy ;

de nommer Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA, de nationalité équatoguinéene, au poste Gouverneur de la BEAC ;

de modifier les statuts de la BEAC, en rapport avec le partenaire extérieur et de confier la présidence du Conseil d’Administration de la Banque au Ministre en charge du Comité Ministériel ;

de renforcer la prise de participation de la BEAC au capital de la BDEAC à hauteur de 30%.

08 Mars 2010 : Le Conseil d’administration a adopté à l’unanimité, la nouvelle rédaction de l’article 30 alinéa 1er des statuts de la BEAC qui consacre la règle de la présidence du Conseil d’Administration de la BEAC par le Président de Comité Ministériel de l’UMAC.

05 Avril 2010 : Réaménagement des horaires de travail aux Services Centraux de la BEAC, marquant le début du travail en journée continue.

7 juin 2010 : La conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC, tenue à Brazzaville décide de la nomination des membres du Gouvernement de la BEAC ci-après :

M. TAHIR HAMID NGUILIN au poste de Vice-Gouverneur ;

M. Daniel NGASSIKI au poste de Secrétaire Général ;

M. Jean Michel MONAYONG NKOUMOU au poste de Directeur Général du Contrôle Général ;

M. Joachim LEMA OKILI au poste de Directeur Général des Etudes, Finances et Relations Internationales ;

M. Yvon Bertrand SOUNGUET au poste de Directeur Général de l’Exploitation.

9 août 2010 : Inauguration du nouvel immeuble du Bureau de Moundou (Tchad).

28 décembre 2010 : Pose de la première pierre du Bureau de la BEAC à Abéché.

12 juillet 2011 : Le Conseil d’Administration de la BEAC adopte un plan d’action, dénommé « Plan de réforme et de modernisation – Horizon 2013 ».

17 novembre 2011 : Lancement effectif par le Trésor public camerounais de la toute première émission des titres publics à souscription libre organisé par la BEAC.

25 juillet 2012 : Décision des Chefs d’Etats excluant la possibilité que le pays abritant le siège d’une institution communautaire ne prétende occuper le poste de premier responsable de celle-ci.

L’économie mondiale, ces deux dernières décennies, a été marquée par une succession de crises ayant provoqué des turbulences sur les marchés financiers et sur les échanges internationaux, avec pour corollaires des déséquilibres macroéconomiques assez prononcés dans de nombreux pays dans le monde. Nous pouvons citer :la chute drastique des cours des matières premières observée entre 2014 et 2018, les perturbations sécuritaires de ces dernières décennies, conjuguées avec la guerre commerciale de 2019, la crise sanitaire de 2020 liée à la COVID-19, les conflits politiques dans le monde.

22 novembre 2022, les nouveaux billets de banque de la Beac révélés au populations de la sous-région Afrique centrale.

Source: Beac

Compétitivité : le Bmn et Afriland First Bank s’allient pour financer les Pme.

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Une convention de partenariat y relative a été signée jeudi dernier à Yaoundé, entre Chantal Elombat Mbedey, directrice du Bureau de mise à niveau (Bmn) et Youssoufa Bouba, directeur général adjoint d’Afriland first Bank (AfB).

Le Bureau de Mise à Niveau des entreprises et d’Afriland First Bank (AFB) ont une mission commune. « Promouvoir le développement des entreprises camerounaises. » Cette vision partagée a donné lieu à la signature d’une convention de partenariat entre cet organisme gouvernemental et la meilleure banque camerounaise. Au cours de la cérémonie de paraphage de cette convention qui s’est déroulée à Yaoundé le 17 novembre dernier, Chantal Elombat Mbedey, directrice du Bureau de Mise à Niveau (BMN) a indiqué que « le BMN développe depuis sa création des partenariats avec les institutions financières et bancaires avec lesquelles il forme un écosystème puissant fondé sur des complémentarités dans la perspective de l’implémentation efficace des plans de mise à niveau des entreprises de son portefeuille. Ces conventions visent en substance à faciliter l’accès aux financements des entreprises qui bénéficient de l’accompagnement du BMN. Ainsi, de manière spécifique, sur la base de leurs missions respectives, le BMN et AFB partagent des objectifs communs de pro motion du développement des entreprises camerounaises, par une collaboration solide et entendent conjuguer leurs efforts pour optimiser leurs résultats à travers un partenariat formel.

