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ZLECAF : les chefs d’Etat pressés de développer les infrastructures et l’agriculture.

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Réunis en session extraordinaire, les présidents africains ont discuté des priorités pour une mise en œuvre efficace de la zone de libre-échange continentale africaine ( Zlecaf).

La conférence des chefs d’Etats et de gouvernement sur la Zlecaf s’est réunie en session extraordinaire à Niamey au Niger le 25 novembre dernier. A l’occasion, l’ancien président de ce pays, a dressé un rapport de la mise en œuvre de la Zlecaf sur la période allant de février à novembre 2022. Si à date, des progrès sont notés, notamment en termes d’adhésion, Mahamadou Issoufou, champion de la zlecaf recommande la mise en œuvre des autres projets phares de l’Agenda 2063, sans lesquels « la Zlecaf sera une coquille vide ». Il s’agit notamment du plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique, le programme de développement de l’agriculture en Afrique et le développement des infrastructures. « C’est l’industrialisation qui permettra à l’Afrique de sortir du pacte colonial dans le cadre duquel elle exporte les matières premières donc des produits à faible valeur ajoutée et importe des produits finis, donc à forte valeur ajoutée. Cet échange asymétrique est une des causes de l’aggravation de la pauvreté du continent », a-t-il déclaré. Il fait en outre remarquer que L’Afrique importe chaque année plus de 64 milliards d’Euro, soit 42 000 milliards de francs CFA de céréales alors qu’elle dispose de 60% des terres arables du monde non encore mises en valeur. Il faudrait donc accélérer la mise en œuvre du programme de développement de l’agriculture. Les ministres du commerce ont été à ce titre invités à faire des propositions sur un traitement en franchise de droits et de quotas et de prendre d’autres mesures appropriées sur les importations intra-africaines de produits agricoles.

Sur le programme de développement des infrastructures en Afrique, il a été proposé, la tenue d’un sommet extraordinaire à ce sujet. Les gouvernements et les institutions partenaires devront ainsi examiner les voies pour l’amélioration de la performance et de la fluidité des corridors existants. Envisager la création de corridors mari times et la transformation des routes notamment transsahariennes en véritables corridors Zlecaf, afin d’assurer la connexion entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale). Les voies de communication étant nécessaires pour assurer la libre circulation des personnes et des marchandises.

Une autre priorité mentionnée lors de cette conférence, c’est la poursuite de l’initiative « faire taire les armes ». La sécurité du continent, étant l’un des défis majeurs à l’exercice d’activités économiques et commerciales.

André Onana: Rupture consommée avec les Lions Indomptables

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 » J’ai mis tous les efforts et mon ami afin de dénoncer une situation ambiguë mais je n’ai pas trouvé la réceptivité espérée  ». Par ces mots, André Onana exprime sa déception dans la crise qui le pose au dirigeants de l’équipe nationale fanion de football du Cameroun. L’expression  » ambiguë », associée à la déception de n’avoir pas trouvé une oreille attentive, laisse croire que l’énigme dans la question d’indiscipline avancée par le staff technique pour justifier sa mise à l’écart ne tient pas ; après une raison de santé. Surtout que le joueur se défend en attaquant la raison officielle.  » Je me suis toujours comporté de manière appropriée et pour mener l’équipe de succès’‘, soutient-il. D’ailleurs  » les valeurs que je promeus en tant que personne et en tant que professionnel, sont celles qui m’identifient et que j’ai héritées de ma famille depuis ma tendre enfance », argue celui qui a pourtant avoué la veille avoir été puni pour indiscipline. Lui qui écrit que  » hier je n’ai pas été autorisé à être sur le terrain pour aider le Cameroun comme je le fait toujours, à atteindre les objectifs de l’équipe ». Pour l’homme à qui la Nation camerounaise avait confié les clés de ses buts pour cette Coupe du monde,  » certains moments sont difficiles à assimiler. Cependant je considère et respecte toujours les décisions des personnes garantes de la gestion et de l’encadrement de notre équipe ».