Afriland First Bank est un partenaire indiqué au regard de la diversité de ses appuis financiers en faveur des entreprises », déclaré Chantal Elombat Mbedey lors de son discours de circonstance. Abordant la question du financement des entreprises, Youssoufa Bouba, directeur général adjoint d’Afriland First Bank (AFB) a précisé qu’ « on ne saurait aborder la question de l’industrialisation sans résoudre l’équation de son financement. De même, qu’on ne saurait parler d’industrialisation sans un écosystème où fourmillent des entreprises qui portent la croissance et génèrent de l’activité et de la vitalité économique. L’éclosion d’une telle pépinière d’acteurs économiques est rendue possible par un ancrage institutionnel et bancaire local et inclusif. Cela dit, Afriland First Bank est résolument engagée dans l’accompagnement des acteurs de notre écosystème entrepreneurial ».

Cette signature de convention intervient, selon Chantal Elombat Mbedey « dans un contexte post covid19, qui a fragilisé l’ensemble des économies du monde mais aussi, de crises multiples tant au niveau national avec l’insécurité dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et du Sud-ouest déclarées économiquement sinistrées, qu’international avec la crise Russo-ukrainienne qui affectent notre pays ». C’est pourquoi le top manager du BMN pense que « Afriland First Bank est un partenaire indiqué au regard de la diversité de ses appuis financiers en faveur des entreprises. »

Selon les donnes officielles Afriland First Bank (AFB) revendique un encours de crédits de 118 milliards franc CFA sur l’industrie légère et 105 milliards francs CFA sur l’industrie lourde, soit un total de 224 milliards injectés pour financer l’industrie et 936 milliards francs CFA sur l’économie. Et la banque camerounaise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous souhaitons faire plus », a confié Youssoufa Bouba, directeur général adjoint d’AFB.

Au fil des années, le BMN ambitionne d’intensifier la mise à niveau des entreprises au travers du rattrapage technologique, le renforcement des capacités managériales de leurs dirigeants, le renforcement de l’implémentation des normes internationales et camerounaises au sein des desdites entreprises. Des actions qui devraient à moyen terme, contribuer à la réussite de la politique d’import-substitution et donner plus de relief à la promotion du made in Cameroon et des meilleures entreprises nationales.

« Nous voulons aider les entrepreneurs à trouver des financements »

« Le Bureau de Mise à Niveau (BMN) est un organisme gouvernemental dont le rôle est essentiel dans la transformation structurelle de notre économie via la mise à niveau et la restructuration des entreprises. Dans notre rôle d’accompagnement des entreprises à la compétitivité, nous faisons un constat après diagnostic et élaborons un plan de mise à niveau qui est un peu comme l’ordonnance que le Bureau de Mise à Niveau donne à l’entreprise pour mieux se porter. Mais ces plans mise à niveau ne sont pas toujours financés, parce que les chefs d’entreprises n’accèdent pas facilement aux crédits auprès des banques. Nous nous sommes donc mis en tête d’aider l’entrepreneur à trouver ces financements pour mettre en œuvre son plan de mise à niveau volet matériel. Le volet immatériel étant pris en charge par le Bureau de Mise à Niveau à 80 ou à 90 %. C’est la raison principale pour laquelle le Bureau de Mise à Niveau s’est donné comme principal challenge d’aller au près du système bancaire et des banques pour essayer de faciliter un financement aux entreprises de son portefeuille.

Le BMN développe depuis sa création des partenariats avec les institutions fi nancières et bancaires avec lesquelles il forme un écosystème puissant fondé sur des complémentarités dans la perspective de l’implémentation efficace des plans de mise à niveau des entreprises de son portefeuille. Et dans le cadre de cette signa ture, le BMN et AFB entendent conjuguer leurs efforts pour optimiser leurs résultats à travers un partenariat formel. »

Abbas Mahamat Tolli : « La Beac fait preuve de résilience et d’adaptation en dépit des crises ».

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Le mot du gouverneur de la Beac, en marge de la célébration des cinquante ans d’existence de l’institution financière sous-régionale.

« La Banque des Etats de l’Afrique Centrale célèbre, au cours de ce mois de novembre 2022, le cinquantième anniversaire de sa création sous le thème « Beac, cinquante ans au service de l’intégration des peuples de la Cemac ». Ainsi, durant une semaine, le personnel de la Banque Centrale fêtera cet événement majeur, résultat du long chemin par couru depuis 1972, lequel a été marqué par de grandes réformes engagées par l’Institut d’Emission, et qui ont contribué à renforcer durablement la résilience des économies de la Cemac face aux nombreux chocs extérieurs.