Lettre d’excuses

La lettre de la Fecafoot à l’Inter de Milan

Les officiels camerounais qui se sont montrés peu diserts sur cette affaire, se sont retrouvés dans l’obligation de réagir après le joueur. Dans une lettre adressée à l’Inter de Milan, le club employeur d’Andre Onana, la Fecafoot l’informe que leur joueur est désormais sous le coup d’une suspension. Sans toujours spécifier la nature de l’acte d’indiscipline posé par celui-ci. Mais des sources non officielles parlent d’un souhait émis par le gardien titulaire de jouer avec dans l’axe de la défense un jour autre que Nicolas Nkoulou. Ce qui aurait dégénéré et couroucé le staff.

Infrastructures routières : 395 km de routes bitumés en 2022 sur 492,2 km prévues.

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Selon les informations données le 25 novembre 2022, à l’Assemblée nationale, par le Premier ministre, Joseph Dion Nguté, un linéaire total de 395 km de nouvelles routes ont été bitumés sur le territoire camerounais, au cours de l’année 2022.

Il était question selon l’enveloppe budgétaire 2022 défendu le 1er décembre 2021, par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, de bitumer 492,2 km de routes. Une feuille de route qui n’a pas été respectée, car seulement 395 km de route ont été bitumées soit plus de 97 km en moins que prévu. Soixante ans après l’indépendance, le Cameroun affiche toujours moins de 10 000 km de routes bitumées. Un linéaire total de 121 884,7 km de routes en 2021 est en terre.

Le gouvernement n’explique pas les raisons de cette baisse de performance. Mais, l’on sait que la crise anglophone continue de freiner le démarrage de certains travaux routiers, notamment dans la région du Nord-Ouest, ou 44% du réseau routier est couvert par des contrats actifs, qui ne peuvent malheureusement pas être exécutés, en raison de l’insécurité. Concernant la pénétrante Est de Douala, malgré la disponibilité des financements et des paiements d’au moins 34 milliards de FCFA déjà perçu par la société canadienne Magil, les travaux sont toujours à la traîne.

Développement : le C2d a investi 27 milliards de Fcfa à Bafoussam.

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Ces fonds ont permis de réaliser de nombreux projets dans la capitale régionale de l’ouest. Ceux-ci étaient en vitrine le 25 novembre 2022, à l’occasion d’une journée portes ouvertes.

27 milliards de francs CFA. C’est le montant de l’enveloppe mobilisée dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) pour le financement des pro jets de développement dans la ville de Bafoussam. « La ville de Bafoussam, à travers le Programme « C2D Capitales régionales » a reçu des amé nagements en infrastructures, équipements marchands, services urbains à hauteur de 27 milliards de FCFA pour améliorer le cadre de vie des populations et renforcer les capacités de la Communauté Urbaine de Bafoussam », confirme Jean Paul Tchomdou, le responsable de la communication du C2D au Cameroun.

Les réalisations Du c2D en vitrine

Ainsi, grâce au C2D, instrument innovant de coopération franco-camerounaise, le Programme a aménagé 20 Km de voie urbaine au béton com pacté au rouleau, soit 5,65 Km de voies de contournement réhabilitées et 14,14 Km de voies de désenclave ment des quartiers à habitat dense parmi lesquels 5,40 km de voies prioritaires pour améliorer la mobilité urbaine. Le Programme a par ailleurs modernisé le marché Casablanca et réhabilité partiellement les pourtours du marché A de la capitale régionale de l’Ouest. Outre les travaux d’extension de la mairie de Bafoussam, le C2D Capitales régionales a construit le Parc de loisirs Paul Biya d’une superficie de 8 300 m². Cette infra structure est dotés de quatre aires piqueniques/aire de repos et de lecture, d’un monument, des aires de circulations, de vastes espaces engazonnés et d’un bâtiment avec ter rasse abritant un restaurant d’environ 100 places, un bar d’environ 40 places, des magasins et un espace d’exposition de 200 m² environ. Toutes ces réalisations du C2D dans la ville de Bafoussam étaient en vi trine le 25 novembre dernier. C’était à l’occasion de la sixième édition des « Journées Portes Ouvertes du C2D ». L’événement qui vise à faire connaître les réalisations locales du C2D dans les dix régions du Cameroun s’est dé roulé au Parc de loisirs Paul Biya de Bafoussam. Le programme a tourné autour de deux principales articulations.

La première en salle, a consisté en une série de présentations à tra vers images et vidéos. Ces présentations ont permis de retracer la vie du programme au Cameroun et de mettre en lumière les réalisations phares dans la région. La deuxième articulation quant à elle a eu lieu dans les stands aménagés. Les différents pro grammes de financement C2D ont ainsi pu accueillir les visiteurs et échanger sur leurs réalisations à tra vers des expositions. « C’est le lieu d’indiquer que la région de l’Ouest a bénéficié de nombreuses réalisations dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et le développement rural, de la formation professionnelle, de la protection de l’environnement, etc. », informe le C2D.

En guise de rappel, le C2D est un programme de coopération entre la France et le Cameroun, mis en œuvre en 2006. Il s’agit d’un instrument de financement du développement spécifique conçu dans le cadre de la coopération Cameroun-France, qui consiste en la conversion de la dette en appuis financiers au développement de notre pays, dans les secteurs sociaux. Rendu à sa troisième phase, ce sont près de 1000 milliards de francs CFA qui auront été investis dans l’économie camerounaise afin de réduire la pauvreté et d’assurer une meilleure santé des populations, d’améliorer les infrastructures et d’impulser le développement.

Responsabilité sociétale des entreprises : MTN Cameroon championne de la RSE en zone Cemac.

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La filiale camerounaise du sud-africain Mtn a été désignée pour la deuxième fois consécutive, meilleure entreprise en matière de RSE au cameroun et dans la sous-région.

Ç a fait deux ! Pour la deuxième fois consécutive, MTN Cameroon remporte la palme d’or en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprisses (RSE). Le prix décerné lors de la récente cérémonie de récompense des Corporate Awards organisée par FAB’Afrik, une agence de communication de renommée internationale, fait ainsi de la filiale camerounaise du groupe sud-africain MTN la numéro un au Cameroun et dans la sous-région Afrique centrale. Outre la RSE, MTN Cameroon a par ailleurs été récompensé pour sa capacité à introduire les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans les projets initiés.

Ainsi, la directrice générale de MTN Cameroon a rencontré il y a quelques jours, la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications. Mitwa Ng’ambi est allée présenter ses premiers trophées à Minette Libom Li Likeng. Parce que, explique-t-on au sein de l’entreprise de télécoms, « la vision de MTN Cameroon épouse les priorités du gouvernement camerounais dans son ambition de réduire la fracture numérique à travers la vulgarisation des TIC aussi bien au sein des administrations qu’auprès des populations, surtout les couches les plus dé favorisées ». C’est ainsi que dans le cadre du 21 « Days of Y’ello care 2022 », un programme de volontariat social à l’initiative des employés, l’entreprise s’est fixée pour objectif de « donner aux communautés les moyens de stimuler la re prise économique », dans le but de renforcer les compétences des communautés locales pour stimuler l’activité économique en se concentrant sur la formation aux compétences numériques et la création d’emplois numériques. Sous le parrainage du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), 400 jeunes camerounais des régions de l’Ouest, du Centre, du Littoral, du Sud-Ouest et du Nord ont été formés à l’utilisation opportune d’un téléphone portable pour générer des revenus complémentaires. De même, une initiative parallèle a été mise sur pieds, notamment l’organisation d’un sommet des startuppers à Yaoundé, le 21 Juin 2022, dans la salle de conférence du Minpostel. Ledit sommet a connu la participation physique d’une quarantaine d’entrepreneurs digitaux (startuppers) et près de 2000 autres entrepreneurs en ligne, à travers l’ensemble du territoire national. Les formations dispensées aux entrepreneurs portaient sur la cybersécurité, l’approche Fusion (opportunités de partenariat pour les start-ups technologiques pour gagner en visibilité et augmenter significativement leurs revenus) et la sensibilisation ESG (Environnement, Social, Gouvernance).