Au cours des cinquante années qui viennent de s’écouler, la Beac a assumé, avec un succès certain, le rôle d’Institut d’Emission des six Etats membres de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (Umac), à savoir le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, la Ré publique Gabonaise, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Elle a eu à faire face à bon nombre de défis pour garantir non seulement la stabilité de la monnaie qu’elle émet, mais aussi assurer son rôle moteur dans le renforcement de l’intégration régionale en Afrique Centrale. Aujourd’hui, en dépit des récentes crises liées à la pandémie de Covid-19 et aux répercussions de la guerre en Ukraine, notamment l’inflation, la Beac continue de faire preuve de résilience et d’une grande capacité d’adaptation et répondre aux besoins des économies de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac).

Elle s’emploie ainsi à relever les défis actuels et futurs ; défis inhérents à une transmission plus efficace des impulsions de sa politique monétaire, à la modernisation des systèmes et moyens de paiement à l’ère de la digitalisation, à l’implémentation complète de la réglementation des changes et une gestion optimale des réserves extérieures, à la promotion de l’inclusion bancaire, au renforcement de la supervision bancaire et de la surveillance macroprudentielle, et enfin à la mise à disposition des signes monétaires plus sécurisés et sans cesse améliorés.

Les festivités du cinquantième anniversaire seront l’occasion pour les jeunes générations de découvrir les faits marquants de l’histoire de la Beac depuis le transfert du siège de la Banque Centrale de Paris à Yaoundé le 1er janvier 1977, l’adhésion de la Guinée Equatoriale le

1er janvier 1985, en passant par la mise en œuvre de l’important train de réformes monétaires, bancaires et fi nancières en vue de moderniser l’environnement, la stratégie et les instruments de la politique monétaire ainsi que l’émission des signes monétaires.

Au plan stratégique, le 50e anniversaire sera l’occasion de faire le point sur la « Résilience des économies de la Cemac à l’aune des réformes monétaires et financières », en vue de capitaliser les réformes mises en œuvre depuis 2017, afin de hisser la Sous-région au rang de zone d’économie émergente et permettre à la Banque Centrale de consolider son ancrage sur les meilleurs standards inter nationaux en matière de gouvernance, de transparence, de conduite de la politique monétaire, et de consolidation de la stabilité financière. De fait, les festivités du cinquantenaire à N’Djamena se dérouleront sur quatre jours et com prendront l’organisation d’une exposition sur les 50 ans d’histoire de la monnaie en Afrique Centrale, des activités culturelles et sportives ainsi qu’un Symposium international de haut niveau.

Les défis qui nous interpellent au jourd’hui sont multiples et il nous re vient à tous de les relever. Nous devons à cet égard revisiter notre parcours aussi souvent que nécessaire en vue d’y puiser les éclairages et enseignements dont elle regorge. J’émets par conséquent le vœu que le voyage entrepris dans la lecture de cet ouvrage sur l’histoire de la Beac de ces 50 dernières années soit pour tous un plaisir, une opportunité d’apprentissage et une source d’inspiration pour accompagner l’Afrique Centrale et ses populations dans un monde de plus en plus complexe et compétitif ».

Source : 50ansbeac.com

Maroua : le maire de la ville accusé de violence physique sur une collaboratrice.

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Selon des informations relayées par nos confrères de la région de l’Extrême-Nord et plusieurs sites, le maire de ville, Sali Babani, a porté mains sur dame Tijevin Kella Hélène, secrétaire à la coordination régionale du programme national de développement participatif (Pndp) de l’extrême-Nord.

La scène se déroule le mardi 15 novembre 2022. Dame Tijevin Kella Hélène, secrétaire à la coordination régionale du programme national de développement participatif (Pndp) de l’Extrême-Nord est rentrée dénudée à la suite d’une altercation dans son bureau avec le 1er magistrat de la ville.

Témoin

Des témoins de la scène rapportent que « le maire de la ville a fait envoyer une personne pour déposer un chèque de 500.000 Fcfa. La dame lui a demandé d’attendre quelques minutes, le temps d’achever le traitement des dossiers d’usagers l’ayant précédé. Le monsieur n’a pas cru bon de patienter et s’en est allé ». Quelques minutes plus tard, le maire de la ville est arrivé tout furieux, menaçant et insultant la jeune dame. Cet épisode de violence se déroule en l’absence du coordonnateur régional du Pndp de la région.

Selon l’un des témoins de la scène : « Les premiers mots du maire de la ville étaient : qui est cette idiote ? Je vais lui apprendre le travail. Où est-elle ? Il n’a pas cherché à savoir ce qui s’est réellement passé avec son émissaire. Il demandait à son acolyte de filmer la scène (lui entrain de déchirer la robe de Hélène). C’était vraiment ignoble et dénigrant à voir », confie un agent du Pndp Extrême-Nord.