Outre les « 21 Days of Y’ello Care », la Fondation MTN, a réalisé plusieurs pro jets à fort impact parmi lesquels : la distribution d’un kit de médicaments à la délégation régionale de la santé pour le Sud-Ouest pour la lutte contre le choléra à travers ; l’accompagnement de la Fon dation André Onana pur une campagne de chirurgie gratuite d’enfants âgés de 02 à 18 ans ; le soutien aux enfants réfugiés des camps de Minawao ; la remise des kits scolaires à des centaines d’enfants défavorisés à travers le pays dans le cadre du projet Back2Skoul ; l’accompagnement des communautés autochtones de la région de l’Est pour l’établissement des CNI ; des dons en matériels médicaux au service de traumatologie de l’hôpital régional de Buea etc.

Route Babadjou-Bamenda : les travaux s’accélèrent.

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La réhabilitation de la section Babadjou-Matazem a atteint un niveau d’avancement de 21 % en ce mois.

Engagé il y a quelques mois, le rythme des travaux de réhabilitation de la route Babadjou Bamenda s’intensifie. Selon les données du ministère des Travaux publics (Mintp), le taux d’avancement général des travaux a atteint 21 % environ sur la section Babadjou-Matazem, avec un écart financier de 7.32 %. Le niveau d’avancement des travaux aurait pu être plus élevé, apprend-on, mais ils ont été influencés par des contraintes liées aux pluies enregistrées dans la zone d’intervention du projet tout comme l’impact de la récente pénurie de gasoil. Cependant, l’entreprise Bun’s reste focalisée sur son objectif et poursuit sa percée. C’est ainsi qu’elle s’attèle actuellement à l’exécution des travaux de nettoyage et de débroussaillage des emprises jusqu’au point kilométrique 17.

Les travaux concernent aussi concomitamment la couche de forme, la couche de fondation, la couche d’imprégnation, la monocouche, la mise en œuvre du grave bitume, les travaux d’aménagement des ouvrages hydrauliques, les travaux géotechniques et la production des agrégats à la carrière de Santa. Les travaux sur la couche de forme couvrent un linéaire de 12 kilomètres, tandis que ceux relatifs à la couche de fondation s’étendent sur 8,550 kilomètres et la monocouche est mise en œuvre sur 4,680 kilomètres.

Toujours selon des informations du ministère des Travaux publics, les travaux liés à la grave bitume couvrent actuellement un linéaire de 3.3 kilomètres. Les fossés bétonnés sont réalisés sur 2.500 kilomètres. S’agissant des dalots, 69 ml de dalots 1×1 et 1.5×1.5 ont déjà été préfabriqués. « Les instructions du maître d’ouvrage convergent vers plus de visibilité dans les travaux sur les sections 2 et 3, dont les contrats ont récemment été attribués aux entreprises Bun’s et Bofas », indique le Mintp sur son site internet.

Pour mémoire, le projet de réhabilitation de la route Babadjou-Bamenda est financé par la Banque mondiale à hauteur de 110 milliards de F CFA. Le projet dont les travaux ont été lancés le mardi 16 mai 2017, consiste en la re construction de la route Babadjou-Bamenda sur 35 km ; l’aménagement de la voie de contournement de la falaise de Bamenda en 2×2 voies sur une longueur de 5 km et l’aménagement de la traversée urbaine de Bamenda en 2×2 voies sur une longueur de 12 kilomètres. Le dimensionnement de la chaussée à reconstruire prévoit une couche de fondation de 25 cm en matériaux re cyclés ; une couche de base de 10 cm en grave bitume et une couche de roulement de 6 à 7 cm en béton bitumineux.

Dans sa configuration actuelle, l’axe routier Babadjou-Bamenda comporte des sections. Il s’agit de la section Ba badjou-Welcome to Ramenda d’un linéaire de (35 Km) qui a été divisée en deux lots. D’une part, Babadjou-Mata zem (17 km) et Matazem-Welcome Ramenda (18 km), d’autre part. Les autres sections notamment la voie de contournement de la falaise de Bamenda (4,93 Km) et Ecole des cham pions-Agence de voyage Amour Mezam-junction-finance junction-veterinary-junction (11,99 km) qui n’ont subi aucune modification.

Discipline: Andre Onana confesse son  » crime », mais…

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 » Je suis sanctionné pour indiscipline ». La déclaration est d’André Onana. Le gardien titulaire des Lions indomptables écarté de la sélection, s’est refusé à toute interview avec l’équipe d’Equinoxe TV à Doha, mais a évoqué le sujet.  » J’ai été puni par le président Eto’o et le coach Rigobert Song qui sont mes papas. Je respecte leur décision », souligne le joueur formé à la Fundesport de Samuel Eto’o. Jouant sa partition pour mettre un terme à la polémique qui enfle sur sa mise à écart quelques heures avant le match contre la Serbie. A l’occasion, le sociétaire de l’Inter de Milan a démenti l’information au sujet de la rixe qu’il aurait eue avec Ernest Obama, le porte-parole de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).  »Je n’ai pas de problème avec mon grand frère Ernest Obama ». André Onana a-t-il tenu à clarifier.

…l’énigme demeure

André Onana a ainsi contredit les auteurs des déclarations précédentes sur l’ambiance dans la tanière au Qatar. Peu avant, Vincent Aboubakar avait parle d’une question de santé. A sa sortie du match nul (3-3) en deuxième sortie de cette Coupe du monde contre la Serbie, le capitaine des Lions indomptables, homme du match, a déclaré que  » Onana a senti une petite douleur et il a préféré céder sa place’‘. Une version relayée par certaines sources, y compris journalistiques. Certainement une version que les dirigeants de la Fecafoot ont essayé de distiller, en vain. Finalement, Rigobert Song le sélectionneur manager a lui aussi abandonné cette thèse pour évoquer l’indiscipline de son poulain. Sans en dire plus lui aussi.  » André est un grand joueur, un très grand joueur, mais en toute chose, il faut être discipliné et du respect  », a avancé le sélectionneur manager en conférence de presse d’après-match. Ajoutant que  » je dois privilégier le groupe aux individualités ». Et même le communiqué de la Fecafoot que  » l’indiscipliné » lui-même a annoncé comme devant clarifier la situation, est resté vague.

Le communiqué de la Fecafoot

Mais selon des sources crédibles, André Onana a émis le souhait de jouer avec une défense qui ne comprendra pas Nicolas Nkoulou. Ce que corrobore indirectement Mathieu Youmbi, un proche de Samuel Eto’o :  » André Onana a été écarté de l’équipe pour avoir contesté certains choix de joueurs dans le onze entrant de ce jour face à la Serbie; il a donné son avis après la dernière mise en place tactique lors du dernier entraînement et pendant la réunion de match à l’hôtel’‘, a-t-il écrit sur son mur Facebook.

Projet de loi de finances 2023 : un fonds spécial pour les zones sinistrées.

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Selon le projet de loi de finances 2023, ce compte d’affectation spéciale sera doté d’une enveloppe initiale de 15 milliards de francs cfa.

Le gouvernement annonce la création du « Fonds spécial pour le financement de la re construction des zones reconnues économiquement sinistrées des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-ouest ». L’information est contenue dans le projet de loi de finances 2023 de l’État du Cameroun, qui a été déposé au parlement le 24 novembre dernier.

Doté d’un montant 15 milliards de francs CFA de financement initial, ce fond devrait, selon l’exposé des mo tifs, permettre la reconstruction des trois régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-ouest dévastées, pour la première par la guerre contre la secte islamiste Boko Haram, depuis 2013, et la crise dite anglophone pour les deux dernières. En plus de la dotation budgétaire initiale de 15 milliards de francs CFA, prélevée sur le budget général de l’État de l’exercice 2023, ce fond spécial va « retracer les dotations issues du budget de l’État, les contributions des partenaires techniques et financiers, les dons et legs, et toutes autres ressources susceptibles de lui être affectées conformément à la législation en vigueur ». « Un texte particulier du ministre en charge des finances fixe les modalités d’exécution des ressources affectées à ce Fonds », lit-on dans le projet de loi de finances.