La victime contredit par l’accusé

« Je vois un monsieur qui débarque à mon bureau accompagné d’un policier. Il se met à me hurler dessus. Il m’a insulté allant jusqu’à préciser qu’il m’apprendrait à faire mon travail. » À peine a-t-elle voulu lui expliquer pourquoi elle a demandé à son préposé de patienter, « J’ai reçu des gifles. Puis il s’est mis à tirer mon vêtement. J’ai juste constaté qu’il tirait mon habit en demandant au policier et à un autre homme de me filmer. Je me suis retrouvé presque nue » explique Tijevin Kella Hélène, en larme.

Une accusation que le maire rejète. « C’est un pur mensonge et une campagne de dénigrement qui tire sa source des batailles avec les adversaires politiques. Que ces gens présentent les images si cette scène imaginaire et montée de toute pièce est vraie. Je vous demande de laisser passer cette affaire qui vise à ternir mon image » a-t-il indiqué.

Les autorités

Sous la conduite de la députée Damdam Marie du Diamaré, un collectif compte saisir la ministre de la Promotion de la femme et de la famille sur le cas de la jeune dame battue et dénudée dans son lieu de travail par un élu. Une enquête est en cours. « Nous ne tolérons pas ce genre d’acte surtout venant d’une autorité locale », a déclaré Midjiyawa Bakary, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Madame Aissa Doumara, coordonnatrice de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf ) a confirmé avoir reçu une plainte qui est en étude par les services juridiques de l’Alvf. « À notre niveau, nous accompagnons la victime à faire un choix éclairé, nous la soutenons dans le sens large du terme. Nous l’appuyons en renforçant son estime d’elle-même pour affronter aisément cette situation. Le dossier est encore auprès des services juridiques de notre organisation. Il y a toute une procédure à suivre », a-t-elle expliqué.

Redevance publicitaire : les mairies en tort

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Le ministre des finances qualifie de « non conforme » la redevance collectée par les collectivités territoriales décentralisées  sur les opérations publicitaires, au moment où une bataille existe entre certaines entreprises et la mairie de la ville de Douala.

Le gouvernement vient  de déclarer « illégal » le recouvrement de la redevance publicitaire par les CTD. « Une collectivité territoriale ne peut percevoir un impôt, une taxe ou une redevance que s’il (elle) est créé (e) par la loi, votée par l’organe délibérant et approuvé (e) par l’autorité compétente. En conséquence, la législation en vigueur n’ayant pas prévu une redevance publicitaire applicable sur les opérations publicitaires des entreprises, et dont le recouvrement serait effectué par les CTD, la collecte de ladite redevance par ces dernières s’avère non conforme ». Peut –on lire dans une correspondance du  ministre des Finances à son homologue de  la Décentralisation et du Développement local. Cette lettre est présentée comme la substance d’une séance de travail, tenue le 11 octobre dernier, entre les cadres des deux ministères  et les représentants du centre de recherches et d’études publicitaires  ainsi que  de l’association des régisseurs en publicité  du Cameroun sur la collecte des droits et taxes publicitaires par les collectivités territoriales décentralisées.  Ce qui vient trancher un conflit observé depuis quelques mois entre la mairie de la ville de Douala  notamment et certaines entreprises de la place.

En effet, les régisseurs contestent la légalité de l’impôt que leur exige  la mairie de la ville. Ils affirment que cet impôt ne figure pas dans  la loi de 2009 sur la fiscalité locale, et alors que la collectivité leur demande de verser 20 et 23% (hors taxe) du montant global d’une campagne publicitaire.  L’association des régisseurs en publicité du Cameroun  avait également  saisi le  ministre de la communication en mars dernier, pour se plaindre du fait que la CUD ait délégué la gestion locale de la publicité à un privé.   De son côté, la municipalité, selon certaines sources, s’appuierait sur la loi de 2006 sur la publicité et qualifie l’attitude des régisseurs de stratagèmes pour ne pas s’acquitter des taxes exigées.

La sortie du ministre des finances vient mettre fin au débat.  Car, Louis Paul Motaze précise que  « seul le droit de timbre sur la publicité est exigible aux entreprises pour leurs opérations publicitairesLedit droit étant acquitté par les entreprises relevant des unités de gestion spécialisées auprès desdites unités et pour les autres entreprises l’acquittant auprès des régisseurs publicitaires à charge pour ceux-ci de le reverser auprès de l’administration fiscale, en application des articles 589 et suivants du CGI ».

Le ministre des Finances ajoute que les CTD restent compétentes pour le recouvrement des recettes relatives à la gestion des espaces aménagés par eux sur le domaine public relevant de leur compétence et loués pour l’implantation des supports d’affichage.

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