L’on se rappelle qu’au cours du conseil de cabinet présidé le 27 octobre dernier à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a annoncé que l’une des in novations du projet de loi de finances 2023 porte sur la mise en place de ce compte d’affectation spéciale. « Au terme du débat qui a suivi […], le Conseil a validé le projet de loi de finances pour l’exercice 2023. Le chef du gouvernement a demandé au ministre des Finances de le consolider, dans la perspective de sa soumission, à la très haute appréciation du président de la République », indiquait-il.

Selon les prévisions du ministère de l’Économie, la reconstruction de trois régions va nécessiter des investissements globaux d’environ 1 000 milliards de francs CFA sur le long terme. En dehors des partenaires au développement, l’État compte sur l’accompagnement du secteur privé pour la mobilisation de cette enveloppe.

Selon un décret rendu public le 2 septembre 2019 par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont officiellement déclarées « zones économiquement sinistrées ». Ce statut, selon les textes en vigueur dans le pays, permet à l’État d’offrir des in citations diverses aux entreprises désireuses de s’installer dans ces zones touchées par l’insécurité.

Les dépenses en hausse de 118,7 milliards de francs cfa

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Selon le projet de loi de finances pour l’exercice 2023, les dépenses du budget général hors dette sont évaluées à 4536,1 milliards de francs cfa.

Les dépenses de l’Etat pour l’exercice 2023 pourraient augmenter de 118,7 milliards de francs CFA. C’est ce qui ressort du projet de loi de finances pour l’exercice 2023, déposé au parlement le 24 novembre dernier. Selon le document qui est sur la table des députés, les dépenses du budget général hors dette sont évaluées à 4536,1 milliards de francs CFA. Les intérêts de la dette sont également compris dans cette enveloppe. Par rapport à l’exercice budgétaire 2022, ces dépenses sont en hausse de 118,7 milliards soit 2.7% en valeur relative.

Le projet de loi de finances pour l’exercice 2023, dévoile également la répartition des dépenses de l’Etat. Selon le document, les dépenses courantes (hors Intérêts) s’élèvent à 3 366,5 milliards de francs CFA, les dépenses d’investissement talonnent les 1 169,7 milliards de francs CFA ; la dette publique affiche 1 738,6 milliards dont 313,9 milliards francs CFA pour les intérêts. En ce qui concerne son équilibre, le projet de loi de finances 2023 affiche un solde budgétaire global déficitaire de 257,6 milliards FCFA. Outre ce déficit, le Gouvernement devra couvrir en 2023, les autres charges de financement et de trésorerie dont : l’amortissement du principal de la dette extérieure et intérieure pour un montant de 1 225,8 milliards de francs CFA ; le remboursement des crédits TVA qui se chiffre à 84 milliards de francs CFA ; et le reste à payer Trésor évalué à 115 milliards de francs CFA.

En matière de dépenses, on se rap pelle que dans sa circulaire du 23 août dernier, le président de la République Paul Biya avait clairement défini les priorités du budget de l’exercice 2023. Le Chef de l’État en gageait par exemple les différents acteurs à accélérer la politique de l’import substitution, dans un contexte international marqué par des difficultés économiques. En cause, la crise russo-ukrainienne, avec des conséquences sur la chaîne d’approvisionnement des marchés et le renchérissement des coûts des produits de grande consommation comme le blé. À cela s’ajoute l’impact négatif de la Covid 19 sur l’économie nationale. La conséquence directe étant que la croissance économique du pays pré vue à 4% pour l’année 2022, a été revue à la baisse à 3.7 %, compte tenu des difficultés économiques au niveau mondial. Selon le projet de loi de finances pour l’exercice 2023, la croissance pourrait repartir à 4,2% en 2023, en cas d’atténuation des effets du conflit Russo-ukrainien. L’inflation, quant à elle devrait être maitrisée à 3% au cours de l’année prochaine, contre 4.6% en 2022.

En gros, « l’objectif de la politique globale pour l’exercice 2023 de meure la poursuite de la consolidation budgétaire en vue d’assurer la soutenabilité des finances publiques et la mise en œuvre réussie de la SND30. L’action du Gouvernement visera en général la consolidation de la reprise économique et l’accéléra tion de sa transformation structurelle, tout en renforçant le caractère inclusif de la croissance, dans la perspective de maintenir le pays sur le sentier de l’émergence », lit-on sur le projet de loi, soumis à l’examen du Parlement.

Transport maritime : le port de douala lève 100 milliards de Fcfa.

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Une partie de ces fonds mobilisés auprès d’un consortium de neuf banques sera affectée au refinancement de la dette bancaire de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri.

Le Port Autonome de Douala (PAD) vient de mobiliser une enveloppe de 100 milliards de francs CFA auprès d’un consortium de neuf banques locales. Il s’agit d’Afriland First Bank, Société Générale, Bicec, SCB Cameroun, Ecobank Cameroun, Commercial Bank Cameroon, CCA Bank, Access Bank et Bange Bank.

D’une maturité de 12 ans, le financement obtenu par le PAD, grâce à l’expertise de Attijari Securities Central Africa (Asca), filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank, va permettre à l’entreprise en passe d’être introduite en bourse par l’Etat du Cameroun, de refinancer sa dette bancaire à hauteur de 45 milliards de francs CFA. Le reste de l’enveloppe sera consacré à l’investissement. La direction Générale du Port Autonome de Douala conduit en effet un ambitieux plan de développement qui vise à porter les capacités de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri de près de 13 millions de tonnes de marchandises à 45 millions à l’horizon 2050. C’est du moins le principal objectif contenu dans le Plan directeur de l’entreprise que dirige Cyrus Ngo’o.

Il s’agit d’un vaste programme d’investissements qui devrait coûter un peu plus de 5000 milliards de francs CFA. Selon le PAD, le top management de l’entreprise portuaire a opté pour un financement par contrat de Construction Opération Transfert (Build, Operate and Tranfer, BOT). « Il s’agit d’un contrat par lequel un investisseur privé s’engage à construire un équipement, puis à le faire fonctionner en tirant sa rémunération des redevances qu’il facture aux usagers de l’infrastructure pendant un certain temps, pour, à l’issue de cette période, en transférer la propriété au cocontractant », explique-t-on au Port.

Développer l’existant et créer un port à Manoka

Le Schéma directeur du PAD s’articule autour de deux grands axes. Le premier concerne l’amélioration du site portuaire actuel. Ici, l’objectif principal consiste à augmenter la capacité actuelle de la plateforme en la faisant passer de 12 millions à 23 millions de tonnes par an à l’horizon 2030. Notamment : 1,9 millions de tonnes par an au terminal hydrocarbures ; 3,2 millions de tonnes au terminal vrac solide ; 3,8 millions de tonnes au terminal conventionnel ; 2,4 millions de tonnes au terminal fruitier et céréalier ; 760 000 EVP/an au terminal à conteneurs ; 1,7 million de tonnes au terminal roulier ; 2 millions de tonnes au terminal bois entre autres.

Le second axe du Schéma directeur du PAD lui, porte sur le développement d’un nouveau site portuaire en eau profonde dans le sixième arrondissement de Douala à la pointe de l’île de Manoka. Parmi les projets annoncés dans le cadre de la mise en œuvre de ce futur port en eau pro fonde, il y a le chenal, long de 24 km, qui permettra l’accès en double voie des na vires, selon les standards opérationnels les plus modernes de sécurité de la navigation et de gestion des terminaux. Le futur site portuaire de Manoka sera équipé à l’horizon 2050 de quatre postes conteneurs, deux postes polyvalents, un poste céréalier, deux postes pour vrac minéralier et deux postes pour hydrocarbures.

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